juil 02

Je vous invite à prendre connaissance de mon intervention lors du dernier conseil d’arrondissement à propos de la suppression d’un arrêt du bibliobus. Sujet mineur ? Pas vraiment, puisqu’il s’agit de l’accès pour tous à la culture. L’affaire interpelle par ailleurs sur la gestion de notre Cité : qui suit les dossiers, qui décide, qui est concerté, comment se fait la communication ? Il est quand même consternant d’entendre les adjoints à la culture de la Ville et du 3e répondre que la suppression de la desserte Dauphiné est une rumeur, alors que l’information est officiellement diffusée (affiches, prospectus, site Internet de la bibliothèque) !

 

Question diverse posée lors du Conseil du 3e arrondissement du 30 juin 2009

 

« Monsieur l’adjoint, je vous ai écrit il y a quelques jours à propos de l’annonce d’une suppression de la desserte « bibliobus » du quartier Dauphiné. Vous m’avez répondu que cette suppression n’était pas à l’ordre du jour et qu’il s’agissait d’une rumeur. Vous aviez fait la même réponse lors du diagnostic en marchant du quartier Sans Souci.

 

Je reste toutefois perplexe. Vous parlez de rumeur mais j’ai entre les mains le programme de la desserte bibliobus sur lequel il est clairement indiqué que la desserte du quartier Dauphiné (Saint Maximin) est supprimée en septembre, comme d’autres lieux dans d’autres arrondissements. L’information est aussi mentionnée à l’arrêt du bibliobus. Quand vous appelez la bibliothèque municipale, on vous confirme l’information. Le motif donné est que la réduction de la desserte bibliobus résulte de réductions d’effectifs.

 

Alors de deux choses l’une Monsieur l’adjoint :

  • Soit vous avez fait machine arrière sur un mauvais projet, lancé sans aucune concertation (et on aimerait qu’il en soit de même sur d’autres projets) : mais dans ce cas, dites que vous avez revu votre position et ne parlez pas de rumeur.
  • Soit le projet va bel et bien être mis en œuvre, et je suis consterné de voir qu’il est mené sans aucune concertation de proximité, sans que cela semble retenir le moindre intérêt de votre équipe d’arrondissement. Permettez moi de vous dire que je trouve assez choquant que l’on supprime ainsi un service de proximité, sans aucune concertation. Sur un tel projet, il me semblerait logique de consulter le CIL et le conseil de quartier avant de décider.

 

La bibliothèque du 3e Est ne va pas ouvrir prochainement, et il serait dommageable de réduire à court terme la desserte bibliobus qui rend service à des personnes qui ont des difficultés pour se déplacer. Et je dirais que même lorsque la nouvelle bibliothèque sera ouverte, je ne suis pas sûr que la desserte bibliobus de Dauphiné perde de sa pertinence. »

Voir aussi Le Progrès sur le sujet.

 

Pierre Bérat

écrit par admin

juin 28

Ceux qui comme moi aiment les sommets comprendront l’image. En montagne, la brume peut être si dense qu’elle masque tout, ou avec seulement quelques trouées ici ou là qui disparaissent rapidement. On perd facilement ses repères ; puis en quelques minutes, tout peut se dégager, le panorama s’impose alors dans toute sa netteté. Ce panorama peut alors être rayonnant, ou bien il s’avère gris et chargé, menaçant.

 

C’est un peu ce qui arrive avec la Résidence pour personnes âgées Constant. Le projet de démantèlement, pour y construire un EHPAD, apparaît maintenant clairement tel qu’il est : une aberration dont on se demande quelles ont bien pu être les motivations.

 

Il y a encore quelques semaines, lorsque les acteurs associatifs ont dénoncé ce projet, la réponse était que c’était un combat d’arrière-garde. Quand j’ai évoqué ce projet en Conseil d’arrondissement, on a parlé d’attaque contre la municipalité. S’interroger sur le bien-fondé de ce projet, c’était créer des problèmes. Quand nous sommes allés, avec Dominique Perben député de la circonscription, rencontrer les résidents de la RPA inquiets par ce déménagement forcé, on a dit que nous jouions avec les peurs…

 

Oui mais voilà, des témoignages que nous avons pu recueillir montrent qu’il y a une vraie incompréhension et une vraie détresse chez les résidents de la RPA. Les échanges avec de nombreux Montchatois sur le marché, nous confortent dans l’idée que cet établissement est profondément ancré dans ce quartier, parce qu’ils sont nombreux à y avoir (eu) de la famille. Les réactions à la tribune parue dans le dernier journal Vision 3e (voir la tribune après le billet) montrent que vous êtes nombreux à partager ces idées claires sur le sujet. La dernière réunion du Conseil de quartier de Montchat a mis en pleine lumière la légèreté de la municipalité sur ce dossier (voir « La maison de retraite enflamme le conseil de quartier », Progrès du 24 juin), mené sans aucune concertation. Pas inintéressant dans ce contexte de rappeler les propos prononcés en Commission générale de la Ville de Lyon « Vivre ensemble à tous les âges » le 27 avril dernier, qui parlaient d’évaluation en continu de la politique gérontologique de la Ville de Lyon avec les Conseils de quartier.

 

Je parlais plus haut d’aberration à propos de la fermeture de la RPA Constant. On en prend la mesure quand on lit le compte-rendu d’installation du nouveau Conseil des sages du 3e arrondissement (Progrès du 23 juin). Je cite les propos du Maire du 3e  qui sont rapportés dans le Progrès : « Le constat est préoccupant : beaucoup de personnes âgées sont isolées. En découle un problème de communication et de coordination entre les instances et les seniors retranchés » ! Alors pourquoi fermer des lieux de vie conviviaux et sûrs pour les personnes âgées ?

 

Tant qu’il en est encore temps, je dis à ceux qui mènent ce dossier de revenir en arrière. Sachez reconnaître votre erreur et repartons sur de nouvelles bases. Nous l’avons déjà dit, d’autres terrains sont disponibles pour accueillir un futur EHPAD. Aux sites déjà mentionnés (voir posts précédents), j’ajoute le site « Merck » de l’avenue Lacassagne dont la SACVL doit assurer la reconversion.

 

Pour ma part, je continuerai à poser les questions qui gênent. Le prochain conseil est mardi.

 

Pierre Bérat

 

Tribune parue dans Vision 3e de juin 2009

 

Quelques idées claires sur le devenir de la résidence Constant

 

Oui, il est utile de construire de nouveaux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du fait du vieillissement de la population. Mais cela ne doit pas se traduire par la fermeture de la résidence pour personnes âgées Constant. D’une part parce qu’il y a besoin, aux côtés des EHPAD, de résidences pour personnes âgées autonomes, assurant sécurité et convivialité. D’autre part, parce que la résidence Constant est exemplaire. Parfaitement intégrée au quartier-village de Montchat, elle offre qualité de vie et lien social : les associations y sont présentes et son foyer-restaurant est très apprécié. En lançant le projet de son démantèlement, le Maire du 3e n’a pas mesuré ces qualités. Pour notre part, nous plaidons pour qu’un autre terrain soit trouvé pour l’EHPAD (RVI, Trarieux…) et pour que la Ville de Lyon offre de nouvelles perspectives à la Résidence Constant.

 

Pierre Bérat pour Ensemble pour Lyon”

écrit par admin

juin 21

Voici un billet particulièrement destiné à ceux qui pensent qu’il ne faut rien changer dans l’organisation de nos collectivités territoriales, ou que la création de nouveaux comités “Théodule” suffirait à rationaliser ce qui a besoin de l’être.

 

Cette semaine vient de se produire un nouvel exemple de dysfonctionnement lié à la complexité de l’organisation administrative locale. Il a en effet été confirmé que l’aménagement du Parc Sergent Blandan dans le 7e rencontrait un problème juridique, le Grand Lyon se voyant contester la compétence d’aménagement d’un parc urbain. On connaissait déjà le “syndrome” du papier gras, c’est-à-dire l’épineux problème pour savoir qui doit ramasser ce papier selon qu’il est tombé sur une parcelle de terrain communal, communautaire, privative… Voilà maintenant la valse des espaces verts, conséquence d’une incertitude pour savoir qui de la Ville ou du Grand Lyon doit les prendre en charge.

 

Pas étonnant que ce problème se pose. On voit bien que certains espaces verts relèvent plutôt de la proximité, et que d’autres présentent d’évidence un intérêt communautaire. Il n’y a qu’à se promener au Parc de la Tête d’or le dimanche pour se douter qu’il présente une dimension d’agglomération. Il relève pourtant de la Ville de Lyon… alors que des espaces publics arborés, beaucoup plus confidentiels, relèvent du Grand Lyon.

 

Cet « accident juridique » ne devrait pas retarder la réalisation du Parc Blandan. Tant mieux ! Mais on s’imagine aisément les coûts cachés qui vont résulter de ce feuilleton juridique et les multiples réunions qui seront nécessaires pour cette « énième » réorganisation des services. On voit bien avec de tels exemples qu’il faut simplifier l’organisation administrative au niveau de l’agglomération, en associant la proximité et le global.

 

Avant de se demander si le Parc Blandan est un parc de niveau municipal ou communautaire, il faudrait aussi s’assurer qu’il aura bien un rayonnement municipal. On peut aujourd’hui se poser la question quand on examine ses conditions d’accessibilité. Faute d’aménagement complet de Garibaldi dans les prochaines années, il faudra encore attendre longtemps pour accéder au Parc depuis le 3e par la future voie verte. Quant à la passerelle au-dessus du couloir ferroviaire, qui devait - à minima -, assurer un bon accès au Parc depuis le 8e, voire le 3e Est, le projet ne semble plus vraiment d’actualité. Rappelons-nous que cette passerelle était présentée, lors de la campagne des élections municipales, comme le moyen d’assurer une bonne connexion depuis ces arrondissements, un argument « clé » avancé par la liste PS pour ne pas créer un nouvel espace vert majeur dans le 3e Est.

 

Pas loin de ce secteur, se trouve l’espace censé accueillir le futur skate-parc de proximité du 3e. Sa réalisation était fermement promise par la Mairie du 3e pour ce printemps au plus tard. Pour l’instant, la seule réalisation, ce sont des barrières qui ferment l’espace public. Je doute que le chantier démarre d’ici ce soir minuit ! Dommage, cela aurait été utile de disposer de cet équipement cet été.

 

Pierre Bérat

écrit par admin

juin 14

Une nouvelle modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) est en cours d’examen par la Ville de Lyon. Lors du Conseil d’arrondissement du 2 juin, en tant qu’élus du groupe Ensemble pour Lyon, nous nous sommes abstenus compte tenu d’interrogations sur les modifications proposées et d’absence de réponses claires de la Mairie du 3e sur les objectifs.

 

Le PLU est un outil fondamental puisqu’il fixe les conditions de constructibilité des communes. Celui du Grand Lyon connaît ainsi une 6e modification, avant une refonte en profondeur qui interviendra dans les années qui viennent. Cette modification est en cours d’examen par la Ville de Lyon : conseils d’arrondissement puis conseil municipal. Elle sera in fine votée par le Grand Lyon.

 

Deux des modifications proposées nous ont posé question. La première porte sur la possibilité, pour les nouvelles constructions d’immeubles de bureaux, dans le vaste secteur du centre d’affaires de la Part Dieu (en gros le périmètre Lafayette – Flandin – Paul Bert – Garibaldi avec extension Halle de Lyon et Vivier-Merle), de ne comporter aucune place de stationnement. Cette mesure est présentée comme s’inscrivant dans la logique du Plan des Déplacements Urbains et viserait à limiter le trafic automobile.

 

Pascale Decieux, élue de notre groupe, a demandé des explications plus précises sur ces motivations, puisque les règles en matière de construction de parkings dans le secteur de la Part Dieu sont déjà très peu exigeantes, compte tenu du bon niveau de desserte en transports en commun. Il nous semble que supprimer toute contrainte de construction de parking présente des risques importants. Tous les déplacements liés aux activités de bureaux ne peuvent se faire en transport en commun. Certes, il faut que le plus grand nombre de salariés viennent en transports en commun pour éviter l’engorgement du quartier. Mais tous n’ont pas cette possibilité. Par ailleurs, le fonctionnement d’une entreprise nécessite d’autres déplacements (personnels itinérants, visiteurs…) qui ont besoin d’un véhicule. En permettant des constructions de bureaux (notamment les nouvelles tours) sans parking, c’est donc prendre le risque d’une part d’engorger le stationnement en surface du quartier, et d’autre part, de limiter l’intérêt de ces bureaux pour les entreprises. Ce qui est présenté comme une mesure visant à améliorer l’environnement du quartier risque en fait de fortement dégrader le cadre de vie.

 

Autre interrogation : l’augmentation de la hauteur de construction autorisée sur les parcelles de la rue des Cuirassiers, à l’angle de la rue Bouchut. Nous souhaitions savoir quel projet motivait cet assouplissement de la règle de construction.

 

Sur ces deux points, les explications du Maire et de l’adjointe chargée de l’urbanisme du 3e ont été floues. Aussi, le groupe Ensemble pour Lyon a décidé de s’abstenir, en espérant que des motivations plus claires seront fournies lors de la discussion en Conseil municipal. Il nous semble en effet qu’il faut être prudents dans l’encadrement urbanistique du développement de la Part Dieu. Une telle modification d’importance des règles de construction de parkings ne pouvait-elle d’ailleurs pas attendre la refonte complète du PLU ?

 

Nous sommes par contre pleinement favorables à la 3e modification proposée, à savoir la création d’une nouvelle réserve pour permettre l’agrandissement d’un espace vert sur le quartier Villette Paul Bert.

 

A noter, cette modification du PLU est soumise à enquête publique du 4 juin au 6 juillet prochain. Le dossier peut ainsi être consulté en Mairie du 3e et les habitants peuvent faire part de leurs remarques.

 

Pierre Bérat

 

écrit par admin

juin 09

L’élection européenne est passée. Après quelques heures pour décanter ses résultats, voici quelques propos en vrac.

 

La préoccupation : l’abstention à 59 %. Même si ce niveau était prévisible, je n’avais pas eu l’occasion de trop le vérifier dans la journée, étant président d’un bureau de vote dans lequel nous avons vu un flux régulier d’électeurs (pour finir à 50 % - seulement ? - d’abstention !). C’est bien sûr un vrai problème. Banalité, mais pour l’éviter, il faudra à l’avenir un vrai débat européen, montrant concrètement ce que l’Europe doit faire et ce qu’elle peut faire. J’entends certains experts ou hommes politiques déplorer que la question de l’entrée de la Turquie ait été abordée dans le cadre de la campagne, au motif que la question ne se posera pas concrètement pendant le mandat à venir des députés européens. Et alors, c’est quand même une question de fond à aborder dès maintenant. Je souscris d’ailleurs aux propos d’un autre expert que j’entendais ce matin et qui disait que la question des « frontières de l’Europe » était un sujet majeur. Point de satisfaction concernant la participation : j’ai vu beaucoup de jeunes venir voter pour la première fois, avec beaucoup de motivation. Et 80 % de participation pour les ressortissants communautaires inscrits dans mon bureau de vote !

 

La satisfaction : le succès des listes UMP, arrivées largement en tête. Avec 28 % au plan national (31 % dans le 3e), le score est élevé. Un score d’autant plus remarquable qu’il intervient dans un contexte doublement défavorable de scrutin proportionnel et d’élection intermédiaire, qui plus est dans un moment de grave crise. Il n’y a qu’à voir pour prendre la mesure du succès la sanction enregistrée par les partis majoritaires en Grande-Bretagne ou en Espagne. C’est une grande satisfaction de constater que les postures « anti Sarkozy » ont échoué. La réalité est là. La démarche de réforme et le volontarisme politique du Président Sarkozy disposent d’un réel soutien. Enfin, autre motif de satisfaction : l’élection de la lyonnaise Nora Berra parmi les 5 élus UMP de la grande région Sud Est.

 

La confirmation : le bon score d’ Europe écologie. Le score de cette liste ne m’a pas vraiment surpris. J’avais discuté ces derniers jours avec pas mal de gens venant d’autres mouvements politiques (pas toujours de gauche) et qui s’apprêtaient à faire ce choix. Je pense que cela marque une tendance profonde de notre société. Reste à préciser quelle doit être la réponse « environnementaliste » aux problèmes et enjeux de notre temps.

 

La surprise : le score du PS. Le climat était logiquement à une grande déception en Mairie du 3e dimanche soir. Lorsque je croise les militants PS que j’ai vus au cours de la campagne sur les marchés, je n’étale pas bien sûr la joie de notre victoire. Je n’oublie pas que victoires et défaites se succèdent. L’année dernière, la déception était pour nous. Et puis entre militants, le respect est là, d’autant plus que je sais qu’ils n’ont pas beaucoup été aidés par leurs élus pendant cette campagne…

 

La réflexion prospective : que sera la gauche demain ? Je ne peux pas m’empêcher de penser aux propos du Maire du 3e sur son blog il y a quelques jours qui écrivait « 26 % d’électeurs, c’est peu et c’est beaucoup » en parlant du score annoncé pour l’UMP. Ce qui est sûr c’est que 15,7 % pour le PS dans le 3e, huit points derrière Europe Ecologie, c’est peu. Ces derniers temps, Thierry Philip, adoptant une posture gaulliste - délivrant des brevets de gaullisme ! -, se plaçait au cœur d’un large rassemblement anti-UMP. Un score de 16 % n’autorise pas vraiment cette position centrale. Que va et que peut proposer le PS flanqué d’un côté d’un pôle « bien à gauche » à 13 % et d’un pôle « Ecolo » à 16 % ?

écrit par admin

juin 03

Circulez, y’a rien à voir : c’était un peu la teneur de la réponse de Monsieur Hémon, adjoint aux personnes âgées, à mon intervention d’hier en Conseil d’arrondissement, visant à plaider de nouveau pour le maintien d’une résidence pour personnes âgées à Montchat, si possible à son emplacement actuel. Les quelques arguments avancés par l’adjoint pour confirmer le projet de fermeture sont bien légers :

  • Le débat sur le sujet aurait bien eu lieu : je n’ai pas la prétention de considérer que les quelques interpellations que j’ai formulées sur le sujet suffisent pour constituer un débat.
  • Il fallait proposer plus tôt des terrains alternatifs pour réaliser le futur EHPAD (établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes) : encore eut-il fallu que l’on sache que l’on en cherchait ? Les solutions étaient par ailleurs faciles à trouver : pourquoi pas le tènement RVI par exemple ?
  • Quant aux arguments avancés pour déclarer impossible l’hypothèse d’une construction sur le site de la clinique Trarieux…. Monsieur Hémon nous dit que le site est mal desservi par les transports en commun. Franchement, le site de la rue Constant ne l’est pas mieux. Et touche finale, on nous refait le coup de la pollution du site !

 

Une fois de plus, le silence du Maire du 3e sur le sujet a été assourdissant lors du conseil d’hier soir. Comme s’il voulait laisser penser qu’il n’était pas favorable à la fermeture de la résidence Constant. Difficile à croire quand on se rappelle qu’il a lui-même lancer le projet par une interview tonitruante dans le Progrès il y a quelques mois.

 

Voici le texte de mon intervention d’hier soir :

 

« Je souhaite évoquer de nouveau dans le cadre du Conseil d’arrondissement, la question du devenir de la résidence pour personnes âgées de Montchat. Avec le député de la circonscription, Monsieur Perben, nous avons eu l’occasion de rencontrer très récemment des résidents de la RPA Constant. Les échanges avec ces personnes ont confirmé les messages qui m’avaient été transmis ces dernières semaines. Cette situation m’amène à évoquer trois points d’importance.

 

1. Il est clair qu’un démantèlement du foyer-logements Constant est à l’œuvre. Depuis maintenant plusieurs années, les inscriptions ne sont plus prises pour cette résidence. Quant aux résidents actuels, ils semblent clairement invités, dans des délais très courts, à quitter la résidence pour une autre résidence sur Lyon, malgré l’annonce du maintien d’une unité de vie pour personnes âgées autonomes dans le futur EHPAD. Dans ce contexte de casse délibérée d’un établissement de solidarité, les propos de M. Hémon sur la pérennité de cette unité de vie, je cite, « si elle démontre qu’elle correspond à un réel besoin », offrent bien peu de garanties.

 

Il faut comprendre qu’une résidence pour personnes âgées est utile au quartier de Montchat, qu’elle est un élément fort du lien social du quartier pour aujourd’hui et pour demain, et je regrette que selon une approche technocratique, le choix de suppression se soit porté sur cette résidence. Il est aujourd’hui urgent de se mobiliser pour que la fonction « résidence pour personnes âgées » soit maintenue sur Montchat, en précisant que l’unité de vie que vous envisagez de créer à Constant, et qui repose sur quelques chambres avec cuisine collective, ne constitue visiblement pas une réponse adaptée.

 

2. Dans ce contexte, je souhaite savoir Monsieur le maire où en est le projet de résidence pour seniors sur le terrain de la clinique Trarieux, projet auquel vous aviez fait allusion dans une de vos interventions, pour prendre la suite de la résidence Constant. Pour ma part, ma préférence va au maintien d’un pôle RPA sur le tènement de la rue Constant, et je pose la question d’une localisation alternative du nouvel EHPAD : pourquoi pas sur le tènement RVI par exemple, puisque vous n’envisagez plus d’y réaliser une école ?  Mais si le projet d’EHPAD Constant devait se concrétiser, toute nouvelle localisation d’une RPA serait à considérer avec intérêt. Donc quid du projet sur le tènement de la clinique Trarieux ?

 

3. Enfin, il est de mon devoir et de ma responsabilité d’élu, d’attirer votre attention sur la détresse dans laquelle se trouvent des résidents actuels de Constant, qui vivent avec angoisse un prochain départ de cette résidence et de ce quartier, puisque pour beaucoup, leur présence résulte du choix délibéré de l’un et de l’autre. Un départ de Constant est vécu, par les personnes que j’ai rencontrées, comme un éloignement de leurs relations et comme une perte de repères. Un tel stress devrait être épargné à ces personnes. »

 

Poursuivons la mobilisation !

écrit par admin

mai 24

Début de long week-end avec un énervement certain quand je prends connaissance des déclarations du président PS du Conseil général du Pas-de-Calais. Celui-ci vient de refuser la location cet été d’une cantine de collège par une compagnie de CRS.

 

En tant que propriétaire des locaux, ce président de conseil général peut effectivement prendre cette décision. C’est sa responsabilité. Il rendra des comptes aux conseillers généraux qui l’élisent et ces derniers à leurs électeurs. Par contre, les déclarations de cet élu sont graves, puisqu’il motive sa décision par le fait que les CRS feraient la ” chasse aux migrants. Comment un élu peut-il s’en prendre en ces termes à une force de sécurité de la République qui exerce sa mission ? D’après ce que je comprends, ces CRS viennent l’été à Calais pour sécuriser les plages, et leur présence permet aussi de contribuer à la politique de lutte contre l’immigration irrégulière, dans une région particulièrement concernée par cette problématique.

 

Bien sûr, nous sommes en campagne électorale. Pour tenter de gagner des suffrages, des élus PS n’hésitent pas à faire de la surenchère pour éviter des transferts de voix vers l’extrême gauche. Mais ce faisant, ces responsables politiques jouent avec le feu ; en s’attaquant ainsi à l’Etat, ils ouvrent la voie à d’autres remises en cause.

 

Puisque l’on se trouve en pleine campagne européenne, ces déclarations apportent en tous cas un éclairage intéressant de la vision que les socialistes peuvent avoir de la politique de maîtrise de l’immigration, surtout quand elles sont le fait d’un élu d’une région qui se trouve au cœur des flux européens de migrants, suscités par des filières organisées d’immigration, qui exploitent la misère humaine. Elles relativisent aussi les postures qui se veulent “responsables” d’autres notables socialistes, car je n’ai pas entendu ce week-end de regrets de ce parti sur ces paroles.

 

Autre déclaration pour terminer ce week-end : celle de l’impôt sur le revenu. Comme beaucoup, j’ai encore attendu le dernier week-end pour entreprendre cet exercice, heureusement effectivement plus simple avec la déclaration pré-remplie.

 

En le faisant, il me revient à l’esprit que, chaque année, le remboursement des seuls intérêts de la dette de la France représente une somme équivalente aux ¾ du produit de cet impôt sur le revenu ! Qu’en sera-t-il demain, quelle part de l’impôt sur le revenu de nos enfants servira à payer les intérêts de notre dette ?

 

 

Cette période de crise est bien sûr particulière, puisqu’il faut de toute urgence relancer l’activité, et donc se donner les moyens de le faire, fut-ce au prix d’un déficit budgétaire accru. Mais quand on mesure le poids de notre dette, on comprend que le Gouvernement veille à ce que cette dépense budgétaire de relance aille d’abord à l’investissement, et qu’il garde le cap de l’assainissement budgétaire pour la sortie de crise, malgré les oppositions de ceux qui font de l’anti-réforme et du corporatisme leur seule ligne politique.

 

Pierre Bérat

écrit par admin

mai 17

Il n’y aura pas de concertation concernant le projet de tour Incity car cela relève du domaine réservé du Maire : telle est la position affirmée par les nouveaux élus du 3e , comme l’a repris récemment la presse. Tout à fait grotesque ! Que dire d’autre d’une telle posture au niveau d’une mairie d’arrondissement alors que même au niveau de la présidence de la République, on parle de moins en moins de domaine réservé. Pourquoi pas évoquer aussi la « Raison d’arrondissement » ?!!

 

Aucun sujet ne doit être tabou, exclu de la concertation ; en rappelant bien sûr que concertation ne veut pas dire décision, et que pour beaucoup, il ne s’agit pas de soumettre à référendum tel ou tel projet de construction.

 

Pour ma part, je pense que la construction de belles tours peut être une bonne chose pour Lyon, et c’est avec intérêt que j’assiste à l’édification progressive de la tour Oxygène. C’est important pour le renouvellement de la Part Dieu et plus globalement pour le rayonnement de la Ville. Les signes urbains que constituent les tours sont essentiels pour l’image des villes, dans la mesure où ils sont réussis. Je trouve par exemple que l’ensemble de la Potsdam Platz à Berlin est très positif pour l’image de cette ville, dont le cadre de vie du centre-ville est par ailleurs plutôt agréable. Je trouve aussi que la Tour CGM contribue à une image renouvelée et de qualité de la ville de Marseille. Que serait l’ensemble de la Part Dieu sans la « tour du Crédit Lyonnais » : un ensemble de « cubes » sans identité. De façon générale, je trouve qu’un urbanisme fait de la multiplication d’immeubles « boîtes à chaussures » le long des grands axes, sans recherche architecturale, est beaucoup moins favorable à la qualité du cadre urbain qu’une tour à l’architecture élaborée.

 

Ceci dit, il ne s’agit pas de faire n’importe quelle construction en hauteur. Il ne s’agit pas non plus de faire des tours n’importe où, aux quatre coins de la ville (cf. le débat parisien) ; il faut veiller à la cohérence et à l’image globale des projets, et à cet égard, je trouve que la photo montage sur la future « sky line » lyonnaise qui circule n’est pas vraiment une réussite. Et puis l’important, c’est de veiller à l’intégration de ces projets dans la ville, pour qu’ils soient un plus pour le cadre de vie des quartiers et non pas un handicap. D’où l’importance de l’intégration urbaine de ces projets, et de leur appropriation par les habitants. C’est bien la raison pour laquelle la concertation est non seulement souhaitable. Elle est nécessaire. Entre un référendum sur la construction d’une tour et la concertation ramenée à la couleur de la palissade de chantier, comme l’entend la Mairie du 3e, il y a un vaste champ de possibles pour construire avec les habitants. Mais pour cela, il faut que le slogan « l’urbain et l’humain » soit plus qu’un slogan de campagne.

 

Pour finir, je dirais que si la Mairie du 3e ne veut pas parler de certains sujets, rien n’empêche les habitants-citoyens du 3e de s’en saisir ! Rappelons-nous l’affaire du projet de délocalisation des Halles de Lyon en 2001. A l’époque, c’était aussi présenté comme un projet hautement stratégique, relevant du domaine réservé. La mobilisation des élus de proximité et des habitants avait permis le maintien des Halles à leur place. Le projet de délocalisation passait ainsi en quelques semaines du domaine réservé ou domaine oublié. Et les Halles de Lyon Paul Bocuse sont aujourd’hui toujours un atout du secteur Garibaldi. Réussissons le futur du quartier Part-Dieu avec ses habitants

 

Pierre Bérat

écrit par admin

mai 10

Le devoir de mémoire a été au cœur de ce dernier week-end avec la traditionnelle cérémonie de commémoration du 8 mai 1945 à Montchat et l’inauguration du Parc Jacob Kaplan la veille. Deux manifestations qui m’évoquent aussi fortement l’impératif de la transmission de la mémoire.

 

Comme chaque fois que je le peux, j’ai assisté à l’attachante cérémonie de commémoration du 8 mai à Montchat. L’ambiance de village du quartier fait que les commémorations de Montchat sont particulièrement fortes, puisqu’elles traduisent l’hommage d’une communauté locale à ses membres disparus lors des derniers conflits mondiaux. Elles me rappellent les cérémonies auxquelles j’assistais enfant, au cours desquelles nous rendions hommage aux soldats disparus, en tant qu’écoliers, en ponctuant l’énoncé de leur nom par un « Mort pour la France ».

 

J’ai décidé cette année d’aller à cette cérémonie avec mes deux fils. Ils sont en âge de commencer à comprendre ce qu’une telle manifestation peut signifier. Je crois que cette transmission de mémoire est essentielle. Les enfants d’aujourd’hui ont peu ou pas connu leurs arrière-grand-parents qui ont pris part à la seconde guerre mondiale. Sans témoin direct, la perception de l’événement n’en est que plus difficile. D’où l’importance de veiller à leur faire connaître, à leur faire comprendre ce qu’ont été les guerres mondiales. Leur faire prendre conscience tout d’abord ce que cela signifie que de répondre à l’appel du pays pour le défendre ; que nombre de personnes ont pour cela sacrifié leur vie ; que nombre d’entre eux en ont subi des traumatismes physiques et psychologiques et que tous y ont perdu des années de jeunesse.

 

Il est aussi capital de leur faire comprendre ce que peut représenter le 8 mai 1945, en tant que victoire sur le nazisme et ses crimes ; leur révéler que la liberté d’aujourd’hui, nous la devons à ces soldats, Français de métropole et des territoires de l’outre-mer, des pays alliés, à ces héros de la résistance, qui chacun ont mené leur part du terrible combat qui a permis de recouvrer la liberté. C’est avec intérêt que j’ai pu voir qu’une telle cérémonie venait en résonance avec les enseignements de l’école.

 

La veille, nous vivions un autre moment fort dans l’arrondissement avec l’inauguration du Parc Jacob Kaplan. En donnant ce nom au parc de la Buire, la Ville rend hommage à un résistant français, qui fut décoré de la croix de guerre lors des deux guerres mondiales. Cet hommage comporte bien sûr une dimension particulière, puisque Jacob Kaplan a eu le courage de dénoncer publiquement dès 1940 la déportation des Juifs, puis les lois anti-juives adoptées par les autorités de Vichy, malgré les risques encore plus forts que pouvaient entraîner de tels actes de résistance pour un Français de confession juive, rabbin, pour lui-même et sa famille. Cet hommage nous rappelle ces heures sombres de notre histoire nationale. Là encore, il est de notre responsabilité de transmettre cette mémoire.

 

Pierre Bérat

écrit par admin

mai 09

Les débats du Conseil d’arrondissement constituent bien logiquement le cadre privilégié de notre démocratie locale. Aussi, vous trouverez sur ce blog mes interventions dans le cadre de ce conseil (il s’agit de la retranscription de l’intervention orale).

 

 

Intervention lors du Conseil d’arrondissement du 28 avril 2009 relative à l’approbation d’une garantie au profit de la SAHLMAS pour la rénovation de résidences pour personnes âgées.

 

 

Pierre Bérat : « Dans la délibération qui nous est présentée, la résidence Constant à Montchat ne figure pas dans la liste des résidences pour personnes âgées qui vont bénéficier de travaux de réhabilitation de logements. Je sais qu’il est prévu de réaliser un établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sur le tènement mais je voudrais savoir quelles garanties la Ville de Lyon peut donner pour qu’il subsiste sur le site des logements types « RPA », qui répondent à un besoin du quartier. Et donc quelles garanties vous donnez pour qu’une partie des logements actuels soient réhabilités pour assurer une continuité à la résidence pour personnes âgées. »

 

Réponse de M. Hémon

 

Pierre Bérat : « Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris vos intentions, Monsieur l’adjoint. L’unité de vie dont vous parlez va-t-elle accueillir temporairement les locataires actuels jusqu’à ce qu’ils quittent la résidence, ou bien cette unité de vie aura-t-elle vocation à assurer dans la durée une fonction « RPA » aux côtés de l’EHPAD ? »

 

Réponse de M. Hémon :

 

Je ne fais pas figurer les réponses pour éviter les problèmes de citation (le procès-verbal n’est validé qu’avec un certain délai). Mais vous pouvez consulter l’intégralité des débats sur le site de la ville de Lyon à l’adresse suivante :

http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/arrondissements/3arrdt/vie_democratique1733/conseil_darrondisse/?aIndex=1

écrit par admin