déc 09

Lors du Conseil du 3e arrondissement du 5 décembre 2017, le projet de nouveau Plan Local d’Urbanisme et du Logement de la Métropole de Lyon était à l’ordre du jour. Les élus LR et apparentés n’ont pas donné d’avis favorable à ce projet compte tenu de certaines dispositions qui ne sont pas favorables à notre arrondissement, notamment à la Part-Dieu et à Montchat. Ci-dessous, les motifs de ce vote :

“L’urbanisation future du tènement de la clinique Trarieux est un point clé. Il y a quelques années, vous aviez fait voter une modification du PLU permettant de densifier les constructions sur ce tènement, en montant notamment les hauteurs sur la rue des Peupliers. Cette évolution n’était pas favorable puisqu’elle conduisait à une densification dans un secteur pavillonnaire, dont les infrastructures (voiries, équipements…) n’étaient pas adaptées. Nous l’avions combattue et les habitants du secteur ont exprimé leurs craintes. Mais rien n’a changé dans le nouveau PLU-H.

Pourtant, pour encadrer le renouvellement urbain de ce tènement d’exception, vous auriez pu établir des Orientations d’Aménagement de Programmation (OAP) qui guideraient le projet d’aménagement, en ménageant par exemple des traversées, en encadrant les hauteurs en fonction du voisinage, en organisant les futures constructions, et cela dans l’intérêt du quartier. Vous l’avez bien prévu pour le tènement Félix-Faure/Meynis/Paul Bert, donc c’est possible.

Lors de la réunion de bilan de mi-mandat à Montchat, vous avez dit ne rien pouvoir faire pour le tènement Trarieux puisque vous êtes contraint d’accorder les permis de construire respectant les règles. Mais la vraie question, c’est celle des règles que l’on pose. Et nous constatons que vous ne voulez rien modifier avec le nouveau PLU. Ainsi, vous organisez vous-même votre impuissance. Nous avons bien compris que votre objectif est de laisser carte blanche au promoteur.

Autre problème, l’entrée Sud de Montchat. Vous aviez déjà validé un permis de construire pour un immeuble de 7 étages rue Ferdinand Buisson, utilisant une double exception. Mme Panassier qualifiait elle-même cette opération de « peu glorieuse » lors de la dernière réunion de Montchat. Et pourtant dans le nouveau PLU-H, vous validez une augmentation des hauteurs à 13m, des deux côtés du début de la rue Ferdinand Buisson. Ainsi, ce changement peut conduire à terme à une continuité d’immeubles hauts au début de cette rue, avec un zonage prioritaire pour du logement social. Dans le même temps vous montez aussi les hauteurs à l’Est de la rue Professeur Florence. Par ces modifications la ville haute et dense gagne sur la partie résidentielle de Montchat.

Autre constat, vous maintenez inchangées les hauteurs sur le cours du Docteur Long. Ainsi, la mutation de ces dernières années va continuer, avec à terme un continuum d’immeubles hauts, créant un effet tunnel sur un cours qui n’est pas très large. Il faudrait adapter un peu les règles pour ménager des ruptures, des ouvertures, afin d’éviter cet effet tunnel, et assurer ainsi que ce cours restera un atout pour le quartier, et non un axe banalisé de la métropole.

Hors Monchat, on note également une densification importante rue Guy à Sans Souci.

A la Part-Dieu, les dispositions problématiques adoptées ces dernières années demeurent dans le nouveau PLU, posant toujours les questions de la cohérence de l’implantation des tours et de la place des habitants dans ce quartier.

Nous constatons même que la Ville de Lyon, dans l’avis qui nous est présenté ce soir, entend amplifier la densification, en suscitant une mutation de l’îlot Garibaldi/Moncey/Lafayette.

Enfin, le projet de PLU-H est dépourvu d’emplacements réservés au cœur de la Part-Dieu pour de nouveaux espaces verts de proximité ou pour de futurs équipements répondant aux besoins d’une population qui va croître.

En conclusion, certaines mauvaises orientations du nouveau PLU posent question quant à la concrétisation de ses objectifs généraux, notamment en matière d’équilibre urbain, de qualité du cadre de vie et de préservation des spécificités des quartiers.

Le bilan menaces/avancées de ce projet de PLU pour le 3e arrondissement n’est pas positif. En l’état, nous ne pouvons approuver votre rapport.

Nous espérons que dans les prochains mois, avant le vote définitif à la Métropole, vous corrigerez les manques que j’ai listés : réalisation d’OAP pour le tènement Trarieux, abandon de l’augmentation des hauteurs sur Ferdinand Buisson, règles de construction affinées sur le cours Dr Long, vision prospective des équipements de proximité et schéma de cohérence de l’implantation des nouveaux immeubles à la Part-Dieu.”

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déc 05

La vidéo de mon intervention lors de l’Assemblée plénière du Conseil régional du 30 novembre 2017, à propos du soutien de la Région à la filière micro-nanoélectronique.

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nov 20

Le conseil des affaires générales de l’Union européenne a décidé aujourd’hui que Paris accueillera l’Autorité Bancaire Européenne, puisque celle-ci doit quitter Londres du fait du Brexit.

C’est une bonne nouvelle pour la France, l’ABE constituant un atout de plus pour la place financière parisienne.

Ceci dit, avec ce résultat, on comprend mieux pourquoi les derniers gouvernements, à la fin du mandat Hollande et sous la présidence Macron, ont été aussi peu engagés dans la défense de la candidature française pour l’accueil de l’autre agence qui doit quitter Londres, l’Agence Européenne des Médicaments. Il s’agissait sans doute de jouer l’Autorité Bancaire Européenne plutôt que l’Agence Européenne des Médicaments.

Pourtant cela aurait aussi été une très bonne nouvelle pour la France d’accueillir l’Agence Européenne des Médicaments, tout particulièrement à Lyon où elle serait venue couronner le formidable potentiel de l’agglomération et de la région en matière de Santé. L’enjeu était d’importance : 900 fonctionnaires internationaux, 3 000 emplois indirects, 36 000 visites d’experts par an, une image de marque…

L’Union européenne a fait ce soir le choix de relocaliser l’Agence Européenne des Médicaments à Amsterdam. Milan était aussi très bien placée. Comme je l’évoquais lors du dernier Conseil municipal, cela démontre que c’était moins la proximité de Londres qui était importante que l’importance du pôle de Santé et la densité économique de la ville d’accueil. Pourtant, les Gouvernements Cazeneuve et Philippe/Macron avaient mis en avant la proximité géographique de Londres pour justifier le choix de Lille aux dépens de Lyon, pour porter la candidature française.

Dans ce contexte, il faut aussi s’interroger sur le fait que le Maire de Lyon, le Président de la Métropole de Lyon et l’ancien Maire de Lyon, devenu Ministre d’Etat, ne se soient pas plus mobilisés pour porter la candidature lyonnaise à l’accueil de l’Agence Européenne des Médicaments.

Le Maire de Lyon et le Président de la Métropole surfent régulièrement sur les palmarès qui positionnent notre Ville dans le peloton de tête des villes françaises. Mais plus que les palmarès dans la presse, ce que les Lyonnais voudraient, c’est une concrétisation du leadership.

Comment la candidature de Lyon, pôle de médecine complet de grande renommée, pôle de compétitivité en infectiologie de niveau mondial, avec un tissu économique dense en industries de santé, avec l’atout supplémentaire de son cadre de vie, a-t-elle pu ne pas être retenue par les derniers gouvernements pour porter la candidature française ? Les responsables de la Ville et de la Métropole se sont-ils mobilisés à la hauteur du défi de l’accueil d’une agence européenne, pour porter une candidature solide ? Ont-ils été freinés ?

Pour ne pas rater les futures opportunités, il faudra bien répondre à ces questions, puisqu’il faut apprendre de ses échecs. En tous cas, il semble difficile d’en rester à la gêne discrète à laquelle on assiste sur ce sujet.

La vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 23 octobre via ce lien.

 

 

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oct 26

Voici les positions que j’ai portées sur le registre d’enquête publique du Projet d’Echange Multimodal Lyon Part-Dieu.

Vous pouvez vous exprimer dans le cadre de cette enquête jusqu’au 10 novembre. Il est possible de le faire en Mairie du 3e ou à la Mairie centrale, par courrier électronique (pem-part-dieu@mail.registre-numerique.fr) ou directement sur le registre numérique (www.registre-numerique.fr/pem-part-dieu).

“Chacun s’accorde sur la nécessité de réaménager et d’agrandir la gare de la Part-Dieu pour permettre de développer la desserte ferroviaire et d’améliorer le confort des usagers du train. Je partage les objectifs du projet tendant à agrandir le hall central de la gare et à améliorer les connexions avec tous les modes de transport qui desservent cette gare.

Concernant le développement et l’amélioration de la desserte ferroviaire de la gare, il faut rappeler qu’ils sont aussi liés à la réalisation du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise et qu’il faut sans doute ne pas chercher à concentrer tous les trafics sur la gare Part-Dieu. D’autres gares de l’agglomération peuvent accueillir les dessertes nécessaires à l’accessibilité de la Métropole et ce sans forcément dégrader le service aux usagers.

Si je partage donc les objectifs du projet en matière de desserte ferroviaire et de confort des usagers, il y a néanmoins des aspects du projet PEM Part-Dieu qui me semblent problématiques, à la fois en termes de cohérence globale du projet et pour la vie des habitants du quartier. Ces derniers comprennent que cet équipement métropolitain majeur que constitue la gare nécessite un développement et présente des contraintes pour le quartier. Mais pour autant, il faut que ce développement s’intègre le mieux possible à un tissu urbain où vivent 20 000 habitants. La perspective ne peut être de faire de la Part-Dieu une zone uniquement consacrée aux échanges multimodaux, au centre d’affaires et au centre commercial.

Le premier problème est celui de la réduction de la chaussée de l’avenue Pompidou à deux fois une voie sous la gare, soit la perte de deux voies. Cette réduction va constituer un goulot d’étranglement, alors même que les études du PEM montrent que le trafic automobile autour de la Part-Dieu va s’accroître (+ 18 %). Le développement à proximité de l’offre des loueurs de voitures va aussi générer + 30 % de trafics de ces véhicules. La circulation va donc être saturée sous les voies, ce qui va pénaliser l’accessibilité à la gare. On le constate déjà depuis le début des travaux, en semaine, mais aussi le dimanche en fin de journée !

Par ailleurs, cette réduction de voirie pose un problème d’accessibilité locale pour le quartier de Villette Paul Bert. La liaison entre ce quartier et le centre-ville va être encore plus compliquée. Les études préalables au projet PEM ne semblent pas avoir analysé l’impact en termes de plan local de circulation. Par ailleurs, la suppression du site propre Est-Ouest sous les voies va encore dégrader la qualité de la circulation du bus C9, pourtant déjà très aléatoire, pénalisant ainsi tous les habitants du centre de Montchat, de Maisons neuves et de Ferrandière.

Je regrette que des alternatives pour les nouveaux accès aux quais n’aient pas été étudiées sérieusement. J’avais pour ma part avancé l’idée de nouveaux accès côté rue de Bonnel, ce qui présentait l’avantage de rapprocher l’accès aux trains depuis le cours Lafayette, notamment pour les nombreux usagers qui viennent à la gare en C3.

Autre sujet : les nouvelles galeries commerciales Villette et Béraudier peuvent avoir des effets défavorables pour la vie des quartiers environnants. La surface des commerces de la gare va ainsi être doublée passant de 5 428 m² à 10 500 m². Si je suis favorable à ce que la gare dispose de tous les commerces et services apportant du confort aux voyageurs, il ne faut pas pour autant constituer un nouveau centre commercial avec une offre diversifiée. En effet, comme la gare est une zone touristique, les commerces peuvent y être ouverts le dimanche toute la journée et tardivement en soirée. Si l’on fait de ces galeries un centre commercial complet, celui-ci bénéficiera d’un avantage concurrentiel par rapport aux commerces des quartiers environnants. Cela risque donc de fragiliser les commerces des centres de quartier (Paul Bert Sainte Anne, Guichard/Voltaire) et des axes alentours (Lafayette, Félix Faure). En fragilisant les rues commerçantes, cela nuirait aux habitants de ces secteurs et à l’animation urbaine.

Concernant le nouvel aménagement de la place Béraudier, il faut être particulièrement vigilant quant à la création de la place basse. Les abords de la Part-Dieu sont sensibles en termes de sécurité. En créant de nouveaux espaces souterrains, avec de multiples issues, on multiplie les risques de trafics, d’agressions et de nuisances. L’espace d’échange de cette place basse doit donc être totalement sécurisé pour ne pas reproduire les échecs connus dans ce type d’espaces (ancienne Fosse aux ours par exemple).

Concernant le nouvel ensemble To Lyon, d’après les maquettes qui ont été présentées, on peut s’interroger sur l’intégration urbaine de la nouvelle tour. Sa hauteur (170 m) et sa couleur noire risquent d’écraser la perspective du pôle d’échange, d’autant plus que la hauteur de la façade de la gare sera quant à elle largement diminuée dans la nouvelle configuration.

Enfin cette enquête publique est l’occasion de contester de nouveau le prolongement de la rue Bouchut jusqu’au boulevard Vivier-Merle pour accueillir la circulation automobile qui passait jusqu’à maintenant par la rue Servient. Cet aménagement va nécessairement amener une hausse du trafic dans les rues résidentielles Mazenod et André Philip, en contradiction avec la hiérarchie des voiries. Là encore, les habitants sont oubliés dans ces plans de développement.”

 

 

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oct 24

Agence européenne du médicament : tirer les leçons de la déception

Economie, emploi, Europe, Intervention en Conseil municipal Commentaires fermés sur Agence européenne du médicament : tirer les leçons de la déception

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 23 octobre 2017 à propos de la relocalisation de l’Agence européenne du médicament (EMA) : la non sélection de Lyon pour porter la candidature française a été une grande déception dont il faut tirer les leçons.

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