avr 24

J’aurais bien titré ce post « exemplaire », mais je l’ai déjà utilisé récemment ! La réunion organisée à Caluire par Philippe Cochet, Président de l’UMP et député du Rhône, dans le cadre des Etats généraux de la Bioéthique, a été remarquable ; le type de réunion dont on sort en se disant, voilà, nous sommes au cœur d’un sujet Politique avec un grand « P ».

 

Cette réunion s’inscrivait donc dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique, débat voulu par Nicolas Sarkozy dans la perspective de la révision des lois sur la bioéthique prévue pour 2010. Cette réunion a été remarquable par la qualité des propos des experts (scientifiques, juristes, philosophe et religieux) invités à s’exprimer et par celle des interventions du public.

 

Parmi les enjeux de cette révision : Faut-il autoriser la recherche sur des cellules embryonnaires ? Faut-il abandonner l’anonymat des donneurs de gamètes ? Faut-il autoriser la gestation pour autrui (mère porteuse) ? – Deux questions qui interrogent sur la nature de la filiation -. On comprend rapidement avec ces questions que l’on touche à l’essentiel, aux valeurs fondamentales. Comment la collectivité nationale doit-elle répondre à ces questions, comment faire pour maîtriser les conséquences du progrès scientifique ?

 

Je dirais que pour un non spécialiste, il faut se laisser le temps de la réflexion, car un tel débat amène d’abord à se poser de nombreuses questions. C’est son premier mérite.

 

J’ai retenu de cette soirée les propos suivants, qui me semblent très utiles pour aborder cette réflexion :

          Ces sujets « bioéthiques » ne doivent pas être laissés uniquement aux experts, le citoyen doit s’y intéresser.

          Ce type de questions touche au fondamental, qui ne peut s’accommoder d’une approche coût-bénéfice pourtant très prisée dans notre société.

          Ce n’est pas parce qu’il existe telle ou telle pratique à l’étranger, qu’il faut la reproduire en France.

          Il y a des « accidents » de la vie qui peuvent modifier la cellule familiale traditionnelle. Il faut donner les moyens d’y faire face, mais pour autant, faut-il que la loi « crée » ces situations ? 

          Sur les questions de bioéthique, la loi doit régler le plus de choses possible, et ne pas se contenter d’afficher des principes généraux ; il ne faut pas que l’autorité politique se cache derrière des organismes « experts ».

          La médecine doit-elle tout soulager ?

 

Comme l’a dit Philippe Cochet en conclusion, c’est avec humilité qu’il faut aborder ces questions et on mesure bien l’ampleur de la responsabilité du législateur lorsqu’il doit se prononcer sur ces sujets.

 

Pierre Bérat

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avr 19

La concertation dans le 3e sur le schéma de développement des modes doux de déplacement s’est ouverte mardi 17 mars par une réunion au Château Sans Souci. La réalisation d’un tel schéma est une démarche utile et complexe ; elle suscite à mon avis quelques interrogations.

 

J’ai assisté avec intérêt à cette réunion de concertation. Je pratique le vélo quasi quotidiennement, notamment chaque fois que je peux pour me rendre au travail, ce qui est d’ailleurs un moment plutôt agréable.

 

Concernant la pratique du vélo, je dois d’abord dire qu’elle est possible à Lyon. Je trouve qu’il y a du progrès dans le respect des cyclistes par les automobilistes. Il faut aussi rappeler que pour une pratique sûre du vélo, il faut effectivement bien maîtriser l’engin. Vu du côté automobiliste, il est vrai que l’on voit parfois des comportements à risques de cyclistes, avec certes le non respect du Code de la route, mais aussi parfois un manque d’expérience évident.

 

Si la pratique du vélo est possible, il n’en demeure pas moins qu’elle pourrait être plus facile et plus sûre, et que subsistent des points noirs à traiter rapidement. C’est donc une bonne chose que de travailler à un schéma de développement des modes doux, visant notamment à améliorer les itinéraires cyclables.

 

Impératif de sélectivité et priorité à la cohérence, sont les deux premières conclusions que j’ai tirées de cette réunion (des appréciations uniquement tirées des éléments présentés puisqu’en tant que conseiller d’arrondissement, je n’ai eu aucune autre information sur ce schéma).

 

Impératif de sélectivité :  90 millions d’euros sont annoncés pour le plan modes doux de déplacement de 2009 à 2014. Mais en fait, hors nouveaux services et grands projets déjà prévus, ce sont en fait 22 millions qui sont prévus pour le développement du réseau cyclable structurant, dont environ un quart pour Lyon, soit 5 millions. L’enveloppe sera ainsi rapidement consommée, et sans doute, tous les tracés figurant sur les  cartes présentés ne se feront-ils pas d’ici 2014. Autant donc être sélectifs d’emblée.

 

Il demeure une inconnue pour apprécier la latitude d’action. De quels types d’aménagements parle-t-on : d’aménagements lourds ou simplement des bandes cyclables peintes sur la chaussée ? Je n’ai pas bien compris quelle était l’approche de M. Vesco concernant ces aménagements puisqu’il a dit que le budget ne permettait pas de faire des aménagements du type « rue de la Part Dieu », que les bandes « peintes » sur la chaussée ne sont pas suffisantes, et que la solution intermédiaire avec mini bordure séparant les trafics est jugée dangereuse par les associations de vélo.

 

Quoi qu’il en soit, cette nécessaire sélectivité doit amener à privilégier des itinéraires, certes utiles, mais aussi cohérents,  donc complets : c’est un peu dommage de financer la réalisation de tronçons cyclables non connectés. On nous parle par exemple de Garibaldi, mais nous savons maintenant que l’axe ne sera retraité qu’à 25 % au cours du mandat. On voit donc mal comment il pourrait constituer un itinéraire structurant Nord-Sud.

 

Il faut donner la priorité à de nouveaux itinéraires continus, qui apporteront un véritable + pour les déplacements en vélos.

 

Dans mon prochain post, je reviendrai sur la méthode retenue pour identifier ces itinéraires structurants, sur ses conséquences pour le 3e, et j’aborderai aussi la question des piétons, puisque c’est aussi un élément clé des modes doux.

 

Pierre Bérat

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

avr 14

Voici un post « d’irritation », tout particulièrement destiné aux membres des conseils de quartier, actuels et de l’ancien mandat. Son sujet pourra paraître dérisoire. Mais il n’y a aucune raison de laisser propager une contre-vérité, qui constitue en fait a minima une mise en cause de la « déontologie » en politique.

 

Il y a quelques semaines, une personne engagée dans le Conseil de quartier Voltaire-Part Dieu s’est adressée à moi pour me demander de lui communiquer des documents relatifs à l’activité de ce conseil lors du dernier mandat. Elle s’adressait à moi car on lui aurait dit à la Mairie du 3e que les élus sortants étaient partis avec les dossiers ! Je m’étais alors ouvert du problème avec le Premier adjoint actuel, pour lui demander de faire cesser ces rumeurs.

 

En tant qu’adjoint en charge des conseils de quartier Voltaire-Part Dieu et Montchat, j’avais, tout au long du mandat, bien évidemment conservé tous les documents relatifs à l’activité de ces conseils, et ils ont été archivés en 2008, à la fin du mandat. Je ne peux effectivement pas concevoir qu’il en soit autrement.

 

De nouveau, on vient de me rapporter qu’il a été indiqué qu’il n’y a plus de trace des documents relatifs à l’activité des anciens conseils de quartier. D’où ce post d’irritation, car je n’apprécie pas particulièrement ce type d’attitude.

 

Je trouve cette polémique assez savoureuse, dans la mesure où l’équipe PS n’avait cessé lors du dernier mandat et pendant les élections de contester la réalité des travaux entrepris dans le cadre des conseils de quartier entre 2002 et 2008. Un dénigrement très injuste tant ces conseils ont affiché de belles réalisations à leur actif, comme le démontre aujourd’hui l’intérêt pour ces travaux, qu’il s’agisse des diagnostics « cadre de vie », des avis sur l’aménagement de la rue Garibaldi, des réflexions sur le quartier Buire-Bir Hakeim ou sur les zones 30 km/h…

 

Je rappelle aussi que tous les comptes-rendus des conseils de quartier étaient en ligne sur le site Internet de la Ville de Lyon/pages 3e. Si la nouvelle équipe, dans son empressement à faire table rase du passé, n’avait pas supprimé ces documents, ils seraient aujourd’hui toujours à disposition en ligne, pour que les conseils de quartier puissent les mettre à profit pour mener leurs réflexions…

 

Bref, il n’y a aucune raison pour que les documents sur les conseils de quartier sortants, qui ont été archivés, ne se trouvent plus dans les archives de la mairie. Nous venons de voir de nouveau dans la presse le Maire à l’accueil de la Mairie. Pouvons-nous espérer voir les élus aux archives ? 

 

Je vous dis à très bientôt pour évoquer le futur schéma « modes doux de déplacement ».

 

Pierre Bérat

écrit par Pierre BERAT

avr 02

Intervention lors du Conseil d’arrondissement du 10 mars 2009

 

Les débats du Conseil d’arrondissement constituent bien logiquement le cadre privilégié de notre démocratie locale. Aussi, vous trouverez sur ce blog mes interventions dans le cadre de ce conseil (il s’agit de la retranscription de l’intervention orale).

 

Intervention portant sur la mise en place d’une clôture autour du parc public Jacob Kaplan

 

« C’est effectivement un très beau parc, une belle réussite et je pense qu’il est très bien étudié pour les enfants notamment. Il faut s’en féliciter. Je regrette un peu que l’on ne pense à installer cette clôture que maintenant. Il est vrai que souvent dans les projets d’aménagement on fait face à un certain angélisme des concepteurs qui parlent d’espaces ouverts, etc.… et l’on sait très bien que ces problèmes peuvent arriver. Je me souviens qu’avec mon collègue, Vahé MURADIAN, nous avions attiré l’attention sur les problèmes qui pouvaient se poser dans ce parc du fait de la proximité des immeubles. Maintenant un nouveau chantier va s’ouvrir et son coût n’est pas négligeable. Je trouve qu’il faudrait, pour ce genre d’aménagement qui est malheureusement aujourd’hui une nécessité,  le prévoir tout de suite pour éviter de dépenser trop d’argent. J’espère que pour 270 000 € on aura une belle serrure qui fonctionnera bien car, M. le Maire, j’ai encore vu que le terrain de sport situé à l’angle de la rue de Créqui, n’était toujours pas fermé. On a fait une belle barrière mais il n’y a toujours pas de serrure pour fermer. J’espère que pour ce prix là, nous aurons quelqu’un qui pourra fermer ce parc et que cela sera effectivement fermé, sinon cela fait un peu cher pour un aménagement qui ne remplirait pas sa fonction. »

 

(…) 

 

« Je redis, j’espère que pour 270 000 € la serrure fonctionnera. Si c’est pour entendre dire dans un an que c’est l’impuissance totale et que la serrure ne peut être fermée parce qu’elle a été cassée… »

 

(…) 

« …270 000 € c’est quand même énorme ! Ce constat d’impuissance que vous faites ce soir concernant le terrain de sport de la rue de Créqui m’embête un peu. »

 

Je ne fais pas figurer les réponses pour éviter les problèmes de citation (le procès-verbal n’est validé qu’avec un certain délai). Mais vous pouvez consulter l’intégralité des débats sur le site de la ville de Lyon à l’adresse suivante :

http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/arrondissements/3arrdt/vie_democratique1733/conseil_darrondisse/?aIndex=1

écrit par Pierre BERAT