juil 09

La chaleur est au rendez-vous et l’appel de l’eau se fait sentir. Mais force est de constater que Lyon reste particulièrement sous-équipée en piscines et centres aquatiques. Et nous savons maintenant que la situation ne va pas s’améliorer dans les années qui viennent.

 

On s’interroge souvent pour savoir si Lyon figure parmi les 15 premières métropoles européennes. Une chose est sûre : en matière d’équipements nautiques, notamment de plein air, c’est le bas du classement des villes de France. Le programme de la liste PS pour les dernières municipales reconnaissait d’ailleurs qu’il manque 3000 m² d’espaces aquatiques dans la ville.

 

Pourtant la température estivale est toujours aussi étouffante et les besoins de sport et de loisirs toujours aussi criants. Ils le seront d’autant plus cette année que les départs en vacances risquent d’être moins fréquents ou pour une plus courte durée. La migration quotidienne des Lyonnais vers les centres nautiques de la périphérie va donc se poursuivre… Il est des équipements pour lesquels on se plaint parfois qu’ils profitent à des habitants des communes voisines sans qu’ils les financent. On ne court pas ce risque avec les piscines !

 

La Ville sera ainsi encore déficiente cette année, et le problème, c’est qu’elle va le rester dans les années qui viennent. Le plan piscines de la liste PS s’est en effet réduit comme peau de chagrin dans le plan de mandat. La piscine du Rhône sera bien rénovée. Mais on ne parle plus du centre nautique du Confluent et celui prévu dans le futur parc Sergent Blandan semble bien hypothétique.

 

Quant au projet de centre aquatique de l’avenue Lacassagne (friche RVI), il reste le projet d’une alternative politique (notre projet exposé en mars 2008). Pour l’instant, c’est toujours le béton brûlant et vieilli qui règne dans le secteur. Il suffit pourtant de passer dans le quartier pour se dire que décidément, un centre nautique sur la friche RVI, cela ne manquerait pas de punch.

 

Pierre Bérat

 

piscine centre aquatique lyon

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juil 02

Je vous invite à prendre connaissance de mon intervention lors du dernier conseil d’arrondissement à propos de la suppression d’un arrêt du bibliobus. Sujet mineur ? Pas vraiment, puisqu’il s’agit de l’accès pour tous à la culture. L’affaire interpelle par ailleurs sur la gestion de notre Cité : qui suit les dossiers, qui décide, qui est concerté, comment se fait la communication ? Il est quand même consternant d’entendre les adjoints à la culture de la Ville et du 3e répondre que la suppression de la desserte Dauphiné est une rumeur, alors que l’information est officiellement diffusée (affiches, prospectus, site Internet de la bibliothèque) !

 

Question diverse posée lors du Conseil du 3e arrondissement du 30 juin 2009

 

« Monsieur l’adjoint, je vous ai écrit il y a quelques jours à propos de l’annonce d’une suppression de la desserte « bibliobus » du quartier Dauphiné. Vous m’avez répondu que cette suppression n’était pas à l’ordre du jour et qu’il s’agissait d’une rumeur. Vous aviez fait la même réponse lors du diagnostic en marchant du quartier Sans Souci.

 

Je reste toutefois perplexe. Vous parlez de rumeur mais j’ai entre les mains le programme de la desserte bibliobus sur lequel il est clairement indiqué que la desserte du quartier Dauphiné (Saint Maximin) est supprimée en septembre, comme d’autres lieux dans d’autres arrondissements. L’information est aussi mentionnée à l’arrêt du bibliobus. Quand vous appelez la bibliothèque municipale, on vous confirme l’information. Le motif donné est que la réduction de la desserte bibliobus résulte de réductions d’effectifs.

 

Alors de deux choses l’une Monsieur l’adjoint :

  • Soit vous avez fait machine arrière sur un mauvais projet, lancé sans aucune concertation (et on aimerait qu’il en soit de même sur d’autres projets) : mais dans ce cas, dites que vous avez revu votre position et ne parlez pas de rumeur.
  • Soit le projet va bel et bien être mis en œuvre, et je suis consterné de voir qu’il est mené sans aucune concertation de proximité, sans que cela semble retenir le moindre intérêt de votre équipe d’arrondissement. Permettez moi de vous dire que je trouve assez choquant que l’on supprime ainsi un service de proximité, sans aucune concertation. Sur un tel projet, il me semblerait logique de consulter le CIL et le conseil de quartier avant de décider.

 

La bibliothèque du 3e Est ne va pas ouvrir prochainement, et il serait dommageable de réduire à court terme la desserte bibliobus qui rend service à des personnes qui ont des difficultés pour se déplacer. Et je dirais que même lorsque la nouvelle bibliothèque sera ouverte, je ne suis pas sûr que la desserte bibliobus de Dauphiné perde de sa pertinence. »

Voir aussi Le Progrès sur le sujet.

 

Pierre Bérat

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