oct 31

L’entrée du centre commercial de la Part Dieu, côté esplanade du « crayon », vient de faire l’objet d’un lifting, avec l’ouverture de nouveaux restaurants. Ce projet attendu est une réussite, confortant la Part Dieu comme un pôle d’animation. N’oublions pas pour autant que la Part Dieu est aussi un lieu de vie, où l’on réside ; une dimension qui me semble parfois oubliée.

 

En passant par l’esplanade un après-midi d’été indien de cette semaine, j’ai pu constater que ce réaménagement était réussi, avec ces terrasses orientées au Sud qui donnent immédiatement un autre visage à cet espace qui symbolisait plutôt jusqu’à maintenant l’abandon urbain. C’est une nouvelle ouverture du centre commercial sur la ville, qui confirme ce dernier comme un pôle d’animation. Mais dans ce contexte de progrès, restons vigilants sur la vision que les décideurs peuvent avoir du quartier. J’ai quelques inquiétudes quand je lis les propos récents du Maire du 3e : « Mais nous souhaitons que la Part Dieu soit aussi un lieu de vie. Un lieu où l’on prend plaisir à aller au restaurant, au cinéma, voir à un spectacle, se balader en famille ou à la sortie du bureau ».

 

Selon moi, la Part Dieu ne doit pas être seulement un centre d’affaires, un pôle commercial et de divertissements de niveau agglomération. C’est un lieu de vie, mais pas seulement en tant que pôle d’animation. C’est un lieu de vie parce que des gens y résident : vous êtes près de 3 000 à vivre à proximité immédiate du centre commercial. Et nous sommes plus de 25 000 à résider aux alentours à Part Dieu Sud, Villette, Lafayette… C’est un lieu d’habitat et il faut créer les conditions pour qu’il le reste ; une vigilance sans doute salutaire quand on constate combien la qualité de vie s’est par exemple dégradée le long des berges du Rhône, malgré les atouts du secteur.

 

Penser la Part Dieu en termes de lieu de résidence, cela veut dire notamment éviter de prendre des mesures qui vont asphyxier le secteur. Avec la réalisation d’une Tour Incity sans parking, nous avons déjà souligné que nous n’en prenions pas le chemin, tant les effets collatéraux pour les rues environnantes vont être problématiques. Je ne partage pas non plus l’avis rapporté dans le Progrès d’hier selon lequel le tronçon Lafayette-Bouchut sur Garibaldi « est le tronçon où la coupure urbaine est la plus forte » et qu’il faut donc traiter en priorité. A mon avis, en termes de lieux de vie, c’est à Part-Dieu Sud que Garibaldi crée aujourd’hui la frontière la plus préjudiciable au tissu urbain. Et penser la Part Dieu comme un lieu d’habitat, c’est aussi améliorer les possibilités de déplacement internes au quartier (la liaison Villette-Part Dieu sous la gare ou par Pompidou, des parcours piétons et 2 roues courts et continus). C’est aussi soutenir le tissu commercial de proximité des quartiers environnants.

 

Pierre Bérat

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oct 26

Il y a quelques semaines, lorsque je déplorais dans un post le nouveau retard de réalisation du skateparc du 3e, j’ai reçu un mail me conseillant de m’intéresser aussi aux caractéristiques de cet aménagement, afin d’éviter la réalisation d’un équipement répondant mal aux attentes des skateurs. Après avoir pris quelques contacts, j’ai eu la confirmation qu’il s’agissait bien d’un aspect du dossier à suivre de près. J’ai donc demandé des informations précises sur l’aménagement projeté.

 

J’ai ainsi obtenu de la nouvelle équipe d’arrondissement le plan de l’aménagement projeté (voir ci-après), sachant que ce skateparc va être réalisé sur une parcelle de 600 m². Nous connaissons aussi maintenant le budget du projet : 100 000 euros, terrassement de la parcelle et enrobé compris.

 

A ce stade, je suis preneur d’avis de skateurs sur l’aménagement projeté. Vous le savez, ce projet de skateparc de proximité dans notre arrondissement m’est cher puisque je l’avais défendu dès 2002, en liaison avec un groupe de jeunes de l’Espace Montchat, pour une prise en compte par le plan de mandat de la Ville de Lyon. Je suis d’autant plus preneur d’avis que je ne suis pas certain que les choix aient été faits en demandant l’opinion des premiers intéressés. Si vous pratiquez le skate ou le roller, ou si vos enfants ou petits-enfants le pratiquent, n’hésitez pas à me donner votre avis à partir du plan ci-dessous. Vous pouvez le faire soit en postant un commentaire (signé ou avec un pseudo) ou en m’adressant un mail confidentiel via la rubrique « contact ».

 

Pour faciliter la lecture du plan, voici à quoi correspondent les divers modules du skateparc :

  • A = lanceur
  • B = barre de glisse
  • C = fun box
  • D = double mini spine
  • E = tremplin courbe
  • F = lanceur
  • G = tremplin droit

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oct 21

Comme tout le monde, j’ai reçu il y a quelques jours ma taxe d’habitation. La hausse est bien là : + 8 % pour la part communale pour ce qui me concerne… Nous voilà revenus au débat du dernier CICA. Cela m’évoque aussi la schizophrénie en politique, et puis aussi une certaine mayonnaise médiatique.

 

+ 8 % donc d’augmentation pour la part communale de la taxe d’habitation, + 6 % pour le taux d’imposition. C’est quand même pas mal, surtout dans le contexte actuel. On imagine les déclarations « révoltées » de l’opposition si les taux de l’impôt sur le revenu avaient ainsi augmenté. Mais à quoi sert donc cette ponction supplémentaire si dans le même temps on abandonne certains projets d’investissement fondamentaux pour notre ville et notre arrondissement. Certes, avec l’impôt, on n’est pas dans une relation client-fournisseur. Mais le citoyen a bien sûr droit à une gestion locale transparente et efficiente.

 

J’ai lu il y a quelques jours les déclarations de Jean-Jacques Queyranne expliquant que les impôts pour la région n’augmenteront pas en 2010. Y’aurait pas des élections régionales par hasard dans quelques mois ? Gageons qu’en cas de victoire de la gauche, cette neutralité fiscale 2010 serait bien vite rattrapée l’année prochaine. Quelle était donc l’explication de Queyranne :  « nous ne voulons pas entamer le pouvoir d’achat des ménages et la capacité d’investissement des entreprises ». Certes la taxe d’habitation ne va pas à la Région. Mais si on considère la fiscalité locale globalement, comment une coalition politique peut-elle d’un côté tenir ces propos à la Région et d’un autre, augmenter de 8 % la pression fiscale lyonnaise. J’aimerais savoir comment Thierry Philip, qui est à la fois Maire du 3e arrondissement de Lyon, Vice-Président du Grand Lyon et Vice-Président de la Région gère personnellement cet écart.

 

Quant à l’actualité, je fais référence à la mayonnaise médiatique qui monte concernant la réforme des collectivités territoriales ; une mayonnaise qui tend à faire oublier le point de départ. Qui peut nier aujourd’hui que la dépense locale est parfois excessive ou mal maîtrisée, et que cela explique la pression fiscale croissante ? C’est bien là l’enjeu de la réforme : faire aussi bien et même mieux, en coûtant moins cher, en revenant à des montages plus simples. Ce sera le thème de la réunion publique de l’association Nouvelle donne, de Dominique PERBEN :

 

Réforme des collectivités : faire plus simple, mieux et moins cher

Jeudi 22 octobre à 19H30

A l’Escale

92 rue de Créqui – Lyon 6e

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oct 18

Un grand emprunt pour quoi faire ?

Economie, Europe, Fiscalité, Politique générale, Société, UMP Commentaires fermés sur Un grand emprunt pour quoi faire ?

Réaction à chaud en video !

Retour sur le débat de samedi sur le Grand emprunt que nous avons animé dans le cadre des P’tits Déj de l’UMP du Rhône. Le Grand emprunt national, de quoi s’agit-il ? C’est le projet annoncé par le Président de la République dans son discours devant le Congrès en juin dernier. Il s’agit, en complément du plan de relance pour faire face à la crise, de réaliser quelques grands investissements stratégiques, financés par un emprunt spécifique. Ces investissements doivent contribuer à fonder un nouveau modèle de croissance pour notre pays à 10/20 ans ; un modèle qui permette de résoudre les faiblesses structurelles de l’économie française, pour assurer une croissance plus forte et durable.

 

Ce projet et le grand débat auquel il donne lieu présente deux avantages :

  • Il amène à se tourner vers l’avenir, pour se demander sur quoi la France doit miser pour assurer sa prospérité et son leadership de demain et après-demain ?
  • Il conduit bien sûr aussi à s’interroger sur la dépense publique et l’endettement de la France. Celui-ci est déjà considérable et il s’est accru du fait des incontournables mesures de relance de l’économie. Dans ce contexte, quel est le niveau acceptable pour un nouvel emprunt et comment s’assurer du rendement économique des investissements qu’il financera ?

 

Les 61 % de Français qui ont entendu parler du Grand emprunt ne s’y trompent pas : ils considèrent à 69 % que le choix de ces investissements pour l’avenir sera un enjeu important.

 

Le débat que nous avons eu samedi a mis en relief les aspects suivants.

Sur les modalités de l’emprunt :

  • Si le choix d’un emprunt auprès des Français présente l’inconvénient d’un coût supplémentaire et n’est donc pas le plus probable, il présente l’avantage que l’intérêt financier de la souscription profite directement à des ménages français.
  • Quelle que soit la modalité d’emprunt finalement choisie, le souhait est exprimé qu’elle implique prioritairement des acteurs français pour que l’opération profite globalement au pays.
  • Si l’emprunt est lancé auprès des particuliers, il faut des conditions simples et transparentes pour assurer son attractivité.

Sur les investissements d’avenir à financer :

  • Pour que le projet crée une dynamique nationale de mobilisation, il faut financer des projets qui se voient. Une logique de « grands travaux » a été évoquée, que ce soit en matière d’infrastructures de transport ou de développement urbain d’intérêt national.
  • Le constat peut être fait que certains projets d’infrastructures dont on parle depuis longtemps sont en attente de financements. Certains sont toutefois de niveau européen, ce qui pousse à une logique de financement communautaire.
  • Sans doute ne faut-il pas oublier pour autant l’investissement dans l’immatériel, dans la recherche, pour développer les technologies du futur porteuses de croissance. En la matière,  il est souligné le lien avec la réforme de la recherche et de l’université, pour s’assurer de l’efficacité de ces investissements. De même, il faut veiller à la bonne implication des PME dans les projets, à la fois pour leur contribution à l’innovation et pour le bénéfice des retombées économiques.
  • Le financement de grands projets événementiels type « jeux olympiques » pourrait aussi avoir un important effet dynamisant pour le pays, en veillant à ce que cela profite à l’ensemble des régions.  

Le champ est vaste ! Le débat se poursuit…

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oct 12

Je poursuis dans mon apologie du débat ! Mais sur des sujets nationaux, voire encore plus larges. Je vous conseille ainsi de venir débattre mercredi sur les lois bioéthiques, et je vous signale (étant partie prenante je ne peux aller au-delà) un autre débat samedi matin sur le Grand emprunt.

 

Voici les éléments d’information sur le premier débat :

 

Mercredi 14 octobre 2009 à 20h

 

Lieu : Le Loft du Goethe Institut – 18 rue François-Dauphin – Lyon (2°)

 

Les lois de bioéthique :

quels enjeux pour quelle humanité ?

 

conférence-débat animée par François-Nicolas d’ALINCOURT

Journaliste à RCF

 

Je connais bien les organisatrices de la soirée. Je sais qu’elles l’ont bien préparée, avec des intervenants pointus qui permettront des échanges approfondis sur les complexes questions bioéthiques. Ce débat devrait constituer un prolongement à l’intéressante réunion qui s’était tenue à Caluire il y a quelques mois.

 

Pour ce qui est du débat sur le Grand emprunt, il interviendra sous forme de « P’tit Dej Populaire » de la Fédération UMP du Rhône :

 

Le Grand emprunt national : inventons la croissance de demain !

Un grand emprunt pour quoi faire ?

Quels investissements prioritaires faut-il financer ?

 

Samedi 17 octobre à 8h30

 

Brasserie Les Arcades – 15 Place Louis Pradel – Lyon 1er

 

J’aurai le plaisir d’animer ce débat avec Gilles VITALIS, qui aura notamment pour objectif d’échanger sur ce que pourraient être les investissements prioritaires pour assurer la croissance de demain de la France.

 

N’hésitez pas à me poser des questions avant ce débat pour que nous puissions en tenir compte dans la préparation : vous pouvez le faire sur mon blog, via les commentaires ou en m’adressant un mail confidentiel via « contact ».

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