sept 24

C’est avec consternation que j’ai pris connaissance hier, en cours de session du Conseil régional, via Twitter, de la Tribune du Maire du 3e parue dans Lyon Capitale. L’intéressé était d’ailleurs absent de cette séance du Conseil régional (pour cause de gestion de crise médiatique ?). Cette Tribune agressive contre Nora Berra est un nouveau dérapage du Maire du 3e, coutumier du fait à l’égard du Président de la République. Je relèverais son irrespect, son ambiguïté coupable, sa suffisance et son aspect révélateur.

Irrespect car que peut-on dire d’autres à la lecture des propos  « niveau de compétence qui l’aurait vite dépassée », « pas du niveau pour être interlocuteur de François Hollande ». Ces propos seraient irrespectueux pour quiconque. Ils le sont particulièrement à l’égard d’une femme et d’une ministre en exercice. Mais ces deux dernières appréciations sont sans doute jugées archaïques par une certaine gauche.

Ambiguïté coupable car on peut se poser la question, à la lecture du pamphlet,  sur les fondements de ce jugement en « non compétence ».

Suffisance est bien le mot qui qualifie cette attitude consistant à décerner des brevets de compétences, ou encore à déterminer qui est « à la hauteur » pour parler avec tel ou tel. Au-delà de l’auteur de la Tribune, c’est une attitude classique d’une certaine gauche, qui croît être dépositaire par essence des valeurs et de la compétence, et qui peut donc s’exonérer de certaines « obligations ». On sait où cela nous a trop souvent mené.

Révélateur enfin, car cette nouvelle sortie de route d’un des soutiens lyonnais de François Hollande est aussi révélatrice d’une crainte à l’égard de Nora Berra, membre actif du Gouvernement tout en veillant à sa proximité avec les Lyonnais, atout de la majorité pour les prochaines législatives. Chacun aura fait le rapprochement entre cette sortie au vitriol et le fait que Nora Berra est depuis quelques jours en première ligne, avec quelques autres ministres, pour défendre l’action gouvernementale.

NB : pour me suivre sur Twitter @pberat

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sept 18

urne election

Lors du dernier Conseil du 3e arrondissement, nous avons délibéré sur la mise à disposition de moyens de la Ville de Lyon pour l’organisation de primaires de partis politiques (il faut comprendre du PS !). J’ai préconisé l’abstention sur ce dossier, car si je ne suis pas opposé au principe, il y a beaucoup à dire sur les conditions et la situation à Lyon.

Pas d’opposition de principe donc à ce que les communes puissent aider à l’organisation de consultations de type primaires de partis politiques. Ces consultations peuvent effectivement contribuer au fonctionnement de notre démocratie, même si elles n’ont pas à être systématiques : à chaque mouvement politique d’en déterminer l’utilité pour une élection donnée. Dans cette optique, les communes peuvent effectivement en faciliter l’organisation, en mettant à disposition des locaux.

Ma première préoccupation sur ce sujet, c’est que ces primaires préservent les droits des citoyens et ne soient pas une occasion de fichage par un parti politique, des citoyens en général, et des fonctionnaires territoriaux en particulier. Le risque est avéré, la CNIL s’est prononcée sur le sujet et des garanties ont été données ; il convient maintenant de veiller fermement à leur application.

Si je n’ai pas d’objection à  la mise à disposition de moyens des collectivités (salles, moyens matériels, personnel de surveillance…), c’est toutefois à plusieurs conditions :

  • que l’utilisation de ces moyens ne perturbe pas leur vocation première,
  • que la possibilité d’organiser des primaires soit bien encadrée pour éviter que cela ne devienne une activité « permanente » du week-end dans des locaux municipaux,
  • que toute utilisation de moyens publics entraînant un coût pour la collectivité fasse l’objet d’une prise en charge de l’euro à l’euro par le parti politique organisateur.

Force est de constater que l’approche de la Mairie PS de Lyon pose un certain nombre de problèmes. Tout d’abord, un manque évident de transparence : quand notre groupe municipal a demandé des informations détaillées sur les moyens que la Ville comptait mettre à disposition du PS pour l’organisation de ses primaires d’octobre, il n’a pas eu de réponse parce qu’il fallait attendre le vote de la délibération en Conseil municipal… mais dans le même temps, les militants du PS distribuaient dès le 11 septembre des tracts signalant les écoles mobilisées pour l’opération ! Ce n’est pas à la Fédération PS du Rhône de fixer les conditions de mise à disposition par la Ville de Lyon.

Par ailleurs, la délibération que nous avons examinée est une délibération de circonstance, pour les primaires du PS du mois d’octobre. Il n’est ni bon, ni sain, de « légiférer » pour un cas particulier. On le voit avec cette délibération taillée sur mesure pour garantir au PS des conditions financières favorables pour disposer des moyens de la ville : pas de mention de la prise en charge d’un éventuel chauffage des salles, un forfait de nettoyage des locaux après utilisation de moins d’une heure (on parle quand même du nettoyage de locaux scolaires après une journée de va-et-vient liés au scrutin) !

Enfin, la Mairie PS veut se montrer en pointe sur la démocratie. Et pourtant, force est de constater que la situation est loin d’être exemplaire à Lyon sur la possibilité de disposer de salles ou d’espaces d’expression pour les mouvements politiques. Je suis même bien placé pour déplorer que la Ville cherche à gêner l’exercice de mandats électifs : j’ai ainsi rappelé au Maire du 3e que j’avais essuyé un refus lorsque j’avais demandé à disposer d’une salle, une fois par mois, pour tenir une permanence de proximité au Château Sans Souci, en tant que conseiller régional.

Bref, pour toutes ces raisons, cela a été l’abstention lors du vote de la délibération en conseil d’arrondissement.

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sept 15

Mardi dernier, Sylvie Pendarias a fait son entrée au Conseil du 3e succédant à Pascale Decieux. C’est avec plaisir que nous accueillons Sylvie dans notre groupe ; nous travaillons avec elle depuis longtemps, notamment à Montchat.

 Je veux aussi, à cette occasion, saluer l’action de Pascale Decieux.

Pascale est une femme de convictions. Nous avons mené ensemble plusieurs combats politiques : municipaux bien sûr, mais aussi lors de la dernière campagne présidentielle de 2007, notamment en allant à la rencontre des habitants de notre arrondissement.

Tout au long de ces années, j’ai beaucoup apprécié sa détermination et son franc-parler. Pascale a beaucoup œuvré pour la Ville de Lyon : en tant que Première adjointe du 3e arrondissement, mais aussi par toutes ses initiatives en matière de coopération internationale, à la fois à l’Hôtel de ville et en Mairie d’arrondissement. Pascale fait partie de cette catégorie d’élus qui, sans le faire savoir ou se pousser du col, passent beaucoup de leur temps à étudier et défendre les dossiers : son travail en commission d’appel d’offres, organe particulièrement important, a été considérable.

Pascale a décidé en juin de démissionner de son mandat. Ce n’est pas un abandon de mandat, mais une décision qu’elle a prise suite à un déménagement à l’extérieur de Lyon. Elle a estimé que ne résidant plus à Lyon, elle n’était pas la mieux placée pour s’occuper des dossiers lyonnais. Une décision à saluer, car certains s’accommodent bien de ce genre de situation…

Bonne continuation Pascale,  tu auras maintenant plus de temps pour ta famille et la création artistique puisque c’est une autre de tes facettes ! Et puis je sais que tu continueras à défendre et promouvoir tes idées !

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sept 12

Grosse devinette de rentrée : que lance-t-on dans le 3e arrondissement, à la mi-juillet, en toute discrétion ? Des travaux dans les écoles ? Oui mais ça c’est normal. De multiples travaux de voirie qui bloquent la circulation ? Non, ça on préfère le faire dès le mois de juin, histoire de bien en profiter ! La campagne des primaires du PS ? Oui sans doute, mais on en parlera une autre fois.

Un indice : c’est en rapport avec l’urbanisme, dans un arrondissement dont le Maire, Thierry Philip, se dit champion en concertation et dont la devise est l’urbain et l’humain !

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la concertation préalable sur l’aménagement du tènement RVI qui a été lancée en pleine période de vacances, dans la plus complète discrétion ; une période tout à fait « idéale » quand le but de la démarche est d’écouter la population !

Un mot sur la procédure : il s’agit d’une concertation relevant de l’article L300-2 du Code de l’urbanisme, article qui dispose qu’une telle concertation est obligatoire pour toute opération d’aménagement, lorsque par son importance ou sa nature, cette opération modifie de façon substantielle le cadre de vie. Si ce n’est pas le cas pour le projet lui-même, la dimension urbanistique d’ampleur est au moins reconnue sur le plan de la procédure !

Le plus fort dans l’histoire, c’est qu’au moment même où cette « concertation » officielle était lancée, la Mairie du 3e éditait, avec votre argent, ses lettres de quartier. Cette publication, distribuée dans les boîtes, aurait été une bonne occasion d’annoncer à Montchat et Sans Souci comment il est possible de donner son avis sur le projet. Las, aucune information de ce type. Mais le (encore) plus fort, c’est que l’on trouve par contre un encart dans cette publication intitulé « RVI le planning » qui annonce ce qui va se faire. A quoi sert la concertation si tout est déjà ficelé ? Je ne peux m’empêcher de citer la définition de « concertation » dans le Robert : « politique de consultation des intéressés avant toute décision ».

Avec ce type de situation, n’atteint-on pas le summum d’aberration politico-administrative, pour ne pas parler d’hypocrisie ?

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sept 04

P9040173Grand moment de convivialité, de rencontres et de mobilisation que ce Campus de l’UMP de Marseille qui s’est terminé aujourd’hui. Bravo aux Jeunes Pops et aux Jeunes actifs pour l’organisation de ces journées, bravo notamment aux Jeunes Pops et Jeunes actifs du Rhône, comme toujours très présents dans ces journées nationales.

Voici à chaud, quelques extraits des discours particulièrement forts que nous avons entendus ce matin, très loins de certaines actualités. Le cap des prochains mois est bien tracé !

Sur la situation politique et le bilan

“Face aux viles attaques, le Président de la République n’est pas seul”. François Fillon, Premier ministre.

“A Gauche, ce sont toujours les ultras qui fixent la ligne”. Bernard Accoyer, Président de l’Assemblé nationale.

“François Fillon, un Premier ministre inoxydable !”. Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille

“Nous avons eu quatre années utiles, le pays s’est transformé sans rompre avec sa filiation sociale et sa tradition républicaine”. “Nous ne faisons qu’ouvrir les portes de l’avenir”. François Fillon

“La Gauche mise sur la peur et la déception, nous devons miser sur le sang-froid et la lucidité”. François Fillon

“Que vaut l’indignation sans solutions crédibles ?” François Fillon

“Nous prenons trois engagements : l’union autour du Président de la République, porter haut nos valeurs et défendre notre action face au front conservateur, l’emporter au plan intellectuel, par notre projet.” François Fillon

Sur l’effort de redressement budgétaire

“La dette dans nos pays développés est un problème de civilisation : on ne peut vivre au-dessus de ses moyens”. François Fillon.

“La règle d’or, ce doit être comme une glissière de sécurité sur l’autoroute”. Jean-François Copé

Sur la situation internationale et l’engagement de la France

“Pourquoi ce plaisir de rabaisser notre pays alors qu’il a fait preuve de noblesse ?” François Fillon

Sur le projet pour la France

“Il n’y a pas d’âge d’or à regretter”. Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP

“Il faut être lucide sur la gravité des enjeux qui sont devant nous. Mais les solutions existent, elles sont à portée de main”. Jean-François Copé.

“Nous devons changer de modèle de croissance, en finir avec l’économie d’endettement”, “Il n’y a pas de choix à faire entre performance économique et solidarité”. Jean-François Copé.

“Donner aux enfants leurs chances de réussir : ce sera la raison d’être de notre projet.” Jean-François Copé.

“L’esprit citoyen doit être la base de la refondation”. François Fillon

A la jeunesse

“La jeunesse n’a pas besoin d’excuses mais d’ambition”. Jean-François Copé.

“Jeunes de 20 ans, c’est à vous de poser les bonnes questions sur les promesses du PS.” François Fillon

“Le bonheur est une conquête, ce n’est pas un privilège de l’âge”. François Fillon

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