jan 27

Depuis quelques jours, informations et rumeurs circulent à propos du choix du candidat UMP pour les élections législatives dans la 4e circonscription du Rhône. Tout cela sur un fond « d’événement exceptionnel » au motif de l’existence de plusieurs candidatures : celles de deux élus du territoire Dominique Nachury, conseillère générale et élue du 6e arrondissement, et la mienne, conseiller régional et élu du 3e arrondissement, dont parle la presse, ainsi qu’une possible candidature de Nora Berra, secrétaire d’Etat et également élue du territoire (8e arrondissement). Il y a par ailleurs trois autres candidatures, issues du 6e arrondissement : Anne-Claire Pech (également élue du 6e arrondissement en tant qu’adjointe), Brigitte Grisard et Fabien Perrussel. Certains observateurs vont jusqu’à parler de « guerre », qualificatif qui ne correspond pas du tout à la situation que je vis actuellement.

Qu’y-a-t-il de si exceptionnel à ce que plusieurs candidats se fassent connaître ? N’est-ce pas plutôt la démonstration qu’à l’UMP chacun peut s’exprimer et exposer son projet ?

Certains expriment leur étonnement sur le fait que Dominique Perben ait annoncé sa décision début janvier et qu’il « n’ait pas préparé » sa suite. Ne peut-on comprendre qu’une telle décision de ne pas se représenter demande un temps de réflexion, surtout dans un contexte politique particulièrement mouvant ? Quant à la préparation, on ne peut à mon avis que saluer sa position consistant à dire qu’il n’y a pas de « dauphin à mettre en place ». Voilà une attitude moderne et respectable. Une circonscription législative, ce n’est ni un fief à transmettre, ni un bâton de maréchal, ni un marchepied pour autre chose.

La seule question à laquelle il faut répondre, c’est qui a le meilleur profil pour fédérer, dynamiser et représenter le centre et la droite sur la 4e circonscription, et plus largement, pour porter la voix de tous ceux qui se reconnaîtront dans le projet présidentiel, de Mermoz aux Brotteaux, en passant par tous les quartiers du 3e Est et du 6e.

La seule question qui vaille, c’est qui aura le profil le plus adapté pour gagner cette circonscription, pas aujourd’hui mais en juin prochain, dans le cadre de l’une des 577 batailles électorales dont va résulter la majorité parlementaire : les sondages c’est utile, mais sachons aussi nous projeter dans le contexte de juin 2012.

Enfin, la question subsidiaire qui compte, c’est qui est le mieux à même de mener la bataille face à la candidate du PS, Mme Vallaud-Belkacem, puisque les choses font que nous connaissons à cette heure le candidat du PS : il ne s’agit pas de faire de cette dernière le « centre de l’univers » (elle n’a pas besoin de nous pour rechercher ce positionnement), mais simplement de prendre en compte, dans le choix du candidat, les caractéristiques de cette challenger PS et son approche de la politique.

Alors la priorité du jour, c’est sang-froid et respect des fondamentaux.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,

jan 25

Le reportage diffusé hier soir au journal de TLM.

écrit par Pierre BERAT

jan 24

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès brutal de Jean-Daniel Baridon ; une disparition qui intervient bien trop tôt.

Récemment retraité, Jean-Daniel Baridon, médecin de ville, médecin de proximité, était connu de chacun à Montchat, son quartier qu’il connaissait si bien. J’avais encore eu l’occasion d’échanger avec lui il y a quelques mois à propos de la Résidence Constant.

Jean-Daniel Baridon s’était aussi mis au service des autres et de la collectivité en s’engageant en politique, prolongeant ainsi l’action de son père, Jean Baridon, élu du 3e, suppléant de Raymond Barre et député du Rhône.

Jean-Daniel a en effet été adjoint du 3e arrondissement, notamment en charge des espaces verts. Toujours avenant, je garde le souvenir de sa présence de terrain, de sa modération et de son sens de la diplomatie, cherchant constamment à trouver des solutions répondant aux attentes des habitants.

Avec la disparition de Jean-Daniel Baridon, c’est une nouvelle personnalité montchatoise qui nous quitte.

écrit par Pierre BERAT

jan 23

J’étais l’invité de Benjamin Solly ce matin dans “Ca jazz à Lyon” pour évoquer les raisons de ma candidature à la candidature pour les élections législatives dans la 4e circonscription du Rhône. Vous pouvez entendre cette interview radio via le lien ci-dessous :

http://www.lyonmag.com/article/34578/pierre-berat-une-candidature-de-responsabilite-pas-d-opportunite

 

écrit par Pierre BERAT

jan 16

Après le rocambolesque épisode de la proposition de réforme du quotient familial, surprise hier matin au marché lorsqu’un militant socialiste me tend un tract en me disant « voici les propositions de François Hollande ».

Il a donc des propositions « fermes » écrites ! Le scoop fut toutefois de courte durée, tant le document est flou et général. Il est à l’image de la campagne du candidat PS : l’affirmation de quelques orientations « faciles », immédiatement accompagnées de tacles.

Parmi les rares éléments un peu concrets, les points suivants m’ont marqué :

  • L’illusion socialiste classique (et très démagogique) tendant à faire croire que c’est en ponctionnant quelques milliers de Français que l’on financera le statu quo.
  • Une approche de l’école comme toujours fondée sur la fuite en avant des moyens, sans aucune réflexion sur les choses à revoir dans le fonctionnement actuel.
  • La promesse d’une baisse des factures d’électricité et de gaz… résultant de progrès en matière d’isolation thermique. Qui paie ? A moins que la logique soit la suivante : on démantèle le nucléaire, donc on augmente l’émission de CO² du fait du recours à des énergies carbonées, d’où un réchauffement supplémentaire, d’où moins de chauffage… CQFD ?
  • Une approche du financement de l’économie qui fait  un peu penser à de la nationalisation.
  • Une contradiction patente : priorité à l’égalité entre les territoires mais François Hollande engagera une nouvelle étape de la décentralisation.

Au total, la vision est très classiquement de gauche : un égalitarisme rigide et toujours plus de dépense publique. Avec une  telle approche, ne parlons plus de AAA ou AA+, c’est tout droit vers le ZZ -.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,