nov 30

J’ai appris avec tristesse ce week-end la disparition d’André Bourgogne.

Ancien résistant, figure du gaullisme, André Bourgogne était une personnalité politique qui comptait dans notre Ville et dans le Rhône. Homme de conviction, sa voix était forte et il savait mobiliser. C’est la raison pour laquelle j’avais demandé à le rencontrer au début des années quatre-vingt-dix, à la Mairie du 3e, lorsque jeune étudiant, je m’interrogeais sur l’engagement politique. Il m’avait reçu très simplement, son message m’avait convaincu et j’avais pris ma première carte politique au RPR.

André Bourgogne a aussi été un grand maire du 3e arrondissement. Homme de terrain, il allait au contact. J’avais bien mesuré lors de la campagne municipale de 1995, combien les Lyonnais du 3e avaient apprécié son action de maire de proximité. Homme d’engagement, il savait aussi faire des choix et ne craignait pas de s’exposer. Je me souviens ainsi qu’il n’avait pas hésité à porter secours à une personne agressée, dans le métro il me semble.

Il faudra que notre Ville de Lyon honore sa mémoire.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,

nov 15

MirabilisFidèles à la ligne que nous nous sommes donnée pour ce mandat, lors du Conseil du 3e arrondissement du 12 novembre, nous avons adopté les positions suivantes.

Budget

Dans le cadre de la préparation du budget 2015, à l’occasion de l’examen de l’état spécial d’arrondissement (délibération budgétaire relative aux dépenses de l’arrondissement), je me suis étonné du fait que ce document ne traduise aucun volontarisme en termes de réduction de la dépense publique. Le débat avait plutôt bien commencé puisque l’élue chargée de présenter ce budget rappelait que dans notre contexte de dérapage de la dépense publique “tout le monde devait faire des efforts”. Visiblement, Thierry Philip, le Maire du 3e n’est pas tout le monde puisque ses dépenses de communication et de réception sont inchangées par rapport à l’année dernière, voire en augmentation de 3,6 % pour certaines publications.

Nous savons bien que ces budgets d’arrondissement sont très limités et que ce ne sont pas les économies réalisées à ce niveau qui permettront seules de faire face au défi budgétaire de la Ville de Lyon. Mais elles peuvent contribuer à l’effort global : les petits ruisseaux font les grandes rivières. Sans compter qu’il y a aussi un aspect d’exemplarité : la réduction des dépenses d’apparat en fait partie !

Les élus du groupe UMP et apparentés n’ont donc pas voté cette proposition de budget.

Projet éducatif de territoire

Les problèmes concernant les nouveaux rythmes scolaires n’étant toujours pas réglés (manque de sécurité, qualité des activités, coût pour les familles…), et malgré l’autosatisfaction des élus en charge, nous n’avons pas approuvé ce projet éducatif. Et ce d’autant plus que nous avons eu la confirmation que la majorité municipale n’entendait pas associer l’opposition à l’évaluation de ces nouveaux rythmes scolaires, ni au niveau ville, ni en arrondissement. La commission municipale de suivi, mise en avant par l’adjointe Anne Brugnera, sans statut formel, ne constitue pas une réponse satisfaisante.

Projet de modernisation de l’Hôpital Edouard Herriot

Sylvie Pendarias a indiqué le soutien de notre groupe à ce projet. Elle a proposé que ce projet associe plus les habitants du 3e arrondissement. Elle a aussi demandé une action rapide pour nettoyer le mur d’enceinte, au niveau de la Chapelle de l’Hôpital.

Crèche Mirabilis

J’ai interrogé l’équipe municipale du 3e arrondissement sur son action pour contribuer au sauvetage de la crèche Mirabilis (située dans l’immeuble Terra Mundi, Part-Dieu Villette). Alors que notre ville manque toujours de places pour accueillir tous les enfants, il serait consternant que cette crèche soit fermée. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un établissement unique, offrant une solution de garde la nuit ou pour des horaires atypiques. J’ai souligné le fait que si cette crèche ferme, cela mettra de nombreux parents dans une situation très grave, compte tenu de leurs impératifs professionnels.

Découpage électoral de la Métropole

J’ai interrogé le Maire du 3e arrondissement sur le projet visant à créer les futures circonscriptions électorales pour les prochaines élections à la Métropole. Ce projet, qui doit être arrêté prochainement, n’est pas acceptable car il est préparé dans la précipitation, sans travail de fond et encore moins de concertation. Les circonscriptions proposées sont artificielles et très inégales. Ce “charcutage” électoral risque notamment de conduire à couper le 3e arrondissement en deux. Pour les prochaines élections, vous voterez pour une liste municipale “3e arrondissement” et pour des listes métropolitaines différentes selon que vous habitez à l’Est ou l’Ouest des voies ferrées ! Et on nous dit que l’on cherche à simplifier et à rapprocher les élus des électeurs…

Je voulais connaître l’avis officiel donné par le Maire sur le charcutage de son arrondissement. Il a répondu que le débat s’était fait via les groupes politiques du Grand Lyon… J’en déduis donc qu’il n’a pas fait connaître de position au Préfet. Faut-il en déduire qu’il se désintéresse de l’intégrité de son arrondissement ou que ce charcutage l’arrange ?

 

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nov 06

Lyon-20130630-00119Voici le texte mon intervention lors du Conseil du Grand Lyon de lundi 3 novembre, à propos de l’ouverture d’une concertation sur une future zone d’aménagement concerté (ZAC) Part-Dieu Ouest, pour la réalisation du projet Part-Dieu 2020. Le périmètre de cette ZAC est délimité par le boulevard Deruelle, le boulevard Vivier-Merle, la rue Paul Bert et la rue Garibaldi.

“Monsieur le Président, Chers collègues,
La Part-Dieu nouvelle devra être un quartier à vivre, pour ses visiteurs, mais aussi pour ses habitants. Cette délibération, qui clôt une procédure de concertation et en ouvre une autre, est l’occasion de le réaffirmer.

Concernant le bilan de la concertation préalable, il faut effectivement souligner la forte mobilisation des habitants. Une mobilisation bien compréhensible puisqu’il s’agit, pour près de 200 familles, de la disparition programmée de leur logement. Un logement qui correspond bien souvent à un projet de vie, et dont la disparition, même à l’horizon 2020, crée pour eux une forte incertitude.
Mobilisation, et même émotion légitime des habitants concernés, puisque sur cette question du logement, votre projet Part-Dieu 2020 était mal engagé :
• Vous avez parlé de densifier l’habitat en centre-ville, mais parmi les premières réalisations, il y a des démolitions de dizaines de logements.
• Certains des habitants concernés l’ont appris lors de réunions publiques, en réponse à des questions de la salle !
• Et puis il y eut l’incroyable épisode du MIPIM 2011. C’est sur ce salon de l’immobilier à Cannes, que vous avez dévoilé en avant-première la maquette du projet envisageant d’autres démolitions. Les Lyonnais ont alors apprécié votre approche délocalisée de la démocratie de proximité. Face à la levée de boucliers, vous avez parlé d’intentions urbanistiques. Les habitants y ont vu des projets mal intentionnés.
Sans doute allez-vous me répondre que vous pensez au rayonnement de la ville. Nous aussi ! Mais nous ne concevons pas le rayonnement de la ville contre, ou sans ses habitants.

Les habitants sont aussi soucieux des conditions de circulation et d’accessibilité, en réaction notamment à la chronique d’un engorgement annoncé de l’avenue Pompidou, sous la gare. Redisons-le encore : cet aspect du projet pose la question de l’accessibilité à la gare, mais aussi celle de l’enclavement du quartier Villette-Paul Bert.

La délibération précise pudiquement que suite à la concertation, le plan de référence du projet Part-Dieu est davantage conforme aux attentes des riverains et usagers. C’est le cas sur le papier. Nous serons vigilants dans la réalisation. En tous cas, l’action des élus UMP du 3e, aux côtés des habitants, n’y est pas pour rien.

2e volet de la délibération : le lancement de la zone d’aménagement concerté (ZAC) Part-Dieu Ouest.

D’abord une question. Pourquoi limiter le périmètre de la ZAC à l’Ouest de la gare ?
Vous motivez la ZAC par la complexité du projet autour de la Gare. Pourquoi alors ne pas prendre en compte la porte Est de la gare ?
Je redis ici que la Part-Dieu nouvelle ne pourra être réussie au plan urbanistique si on ne prend pas en compte le périmètre de vie de la Part-Dieu, espace urbain de 30 000 habitants, avec leurs souhaits et leurs besoins.

Et j’ouvre à ce propos une parenthèse d’actualité. Avec le découpage de la future Métropole sur lequel vous travaillez, vous réussissez le tour de force d’éclater le quartier Part-Dieu en deux territoires électoraux. En 2020, l’habitant qui souhaiterait demander des comptes sur l’aménagement de la Part-Dieu, devrait le faire à des élus différents selon qu’il réside à l’Est ou à l’Ouest des voies ferrées.
Belle réalisation en termes de simplification et de transparence démocratique !

Quelques remarques enfin sur les objectifs de la concertation.
Votre délibération dit qu’il faut prendre en compte l’accessibilité en voiture. Je dirais qu’il faut surtout l’assurer en limitant les restrictions de voiries, qui n’auraient qu’un seul effet, celui de déplacer les flux de circulation vers des rues résidentielles.
Il faut aussi clairement assurer l’accessibilité pour les usagers de la gare. Vous devriez afficher plus clairement le projet de nouveau parking de la gare.
Le projet doit aussi rendre des espaces publics plus agréables. Attention à ne pas se limiter aux abords de la gare. Quid par exemple du petit centre commercial Moncey Nord, aujourd’hui largement délaissé ?
Enfin, si 2 000 nouveaux logements sont prévus, il faut assurer des conditions de relogement équivalentes aux habitants qui vont perdre le leur.

Le groupe UMP approuve bien sûr le lancement de la concertation sur la future ZAC Part-Dieu Ouest. Nous allons suivre les choses de près.
En 2009, déjà au salon du MIPIM, vous avez déclaré : « Plus qu’un quartier d’affaires, il s’agit aussi d’un quartier à vivre qui propose une offre de services pour les entreprises mais aussi pour leurs salariés ».
La Part Dieu doit être un quartier à vivre, pour ses visiteurs. Mais aussi pour les 30 000 personnes qui y habitent au quotidien !

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