mai 30

Nouvelle page pour notre Histoire !

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écrit par Pierre BERAT \\ tags:

mai 27

A Montchat, l’inquiétude et le mécontentement montent face à la mutation du cadre urbain : démolition de maisons et de villas, densification avec la construction d’immeubles sur des terrains de petite taille… La Mairie cherche à nier ou minimiser le phénomène, parlant de six maisons démolies. Mais dans le même temps, on justifie les travaux sur le réseau électrique par la densification de l’habitat…

Nombreux sont les Montchatois à refuser cette urbanisation à marche forcée, non maîtrisée, qui porte atteinte à l’ambiance villageoise du quartier, à son âme.

J’ai organisé récemment une réunion dans le quartier pour échanger sur cette évolution. L’assistance était nombreuse, traduisant une mobilisation pour éviter la banalisation du quartier.

Parmi les dossiers sensibles du moment, il y a le projet de construction d’un immeuble de 7 étages au 12 rue Ferdinand Buisson, alors que dans le secteur le PLUH prévoit des constructions de 2 étages, en cohérence avec le profil de la plupart des bâtiments existants. La construction d’un tel immeuble est théoriquement possible d’une part parce qu’il s’agit d’un immeuble de logement social, et d’autre part, parce qu’elle vient s’accoler à un immeuble existant de la même hauteur. Chacun peut néanmoins constater sur la photo combien un tel immeuble de 7 étages, qui doit être édifié à la place du parking, va dégrader le cadre urbain du quartier, créant un effet tunnel sur la rue F. Buisson.

DSC00500Par ailleurs, cet immeuble, construit sur un parking privé, et présentant un déficit en places de stationnement en sous-sol, va créer des difficultés supplémentaires de stationnement dans le secteur.

Dans ces conditions, se pose la question de l’avis rendu par le Maire d’arrondissement sur la demande de permis de construire.

Lors du Conseil d’arrondissement d’avril, j’avais interpellé Thierry Philip sur le sujet.

Celui-ci, comme son adjointe à l’urbanisme, ont refusé de dire quel avait été leur avis au motif qu’un contentieux avait été ouvert sur ce projet de construction

Cet avis du Maire d’arrondissement, sur un tel projet, est essentiel. Car c’est bien le Maire d’arrondissement, en tant qu’élu de proximité, qui doit pouvoir alerter sur le fait qu’une construction, dans ce type de situation “d’exception”, n’est pas compatible avec les caractéristiques d’un quartier. Les orientations d’urbanisme du PLUH pour ce secteur de Montchat mentionnent ainsi une “ambiance si singulière à préserver”.

Eh bien, il faut savoir que cet avis “caché” du Maire d’arrondissement a été positif comme le montre le cliché ci-dessous. Une preuve de plus que malgré les discours, Thierry Philip et son équipe sont favorables à une densification urbaine à marche forcée à Montchat… même s’ils peinent à l’assumer.

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mai 24

DSC00502Cela embellit quand même la ville quand il y a la possibilité de mettre les constructions à l’alignement. C’est ce qui apparaît de façon assez évidente rue Charial, entre les rues Baraban et Richerand (photo ci-jointe).  La démolition d’une construction vient en effet de permettre de poursuivre l’alignement de l’axe Charial, offrant ainsi une belle perspective.

C’est bien d’ailleurs ce qui est recherché par certaines dispositions du PLUH, qui prévoient ces mises à l’alignement.

Dommage qu’à quelques pas de là, au 66 rue Etienne Richerand, la Ville de Lyon se soit prononcée pour une autre approche (voir photo ci-dessous). Elle a en effet renoncé à la démolition-reconstruction de l’immeuble ancien qui s’y trouve, ce qui aurait pourtant permis de poursuivre l’alignement de cette rue… tout en sécurisant le cheminement des piétons, en créant un trottoir correct, à proximité immédiate du groupe scolaire.

J’avais plaidé en son temps pour une autre approche de ce dossier. Dommage…

On peut ainsi constater que dans certains secteurs on démolit ce qui ne devrait pas l’être (à Montchat notamment) mais que l’on maintient dans d’autres secteurs des immeubles dont la reconstruction pourrait embellir la ville (à Villette notamment)…

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mai 14

OLYMPUS DIGITAL CAMERAVoici l’intervention que j’ai effectuée lors du Conseil métropolitain du 11 mai 2015, au nom du groupe UMP et apparentés, sur le projet Part-Dieu.

“Monsieur le Président,

Notre groupe va s’abstenir sur cette délibération.

Il ne s’agit pas d’une abstention par indécision, par ce que nous n’aurions pas d’avis sur le projet Part-Dieu, mais d’une abstention de synthèse, entre les éléments du projet Part-Dieu que nous approuvons et ceux auxquels nous nous opposons clairement.

Notre groupe des élus UMP est en effet favorables aux éléments suivants :

  • Le développement de la gare pour désaturer le pôle d’échange multimodal. Il s’agit d’améliorer les capacités de desserte ferroviaire, la fiabilité des trains et le confort des usagers. Nous sommes favorables à ce développement, tant qu’il s’inscrit dans une démarche d’équilibre, qui recherche la répartition intelligente des trafics entre les gares de l’agglomération, et non une concentration, par postulat, à la Part-Dieu.
  • La rénovation des abords de la gare pour la qualité de vie des habitants et l’image de notre Métropole. Certains de ces abords sont aujourd’hui de véritables cours des miracles.
  • La création des conditions du développement/renouvellement de la Part-Dieu en tant que centre d’affaires, jouant un rôle clé dans notre rayonnement économique.

Nous sommes par contre opposés aux aspects ou conséquences suivants du projet.

La réorganisation irresponsable de la voirie :

  • La réduction à deux fois une voie de l’avenue Pompidou sous les voies ferrées. Ce nouveau verrou pour la circulation va encore dégrader l’accessibilité de la gare – les études l’ont démontré – et va isoler un peu plus le quartier Villette Paul Bert,
  • Le détournement de la circulation qui passait sous la Part-Dieu, du fait de la fermeture de l’accès à la rue Servient. Cet aménagement couteux va se traduire par du trafic automobile supplémentaire dans des rues résidentielles – Mazenod, André Philip – bordées d’équipements publics (résidence pour personnes âgées, école). La convention de maîtrise d’ouvrage que vous nous demandez d’approuver détaille d’ailleurs les aménagements de voirie qui seront nécessaires pour écouler ce trafic supplémentaire.

La vision de la gare comme cœur du quartier Part-Dieu telle que vous et votre adjoint à l’urbanisme l’exprimez : comme je l’ai expliqué en Conseil municipal, le doublement des surfaces commerciales de la gare, couplé avec la loi Macron 2 autorisant le travail dominical et en soirée dans la gare, risquent de créer un centre commercial portant préjudice aux centres de quartier commerçants autour de la gare. Répondre aux besoins des passagers qui empruntent le train, oui, créer un nouveau centre commercial tuant le petit commerce des quartiers, non.

Une densification urbaine incompatible avec un quartier à vivre. Le développement/renouvellement du centre d’affaires doit se faire de façon maîtrisée et cohérente. La Part-Dieu est un quartier où résident 30 000 Lyonnais. Nous devons pouvoir continuer à vivre dans ce quartier, à y vivre bien, à y vivre mieux.

Il n’y a selon nous ni maîtrise, ni cohérence quand l’on débute le projet urbain en programmant la démolition de centaines de logements, en mettant des centaines de propriétaires et locataires dans une grande incertitude.

Il n’y a ni maîtrise ni cohérence quand on sème des tours un peu partout dans le quartier, en dehors des réflexions d’ensemble d’une révision du PLUH.

Cela a d’ailleurs été pointé par le récent rapport d’enquête publique relative à la modification n°11 du PLU. Ce rapport est sévère pour votre gestion du dossier. Je le cite :

« L’examen exhaustif des délibérations du Grand Lyon ne permet pas de trouver d’approbation formelle et global de ce grand projet. Il n’a donc pas d’existence administrative ou réglementaire. »

Je cite aussi les réserves exprimées sur trois projets d’augmentation de hauteurs pour la création de tours : « la commission remarque l’absence totale de justifications à ces importantes modifications ».

Fermez le « banc » !

Apparemment, ces conclusions ne semblent pas trop vous perturber. La presse relate ainsi que votre entourage parle de « mauvais tirage » à propos du commissaire enquêteur, le suspectant d’aigreurs à l’égard du Grand Lyon dont il serait un ancien salarié. Pour ma part, la bonne connaissance des rouages du Grand Lyon serait plutôt un atout pour une telle enquête. Et franchement, une Métropole telle que la nôtre ne mériterait-elle pas un peu plus de dignité de la part de l’entourage de son Président ?”

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mai 14

Voici l’intervention que j’ai effectuée lors du Conseil métropolitain du 11 mai 2015, au nom du groupe UMP et apparentés, à propos de notre soutien à Lyon French Tech.

“Monsieur le Président,

Le groupe des élus UMP et apparentés salue et soutient le dynamisme des entreprises de la filière numérique de notre agglomération.

Les 7 000 entreprises du numérique, avec leurs 42 000 emplois, sont un véritable atout pour notre agglomération. Ce dynamisme entrepreneurial associe de grands acteurs et une myriade de TPE et startups, qui font de notre agglomération le 2e pôle numérique français, fort également de 600 formations universitaires.

Comme pour d’autres filières économiques, il y a sans doute besoin de renforcer la visibilité de ce potentiel économique. Nous soutenons donc la démarche French Tech, même s’il faut reconnaître que l’engagement financier de l’Etat est somme toute limité. C’est donc bien l’action des entrepreneurs, des chercheurs, des salariés de la filière numérique qu’il faut d’abord saluer.

Nous approuvons donc la création, l’adhésion et le soutien financier à l’association Lyon French Tech en tant que structure d’animation de la filière.

Cela nous amène néanmoins à une interrogation sur votre approche du développement économique. Dans le contexte financier contraint qui est le nôtre, une fois que la structuration d’une filière est réalisée, comme c’est le cas pour le numérique, et que le Grand Lyon externalise l’animation de cette filière avec un soutien financier, ne faudrait-il pas dans le même temps réduire les moyens consacrés en interne à l’animation économique ?

Concernant la création du  lieu totem, conformément au cahier des charges de la French Tech, nous regrettons que notre assemblée n’aie pas été associée à la sélection de ce lieu.

Vous nous demandez aujourd’hui de valider un choix. Je sais que plusieurs bâtiments ont été analysés et que les professionnels ont été associés au choix, parmi cette short-list.

Néanmoins et d’abord, notre assemblée peut s’étonner que vous imposiez des choix lyonnais. Quand on cherche à mettre en valeur les compétences économiques de notre agglomération, tous les territoires de cette dernière peuvent faire valoir leur potentiel. Une discussion ouverte aurait été intéressante.

Ensuite, concernant la halle Girard, peut être que cela sera un lieu fort à terme, dans le quartier Confluence. Maintenant, il est aussi possible d’avancer quelques réserves.

D’abord, sans doute encore pour quelques années, même après 2017, le lieu risque d’être encore marginal. Le numérique a besoin d’une vitrine fédératrice tout de suite, pas dans 3 ou 5 ans. N’inversons pas la logique des choses. Il faut appuyer le développement de la filière numérique et non pas se servir d’elle pour aménager une zone d’activité.

Nous pouvons aussi nous poser la question si la Part-Dieu n’aurait pas été un lieu plus adapté. Vous le savez, je ne pense pas qu’il faille tout concentrer à la Part-Dieu. Mais pour le coup, quand on parle de vitrine et d’accélérateur de startups numériques, ce secteur a vraiment du sens : parce que c’est un lieu d’expérimentation numérique, parce qu’il y a la densité économique, parce que enfin et surtout, il y a l’accessibilité par le pôle d’échange multimodal, atout essentiel pour assurer la connexion de nos entreprises numériques avec d’autres territoires.

Ce pourrait notamment être un formidable levier pour fédérer les pôles numériques de toute notre région. Grenoble a aussi obtenu le label French Tech. Saint Etienne et Annecy sont candidats. Et demain, les capacités de l’Auvergne viendront encore renforcer notre potentiel. Il s’agit là d’un enjeu fondamental pour peser au plan mondial. Etre proche de la gare serait un atout clé pour réaliser cette fédération régionale.

Pour être dans la proposition, pourquoi par exemple ne pas avoir envisagé de localiser le lieu totem dans l’ancienne blanchisserie des HCL, cours Lafayette ? C’est une idée spontanée comme nous n’avons pas été associés au choix, mais c’est un exemple d’une localisation qui avait l’avantage d’une disponibilité immédiate et d’une proximité de la gare.”

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