juil 28

Il y a quelques semaines, j’ai visité avec intérêt l’exposition « Cités végétales » de l’architecte Luc Schuiten, une exposition prospective sur ce que pourrait être la ville de demain, construite en symbiose avec la nature. En parcourant les salles de cette expo, qui a été largement intégrée au marketing officiel de la Ville, je me suis dit immédiatement : dommage que le Maire de Lyon et le Maire du 3e ne s’inspirent pas d’une part – même minime – de ces idées (pour un aperçu) pour l’aménagement du vaste « morceau » du centre ville que constitue le tènement RVI !

 

Cet espace est revenu sur le devant de l’actualité ces derniers temps du fait de la fermeture prochaine de la friche artistique et de sa problématique relocalisation partielle à proximité. Cette couverture médiatique est légitime. Il est normal de poser la question du devenir « durable » du site de création artistique que constituait la friche. En la matière, je ne comprends pas que la Ville n’ait pas encore clarifié et optimisé son approche, malgré la multiplication des infrastructures culturelles. La relocalisation partielle et « temporaire » des ateliers de la friche, à proximité immédiate – rue Lamartine – n’est pas une réponse adaptée.

 

Il est normal aussi que la préoccupation des riverains de la rue Lamartine ait été relayée, car cette préoccupation est fondée en termes de fonctionnement du quartier, de même que le sont les craintes quant au retard dans la réalisation de l’extension du stade « Foe ». Toutes les conditions du « provisoire qui dure » semblent en effet réunies. « Ni fait ni à faire », c’est le qualificatif qui s’applique le mieux au traitement de ce dossier par la Mairie centrale et la Mairie du 3e.

 

Mais aussi importants soient-il, les enjeux du devenir du tènement RVI ne se limitent pas à ces aspects. Je souligne, de nouveau, l’enjeu urbanistique du devenir de ce secteur. Rappelons que ce joue à cet endroit l’urbanisation de 60 000 m² d’espace de centre-ville… et que cette urbanisation se fait sans vision d’ensemble, sans travail sur l’intégration aux quartiers et bien sûr, sans concertation. Une urbanisation sous forme de lotissement et de bétonisation qui semble bien anachronique.

 

Alors en découvrant à l’expo le profil végétal de la gare Part Dieu en 2100, je me disais, et si l’on commençait à concevoir « bien » les espaces majeurs dont nous lançons les aménagements. Est-il possible de rouvrir le cas échéant l’expo pour que Thierry Philip puisse y trouver de l’inspiration ?

 

PS : l’expo m’a permis de constater un exemple de « recommencement ». Les « urbacanyons » prospectifs m’évoquent la séparation verticale des flux de l’aménagement initial de la Part-Dieu… une organisation revue par le réaménagement en cours…

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mai 09

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Je reviens sur la modification du Plan Local d’Urbanisme, projet sur lequel nous – les élus Ensemble pour Lyon du 3e – avons voté non lors du dernier Conseil. En débattant avec la Majorité du 3e, je me suis demandé à propos des points posant problème s’il y avait une volonté de masquer certaines évolutions ou bien un défaut de suivi des dossiers. Les suites de ce débat renforcent mes doutes.

Ces doutes concernent notamment le changement de destination de l’îlot Créqui/Chaponnay/Edison. J’ai déjà évoqué mon étonnement lorsque j’ai constaté que Mme Panassier, l’adjointe à l’urbanisme du 3e, n’évoquait pas spontanément ce projet dans sa présentation. Elle a répondu à mon interpellation avec des arguments pour le moins « datés » relatifs à la requalification de la place Voltaire. Elle a aussi essayé la diversion en mettant en avant le désormais classique « Mieux vivre ensemble » puis en glissant sur des propos plus que limites. Passons…

Depuis, la conseillère déléguée Anne Brugnera s’est aussi exprimée sur le sujet. Elle se positionne résolument comme la « grande rectificatrice » du Conseil du 3e, dès que l’opposition joue son rôle… quitte d’ailleurs à se prendre les pieds dans le tapis comme nous l’avons vu sur le dossier « Citrouille et Potiron » et comme nous le voyons encore sur cette question d’urbanisme. Mme Brugnera nous dit « L’opposition s’est émue du projet visant à lever une réserve pour espace sportif… Concernant le terrain sportif, il en existe déjà un à proximité ». Non Mme Brugnera, la réserve que vous comptez supprimer sur l’îlot en cause était une réserve pour espace public, au profit du Grand Lyon et non de la Ville (je joins une photo pour aider le cas échéant au suivi de ce dossier !). Tout cela pose effectivement question sur la vision de la Mairie du 3e sur le renouvellement urbain du secteur Voltaire.

Malaise encore avec la suppression de la réserve pour espace vert de la rue des Petites sœurs. Mme Panassier nous dit : « c’était trop petit » (1990 m²). La réserve qui a été créée rue Meynis lors de la dernière modification fait seulement 1260 m². Celle qui existe rue de l’Espérance 1810 m²…

Malaise toujours avec les aménagements du tramway T3 du fait de la mise en service de Rhônexpress et du projet de desserte du Grand stade. Une réunion de concertation avait lieu mercredi soir en Mairie. Monsieur Rivalta, Président du Sytral, a plusieurs fois évoqué lors de la soirée le fait que des tramways pour le Grand stade partiront effectivement du nouveau quai prévu au Sud de la rue Paul Bert (sur une partie du tènement prévu pour l’Esplanade verte Dauphiné II)… Et tant pis si les supporters devront faire un trajet de 500 mètres entre la gare Part Dieu/Métro et cette gare « spéciale ». Pourtant, dans les documents de concertation consultables en Mairie, c’est-à-dire dans les « écrits », nulle mention de cette gare « spéciale ». Les aménagements prévus sont présentés comme une plate-forme constituant :

  • un quai de secours,
  • un point de stockage de rames (injection/retrait du réseau),
  • un point de régulation du trafic pour « gérer l’encombrement du tronc commun T3, T4, Rhônexpress » (et après on vient prétendre que l’intersection avec la rue Paul Bert ne va pas perturber gravement la circulation automobile)…

Bref, la question majeure de l’urbanisme exige mieux que du verbiage : du sérieux dans le suivi des dossiers, de la transparence et du pragmatisme.

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mai 04

Intervention lors du Conseil d’arrondissement du 4 mai 2010 sur le projet de modification du Plan Local d’Urbanisme

« Il nous est demandé de donner un avis sur le projet de modification n°7 du Plan Local d’Urbanisme. Cette modification n’est pas anodine, tout au moins pour ce qui concerne le 3e arrondissement.

Trois dispositions me posent problème.

1) La première vise, si j’ai bien compris, à supprimer l’emplacement réservé pour réalisation d’une place publique sur l’îlot Créqui/Chaponnay/Edison. Cela signifie que les immeubles actuels seraient maintenus, ou que de nouvelles constructions pourraient être réalisées à la place. Je dis « si j’ai bien compris » car le moins que l’on puisse dire, c’est que cette modification est un peu masquée. Elle n’est bizarrement pas reprise dans la synthèse et Mme Panassier ne l’a pas évoquée dans sa présentation.  

Ce n’est pourtant pas une modification anecdotique. Chacun sait qu’il s’agit d’un projet majeur de renouvellement urbain du secteur Voltaire ; un projet qui, il est vrai, traine en longueur, du fait de la lenteur d’acquisition des appartements pour pouvoir réaliser la place publique.

Avec cette modification, la collectivité effectuerait un virage à 180 degrés dans sa politique urbaine pour le secteur. On peut discuter de l’opportunité de créer cette place publique, notamment compte tenu de la difficulté de mener l’opération. Mais justement, ce revirement majeur a-t-il été concerté ? Le CIL et le Conseil de quartier ont-ils été saisis du projet ?

Je me pose aussi la question des suites si la modification est approuvée. S’il y a maintien des immeubles, pour quels types de logements ? Quelle sera la destination des appartements déjà acquis par la collectivité ? Nous constatons qu’une autre modification du PLU qui nous est proposée, sur le tènement voisin, vise à réduire l’emplacement réservé pour espace sportif pour créer une réservation pour programme de logements aidés. Nous savons que ce secteur comporte déjà un parc de logement social très important. Il faut veiller à la mixité de l’habitat dans ce secteur.

2) Deuxième interrogation : il nous est proposé de supprimer l’emplacement réservé pour espace vert rue des Petites sœurs. Deux motifs sont avancés : le coût d’acquisition pour la collectivité et le projet d’extension du square du Sacré Cœur.

Cette décision n’est pas souhaitable : elle fait perdre l’opportunité de réaliser un square à proximité immédiate des écoles de la rue des Petites sœurs, et l’extension du square du Sacré Cœur ne remplira pas la même fonction. Nous savons pourtant combien ces équipements sont utiles au voisinage des écoles.

C’est un nouveau mauvais coup porté aux espaces verts à Villette Paul Bert, quartier qui devrait pourtant être hautement prioritaire pour la réalisation d’espaces verts, notamment dans sa partie Nord. Après la démission de la Ville de Lyon pour le terrain Keller Dorian, l’approche modeste retenue sur le tènement Meynis, et les menaces qui planent sur l’Esplanade Dauphiné II, voici un nouveau renoncement de votre équipe en matière d’espaces verts à Villette, avec de nouveau l’argument du coût. Comme quoi, pour vous, il y a des projets qui seraient trop beaux pour Villette.  

3) Enfin, troisième interrogation, qui est plutôt d’ailleurs un constat. Une modification envisagée permettrait de construire à une hauteur de 50 mètres sur le terrain situé au Sud de l’avenue Félix Faure, le long de la voie ferrée. 50 mètres, rien de moins.

On comprend maintenant pourquoi vous avez tenu à déplacer le skate parc au risque d’en diminuer l’intérêt. Il devait en effet se faire sur ce terrain qui devrait donc accueillir une construction de 50 m. C’est ainsi le moment de vérité et l’épilogue pour ce dossier du skate parc.

En conclusion, je crois qu’il faut concerter et réétudier le projet de suppression de l’emplacement réservé de la rue de Créqui et qu’il faut revoir les deux autres modifications dont j’ai parlé.

Le bonheur est dans la ville proclame le Grand Lyon sur les panneaux publicitaires. Monsieur le Maire, vous affichez constamment « L’urbain et l’humain » comme ligne d’action de votre politique, mais vous agissez « béton et densité urbaine ». Telle est la politique que vous déclinez avec cette modification du PLU. C’est par ces petites touches que l’on modifie le cadre urbain.

Dans l’intérêt des quartiers Voltaire, Villette et Dauphiné, il ne semble pas opportun de donner un avis favorable à cette modification du PLU. En l’état je voterai contre ce dossier. »

L’enquête publique sur ce projet de modification du PLU se déroulera du 11 mai au 17 juin 2010.

 Je ne fais pas figurer les réponses pour éviter les problèmes de citation (le procès-verbal n’est validé qu’avec un certain délai). Mais vous pouvez consulter l’intégralité des débats sur le site de la ville de Lyon à l’adresse suivante :

http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/arrondissements/3arrdt/vie_democratique1733/conseil_darrondisse/?aIndex=1

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avr 06

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Je me suis abstenu lors du Conseil du 3e de ce soir sur les délibérations approuvant les modalités des concertations relatives à l’extension de la ligne de tram T3 pour la desserte du Grand stade et à d’autres aménagements de T3 pour l’exploitation conjointe T3/Rhônexpress ; une abstention non pas par désaccord sur la concertation, mais pour signifier des interrogations sur le fond du dossier à la fois au plan global et pour son impact sur le quartier Villette.

Le projet d’extension de la ligne T3 consiste à créer un débranchement de la ligne à Décines pour rejoindre le site du futur Grand stade, avec création d’un nouveau terminus.

Nous abordons ce projet avec la plus grande circonspection tant il est mené dans la précipitation avec un minimum d’informations. C’est vrai pour le dossier global du Grand stade et de ses futurs accès financés par la collectivité. Par ailleurs, les dossiers de l’extension/aménagement de T3 ne sont pas sans incidences pour le quartier Villette, à deux niveaux : d’une part, avec les menaces qu’ils font planer sur la réalisation complète de l’esplanade verte Dauphiné II, d’autre part, avec les conséquences sur la circulation automobile. Ce sont ces interrogations et ces doutes qui motivent notre abstention.

Premier aspect sur lequel il faut être vigilant : les projets d’extension de l’emprise du tram sur l’espace dédié à l’Esplanade verte Dauphiné II. Chacun connaît les besoins du quartier Villette Paul Bert en espaces verts, notamment depuis la « démission » de la Ville de Lyon sur le tènement Keller Dorian. Aujourd’hui, le projet soumis consiste à réaliser sur l’îlot Millon, à côté des voies du tram, des aménagements complémentaires (aire d’attente, régulation des rames et quais). L’aménagement pourrait rester limité, mais rappelons-nous qu’il y a encore quelques semaines on nous parlait de créer à cet endroit la gare de départ pour le Grand stade. Il s’agit des terrains de l’Esplanade Dauphiné II les plus proches du cœur de quartier de Villette. Je serai particulièrement vigilant pour éviter un mitage progressif de ces terrains, comme je l’ai fait dans le passé quand le Grand Lyon avait proposé de réaliser une déchetterie le long de l’esplanade Sans Souci Dauphiné I.

Deuxième aspect : celui de l’impact sur la circulation automobile au niveau du carrefour déjà très complexe de Paul Bert/Villette/Lacassagne. En prévoyant une desserte du Grand Stade en T3 depuis la Part Dieu, cela signifie des rames supplémentaires qui vont s’ajouter aux T3 classiques, aux T4 et à Rhônexpress  lorsqu’il y aura des matchs ou d’autres événements au Grand stade. Cela signifie que le carrefour sera très fréquemment bloqué par le passage de rames, coupant ainsi l’axe essentiel que constitue Paul Bert/Lacassagne pour la sortie de Lyon et la desserte de la gare. On peut légitimement craindre l’asphyxie du quartier.

J’imagine déjà l’argument opposé par la coalition rose-verte : il faut apprendre à vivre sans voiture à la Part Dieu. Comme chacun le sait, pour faire vivre les grands centres d’affaires et de communication, une bonne desserte en trottinette est suffisante… Pour être plus sérieux, je note la mention suivante dans la délibération relative à la concertation sur l’extension de T3 pour la desserte du Grand stade : « ce débranchement implique la construction d’un ouvrage d’art permettant le franchissement de l’avenue Jean-Jaurès à Décines et ainsi d’éviter toute problématique d’interface de circulation routière… ». Les risques évoqués pour Décines, pour le seul tronçon de l’extension, ne sont-ils pas d’autant plus importants pour le tronçon du tram à Lyon 3e qui verra passer Rhônexpress, les T3 normaux et Grand stade, et T4 ?

Je fais une proposition : pourquoi ne pas prévoir une desserte du Grand stade par T3 uniquement à partir de Vaulx-en-Velin la Soie qui permet la connexion avec la ligne A du métro ? Cela limiterait le coût de la desserte du Grand stade tout en évitant de surcharger encore l’arrivée de T3/T4 sur la Part Dieu.

Chacun pourra donc s’exprimer sur ces dossiers importants du 23 avril au 4 juin dans le cadre de l’enquête publique.

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juil 09

La chaleur est au rendez-vous et l’appel de l’eau se fait sentir. Mais force est de constater que Lyon reste particulièrement sous-équipée en piscines et centres aquatiques. Et nous savons maintenant que la situation ne va pas s’améliorer dans les années qui viennent.

 

On s’interroge souvent pour savoir si Lyon figure parmi les 15 premières métropoles européennes. Une chose est sûre : en matière d’équipements nautiques, notamment de plein air, c’est le bas du classement des villes de France. Le programme de la liste PS pour les dernières municipales reconnaissait d’ailleurs qu’il manque 3000 m² d’espaces aquatiques dans la ville.

 

Pourtant la température estivale est toujours aussi étouffante et les besoins de sport et de loisirs toujours aussi criants. Ils le seront d’autant plus cette année que les départs en vacances risquent d’être moins fréquents ou pour une plus courte durée. La migration quotidienne des Lyonnais vers les centres nautiques de la périphérie va donc se poursuivre… Il est des équipements pour lesquels on se plaint parfois qu’ils profitent à des habitants des communes voisines sans qu’ils les financent. On ne court pas ce risque avec les piscines !

 

La Ville sera ainsi encore déficiente cette année, et le problème, c’est qu’elle va le rester dans les années qui viennent. Le plan piscines de la liste PS s’est en effet réduit comme peau de chagrin dans le plan de mandat. La piscine du Rhône sera bien rénovée. Mais on ne parle plus du centre nautique du Confluent et celui prévu dans le futur parc Sergent Blandan semble bien hypothétique.

 

Quant au projet de centre aquatique de l’avenue Lacassagne (friche RVI), il reste le projet d’une alternative politique (notre projet exposé en mars 2008). Pour l’instant, c’est toujours le béton brûlant et vieilli qui règne dans le secteur. Il suffit pourtant de passer dans le quartier pour se dire que décidément, un centre nautique sur la friche RVI, cela ne manquerait pas de punch.

 

Pierre Bérat

 

piscine centre aquatique lyon

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