avr 19

De retour de quelques jours de congés, on me signale un billet me concernant sur le blog de Madame Brugnera, conseillère du 3e chargée de la petite enfance. Il fait suite à un échange que nous avons eu sur le dossier des Relais d’assistantes maternelles « Citrouille et Potiron » lors du conseil d’arrondissement du 3e. Madame Brugnera entend ainsi « rectifier des contre vérités que je véhiculerais sur le sujet ». Diantre ! Interroger serait donc proférer des contre-vérités.  Le plus cocasse, c’est que non seulement elle ne démontre aucune contre vérité, mais bien au contraire, elle confirme les points que j’avais soulevés, en contredisant par la même le Maire du 3e  - cf. mon billet du 28 février !

1er élément. La conseillère à la petite enfance écrit que face à deux options – la reprise des relais par la Mutualité du Rhône ou la reprise par une association de parents et d’assistantes maternelles -, la Ville de Lyon fait le choix de la 1ère option. Il y a donc bien un choix et non une « automaticité juridique ». J’avais voulu éclaircir ce point, et le Maire du 3e avait répondu que la 1ère option était la seule solution juridiquement possible. Va comprendre…

2e élément. Je m’étais étonné en conseil du fait que les anciens salariés des Relais n’avaient apparemment pas reçu de proposition écrite de recrutement dans le cadre du nouveau montage. La conseillère à la petite enfance confirme que les courriels ont été adressés aux relais, alors que les salariés n’avaient plus accès aux locaux…

Je voudrais revenir aussi sur le qualificatif « exemplaire » que j’avais employé et qui semble poser problème à Mme Brugnera. Oui, je trouve intéressantes les expériences qui voient des citoyens, en l’occurrence des parents et des assistantes maternelles, se mobiliser dans la durée pour gérer un équipement. Visiblement, à entendre Mme Brugnera, l’autogestion n’est plus une approche prisée à gauche…

Je voudrais aussi dire que quatre mois de fermeture de relais d’assistantes maternelles, ce n’est pas une simple « péripétie administrative ». L’affaire aurait dû être mieux gérée pour éviter la rupture. Je voudrais lui dire aussi qu’il revient aux élus d’arrondissement de répondre aux questions « techniques » posées sur les dossiers. La réponse « voyez avec la Mairie centrale », même sur des points juridiques « complexes » n’est pas satisfaisante. De la même façon, les élus d’arrondissement auraient pu faire en sorte de veiller à ce que les salariés soient bien informés, en essayant de rapprocher les points de vue. C’est dans cette intermédiation et cette contribution à l’ingénierie des dossiers que réside la valeur ajoutée des élus d’arrondissement.

L’important maintenant est effectivement la réouverture des relais et de renouer avec leur succès avec la Mutualité du Rhône. Pour autant, il faut être transparent sur la gestion de ce dossier et en tirer les leçons.

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mar 10

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Opération débat hier soir : je représentais la liste régionale « Aujourd’hui et demain, ensemble pour Rhône-Alpes » à la soirée organisée par la Fédération des MJC au Palais de la Mutualité. Quelle peut être la réponse de la Région aux préoccupations des jeunes ? Tel était le thème du débat.

Tant pis pour ceux qui aiment les clichés, mais je crois que l’UMP a démontré sa « jeunesse ». Pas moins de quatre colistiers de moins de 40 ans assistaient au débat : Jenny Bessoud, Emilie Desrieux, Marine Courtaut et Grégory Sansoz, accompagnés d’autres Jeunes Pop et Jeunes actifs. Pour continuer sur les participants, j’ai été étonné de ne voir aucun élu de gauche du 3e : cette initiative, impliquant les MJC de notre arrondissement, méritait sans doute une meilleure reconnaissance.

Les questions de la formation et de l’emploi figuraient logiquement en bonne place dans les préoccupations des jeunes. Les messages que j’ai cherchés à faire passer ont été les suivants :

  • La première responsabilité de la Région, vis-à-vis des jeunes, c’est de faire en sorte que le lycée, les formations en alternance et l’enseignement supérieur préparent effectivement à l’emploi, et que le développement économique soit favorisé pour créer le plus grand nombre d’emplois.
  • Préparer le futur, qui est un des rôles de la Région avec le mieux vivre au quotidien, c’est soutenir la recherche et les entreprises qui vont créer les emplois de demain, c’est former aux nouveaux emplois.
  • La Région peut agir en la matière, mais elle ne peut le faire bien qu’à trois conditions : (1) que la majorité qui la dirige soit convaincue qu’il faut des entreprises fortes et de l’innovation, (2) que cette majorité soit solide, unie et cohérente pour conduire une vraie stratégie de développement économique et sociale et (3) que cette majorité ne positionne pas la Région comme un contre-pouvoir au Gouvernement.

Les échanges avec mes contradicteurs ont je crois bien montré qu’une coalition rose-rouge-verte aurait bien du mal à remplir ces conditions. J’ai été frappé par les approches très « idéologiques » et désincarnées développées par les représentants du Front de gauche et de Génération écologie. J’ai même été stupéfait quand j’ai entendu Mme Moreira qui semblait mettre en question la pertinence des pôles de compétitivité. Dans cette ambiance, le représentant du PS était un peu écartelé entre les gages à donner à ses futurs alliés de circonstance et la promotion des gadgets « marketés » du PS censés élargir la base électorale.

J’ai terminé ma conclusion en évoquant le sujet emblématique du projet de JO 2018 Annecy Haute Savoie. Je suis de la génération des JO d’Albertville qui m’ont beaucoup marqué, par le rayonnement qu’ils ont apporté à Rhône-Alpes. Les JO de 2018 seraient une formidable nouvelle opportunité pour la région et notamment pour sa jeunesse : cohésion régionale autour d’un événement fédérateur, promotion au niveau mondial, opportunités d’emplois et d’innovations, notamment en matière de développement durable. Et pourtant… nous savons que les futurs alliés de circonstance de la coalition rose-rouge-verte sont en désaccord sur le soutien à ce projet. Comment redonner une ambition à Rhône-Alpes dans ces conditions ?

Le débat a aussi été l’occasion de revenir sur la réforme des collectivités territoriales. C’était bien sûr tous contre l’UMP qui veut nous priver des libertés locales ! Pour ma part, j’ai souligné combien, à partir d’exemples concrets abordés dans le débat (aide aux associations, organisation des transports, carte M’Ra pour les collégiens), une meilleure articulation entre région et départements pourrait améliorer le service rendu aux citoyens. J’ai rappelé aussi que l’objectif de la réforme, c’était « Faire mieux pour moins cher ». Car oui, il y a des gaspillages aussi dans les collectivités. J’ai cité quelques chiffres issus du dossier spécial des Echos paru le matin même : + 405 % pour les dépenses de personnel de la Région Rhône-Alpes entre 2005 et 2009 (+ 322 % en moyenne nationale), + 84 % pour les services généraux (+ 57 % en moyenne nationale)… J’ai aussi pu répondre aux désormais « classiques » contrevérités qui étaient avancées par mes contradicteurs : non le conseiller territorial ne va pas être un niveau supplémentaire d’élus, non le mode de scrutin de ce conseiller territorial n’est pas encore arrêté (cette question du mode de scrutin semblait la principale préoccupation – très politicienne – de mes contradicteurs), oui c’est un mensonge de dire que les ressources des collectivités ont été diminuées en 2010 du fait de la réforme de la taxe professionnelle…

A voir aussi sur le déroulement de la campagne.

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mar 01

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Voilà déjà quelques semaines que je suis engagé dans cette campagne des élections régionales en tant que candidat. A quinze jours du scrutin, voici quelques constats que je tire de ma présence sur le terrain dans le 3e arrondissement et ailleurs.

Premier constat, comme pour les dernières campagnes, les candidats sont saisis par des collectifs, lobbies, groupes d’intérêt, et ils sont « sommés » de répondre à des questions plutôt pointues. Je dis « sommés » car ces questionnaires ou ces invitations à des débats, sont parfois très impératifs, menaçant d’apocalypse médiatique en cas de non réponse. Je constate que les sujets évoqués sont parfois très éloignés des compétences de la Région, et parfois que l’interrogation est largement téléguidée par certains mouvements politiques… Diversion, diversion… Pour ma part, j’entends plutôt me concentrer sur le débat relatif aux politiques que peut mener la collectivité « Région ».

Alors quels sont les sujets sur lesquels un candidat aux régionales est amené à discuter dans le cadre de cette campagne ?

Ce serait mentir que de dire que toutes les questions portent sur des compétences régionales. Pas une seule présence marché ou visite de commerce, sans que ne soit évoquée la question de la propreté. C’est le reflet d’une réalité et de l’échec de la politique du Grand Lyon en la matière. Souhaitons que le Vice-président en charge de cette question se saisisse enfin du problème après sa campagne régionale !

De façon générale, on constate que nos concitoyens ont beaucoup de difficultés pour se repérer dans les compétences des collectivités territoriales. Et ne parlons pas du mode de scrutin des régionales. Ce constat que chacun peut faire en faisant campagne devrait amener ceux qui sont vent debout contre la réforme des collectivités territoriales à réfléchir encore au sujet. Pour ma part, je suis encore plus convaincu que oui, il faut clarifier les compétences, pour que chacun sache bien « qui fait quoi avec quel impôt », et oui, un conseiller territorial, bien identifié sur un territoire déterminé, serait une très bonne chose pour susciter l’adhésion des citoyens.

Parmi les sujets de compétences régionales, j’ai noté les échanges suivants lors de mes rencontres :

  • La question de l’insertion professionnelle des jeunes : comment mieux orienter les jeunes vers des métiers d’avenir, pour assurer l’emploi ? C’est le souci de nombreux jeunes et parents. C’est la raison pour laquelle notre programme propose de renforcer l’information sur les filières porteuses, en manque de candidats, de rendre plus réactif le dispositif régional de formation et d’encourager l’apprentissage par une nouvelle aide financière.
  • La question du soutien aux entreprises : de nombreux commerçants et autres responsables de TPE que j’ai rencontrés font part des mois très difficiles qu’ils ont connus ou connaissent du fait de la crise. Souvent, ils posent la question, mais que fait pour moi la Région ? C’est pourtant la collectivité première en matière de soutien à l’économie. C’est pourquoi nous proposons de simplifier le dispositif d’aides en élargissant notamment les conditions pour bénéficier de garanties d’emprunt.
  • Comment conjuguer stratégie régionale de développement économique et réponse de proximité pour les entreprises qui ont besoin d’accompagnement, tout en assurant une équité entre toutes les entreprises ? Voilà une question, évoquée avec des artisans, qui constitue un vrai chantier à mener dans la perspective de la nouvelle organisation des collectivités territoriales.

Je note aussi que nombreux sont les électeurs qui sont sensibles à la nécessité de mieux maîtriser les dépenses des collectivités territoriales. Que cela plaise ou non à ceux qui se sont positionnés comme des contre-pouvoirs locaux, la pression fiscale locale est jugée excessive et la question est souvent posée de la pertinence de certaines dépenses.

Enfin un échange que j’ai trouvé significatif. Samedi sur le marché de Montchat, une dame m’expliquait qu’elle avait rencontré le candidat Thierry PHILIP, lequel en bon candidat PS, se veut le représentant patenté de la Solidarité. La dame lui dit « mais je ne vais pas pouvoir voter ». Le Maire de répondre : mais pourquoi cela ? « Mais parce que j’habite à la Résidence pour Personnes Agées Constant, vous savez la résidence que vous faites fermer ! » Il semblerait que l’échange ait tourné court…

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oct 26

Il y a quelques semaines, lorsque je déplorais dans un post le nouveau retard de réalisation du skateparc du 3e, j’ai reçu un mail me conseillant de m’intéresser aussi aux caractéristiques de cet aménagement, afin d’éviter la réalisation d’un équipement répondant mal aux attentes des skateurs. Après avoir pris quelques contacts, j’ai eu la confirmation qu’il s’agissait bien d’un aspect du dossier à suivre de près. J’ai donc demandé des informations précises sur l’aménagement projeté.

 

J’ai ainsi obtenu de la nouvelle équipe d’arrondissement le plan de l’aménagement projeté (voir ci-après), sachant que ce skateparc va être réalisé sur une parcelle de 600 m². Nous connaissons aussi maintenant le budget du projet : 100 000 euros, terrassement de la parcelle et enrobé compris.

 

A ce stade, je suis preneur d’avis de skateurs sur l’aménagement projeté. Vous le savez, ce projet de skateparc de proximité dans notre arrondissement m’est cher puisque je l’avais défendu dès 2002, en liaison avec un groupe de jeunes de l’Espace Montchat, pour une prise en compte par le plan de mandat de la Ville de Lyon. Je suis d’autant plus preneur d’avis que je ne suis pas certain que les choix aient été faits en demandant l’opinion des premiers intéressés. Si vous pratiquez le skate ou le roller, ou si vos enfants ou petits-enfants le pratiquent, n’hésitez pas à me donner votre avis à partir du plan ci-dessous. Vous pouvez le faire soit en postant un commentaire (signé ou avec un pseudo) ou en m’adressant un mail confidentiel via la rubrique « contact ».

 

Pour faciliter la lecture du plan, voici à quoi correspondent les divers modules du skateparc :

  • A = lanceur
  • B = barre de glisse
  • C = fun box
  • D = double mini spine
  • E = tremplin courbe
  • F = lanceur
  • G = tremplin droit

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sept 19

Intervention lors du Conseil d’arrondissement du 8 septembre 2009 à propos du lancement d’un week-end de promotion des piscines.

 

Pierre Bérat : « Il faut évidemment voter ce dossier, mais je voudrais vous faire remarquer qu’en termes de promotion des piscines, il faut aller au-delà d’un seul week-end à tarif préférentiel et que le problème de Lyon est un problème d’offre de piscines répondant aux attentes des habitants.

 

Je lis « il manque à Lyon  3.000 m² de plans d’eau » c’est écrit dans un ouvrage de référence qui s’appelle le projet pour Lyon d’un certain Gérard COLLOMB. 

 

Le principal problème à Lyon c’est le manque de piscines et il faudrait que les promesses qui ont été faites soient tenues, notamment pour le Parc Sergent Blandan. Je veux rappeler aussi nos propositions sur le tènement RVI, pour le 3ème Est, secteur dans lequel il y a une forte demande.

 

Dans l’attente de ces grands équipements pour faire face au sous-équipement, l’autre problème, c’est l’ouverture des piscines couvertes l’été, car si Monsieur ACHACHE nous parle d’une fréquentation des piscines lyonnaises en forte hausse, il est dommage que la piscine Garibaldi soit fermée de mai à septembre, car les gens souhaitent aller à Garibaldi parce qu’il y a trop de monde ailleurs.

 

La politique « piscines » à Lyon est loin d’être exemplaire. »

 

Les débats du Conseil d’arrondissement constituent bien logiquement le cadre privilégié de notre démocratie locale. Aussi, vous trouverez sur ce blog mes interventions dans le cadre de ce conseil (il s’agit de la retranscription de l’intervention orale).

 

Je ne fais pas figurer les réponses pour éviter les problèmes de citation (le procès-verbal n’est validé qu’avec un certain délai). Mais vous pouvez consulter l’intégralité des débats, une fois le procès-verbal validé, sur le site de la ville de Lyon.

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