juil 25

Un décret vient de compléter l’arsenal juridique destiné à prévenir les atteintes au drapeau tricolore. Une loi de 2003 avait déjà prévu une peine de 7500 euros pour les faits d’outrage public à l’hymne national ou au drapeau tricolore lors d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques. Pour des faits commis en réunion, peut s’ajouter une peine de six mois d’emprisonnement.

 

Avec le nouveau décret, les capacités d’action sont étendues, puisque l’outrage au drapeau français, dans un lieu ouvert au public, qu’il s’agisse de destruction, détérioration ou d’utilisation dégradante, est passible d’une amende de 1500 euros. La peine s’applique aussi si les faits sont commis en privé mais font l’objet d’une diffusion des images.

 

Ce nouveau texte vient combler un déficit juridique, apparu lors de l’affaire de l’expo de Nice. Il constitue un nouveau signal fort sur la valeur de l’emblème et de l’hymne national. De même que la liberté d’expression n’autorise pas les propos racistes, ou que la liberté artistique n’autorise pas la dégradation des biens d’autrui, il est opportun de signifier que la liberté d’expression n’autorise pas l’outrage à l’hymne national ou que la liberté artistique n’autorise pas l’outrage au drapeau. Il reste à souhaiter que ces peines, tout en ayant le plus grand effet dissuasif en réaffirmant un principe fondamental, soient pleinement appliquées lorsque la dissuasion aura échoué.

 

Quant aux adeptes de telles pratiques, puisqu’ils veulent ainsi signifier leur rejet de notre République, plutôt que de payer de telles amendes, qu’ils se payent un billet d’avion pour aller voir ailleurs si « l’herbe y est plus verte » !

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juin 19

En ce 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin, si j’en crois ce que lis dans la presse, les Français ne croient plus au gaullisme, ou ne savent pas trop de quoi il s’agit, alors que la plupart des élus et responsables politiques auraient leur part de gaullisme. Ceci expliquerait-il cela ?

Le 18 juin est chaque année une grande date, tant le message associé est fort. J’aime beaucoup participer à la commémoration de l’Appel devant l’auditorium. Je regrette de ne pas avoir pu le faire cette année (dommage d’avoir avancé à 17H cette commémoration !).

Le gaullisme serait ainsi un héritage commun. Sans doute pour ce qu’il représente dans l’Histoire de France, et c’est une bonne chose. Nul doute également que le gaullisme dépasse la frontière droite/gauche. Mais pour autant, le gaullisme en politique est-il aujourd’hui nulle part et partout ?

Pour ma part, je me réfère au gaullisme depuis l’origine de mon engagement politique. Une double référence : celle du 18 juin et de la Résistance bien sûr, pour ce qu’elle porte d’honneur et de volontarisme pur. Mais aussi celle de l’œuvre politique des années de Ve République pour ce qu’elle représente en termes de redressement, de construction et de modernisation. Avec dans les deux cas, le refus du renoncement et la croyance en une France qui peut se surpasser.

Ce que je crois aujourd’hui c’est qu’une approche gaulliste, actuelle, n’est pas compatible avec :

  • la quête systématique d’une déresponsabilisation des Français,
  • le refus de traiter avec courage les grands enjeux du moment, comme par exemple celui des retraites, en préférant « refiler » le mistigri aux générations suivantes,
  • un goût du Verbe et des postures déconnectés de l’action pragmatique,
  • une approche corporatiste des collectivités territoriales qui aspire à créer 22 « IVe République » régionales et 100 « IVe République » départementales,
  • la volonté d’accorder des droits « politiques » dissociés de la citoyenneté française ou européenne,
  • la tentation de la décroissance,
  • la défiance à l’égard du progrès scientifique et technique,
  • l’obsession de l’abaissement de la France et de la repentance…

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fév 07

Dans une semaine qui s’annonce bien remplie, j’attire votre attention sur deux réunions-débat :

Mercredi 10 février à 19 H à Rillieux

Soiré-débat organisée par les Jeunes actifs de la 7e circonscription sur le thème « Création d’entreprise et auto-entrepreneuriat »

Avec Philippe MOINE et Grégory SANSOZ, j’aurai l’occasion de présenter les propositions de la liste régionale « Ensemble pour Rhône-Alpes » sur ces sujets.

Les informations sur la manifestation

Autre manifestation importante de la semaine :

Le jeudi 11 février à 19H30

A l’Escale, 92 rue de Créqui, Lyon 6e

Dominique PERBEN et Laurence BALAS, Présidente de Nouvelle Donne, vous invitent à un débat organisé à l’approche de la révision des lois de bioéthique, avec la participation du Professeur Bruno SALLE des HCL, Professeur des Universités de médecine de la reproduction. Le débat permettra d’évoquer la procréation médicale assistée, les mères porteuses, la recherche sur les cellules souches, les dons d’organes et l’accompagnement de la fin de vie.

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jan 19

Lors du dernier Conseil d’arrondissement, en tant qu’élus UMP et apparentés, nous nous sommes abstenus lors du vote d’un projet de création d’un Groupe d’initiatives pour l’égalité dans la Ville. Nous l’avons fait parce que la création d’une « énième » structure ne sous semble pas prioritaire pour garantir l’égalité de traitement des personnes qui sont en relation avec la Ville. Mais je pense aussi que la confusion des objectifs d’un tel organisme n’est pas opportune.

Ce groupe d’initiatives a pour objectif « originel » de veiller au respect de l’égalité de traitement, à la fois pour les personnes qui travaillent ou veulent travailler à la Ville en tant que collectivité, et pour celles qui sont en relation avec la Ville dans le cadre des services qu’elle rend au public. Pas de problème sur cet objectif (nous avons d’ailleurs voté par ailleurs l’approbation d’une convention de partenariat avec la HALDE), si ce n’est encore une fois la question de l’opportunité d’une nouveau « comité » ; autant assurer un bon contrôle interne des politiques et procédures.

Par contre, il y a tout lieu de craindre un dérapage de la mission de cet organisme sur des conceptions beaucoup plus larges de l’égalité, et pour tout dire, plutôt militantes. Le texte de la délibération est à cet égard un signe. Et je dois dire que notre débat au conseil m’a conforté dans cette crainte, les discussions mélangeant allégrement égalité et solidarité, Egalité et lutte contre les inégalités, égalité de traitement dans le cadre des services rendus par la Ville et l’Egalité avec un grand E de notre République ; cette dernière étant il me semble liée à la citoyenneté française avec dans certains cas son extension communautaire.

Après le conseil, une personne qui avait assisté au débat me disait que si notre pays se trouvait bien souvent dans une situation de confusion et de relativisme, c’est aussi parce que les mots perdent leur sens. Je suis bien d’accord avec ce diagnostic, cette perte de sens résultant soit de paresse intellectuelle soit de visées idéologiques. Est-ce une cause ou la conséquence de l’effacement de certains fondamentaux de notre République, je ne sais pas trop ? Mais la réalité est là, autant ne pas l’encourager plus encore.

Dans la logique d’opportune clarté de l’action publique, j’ai particulièrement apprécié cette semaine les propos de François Fillon sur la question du droit de vote et d’éligibilité aux élections locales des étrangers non communautaires : « J’y suis totalement défavorable. J’estime que le droit de vote est fondamentalement lié à la citoyenneté. Si nous sommes un pays d’intégration, ce n’est pas pour offrir aux étrangers des demis droits électoraux, mais pour les inciter à acquérir, s’ils le souhaitent, des droits entiers en rejoignant pleinement notre communauté nationale ». Rien à ajouter.

Pierre Bérat

écrit par Pierre BERAT

déc 30

P8220127

A quelques heures du réveillon, je souhaite d’ores et déjà vous présenter, à vous, lecteur régulier ou nouveau visiteur de ce blog, tous mes vœux pour la nouvelle année, à tous et à chacun. Des vœux de santé, de joies et de réussites, et pour ceux qui sont dans le souci, des vœux d’espérance et de renouveau.

Cette année 2009 aura été éprouvante, tant la crise a été brutale et sévère, même si la France a nettement mieux résisté que d’autres pays européens. Si les effets sur l’emploi continuent à se faire durement sentir, nous avons commencé à regagner le terrain perdu en termes d’activité économique. Mais le chemin de la sortie de crise n’est pas terminé, et il reste encore beaucoup de difficultés à surmonter.

On lit parfois qu’après une telle crise mondiale, rien ne sera plus comme avant. Nicolas Baverez évoque une rupture historique. Les Etats doivent faire face à une montagne de dettes, les dépenses des nécessaires plans de relance étant venues s’ajouter à la dette « structurelle ». Plus que jamais, il faut aujourd’hui voir plus loin, se sortir du piège du court terme. C’est vrai en termes de croissance économique, c’est vrai aussi en termes de développement durable. Cela doit l’être aussi en termes de pacte social : quelle France préparons nous pour demain, pour nous-même et pour les générations futures ? Sans s’inscrire dans une perspective de déclin, il faut être conscient des possibilités de notre système et admettre que la « vie à crédit » a trouvé ses limites.

Et pour que notre pays poursuive dans la voie du redressement, je forme aussi les vœux que nous puissions ensemble faire reculer la confusion intellectuelle, qui n’est bien souvent que le masque de la démagogie ou l’outil de visées électorales. Sachons redonner pleinement leur sens au destin partagé, à la citoyenneté, à la solidarité, à l’intérêt général. Consolidons cette communauté nationale que nous avons en partage et dont nous sommes responsables. Et de grâce, positivons sur ce que nous construisons ensemble. « Notre ridicule défaut national est de ne pas avoir de plus grands ennemis de nos succès et de notre gloire que nous-mêmes » analysait Napoléon. Sans viser la gloire, le temps n’est-il pas venu d’affronter de façon plus responsable et avec suffisamment de cohésion nationale, les défis auxquels nous faisons face ? 

Pierre Bérat

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