août 26

Reprise des activités du blog avec quelques réactions à des billets lus cet été. La première porte sur le tènement RVI, comme mon dernier post avant la coupure estivale, après avoir découvert par les « miracles » d’une recherche google un billet de mai dernier de D.A., habitant du 3e sur le blog participatif de Vision 3e.

Dans ce billet, M. A. s’étonne des promesses non tenues par la liste PS concernant le devenir de la friche RVI, en faisant état de propos de Mme Belkacem annonçant « le premier coup de pioche de la réhabilitation du tènement RVI, pour y réaliser école et parc, dès le lendemain de la victoire de la gauche aux élections municipales… ». 2 ans et demi après, je comprends bien le désarroi et la frustration de cet habitant du 3e.

Mais je voudrais surtout réagir à un propos de ce billet sur nos propositions alternatives à l’époque. Je cite « Pour être juste, le principal parti adverse proposait à l’époque un projet pharaonique qui n’aurait, parait-il, pas coûté un euro de plus à la collectivité. Que serait-il advenu de ce projet si ce parti avait été élu ? ».

Il est ainsi fait référence ici au projet de rénovation urbaine largement fondé sur la réalisation d’un centre nautique, que notre liste « Grandissons à Lyon » portait en mars 2008. Ces propos m’inspirent deux réactions.

Tout d’abord, il montre je crois qu’il faut vraiment accorder toute son importance au débat démocratique sanctionné par les élections, et ne pas s’enfermer dans un résultat couru d’avance. Dommage de ne pas avoir cru qu’une autre approche était possible. Oui il y avait une alternative, d’autant plus réelle que ce projet était au cœur de notre campagne.

Ensuite, pour ma part, je n’ai jamais prétendu que le projet que nous proposions ne couterait rien à la collectivité. Celle-ci aurait pu contribuer à l’investissement. C’est une question de choix et de priorité en matière d’investissement. Je pense que la création d’un centre nautique et de loisirs, au cœur du 3e, dans une optique de réhabilitation et de dynamisation, méritait un effort financier. Et cette « vision » apparaît aujourd’hui d’autant plus crédible que la Ville a renoncé au projet de piscine du futur parc Blandan ainsi qu’à celui de la Confluence.

Autre réaction : s’il faut effectivement souhaiter une réhabilitation urbaine rapide, attention à mon avis de ne pas se satisfaire en la matière de n’importe quelle construction, même si on peut comprendre le ras-le-bol devant des locaux en ruine. Ce que l’on construit, c’est un urbanisme pour au moins 50 ans, avec le fonctionnement du quartier qui va avec.

L’adjointe à l’urbanisme du 3e a semble-t-il souligné, avec pertinence, lors d’une réunion du quartier début juillet, qu’il fallait avoir à l’esprit que le tènement RVI, c’est aussi grand que le quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne. Bien vu. Vous imaginez le Maire de Villeurbanne engager un projet de rénovation urbaine de ce quartier, en concentrant « ici et là » des m² sans vision d’ensemble ?

Pour ce qui est de la déception de M. D.A. quant aux promesses non tenues par Madame Belkacem, qu’il ou elle se rassure de ne pas être seul(e) dans ce cas ! Combien de Montchatois n’ai-je pas rencontré depuis les élections qui me reparlent de la promesse du retour d’un « garde champêtre » à Montchat ? Même bien « marketé », le vent reste le vent !

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juil 28

Il y a quelques semaines, j’ai visité avec intérêt l’exposition « Cités végétales » de l’architecte Luc Schuiten, une exposition prospective sur ce que pourrait être la ville de demain, construite en symbiose avec la nature. En parcourant les salles de cette expo, qui a été largement intégrée au marketing officiel de la Ville, je me suis dit immédiatement : dommage que le Maire de Lyon et le Maire du 3e ne s’inspirent pas d’une part – même minime – de ces idées (pour un aperçu) pour l’aménagement du vaste « morceau » du centre ville que constitue le tènement RVI !

 

Cet espace est revenu sur le devant de l’actualité ces derniers temps du fait de la fermeture prochaine de la friche artistique et de sa problématique relocalisation partielle à proximité. Cette couverture médiatique est légitime. Il est normal de poser la question du devenir « durable » du site de création artistique que constituait la friche. En la matière, je ne comprends pas que la Ville n’ait pas encore clarifié et optimisé son approche, malgré la multiplication des infrastructures culturelles. La relocalisation partielle et « temporaire » des ateliers de la friche, à proximité immédiate – rue Lamartine – n’est pas une réponse adaptée.

 

Il est normal aussi que la préoccupation des riverains de la rue Lamartine ait été relayée, car cette préoccupation est fondée en termes de fonctionnement du quartier, de même que le sont les craintes quant au retard dans la réalisation de l’extension du stade « Foe ». Toutes les conditions du « provisoire qui dure » semblent en effet réunies. « Ni fait ni à faire », c’est le qualificatif qui s’applique le mieux au traitement de ce dossier par la Mairie centrale et la Mairie du 3e.

 

Mais aussi importants soient-il, les enjeux du devenir du tènement RVI ne se limitent pas à ces aspects. Je souligne, de nouveau, l’enjeu urbanistique du devenir de ce secteur. Rappelons que ce joue à cet endroit l’urbanisation de 60 000 m² d’espace de centre-ville… et que cette urbanisation se fait sans vision d’ensemble, sans travail sur l’intégration aux quartiers et bien sûr, sans concertation. Une urbanisation sous forme de lotissement et de bétonisation qui semble bien anachronique.

 

Alors en découvrant à l’expo le profil végétal de la gare Part Dieu en 2100, je me disais, et si l’on commençait à concevoir « bien » les espaces majeurs dont nous lançons les aménagements. Est-il possible de rouvrir le cas échéant l’expo pour que Thierry Philip puisse y trouver de l’inspiration ?

 

PS : l’expo m’a permis de constater un exemple de « recommencement ». Les « urbacanyons » prospectifs m’évoquent la séparation verticale des flux de l’aménagement initial de la Part-Dieu… une organisation revue par le réaménagement en cours…

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juin 27

Assez rapidement, des itinéraires cyclables devraient être créés sur l’avenue de Saxe et l’avenue Félix Faure, avec pour conséquence probable, la perte d’une voie de circulation. C’est ce qui a été annoncé dernièrement par la Mairie du 3e.

Premier constat : ces aménagements étaient déjà « dans les tuyaux » avant la concertation sur le plan « modes doux ». Ce n’est donc pas un scoop mais compte tenu de ces conclusions, on peut constater que cette concertation aura ainsi largement été un leurre.

Deuxième constat : avec les axes sélectionnés, le Grand Lyon et la Mairie du 3e font clairement le choix de réaliser des itinéraires modes doux sur des axes structurants de circulation. La conséquence immédiate est de réduire les capacités d’écoulement de ces axes pour le trafic automobile ce qui va ravir ceux qui veulent une ville sans voitures. Je veux dire de nouveau qu’il me semble aberrant d’utiliser les vélos pour bloquer les grands axes. Et je veux dire aussi que c’est une erreur que de réduire les capacités de circulation automobile de l’avenue de Saxe et de Félix Faure, cette dernière pouvant selon le projet être réduite à une voie !

Cette restriction de voirie est d’autant plus une erreur qu’il y a d’autres solutions pour les itinéraires deux roues. On nous dit que les objectifs de ces nouveaux axes sont :

  • Pour l’avenue de Saxe, de réaliser un nouvel axe Sud-Nord, allant vers le Parc de la Tête d’Or,
  • Pour l’avenue Félix Faure, de réaliser une liaison vers Villeurbanne.

Voici quelques réflexions en s’appuyant sur le plan ci-dessous qui comporte en violet, les grands itinéraires deux roues existants ou programmés comme Garibaldi, en orange les projets sur Saxe et Félix Faure et en bleu les autres aménagements possibles (avec mes excuses pour la qualité médiocre du plan, c’est un blog à petits moyens !).

Concernant l’itinéraire Nord-Sud, on constate que nous avons déjà celui des Berges du Rhône et que nous aurons celui de Garibaldi (d’où la nécessité de réaliser au plus vite l’intégralité du nouvel aménagement de cet axe).

Pour la liaison avec Villeurbanne, nous avons l’itinéraire cours Gambetta-Albert Thomas-Mouton Duvernet et la piste le long du tram T3 jusqu’à Reconnaissance. Cet itinéraire pourrait être amélioré en sécurisant Gambetta, l’intersection Albert-Thomas/Dauphiné et en réalisant une jonction directe Mouton-Duvernet – Tram T3.

Nous avons aussi un 2e itinéraire, avec rue de la Part Dieu-Bouchut et la possibilité de réaliser un aménagement pour prolonger la liaison via la rue Saint Antoine, dont la largeur constitue une opportunité. Cela a je crois été pointé par le Conseil de quartier. Outre cet aménagement, cela implique de trouver une solution « lourde » pour traverser la Part-Dieu, mais cette traversée est de toute façon une nécessité.

Une autre approche est donc possible : plutôt que de se lancer dans des aménagements de grandes longueurs, dont la finalité « anti-voitures » apparaît assez évidente, il serait sans doute plus judicieux de mobiliser les moyens financiers pour sécuriser et terminer les liaisons existantes ou potentielles compte tenu des maillons déjà réalisés.

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mai 09

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Je reviens sur la modification du Plan Local d’Urbanisme, projet sur lequel nous – les élus Ensemble pour Lyon du 3e – avons voté non lors du dernier Conseil. En débattant avec la Majorité du 3e, je me suis demandé à propos des points posant problème s’il y avait une volonté de masquer certaines évolutions ou bien un défaut de suivi des dossiers. Les suites de ce débat renforcent mes doutes.

Ces doutes concernent notamment le changement de destination de l’îlot Créqui/Chaponnay/Edison. J’ai déjà évoqué mon étonnement lorsque j’ai constaté que Mme Panassier, l’adjointe à l’urbanisme du 3e, n’évoquait pas spontanément ce projet dans sa présentation. Elle a répondu à mon interpellation avec des arguments pour le moins « datés » relatifs à la requalification de la place Voltaire. Elle a aussi essayé la diversion en mettant en avant le désormais classique « Mieux vivre ensemble » puis en glissant sur des propos plus que limites. Passons…

Depuis, la conseillère déléguée Anne Brugnera s’est aussi exprimée sur le sujet. Elle se positionne résolument comme la « grande rectificatrice » du Conseil du 3e, dès que l’opposition joue son rôle… quitte d’ailleurs à se prendre les pieds dans le tapis comme nous l’avons vu sur le dossier « Citrouille et Potiron » et comme nous le voyons encore sur cette question d’urbanisme. Mme Brugnera nous dit « L’opposition s’est émue du projet visant à lever une réserve pour espace sportif… Concernant le terrain sportif, il en existe déjà un à proximité ». Non Mme Brugnera, la réserve que vous comptez supprimer sur l’îlot en cause était une réserve pour espace public, au profit du Grand Lyon et non de la Ville (je joins une photo pour aider le cas échéant au suivi de ce dossier !). Tout cela pose effectivement question sur la vision de la Mairie du 3e sur le renouvellement urbain du secteur Voltaire.

Malaise encore avec la suppression de la réserve pour espace vert de la rue des Petites sœurs. Mme Panassier nous dit : « c’était trop petit » (1990 m²). La réserve qui a été créée rue Meynis lors de la dernière modification fait seulement 1260 m². Celle qui existe rue de l’Espérance 1810 m²…

Malaise toujours avec les aménagements du tramway T3 du fait de la mise en service de Rhônexpress et du projet de desserte du Grand stade. Une réunion de concertation avait lieu mercredi soir en Mairie. Monsieur Rivalta, Président du Sytral, a plusieurs fois évoqué lors de la soirée le fait que des tramways pour le Grand stade partiront effectivement du nouveau quai prévu au Sud de la rue Paul Bert (sur une partie du tènement prévu pour l’Esplanade verte Dauphiné II)… Et tant pis si les supporters devront faire un trajet de 500 mètres entre la gare Part Dieu/Métro et cette gare « spéciale ». Pourtant, dans les documents de concertation consultables en Mairie, c’est-à-dire dans les « écrits », nulle mention de cette gare « spéciale ». Les aménagements prévus sont présentés comme une plate-forme constituant :

  • un quai de secours,
  • un point de stockage de rames (injection/retrait du réseau),
  • un point de régulation du trafic pour « gérer l’encombrement du tronc commun T3, T4, Rhônexpress » (et après on vient prétendre que l’intersection avec la rue Paul Bert ne va pas perturber gravement la circulation automobile)…

Bref, la question majeure de l’urbanisme exige mieux que du verbiage : du sérieux dans le suivi des dossiers, de la transparence et du pragmatisme.

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mai 04

Intervention lors du Conseil d’arrondissement du 4 mai 2010 sur le projet de modification du Plan Local d’Urbanisme

« Il nous est demandé de donner un avis sur le projet de modification n°7 du Plan Local d’Urbanisme. Cette modification n’est pas anodine, tout au moins pour ce qui concerne le 3e arrondissement.

Trois dispositions me posent problème.

1) La première vise, si j’ai bien compris, à supprimer l’emplacement réservé pour réalisation d’une place publique sur l’îlot Créqui/Chaponnay/Edison. Cela signifie que les immeubles actuels seraient maintenus, ou que de nouvelles constructions pourraient être réalisées à la place. Je dis « si j’ai bien compris » car le moins que l’on puisse dire, c’est que cette modification est un peu masquée. Elle n’est bizarrement pas reprise dans la synthèse et Mme Panassier ne l’a pas évoquée dans sa présentation.  

Ce n’est pourtant pas une modification anecdotique. Chacun sait qu’il s’agit d’un projet majeur de renouvellement urbain du secteur Voltaire ; un projet qui, il est vrai, traine en longueur, du fait de la lenteur d’acquisition des appartements pour pouvoir réaliser la place publique.

Avec cette modification, la collectivité effectuerait un virage à 180 degrés dans sa politique urbaine pour le secteur. On peut discuter de l’opportunité de créer cette place publique, notamment compte tenu de la difficulté de mener l’opération. Mais justement, ce revirement majeur a-t-il été concerté ? Le CIL et le Conseil de quartier ont-ils été saisis du projet ?

Je me pose aussi la question des suites si la modification est approuvée. S’il y a maintien des immeubles, pour quels types de logements ? Quelle sera la destination des appartements déjà acquis par la collectivité ? Nous constatons qu’une autre modification du PLU qui nous est proposée, sur le tènement voisin, vise à réduire l’emplacement réservé pour espace sportif pour créer une réservation pour programme de logements aidés. Nous savons que ce secteur comporte déjà un parc de logement social très important. Il faut veiller à la mixité de l’habitat dans ce secteur.

2) Deuxième interrogation : il nous est proposé de supprimer l’emplacement réservé pour espace vert rue des Petites sœurs. Deux motifs sont avancés : le coût d’acquisition pour la collectivité et le projet d’extension du square du Sacré Cœur.

Cette décision n’est pas souhaitable : elle fait perdre l’opportunité de réaliser un square à proximité immédiate des écoles de la rue des Petites sœurs, et l’extension du square du Sacré Cœur ne remplira pas la même fonction. Nous savons pourtant combien ces équipements sont utiles au voisinage des écoles.

C’est un nouveau mauvais coup porté aux espaces verts à Villette Paul Bert, quartier qui devrait pourtant être hautement prioritaire pour la réalisation d’espaces verts, notamment dans sa partie Nord. Après la démission de la Ville de Lyon pour le terrain Keller Dorian, l’approche modeste retenue sur le tènement Meynis, et les menaces qui planent sur l’Esplanade Dauphiné II, voici un nouveau renoncement de votre équipe en matière d’espaces verts à Villette, avec de nouveau l’argument du coût. Comme quoi, pour vous, il y a des projets qui seraient trop beaux pour Villette.  

3) Enfin, troisième interrogation, qui est plutôt d’ailleurs un constat. Une modification envisagée permettrait de construire à une hauteur de 50 mètres sur le terrain situé au Sud de l’avenue Félix Faure, le long de la voie ferrée. 50 mètres, rien de moins.

On comprend maintenant pourquoi vous avez tenu à déplacer le skate parc au risque d’en diminuer l’intérêt. Il devait en effet se faire sur ce terrain qui devrait donc accueillir une construction de 50 m. C’est ainsi le moment de vérité et l’épilogue pour ce dossier du skate parc.

En conclusion, je crois qu’il faut concerter et réétudier le projet de suppression de l’emplacement réservé de la rue de Créqui et qu’il faut revoir les deux autres modifications dont j’ai parlé.

Le bonheur est dans la ville proclame le Grand Lyon sur les panneaux publicitaires. Monsieur le Maire, vous affichez constamment « L’urbain et l’humain » comme ligne d’action de votre politique, mais vous agissez « béton et densité urbaine ». Telle est la politique que vous déclinez avec cette modification du PLU. C’est par ces petites touches que l’on modifie le cadre urbain.

Dans l’intérêt des quartiers Voltaire, Villette et Dauphiné, il ne semble pas opportun de donner un avis favorable à cette modification du PLU. En l’état je voterai contre ce dossier. »

L’enquête publique sur ce projet de modification du PLU se déroulera du 11 mai au 17 juin 2010.

 Je ne fais pas figurer les réponses pour éviter les problèmes de citation (le procès-verbal n’est validé qu’avec un certain délai). Mais vous pouvez consulter l’intégralité des débats sur le site de la ville de Lyon à l’adresse suivante :

http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/arrondissements/3arrdt/vie_democratique1733/conseil_darrondisse/?aIndex=1

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