juil 07

Cette question, je l’ai beaucoup entendue ces derniers temps, pour savoir si je comptais être candidat aux élections cantonales de mars 2011, dans le canton de Villette Paul Bert-Sans souci-Dauphiné. Une question emprunte parfois de curiosité intéressée, mais le plus souvent, de sympathie ou d’encouragement. Un grand merci à ceux qui m’ont témoigné de leur soutien politique ou de leur amitié à cette occasion.

Il est vrai que j’avais envisagé cette candidature. Pour quelles raisons ? D’abord, parce que cela me semblait une façon de préfigurer la future mission du conseiller territorial à partir de 2014, ce conseiller territorial exerçant à la fois le mandat de conseiller régional et de conseiller général. J’ai déjà fait état de mon soutien à cette réforme, qui permettra plus d’efficacité en articulant les deux collectivités, le tout en ayant le souci du lien de proximité avec les citoyens. Ensuite, parce que cette élection au scrutin uninominal, dans un secteur que je connais très bien, était un challenge motivant, face au conseiller général sortant PS, positionné dans le quartier « par hasard » parce qu’il faut bien un canton d’élection… Ce challenge m’aurait plu, pour porter les intérêts de ces quartiers, notamment dans les domaines de la solidarité qui sont ceux du Conseil général.

Finalement, après réflexion, et après avoir écouté de nombreux avis, j’ai décidé de ne pas être à ce stade candidat à la candidature. D’abord parce que, d’évidence, la perspective du conseiller territorial n’est pas encore intégrée par nos concitoyens. Ils ont bien d’autres choses à penser. Dès lors, une candidature aux cantonales, un an après mon élection au Conseil régional, aurait été interprétée comme une attitude de « cumulard », prêt à saisir tout mandat électif qui passe ! Ce n’est pas parce qu’il y a des exemples remarquables de « cumulards » dans notre arrondissement, qu’il faut adopter la même attitude ! Par ailleurs, les modalités des futures élections territoriales sont encore à l’examen au Parlement, donc il est décidément trop tôt pour « préfigurer ».

Ensuite, une élection au Conseil général impliquait d’abandonner un mandat. L’état du droit en matière de cumul de mandats n’anticipe pas non plus les conséquences de la réforme territoriale… Ce ne pouvait être pour ma part celui de conseiller régional que je débute. Ce ne pouvait, bien sûr, pas être non plus celui de conseiller d’arrondissement, qui est essentiel dans mon engagement politique local.

Voilà les raisons de mon choix. Maintenant je sais que le Mouvement populaire saura choisir un candidat connaissant bien les quartiers du 11e canton, et capable de s’investir au service de ses habitants. Il aura tout mon soutien dans ce combat, ainsi que mon collègue Lionel Lassagne dans le 3e ouest.

Pour ma part, il y aura d’autres échéances. Pour les élections territoriales de 2014, la reconquête de Montchat est aussi un objectif important. Là aussi ce serait une campagne non dénuée de sens, tant ma conception de la politique est éloignée de celle de Mme Belkacem-Vallaud, conseillère générale du canton…

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avr 25

La 2e session du Conseil régional a encore été très formelle, avec l’adoption du règlement intérieur, les désignations des représentants dans les organismes extérieurs (lycées notamment) et la mise en place des commissions. Une dose de « fond » toutefois avec un débat sur la réforme des collectivités territoriales, débat qui pose question sur les priorités de la majorité régionale.

Cette session aura fourni une nouvelle illustration du « déficit d’ouverture » de la majorité rose-rouge-verte. Elle a refusé de confier la présidence de la Commission des finances à l’opposition –ce qui aurait marqué une volonté de transparence -, à la différence de ce qui se fait en Région Ile-de-France. Par ailleurs, quasiment aucun représentant de l’opposition n’a été désigné pour siéger dans les lycées publics, un sectarisme qui aura aussi un coût compte tenu des longs déplacements que devront réaliser les représentants de gauche pour se rendre aux multiples réunions…

Le débat sur la réforme des collectivités territoriales a confirmé la posture annoncée par Jean-Jack Queyranne dans son discours d’installation. Il s’agit de positionner la Région comme un contre pouvoir.

Quelles conclusions à ce débat ? On voit bien que la préoccupation première est celle du mode de scrutin, avec une concentration des critiques sur le scrutin uninominal proposé pour les futurs conseillers territoriaux. La Gauche a renouvelé son procès en sorcellerie fait au futur conseiller territorial, lequel, élu dans un « super-canton » serait selon elle incapable de porter une vision régionale, ne s’occupant que des « petits intérêts » cantonaux. Drôle de défiance vis-à-vis des élus locaux. Comme l’a dit mon collègue ardéchois Mathieu Darnaud, pour notre groupe de la Droite et du Centre, la vision est claire : c’est un territoire = un élu, pour que l’électeur sache à qui demander des comptes et pour assurer une juste représentation de tous les territoires au niveau régional. Et nous faisons confiance aux futurs conseillers territoriaux, pour concilier implication locale et vision régionale. N’est-ce pas Gérard Collomb qui déclarait ces derniers jours qu’il assurait mieux sa mission de sénateur, donc au service de la France, parce qu’il était riche de son ancrage local en tant que maire ?

Mais parlons priorité. Etait-il vraiment nécessaire de consacrer le premier débat du nouveau Conseil régional à cette réforme, alors que cette dernière va justement être débattue là où il se doit, à savoir au Parlement. Pour ma part, je pense qu’il aurait été plus utile de débattre de la situation économique et de l’emploi, des sujets au cœur des compétences de la Région. En cette période de sortie progressive de la crise, alors que les effets de cette dernière sur l’emploi sont encore là, la situation reste très fragile. Elle nécessite un pilotage subtil par les acteurs, que ce soit à propos de l’arrêt progressif des mesures de relance ou pour le soutien au rebond de l’activité. Il aurait été intéressant d’entendre les positions des uns et des autres, représentants des Rhônalpins, sans attendre encore un mois…

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mar 01

Marché Augagneur 2010_4

Voilà déjà quelques semaines que je suis engagé dans cette campagne des élections régionales en tant que candidat. A quinze jours du scrutin, voici quelques constats que je tire de ma présence sur le terrain dans le 3e arrondissement et ailleurs.

Premier constat, comme pour les dernières campagnes, les candidats sont saisis par des collectifs, lobbies, groupes d’intérêt, et ils sont « sommés » de répondre à des questions plutôt pointues. Je dis « sommés » car ces questionnaires ou ces invitations à des débats, sont parfois très impératifs, menaçant d’apocalypse médiatique en cas de non réponse. Je constate que les sujets évoqués sont parfois très éloignés des compétences de la Région, et parfois que l’interrogation est largement téléguidée par certains mouvements politiques… Diversion, diversion… Pour ma part, j’entends plutôt me concentrer sur le débat relatif aux politiques que peut mener la collectivité « Région ».

Alors quels sont les sujets sur lesquels un candidat aux régionales est amené à discuter dans le cadre de cette campagne ?

Ce serait mentir que de dire que toutes les questions portent sur des compétences régionales. Pas une seule présence marché ou visite de commerce, sans que ne soit évoquée la question de la propreté. C’est le reflet d’une réalité et de l’échec de la politique du Grand Lyon en la matière. Souhaitons que le Vice-président en charge de cette question se saisisse enfin du problème après sa campagne régionale !

De façon générale, on constate que nos concitoyens ont beaucoup de difficultés pour se repérer dans les compétences des collectivités territoriales. Et ne parlons pas du mode de scrutin des régionales. Ce constat que chacun peut faire en faisant campagne devrait amener ceux qui sont vent debout contre la réforme des collectivités territoriales à réfléchir encore au sujet. Pour ma part, je suis encore plus convaincu que oui, il faut clarifier les compétences, pour que chacun sache bien « qui fait quoi avec quel impôt », et oui, un conseiller territorial, bien identifié sur un territoire déterminé, serait une très bonne chose pour susciter l’adhésion des citoyens.

Parmi les sujets de compétences régionales, j’ai noté les échanges suivants lors de mes rencontres :

  • La question de l’insertion professionnelle des jeunes : comment mieux orienter les jeunes vers des métiers d’avenir, pour assurer l’emploi ? C’est le souci de nombreux jeunes et parents. C’est la raison pour laquelle notre programme propose de renforcer l’information sur les filières porteuses, en manque de candidats, de rendre plus réactif le dispositif régional de formation et d’encourager l’apprentissage par une nouvelle aide financière.
  • La question du soutien aux entreprises : de nombreux commerçants et autres responsables de TPE que j’ai rencontrés font part des mois très difficiles qu’ils ont connus ou connaissent du fait de la crise. Souvent, ils posent la question, mais que fait pour moi la Région ? C’est pourtant la collectivité première en matière de soutien à l’économie. C’est pourquoi nous proposons de simplifier le dispositif d’aides en élargissant notamment les conditions pour bénéficier de garanties d’emprunt.
  • Comment conjuguer stratégie régionale de développement économique et réponse de proximité pour les entreprises qui ont besoin d’accompagnement, tout en assurant une équité entre toutes les entreprises ? Voilà une question, évoquée avec des artisans, qui constitue un vrai chantier à mener dans la perspective de la nouvelle organisation des collectivités territoriales.

Je note aussi que nombreux sont les électeurs qui sont sensibles à la nécessité de mieux maîtriser les dépenses des collectivités territoriales. Que cela plaise ou non à ceux qui se sont positionnés comme des contre-pouvoirs locaux, la pression fiscale locale est jugée excessive et la question est souvent posée de la pertinence de certaines dépenses.

Enfin un échange que j’ai trouvé significatif. Samedi sur le marché de Montchat, une dame m’expliquait qu’elle avait rencontré le candidat Thierry PHILIP, lequel en bon candidat PS, se veut le représentant patenté de la Solidarité. La dame lui dit « mais je ne vais pas pouvoir voter ». Le Maire de répondre : mais pourquoi cela ? « Mais parce que j’habite à la Résidence pour Personnes Agées Constant, vous savez la résidence que vous faites fermer ! » Il semblerait que l’échange ait tourné court…

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