Cette question, je l’ai beaucoup entendue ces derniers temps, pour savoir si je comptais être candidat aux élections cantonales de mars 2011, dans le canton de Villette Paul Bert-Sans souci-Dauphiné. Une question emprunte parfois de curiosité intéressée, mais le plus souvent, de sympathie ou d’encouragement. Un grand merci à ceux qui m’ont témoigné de leur soutien politique ou de leur amitié à cette occasion.
Il est vrai que j’avais envisagé cette candidature. Pour quelles raisons ? D’abord, parce que cela me semblait une façon de préfigurer la future mission du conseiller territorial à partir de 2014, ce conseiller territorial exerçant à la fois le mandat de conseiller régional et de conseiller général. J’ai déjà fait état de mon soutien à cette réforme, qui permettra plus d’efficacité en articulant les deux collectivités, le tout en ayant le souci du lien de proximité avec les citoyens. Ensuite, parce que cette élection au scrutin uninominal, dans un secteur que je connais très bien, était un challenge motivant, face au conseiller général sortant PS, positionné dans le quartier « par hasard » parce qu’il faut bien un canton d’élection… Ce challenge m’aurait plu, pour porter les intérêts de ces quartiers, notamment dans les domaines de la solidarité qui sont ceux du Conseil général.
Finalement, après réflexion, et après avoir écouté de nombreux avis, j’ai décidé de ne pas être à ce stade candidat à la candidature. D’abord parce que, d’évidence, la perspective du conseiller territorial n’est pas encore intégrée par nos concitoyens. Ils ont bien d’autres choses à penser. Dès lors, une candidature aux cantonales, un an après mon élection au Conseil régional, aurait été interprétée comme une attitude de « cumulard », prêt à saisir tout mandat électif qui passe ! Ce n’est pas parce qu’il y a des exemples remarquables de « cumulards » dans notre arrondissement, qu’il faut adopter la même attitude ! Par ailleurs, les modalités des futures élections territoriales sont encore à l’examen au Parlement, donc il est décidément trop tôt pour « préfigurer ».
Ensuite, une élection au Conseil général impliquait d’abandonner un mandat. L’état du droit en matière de cumul de mandats n’anticipe pas non plus les conséquences de la réforme territoriale… Ce ne pouvait être pour ma part celui de conseiller régional que je débute. Ce ne pouvait, bien sûr, pas être non plus celui de conseiller d’arrondissement, qui est essentiel dans mon engagement politique local.
Voilà les raisons de mon choix. Maintenant je sais que le Mouvement populaire saura choisir un candidat connaissant bien les quartiers du 11e canton, et capable de s’investir au service de ses habitants. Il aura tout mon soutien dans ce combat, ainsi que mon collègue Lionel Lassagne dans le 3e ouest.
Pour ma part, il y aura d’autres échéances. Pour les élections territoriales de 2014, la reconquête de Montchat est aussi un objectif important. Là aussi ce serait une campagne non dénuée de sens, tant ma conception de la politique est éloignée de celle de Mme Belkacem-Vallaud, conseillère générale du canton…

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