Comme tout le monde, j’ai reçu il y a quelques jours ma taxe d’habitation. La hausse est bien là : + 8 % pour la part communale pour ce qui me concerne… Nous voilà revenus au débat du dernier CICA. Cela m’évoque aussi la schizophrénie en politique, et puis aussi une certaine mayonnaise médiatique.
+ 8 % donc d’augmentation pour la part communale de la taxe d’habitation, + 6 % pour le taux d’imposition. C’est quand même pas mal, surtout dans le contexte actuel. On imagine les déclarations « révoltées » de l’opposition si les taux de l’impôt sur le revenu avaient ainsi augmenté. Mais à quoi sert donc cette ponction supplémentaire si dans le même temps on abandonne certains projets d’investissement fondamentaux pour notre ville et notre arrondissement. Certes, avec l’impôt, on n’est pas dans une relation client-fournisseur. Mais le citoyen a bien sûr droit à une gestion locale transparente et efficiente.
J’ai lu il y a quelques jours les déclarations de Jean-Jacques Queyranne expliquant que les impôts pour la région n’augmenteront pas en 2010. Y’aurait pas des élections régionales par hasard dans quelques mois ? Gageons qu’en cas de victoire de la gauche, cette neutralité fiscale 2010 serait bien vite rattrapée l’année prochaine. Quelle était donc l’explication de Queyranne : « nous ne voulons pas entamer le pouvoir d’achat des ménages et la capacité d’investissement des entreprises ». Certes la taxe d’habitation ne va pas à la Région. Mais si on considère la fiscalité locale globalement, comment une coalition politique peut-elle d’un côté tenir ces propos à la Région et d’un autre, augmenter de 8 % la pression fiscale lyonnaise. J’aimerais savoir comment Thierry Philip, qui est à la fois Maire du 3e arrondissement de Lyon, Vice-Président du Grand Lyon et Vice-Président de la Région gère personnellement cet écart.
Quant à l’actualité, je fais référence à la mayonnaise médiatique qui monte concernant la réforme des collectivités territoriales ; une mayonnaise qui tend à faire oublier le point de départ. Qui peut nier aujourd’hui que la dépense locale est parfois excessive ou mal maîtrisée, et que cela explique la pression fiscale croissante ? C’est bien là l’enjeu de la réforme : faire aussi bien et même mieux, en coûtant moins cher, en revenant à des montages plus simples. Ce sera le thème de la réunion publique de l’association Nouvelle donne, de Dominique PERBEN :
Réforme des collectivités : faire plus simple, mieux et moins cher
Jeudi 22 octobre à 19H30
A l’Escale
92 rue de Créqui – Lyon 6e
écrit par Pierre BERAT
\\ tags: Fiscalité, Jean-Jacques Queyranne, taxe d'habitation, Thierry Philip
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