fév 02

J’ai accompagné Françoise Grossetête hier soir à un débat de la campagne des régionales sur la politique culturelle. J’ai pu constater que le ton continue de monter entre le PS et Europe Ecologie. Le débat a été émaillé d’échanges d’amabilités entre les deux têtes de liste (et je suis pas le seul à le dire).

Je ne sais plus comment, mais le projet de l’autoroute A45 entre Saint-Etienne et Lyon est « venu sur le tapis », notamment avec la question des contributions que les collectivités territoriales, dont la Région, devraient être amenées à fournir pour permettre la réalisation de l’infrastructure. Et là, consternation ! Philippe Mérieu, tête de liste Europe-Ecologie, de déclarer qu’il refusera toute contribution financière à ce projet et que la somme correspondante sera utilisée pour financer des médiateurs culturels ! Côté PS, c’est un Jean-Jack Queyranne gêné aux entournures qui a répondu que rien n’était encore décidé…

Comment peut-on envisager de gouverner ensemble une Région quand il y a un désaccord aussi total sur un projet majeur pour le développement régional ? That is the question !

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jan 13

A quelques heures de Noël, Gérard Collomb a retiré sa délégation à son adjoint Vert Etienne Tête. Le timing était parfait pour limiter l’impact médiatique. Mais d’évidence, il s’agit d’un événement politique marquant. Sans doute l’affaire présente-t-elle un aspect de relations « personnelles » mais elle est aussi un nouveau signe des tensions politiques croissantes entre le PS et les Verts.

On a pu constater aussi ces derniers mois que l’alliance PS-Verts du Conseil régional s’est déchirée sur des dossiers importants (le soutien à la candidature d’Annecy pour les  JO2018, le soutien au photovoltaïque, le subventionnement d’un important centre de loisirs…). Au niveau du 3e arrondissement, le dossier « stationnement payant » a donné lieu à une volée de bois vert ( si j’ose dire) entre les Socialistes et les Verts, les premiers acceptant d’évidence difficilement la simple expression d’une voie dissonante : d’un côté on voulait limiter le nombre de voitures par famille, de l’autre il fallait prélever plus d’argent aux ménages. Rebelote lors du conseil d’hier, sur le dossier des aménagements de voirie rendus nécessaires par le Grand stade : le désaccord sur le projet est total et en plus la « confiance » entre les partenaires s’est « envolée » (ambiance !).

La proximité des élections régionales, qui verront s’affronter listes Europe Ecologie et listes socialistes, en plus de celles du Front de gauche, explique ce durcissement. Mais il ne s’agit là que d’un révélateur d’une mutation plus profonde : celle qui voit l’affirmation d’une force politique, Europe-Ecologie, alors que le PS au mieux patine, voire décline, empêtré dans ses contradictions idéologiques et ses querelles d’ego. Conséquence, les notables PS sont mobilisés pour endiguer cette montée électorale et préserver leurs fiefs ; pas étonnant puisque compte tenu des rapports de force, le PS devrait laisser près de la moitié des présidences des régions qui seront conservées. Le PS se retrouve ainsi dans la situation du PCF des années soixante-dix. Cécile Duflot est très claire quand elle dit que les électeurs de gauche doivent choisir entre un président PS ou un président Vert (dans l’hypothèse d’une victoire bien sûr…).

Et alors me direz-vous ? Laissons les psychodrames se dérouler et les évolutions politiques se faire. Certains ne manqueront pas de dire que tout cela va se tasser, et qu’une fois les élections régionales passées, cela sera de nouveau « embrassons-nous Folleville ». Je ne saurais trop appeler les électeurs à la prudence. Les divergences « idéologiques » sont importantes. Même si les « intérêts » amèneront à trouver les moyens de recoller les morceaux entre les deux tours, on voit bien que sur de nombreux dossiers clés pour Rhône-Alpes (le développement économique, la mobilité, la politique agricole, la sécurité dans les transports régionaux et les lycées…), une nouvelle majorité rose-verte serait synonyme de marchandages permanents et donc d’absence de stratégie claire de développement régional ; surtout si l’on ajoute un zeste de rouge et de orange-rose à la coalition. Bref, la Région deviendrait encore plus qu’aujourd’hui un « bateau ivre », alors même que la collectivité régionale devrait au contraire assumer un rôle d’entraînement majeur dans l’après-crise.

Un dernier élément pour ceux qui croient à la thèse du rabibochage post scrutin. N’oubliez pas que l’élection présidentielle et les législatives se présenteront très rapidement. La lutte pour le leadership reprendra de plus bel dès la fin 2010, quels que soient les résultats des Régionales

Pierre Bérat

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nov 29

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Ce week-end a marqué une nouvelle étape majeure de la campagne des élections régionales : les personnalités qui conduiront les listes pour l’UMP ont été officiellement désignées. A cette occasion Nicolas Sarkozy a souligné les enjeux de ces élections pour le pays.

Le Conseil national de l’UMP a ainsi confirmé hier que la liste Rhône-Alpes serait conduite par Françoise Grossetête, choisie par les militants lors de primaires, et qui avait déjà mené la liste UMP  à la victoire lors des dernières élections européennes. Dans le Rhône, Nora Berra, Secrétaire d’Etat aux aînés et Philippe Meunier, député de l’Est lyonnais, formeront un binôme offensif ; un binôme de quadras qui constitue un signal fort.

A l’occasion de ces désignations, Nicolas Sarkozy a souligné les enjeux de ces élections régionales. Dans la France d’aujourd’hui, les Régions ont un rôle clé à jouer pour préparer l’avenir du pays et de ses territoires, en termes de développement durable, de compétitivité, de création de richesses et de solidarité sociale et territoriale. Voilà pourquoi, en complément des aspects régionaux et locaux, ces élections seront un moment de choix sur une vision politique de l’avenir du pays, ainsi que sur la cohérence des majorités qui auront à prendre en charge le devenir de nos régions. Il a aussi opportunément rappelé que la majorité devait s’engager dans cette campagne avec fierté et fidélité à ses valeurs.

Le week-end dernier à Sassenage en Isère, le premier forum régional de la campagne avait permis de premiers échanges sur la région de demain. J’en ai notamment retenu deux éléments de synthèse : Rhône-Alpes doit affirmer un leadership en Europe en matière d’innovation mais en ayant le souci du retour pour les Rhônalpins de ce leadership comme l’a souligné Nora Berra en référence aux services à la personne. Il faut aussi  « régénérer » une fierté rhônalpine, mais une fierté qui se fonde sur ses divers territoires, qui sont sa richesse.

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mar 14

Ils sont trois candidats pour mener la liste UMP aux élections régionales. Hier soir, dans le cadre des primaires organisées par le Mouvement, ils ont débattu à Oullins. Exemplaire à plusieurs titres !

 

Il faut tout d’abord se féliciter que l’UMP ait engagé ce processus de primaires. Ce n’est pas anodin, alors qu’au même moment, on assiste au spectacle pathétique de la constitution des listes européennes au PS. Il faut le dire, c’est bien d’accepter la pluralité des candidatures au leadership régional, et de donner la possibilité aux militants de choisir lequel de ces candidats apparaît comme le meilleur pour conduire la liste.

 

Exemplaire aussi le débat entre les candidats. Hier soir, Françoise Grossetête, Jean-Claude Carle et Etienne Blanc ont échangé leurs arguments ; pas de show médiatique, mais un débat de grande qualité, pour deux raisons : un respect total entre les candidats et un vrai jeu de questions-réponses avec le public.

 

Qu’est-il sorti de ces échanges avec le public ? Sans doute, toutes les politiques régionales n’ont pas été abordées. Les questions ont souvent été très pointues, exprimant la région réelle, avec ses différents enjeux et problématiques, bien loin de la vision « planante » de la majorité gauche plurielle actuelle. Et ce questionnement a effectivement permis aux trois candidats d’exposer progressivement leur vision régionale.

 

Intéressante aussi la question plusieurs fois abordée de l’identité régionale rhônalpine. Pour moi, c’est aujourd’hui une évidence. L’espace régional, certes divers, a une vraie signification. Il n’est peut être pas notre cadre de vie au quotidien, mais pour ma part, il se passe rarement une semaine sans que je sois amené pour une raison ou un autre à me rendre dans ses différents départements. Vie professionnelle, relations sociales, loisirs : Rhône-Alpes est aujourd’hui bel et bien, à mon avis, notre espace de développement, d’épanouissement ! Soyons conscients de la diversité régionale, faisons en une richesse, mais regardons vers l’avenir en cultivant nos atouts partagés !

 

Exemplaire enfin, pour l’anecdote, la Marseillaise a cappella, initiée par mon collègue du 8e Stéphane Guilland, qui a clôturé la réunion. Chapeau bas Stéphane !

 

Alors maintenant, continuons sur cette lancée, aux urnes adhérents !

 

Pierre Bérat

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