oct 11

Voici les positions que j’ai défendues lors du débat interne à notre groupe municipal et lors du Conseil du 3e arrondissement au cours duquel nous avons voté contre deux des trois délibérations portant sur la réforme par la Ville de Lyon de la tarification du stationnement sur voirie.

Tout d’abord, cette réforme propose une augmentation des coûts pour les usagers qui n’est pas acceptable, alors que tant de ménages ont du mal à boucler leurs fins de mois :

  • Il n’est pas acceptable de facturer la vignette résident : 40 euros/an pour la première et 60 euros pour la deuxième. 100 euros ce n’est pas rien. C’est d’autant plus inacceptable que cette vignette ne vient que certifier une situation, celle de riverain d’une zone à stationnement payant, qui donne droit à une réduction des tarifs.
  • Monter les “amendes” au maximum pour non paiement ou dépassement du temps à 35 et 60 euros selon les zones est également excessif, surtout dans le cas des petits dépassements. Cela en coutera autant que de déposer des déchets sur la voirie ou de frauder un péage ! La Ville de Lyon ferait mieux de contrôler plus fréquemment les zones et surtout, de pénaliser plus fortement les abus, à savoir le stationnement durable sans payer.

On voit bien l’objectif caché. Le Président Macron fait les poches des collectivités, alors celles-ci trouvent de nouvelles recettes. Les usagers du stationnement payant sur voirie ne sont pas des vaches à lait.

Par ailleurs, la réforme modifie les zones pour bénéficier de la vignette résident. Jusqu’à maintenant, elle permettait de bénéficier de tarifs réduits sur l’ensemble de l’arrondissement de résidence. Nous pouvons comprendre que le zonage soit réduit. Mais pour autant, il ne faut pas créer des zones trop petites car cela va pénaliser les riverains en recherche de places, notamment ceux qui habitent à la “frontière” des zones. Or il se trouve que dans le 3e, le découpage proposé comporte de trop petites zones, notamment dans le 3e ouest, avec par exemple une démarcation au niveau de la rue Garibaldi qui va pénaliser le secteur Part-Dieu Sud. Les élus de la Mairie du 3e ont paru peu informés sur cet aspect du dossier. Il est encore temps de revoir les choses.

Nous avons donc voté contre les délibérations, en demandant de ne pas facturer les vignettes résidents, en souhaitant une diminution du tarif des “amendes” et une révision du projet du zonage du “stationnement résident”.

Nous avons par contre approuvé la 3e délibération qui propose des tarifs bonifiés de stationnement pour les véhicules les plus “propres”.

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mar 31

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 27 mars 2017 à propos du programme prévisionnel des équipements publics de la ZAC Part-Dieu Ouest. Le manque d’ambition de ce programme démontre bien que la Part-Dieu nouvelle n’est pas vue comme un quartier à vivre par la majorité municipale.

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nov 15

Le jour même où le Progrès publiait un dossier sur les abus de taxation de la Ville de Lyon sur la publicité extérieure des commerces, nous avons débattu en Conseil municipal du 14 novembre d’une nouvelle classification des rues pour la redevance sur l’occupation du domaine public. Une nouvelle classification qui aboutit à une forte hausse de cette redevance sur les étalages et terrasses, par exemple pour les commerces de la rue Garibaldi ou de la rue Paul Bert dans notre arrondissement. Ci-dessous la vidéo et le texte de mon intervention dénonçant cette hausse masquée et expliquant notre opposition.

“Monsieur le Maire, mes cher(e)s collègues,
Le groupe des élus Les Républicains et apparentés vote contre la classification des rues que vous proposez, car contrairement à la présentation subtile qui en est faite, elle va aboutir à plus de taxation pour certains commerces. Or nous pensons que le petit commerce doit plutôt être soutenu que pressuré une fois de plus.
Vous allez nous dire que votre politique globale permet le développement du commerce. Mais le commerce, ce n’est pas seulement toujours plus de centres commerciaux dans et autour de la ville. Le nirvana commercial ce n’est pas non plus des commerces ouverts 7/7 jours et en nocturne dans les gares, avec des effets d’asséchement autour. La vie commerciale d’une ville, même métropole, c’est aussi et d’abord tous ses commerces indépendants qui animent nos rues, de l’hyper-centre, des centres de quartiers et ailleurs.
Vous allez aussi peut-être nous dire que les hausses programmées ne représentent que quelques centaines d’euros. Mais ne raisonnez pas selon une logique de grands groupes, pour certains petits commerces, quelques centaines d’euros font ou pas le bénéfice, et donc la survie à terme.
Il se trouve que ce petit commerce est économiquement très éprouvé et fragilisé. Selon les derniers chiffres de la Banque de France, le chiffre d’affaires du 3e trimestre est en recul de 1,4 % (- 3 % dans l’habillement, – 2,4 % pour la presse).
Si tout a été fait pour le masquer, votre nouvelle classification des rues se traduit par des augmentations pour certains commerces. Il y a d’abord des rues qui passent de catégorie 3 à 2. Pour leurs commerces, un équipement accessoire sur le domaine public, c’est + 89 %, pour une terrasse saisonnière c’est + 69 %. Et puis il y a des rues qui passent de la catégorie 3 ancienne à la catégorie 3 nouvelle pour lesquelles c’est + 45 % et + 34 %.
Quand j’ai pointé le problème en conseil d’arrondissement, vos élus majoritaires m’ont répondu qu’il ne concernait pas le 3e arrondissement. Pas de chance, il y a bien deux cas assez illustratifs.
La rue Garibaldi qui passe de catégorie 3 à 2 au motif des aménagements urbains en cours. Quid des commerces, même peu nombreux, qui se trouvent dans la section qui sera aménagée on ne sait trop quand. Double peine, ils vont subir les travaux qui se déroulent en amont mais n’embellissent pas leur rue et payer en plus un surcoût.
2e cas, la rue Paul Bert, qui subit l’augmentation de la nouvelle catégorie 3. Vous reconnaitrez qu’avec une rue de 2,6 km, comportant des dizaines de commerces, ce n’est pas un détail. Et qui peut dire que cette rue a été requalifiée…
Ces deux cas ne sont pas isolés. Il y en a plusieurs dizaines, y compris hors de l’hyper-centre dans le 4e, 6e, 7e ou 8e.
Je voudrais évoquer aussi sur une question de principe. Vous établissez une classification pour fixer la redevance que payent les commerces pour occuper l’espace public. Mais êtes-vous sûrs que cet espace public soit partout maintenu par la Ville et la Métropole comme il devrait l’être ?
Dit autrement, je pense que dans certaines rues dégradées, des tarifs même stables, ne sont guère admissibles pour les petits commerces, alors que leur propre rôle est fondamental pour l’animation et la qualité de vie. Nous devrions tous le savoir.
Nous votons donc contre votre projet qui se traduit par des tarifs en forte hausse pour certains commerces, alors que le commerce est déjà économiquement fragilisé. Encore une fois, quelques centaines d’euros, cela peut changer un bilan, sachant que les commerces subissent déjà la hausse des bases de fiscalité locale, vos ajustements de taux et encore la taxe locale sur la publicité extérieure que vous avez fixée au montant maximal. Le petit commerce de nos quartiers n’est pas une vache à lait.”

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sept 13

Lors du Conseil du 3e arrondissement de ce mardi 13 septembre, je suis intervenu sur la situation aberrante du stationnement autour de l’Hôpital Edouard Herriot.

Des zones de stationnement payant ont été créées il y a quelques mois autour de l’Hôpital, rues Viala et Trarieux, mais elles restent pour la plupart vides tout au long de la journée… Par contre, les rues au-delà de ce périmètre subissent, depuis cette création, une très forte pression de stationnement : les riverains ne peuvent plus se garer au Sud de Montchat, à Chaussagne, et on assiste à du stationnement irrégulier, sur les trottoirs, aux intersections, devant les sorties de garage… Le cheminement des piétons est gêné et la sécurité menacée.

Dans le même temps, cette extension du stationnement payant pénalise le personnel de l’Hôpital qui se rend à Grange Blanche, notamment quand leurs horaires ne sont pas compatibles avec la desserte transport en commun.

La réponse de la Mairie du 3e quant aux solutions à apporter est peu encourageante : on nous parle de facilités données aux riverains pour obtenir la vignette résident, mais cela ne résout pas le problème du stationnement gênant et dangereux. On a cru comprendre que Thierry Philip avait refusé la suppression du stationnement payant sur Viala.

Difficile de comprendre que Gérard Collomb, pourtant d’habitude si prompt à prétendre régler tous les problèmes, même ceux sans lien avec ses fonctions, ne puisse cette fois trouver une solution avec les Hospices civils de Lyon, alors qu’il préside leur conseil de surveillance, qu’il est maire de Lyon et président de la Métropole…

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fév 12

Voici le communiqué de presse que j’ai diffusé hier au nom des élus municipaux “Ensemble pour Lyon” à propos du travail dominical dans les grandes gares, dont la gare Part-Dieu.

Outre la question de société que pose l’extension du travail dominical, cette mesure pose un problème pour notre Ville en termes de vie de la Cité. Le projet d’agrandissement de la gare prévoit en effet la création de nouvelles galeries de commerces, avec une augmentation de la surface commerciale. De nouvelles enseignes vont donc s’implanter. Si ces nouveaux commerces ouvrent le dimanche, et peut-être ensuite en soirée, ils vont constituer une forte concurrence pour les commerces de proximité autour de la Part-Dieu. Ces derniers seront défavorisés en termes de conditions de l’activité et risquent l’asphyxie.

Je pense au contraire qu’un projet Part-Dieu réussi sera un projet d’urbanisme qui conforte les centres de quartier qui entourent la Part-Dieu. Ils doivent être des lieux de convivialité et de services pour les habitants.

Je ne partage pas la vision exprimée par l’adjoint Le Faou qui a déclaré que la gare Part-Dieu doit être le nouveau centre du quartier…

Sur ce dossier, il ne faut pas raisonner en fonction de l’offre de commerces existant dans la gare. Il faut bien se projeter dans l’avenir, avec la nouvelle gare et ses galeries commerciales.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPE ENSEMBLE POUR LYON

Travail dominical à la gare Part-Dieu : ne tuons pas le petit commerce de proximité

Lors du conseil municipal du 23 novembre 2015, l’adjointe en charge du commerce répondait à Emmanuel HAMELIN qu’il « apparaissait prématuré de pouvoir aller sur une ouverture (dominicale) avec l’ensemble de l’enjeu de la reconfiguration de la gare » et que le Maire de Lyon et Président de la Métropole avait « fait le choix de ne pas souhaiter effectivement tout de suite ouvrir ou penser à une réflexion d’ouverture dominicale ».

A la lecture de l’arrêté paru ce jour au journal officiel, il faut croire que la proximité du Maire de Lyon avec l’actuel Ministre de l’Economie n’a pas suffi à infléchir ce choix ce qui relativise le poids politique de certains…

Comme je l’avais affirmé en conseil de la Métropole le 11 mai 2015 et en conseil municipal le 27 avril 2015, nous ne partageons pas la vision de la gare qui est d’en faire le centre du quartier Part-Dieu.

Le doublement des surfaces commerciales de la gare couplé avec la loi autorisant le travail dominical risquent de créer un centre commercial asphyxiant les centres de quartier commerçants autour de la gare.

Répondre aux besoins des passagers du train, oui, créer un nouveau centre commercial tuant le petit commerce des quartiers, non !

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