oct 26

Voici les positions que j’ai portées sur le registre d’enquête publique du Projet d’Echange Multimodal Lyon Part-Dieu.

Vous pouvez vous exprimer dans le cadre de cette enquête jusqu’au 10 novembre. Il est possible de le faire en Mairie du 3e ou à la Mairie centrale, par courrier électronique (pem-part-dieu@mail.registre-numerique.fr) ou directement sur le registre numérique (www.registre-numerique.fr/pem-part-dieu).

“Chacun s’accorde sur la nécessité de réaménager et d’agrandir la gare de la Part-Dieu pour permettre de développer la desserte ferroviaire et d’améliorer le confort des usagers du train. Je partage les objectifs du projet tendant à agrandir le hall central de la gare et à améliorer les connexions avec tous les modes de transport qui desservent cette gare.

Concernant le développement et l’amélioration de la desserte ferroviaire de la gare, il faut rappeler qu’ils sont aussi liés à la réalisation du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise et qu’il faut sans doute ne pas chercher à concentrer tous les trafics sur la gare Part-Dieu. D’autres gares de l’agglomération peuvent accueillir les dessertes nécessaires à l’accessibilité de la Métropole et ce sans forcément dégrader le service aux usagers.

Si je partage donc les objectifs du projet en matière de desserte ferroviaire et de confort des usagers, il y a néanmoins des aspects du projet PEM Part-Dieu qui me semblent problématiques, à la fois en termes de cohérence globale du projet et pour la vie des habitants du quartier. Ces derniers comprennent que cet équipement métropolitain majeur que constitue la gare nécessite un développement et présente des contraintes pour le quartier. Mais pour autant, il faut que ce développement s’intègre le mieux possible à un tissu urbain où vivent 20 000 habitants. La perspective ne peut être de faire de la Part-Dieu une zone uniquement consacrée aux échanges multimodaux, au centre d’affaires et au centre commercial.

Le premier problème est celui de la réduction de la chaussée de l’avenue Pompidou à deux fois une voie sous la gare, soit la perte de deux voies. Cette réduction va constituer un goulot d’étranglement, alors même que les études du PEM montrent que le trafic automobile autour de la Part-Dieu va s’accroître (+ 18 %). Le développement à proximité de l’offre des loueurs de voitures va aussi générer + 30 % de trafics de ces véhicules. La circulation va donc être saturée sous les voies, ce qui va pénaliser l’accessibilité à la gare. On le constate déjà depuis le début des travaux, en semaine, mais aussi le dimanche en fin de journée !

Par ailleurs, cette réduction de voirie pose un problème d’accessibilité locale pour le quartier de Villette Paul Bert. La liaison entre ce quartier et le centre-ville va être encore plus compliquée. Les études préalables au projet PEM ne semblent pas avoir analysé l’impact en termes de plan local de circulation. Par ailleurs, la suppression du site propre Est-Ouest sous les voies va encore dégrader la qualité de la circulation du bus C9, pourtant déjà très aléatoire, pénalisant ainsi tous les habitants du centre de Montchat, de Maisons neuves et de Ferrandière.

Je regrette que des alternatives pour les nouveaux accès aux quais n’aient pas été étudiées sérieusement. J’avais pour ma part avancé l’idée de nouveaux accès côté rue de Bonnel, ce qui présentait l’avantage de rapprocher l’accès aux trains depuis le cours Lafayette, notamment pour les nombreux usagers qui viennent à la gare en C3.

Autre sujet : les nouvelles galeries commerciales Villette et Béraudier peuvent avoir des effets défavorables pour la vie des quartiers environnants. La surface des commerces de la gare va ainsi être doublée passant de 5 428 m² à 10 500 m². Si je suis favorable à ce que la gare dispose de tous les commerces et services apportant du confort aux voyageurs, il ne faut pas pour autant constituer un nouveau centre commercial avec une offre diversifiée. En effet, comme la gare est une zone touristique, les commerces peuvent y être ouverts le dimanche toute la journée et tardivement en soirée. Si l’on fait de ces galeries un centre commercial complet, celui-ci bénéficiera d’un avantage concurrentiel par rapport aux commerces des quartiers environnants. Cela risque donc de fragiliser les commerces des centres de quartier (Paul Bert Sainte Anne, Guichard/Voltaire) et des axes alentours (Lafayette, Félix Faure). En fragilisant les rues commerçantes, cela nuirait aux habitants de ces secteurs et à l’animation urbaine.

Concernant le nouvel aménagement de la place Béraudier, il faut être particulièrement vigilant quant à la création de la place basse. Les abords de la Part-Dieu sont sensibles en termes de sécurité. En créant de nouveaux espaces souterrains, avec de multiples issues, on multiplie les risques de trafics, d’agressions et de nuisances. L’espace d’échange de cette place basse doit donc être totalement sécurisé pour ne pas reproduire les échecs connus dans ce type d’espaces (ancienne Fosse aux ours par exemple).

Concernant le nouvel ensemble To Lyon, d’après les maquettes qui ont été présentées, on peut s’interroger sur l’intégration urbaine de la nouvelle tour. Sa hauteur (170 m) et sa couleur noire risquent d’écraser la perspective du pôle d’échange, d’autant plus que la hauteur de la façade de la gare sera quant à elle largement diminuée dans la nouvelle configuration.

Enfin cette enquête publique est l’occasion de contester de nouveau le prolongement de la rue Bouchut jusqu’au boulevard Vivier-Merle pour accueillir la circulation automobile qui passait jusqu’à maintenant par la rue Servient. Cet aménagement va nécessairement amener une hausse du trafic dans les rues résidentielles Mazenod et André Philip, en contradiction avec la hiérarchie des voiries. Là encore, les habitants sont oubliés dans ces plans de développement.”

 

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , , , , , ,

oct 11

Voici les positions que j’ai défendues lors du débat interne à notre groupe municipal et lors du Conseil du 3e arrondissement au cours duquel nous avons voté contre deux des trois délibérations portant sur la réforme par la Ville de Lyon de la tarification du stationnement sur voirie.

Tout d’abord, cette réforme propose une augmentation des coûts pour les usagers qui n’est pas acceptable, alors que tant de ménages ont du mal à boucler leurs fins de mois :

  • Il n’est pas acceptable de facturer la vignette résident : 40 euros/an pour la première et 60 euros pour la deuxième. 100 euros ce n’est pas rien. C’est d’autant plus inacceptable que cette vignette ne vient que certifier une situation, celle de riverain d’une zone à stationnement payant, qui donne droit à une réduction des tarifs.
  • Monter les “amendes” au maximum pour non paiement ou dépassement du temps à 35 et 60 euros selon les zones est également excessif, surtout dans le cas des petits dépassements. Cela en coutera autant que de déposer des déchets sur la voirie ou de frauder un péage ! La Ville de Lyon ferait mieux de contrôler plus fréquemment les zones et surtout, de pénaliser plus fortement les abus, à savoir le stationnement durable sans payer.

On voit bien l’objectif caché. Le Président Macron fait les poches des collectivités, alors celles-ci trouvent de nouvelles recettes. Les usagers du stationnement payant sur voirie ne sont pas des vaches à lait.

Par ailleurs, la réforme modifie les zones pour bénéficier de la vignette résident. Jusqu’à maintenant, elle permettait de bénéficier de tarifs réduits sur l’ensemble de l’arrondissement de résidence. Nous pouvons comprendre que le zonage soit réduit. Mais pour autant, il ne faut pas créer des zones trop petites car cela va pénaliser les riverains en recherche de places, notamment ceux qui habitent à la “frontière” des zones. Or il se trouve que dans le 3e, le découpage proposé comporte de trop petites zones, notamment dans le 3e ouest, avec par exemple une démarcation au niveau de la rue Garibaldi qui va pénaliser le secteur Part-Dieu Sud. Les élus de la Mairie du 3e ont paru peu informés sur cet aspect du dossier. Il est encore temps de revoir les choses.

Nous avons donc voté contre les délibérations, en demandant de ne pas facturer les vignettes résidents, en souhaitant une diminution du tarif des “amendes” et une révision du projet du zonage du “stationnement résident”.

Nous avons par contre approuvé la 3e délibération qui propose des tarifs bonifiés de stationnement pour les véhicules les plus “propres”.

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juil 06

Le redressement des comptes de la Région avait été un enjeu de la dernière campagne des élections régionales. Laurent Wauquiez s’était engagé à stopper la progression de la dette régionale, tout en relançant l’investissement et ce sans augmentation des impôts et taxes. Cela impliquait donc un grand volontarisme pour réduire les dépenses de fonctionnement.

Lors de la session du 29 juin, nous avons adopté le compte administratif de l’année 2016. Alors que le budget est une prévision de recettes budgétaires et une autorisation de dépenses, le compte administratif est la photo de la réalité financière. Ce compte administratif démontre donc la réalité financière de la première année de mandat de notre nouvelle majorité.

Première conclusion marquante : les dépenses de fonctionnement ont été réduites de 130 millions d’euros, alors que l’objectif était de 75 millions ! Auvergne-Rhône-Alpes est n°1 pour les économies de fonctionnement. Cette performance est réalisée grâce à la réduction du train de vie des élus (- 5,8 millions d’euros), la baisse des dépenses d’administration courante (290 000 euros gagnés par la vente de 67 véhicules) et la recherche d’économies dans les politiques régionales, en faisant en sorte notamment de simplifier le circuit administratif pour éviter les dépenses de fonctionnement intermédiaires, ce qui a pleinement occupé Etienne Blanc, Premier Vice-Président chargé des finances.

Cette réduction des dépenses de fonctionnement, malgré le contexte budgétaire très contraint lié à la baisse drastique des dotations de l’Etat, permet effectivement de maîtriser l’endettement et la remontée de l’épargne brute.

Dans le même temps, ces efforts ne sont pas récessifs, bien au contraire. 868 millions d’euros ont financé des investissements, soit + 21 % par rapport à 2015. Des investissements supplémentaires contribuant au mieux vivre des habitants de la région et au soutien de l’économie : création de maisons de santé, rénovation et sécurisation de gares et des lycées, contribution à la maintenance du réseau ferroviaire secondaire, aide au désenclavement routier…

Comme quoi le volontarisme politique c’est possible. Nous poursuivons sur ce chemin en 2017 !

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jan 08

ConfluenceVoilà un an que notre nouvelle majorité régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, conduite par Laurent Wauquiez, est au travail.

A l’issue de cette première année, voilà ce qui a été réalisé en matière d’exemplarité des élus, de bonne gestion et de nouvelles orientations politiques.

Exemplarité des élus : les conseillers régionaux s’engagent à respecter une charte éthique. Un terme a été mis aux recrutements de complaisance au sein du personnel. Le Conseil régional a fortement réduit son train de vie, 50 véhicules de fonction ont par exemple été vendus. Dans ces temps difficiles où les Français font des efforts, les élus régionaux doivent aussi contribuer à cet effort : l’indemnité de fonction a été réduite de 10 %.

Une gestion rigoureuse : après deux mandats de Jean-Jack Queyranne marqués par une forte hausse de l’endettement et de la fiscalité, un virage a été accompli par une forte réduction de la dépense publique. 75 millions d’euros ont été économisés dès 2016, 300 le seront sur l’ensemble du mandat. Auvergne-Rhône-Alpes est la région française ayant effectué le plus gros effort, et ce dans le contexte pourtant très compliqué de baisse drastique des dotations de l’Etat. Cet effort se fait sans augmentation de la pression sur le contribuable régional : mieux, le tarif des cartes grises a été réduit.

Et gestion rigoureuse ne veut pas dire manque de volontarisme politique. Bien au contraire. Cette première année a aussi été une année d’action, en réalisation des promesses de campagne :

  • pour contribuer à la relance économique et donc à l’emploi, la priorité est donnée à l’investissement (+ 100 millions), notamment pour le soutien aux projets des territoires avec les nouveaux contrats Ambition Région,
  • la Région fait preuve d’initiative et mobilise toutes les possibilités d’action pour assurer une préférence régionale dans les marchés publics, qu’il s’agisse de travaux ou de fourniture des lycées,
  • Signal fort, elle valorise pleinement le Mérite en se substituant au Gouvernement défaillant pour attribuer une bourse aux lycéens ayant obtenu une mention “très bien” au baccalauréat,
  • la participation active de la Région à la sécurité est devenue réalité : elle finance les projets de sécurisation définis par les lycées (contrôle des entrées, fermeture des établissements, vidéoprotection) ainsi que les gares et les TER,
  • pour améliorer la qualité de vie des usagers quotidiens des TER et que chaque territoire puisse se développer, la Région renégocie fermement la convention avec la SNCF. Elle a par ailleurs débloqué des fonds pour sauver des petites lignes ferroviaires que la précédente mandature avait condamné à la fermeture.
  • les crédits pour l’ouverture de maisons de santé ont été doublés.

Un beau bilan de 1ère année… qui se prolonge d’ores et déjà en 2017 !

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sept 13

Lors du Conseil du 3e arrondissement de ce mardi 13 septembre, je suis intervenu sur la situation aberrante du stationnement autour de l’Hôpital Edouard Herriot.

Des zones de stationnement payant ont été créées il y a quelques mois autour de l’Hôpital, rues Viala et Trarieux, mais elles restent pour la plupart vides tout au long de la journée… Par contre, les rues au-delà de ce périmètre subissent, depuis cette création, une très forte pression de stationnement : les riverains ne peuvent plus se garer au Sud de Montchat, à Chaussagne, et on assiste à du stationnement irrégulier, sur les trottoirs, aux intersections, devant les sorties de garage… Le cheminement des piétons est gêné et la sécurité menacée.

Dans le même temps, cette extension du stationnement payant pénalise le personnel de l’Hôpital qui se rend à Grange Blanche, notamment quand leurs horaires ne sont pas compatibles avec la desserte transport en commun.

La réponse de la Mairie du 3e quant aux solutions à apporter est peu encourageante : on nous parle de facilités données aux riverains pour obtenir la vignette résident, mais cela ne résout pas le problème du stationnement gênant et dangereux. On a cru comprendre que Thierry Philip avait refusé la suppression du stationnement payant sur Viala.

Difficile de comprendre que Gérard Collomb, pourtant d’habitude si prompt à prétendre régler tous les problèmes, même ceux sans lien avec ses fonctions, ne puisse cette fois trouver une solution avec les Hospices civils de Lyon, alors qu’il préside leur conseil de surveillance, qu’il est maire de Lyon et président de la Métropole…

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