mai 18

Plus que jamais, si elle veut repartir de l’avant, accomplir son impératif redressement économique et moral, la France a besoin d’un cap clair et d’une cohérence politique. Je ne reviens pas sur les raisons de cet impératif que j’exprimais dans mon post du 9 avril. Je le crois toujours car je ne fais pas partie des quelques uns qui se sont découverts de nouvelles orientations depuis le 23 avril…

Au-delà de l’attrait de la nouveauté et du bombardement médiatique qui se poursuit, une analyse objective conduit à constater qu’Emmanuel Macron n’a pas gagné avec un mandat clair.

  • Il s’est qualifié au 1er tour grâce à un mouvement de vote utile de la gauche non mélenchoniste. Dans les 24 % qu’il a réalisés le 23 avril, il y avait déjà une bonne part d’électeurs qui n’adhéraient pas à son projet flou, mais qui ont vu là une chance inespérée de prolonger la gauche à l’Elysée.
  • Il était élu dès le 23 avril puisque le candidat de la droite avait été éliminé, suite à un bombardement médiatique intense et continu autour des “affaires”. Aujourd’hui, certains font comme si ce bombardement n’avait pas eu lieu et que le 23 avril était le résultat d’un combat à la loyale entre la droite et Macron…
  • Emmanuel Macron a emporté largement les suffrages exprimés du 2e tour, grâce au barrage à Marine Le Pen… mais la participation a été faible et le niveau des blancs et nuls a atteint un recordPrès de 50 % de ses électeurs n’ont pas voté pour lui mais contre Marine Le Pen. Et 61 % des Français ne veulent pas qu’il ait une majorité à l’Assemblée nationale.

La nomination du Gouvernement ne clarifie pas les choses. Le nouveau Premier ministre, homme de gauche, passé à droite, et de nouveau tenté par autre chose, n’est pas porteur d’un projet politique. Deux autres ministres viennent des Républicains. Mais il s’agit pour l’un d’une personnalité peu connue, qui semble privilégier une accélération de carrière. L’autre a tellement déçu ses soutiens et électeurs ces derniers mois qu’il sait que son ralliement était sa seule “porte de sortie”. Là encore, peu de signification politique…

Voilà quelle est la situation aujourd’hui : un président dont la personnalité incarne certes un renouveau mais à l’issue d’une élection en trompe l’œil au cours de laquelle les Français n’ont pas pu s’exprimer sur le fond, n’ont pas pu choisir un cap et avec un Gouvernement hétéroclite. Dès lors, les élections législatives ne sont cette année pas seulement l’adaptation de l’Assemblée nationale au nouveau contexte présidentiel, elles sont l’heure du choix et de la clarification politique. C’était ma conviction et ma posture dès le 23 avril au soir.

Même s’ils sont lassés après des mois de campagne des primaires puis de la présidentielle, l’heure pour les Français ne doit donc pas être au relâchement citoyen. Les 11 et 18 juin, ce sont les conditions du redressement de la France qui se jouent.

Cette campagne législative s’est ouverte avec la même stratégie des écrans de fumée qui avait été celle de la campagne présidentielle d’En marche. Concernant le nouveau président, les symboles occultent les enjeux de fond. Et tous les jours, les médias nous abreuvent du renouvellement des candidats “En marche”, pour mieux masquer la consternante réalité : ces aspirants députés “En marche” sont d’abord des élus et cadres PS recyclés (à 100 % sur Lyon !), ce sont ensuite des élus et cadres MODEM incarnation de la cuisine politicienne de la IVème République comme l’a montré l’ultimatum de François Bayrou le 12 mai ; quant aux nouveaux candidats recrutés sur Internet, ce sont des gens dont l’inexpérience sera un gage de docilité pour le nouveau Gouvernement, d’autant qu’ils auront signé un chèque en blanc, s’engageant à voter les lois proposées par ce dernier…

Dans ces conditions, une majorité “En marche” en juin ne pourrait en aucun cas apporter une clarification politique et porter le redressement de la France. Au pire, ce seront les vieux routiers du PS qui réussiront à prendre les commandes pour poursuivre la politique de Hollande. Au “mieux”, ce sera le blocage dès la première grande réforme ou la première difficulté économique et sociale tant il manque une ligne claire à ce conglomérat. Pour l’une et l’autre option, ce seront encore 5 ans de perdu pour la France, donc un nouveau recul pour notre pays, et un pourrissement qui viendra gonfler les voiles des extrêmes de droite et de gauche.

Dans ce contexte, les Républicains et les centristes de l’UDI prennent leurs responsabilités. François Baroin mène cette campagne des législatives. Il est prêt à assurer les responsabilités gouvernementales sur la base d’un programme politique clair et volontariste, qui a été adapté pour tenir compte du débat de la présidentielle.

Maintenant, c’est à chacun de se prononcer en responsabilité. Soit on continue à donner un chèque en blanc à En marche, mais en étant conscient que ceux qui vont l’encaisser ne savent pas réellement le chemin qu’ils veulent emprunter et qu’une bonne partie d’entre eux sont les héritiers de Hollande. Soit on donne à la France une majorité LR-UDI qui me semble correspondre à son aspiration réelle du moment, à savoir réaliser un redressement économique permettant de donner des perspectives en matière d’emploi et de retraites, protéger les Français et rétablir le respect de notre ordre républicain. Un programme que cette majorité saura mettre en œuvre de façon constructive, en bonne intelligence avec le Président élu.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

avr 09

MeetingParce que je ne fais pas partie de ceux qui croient que la France peut continuer “à s’en sortir” avec un tel niveau de dette publique. Il ne s’agit pas d’être fasciné par une politique rigoureuse, de demander des efforts pour les efforts. Il s’agit seulement d’avoir la détermination et l’ambition d’engager des réformes de structure, en tirant parti des mutations technologiques et sociales, pour que notre pays retrouve les marges de manœuvre qui lui permettront de rester maître de son destin. C’est important pour notre génération, c’est capital pour nos enfants. Et pour ceux qui veulent piloter à court terme, il faut déjà être conscient que la remontée des taux d’intérêt va faire que sans tarder, cette dette va se rappeler à notre bon souvenir.

Parce que je ne fais pas partie de ceux qui croient que la France est une île dans un monde globalisé et parce que je ne crois pas que l’avenir de notre pays puisse se limiter aux loisirs et à l’accueil de touristes, si nous voulons pouvoir disposer de suffisamment d’emplois. La France n’aura un avenir que si elle sait créer les conditions pour être aussi une terre d’industries, une terre d’agriculture, d’entrepreneuriat de façon générale et un lieu de développement du  numérique. Et pour cela, pour être en mesure de lutter face aux pays concurrents, il nous faudra encore regagner en compétitivité. Oui ce défi se gagnera par la formation des Français, par l’innovation, par une politique volontariste de soutien à des grands projets. Mais on ne peut pour autant s’exonérer d’un effort pour diminuer les charges et assurer la faisabilité du produire en France.

Parce que, si je ne crois pas que la France puisse se refermer sur elle-même ou abandonner un projet européen pour occuper toute sa place dans le monde qui vient, je souhaite pour autant que notre pays se retrouve, qu’il redonne son plein sens à la citoyenneté française, que ses règles soient respectées, qu’on y vienne y vivre que si l’on est prêt à partager son projet, qu’il ne se perde pas dans des luttes secondaires alors que tant de besoins premiers ne sont pas servis, qu’il soit fier de ce qu’il est et de ce que les Français ont accompli. Je trouve par exemple inconcevable qu’un candidat à la présidentielle considère que la présence française en Algérie a été un crime contre l’humanité, qui plus est depuis l’étranger.

Parce que je suis persuadé que face à ces défis, face à l’ampleur du redressement à opérer, la France a besoin d’une majorité cohérente et solide, pour les 5 ans du quinquennat, à l’Assemblée nationale. Le futur Président ne fera pas tout, tout seul. Il aura besoin d’un Gouvernement de combat et d’une majorité solide. Je suis persuadé que seule l’union LR-UDI-DVD peut constituer une telle majorité. Le programme du FN est bien trop ambivalent pour cela. Quant à Macron, oui il est toujours possible sur le papier de faire élire en juin une majorité de parlementaires “En marche”. Mais comment un cocktail de leaders Hue-Madelin-Cohn Bendit, allongé d’un tiers d’élus PS recyclés et d’un tiers de députés sélectionnés sur Internet, sans doute pour les parties de France qu’ils représentent, pourrait-il conduire une politique cohérente et surtout résister aux premiers vents contraires. Nous le savons bien, une telle majorité nouvelle ne serait qu’une phase transitoire avant un retour aux errements du Hollandisme. Nous Lyonnais sommes bien placés pour le voir venir, avec ces candidats probables aux législatives qui sont tous des piliers du PS local. J’invite par exemple chacun à reprendre les positions d’Anne Brugnera aux législatives de 2012.

Parce que si le futur Président ne fera pas tout tout seul, il faudra néanmoins que le titulaire de la fonction soit hautement expérimenté et très solide. Les années qui viennent seront celles des “discussions” avec Trump, Poutine, le Président chinois, le Gouvernement britannique… De telles discussions ne s’improvisent pas si l’on veut préserver nos intérêts.

Pour bien mesurer pourquoi François FILLON est le bon choix pour répondre intelligemment à ces enjeux, venez l’écouter mercredi 12 avril à 18H30 à Eurexpo.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

fév 13

Après plusieurs mois de travail en liaison avec ma commission, le schéma régional de l’enseignement supérieur et de la recherche préparé par le Vice-Président Yannick Neuder a été adopté à une large majorité lors de la session du 9 février 2017 du Conseil régional.

La Région fait le choix d’intervenir en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Clairement, il s’agit de miser sur la connaissance, l’innovation et la formation des jeunes pour assurer leur insertion professionnelle. Ce schéma sera notre feuille de route pour cette politique pour les cinq prochaines années. Ci-dessous, la vidéo et le texte de mon intervention lors de l’adoption du schéma.


AP 9 février 2017 ● Intervention de Pierre… par elus_lr_dvd_sc

“Monsieur le Président,
Monsieur le vice-président Yannick NEUDER,
Chers collègues,

Trop longtemps, l’enseignement supérieur et la recherche ont été volontairement éloignés du monde de l’entreprise et de l’économie, le plus souvent pour des raisons purement idéologiques. Il est temps de rattraper le retard pris en la matière, pour répondre au mieux aux problématiques qui, aujourd’hui, se posent à nos universités, aux enseignants, aux chercheurs, et bien sûr aux étudiants.

La première problématique, et c’est celle qui est la priorité de notre majorité depuis le début du mandat, c’est l’emploi.

Si l’insertion professionnelle croît en fonction du niveau de diplômes des jeunes, nous savons que la situation des étudiants du supérieur n’est pas pour autant acceptable : échecs massifs dans les premiers cycles universitaires, débouchés professionnels ne correspondant pas aux projets des jeunes diplômés. La part des jeunes en emploi trois ans après leur diplôme de L3 ou M1 a baissé entre les générations 2004 et 2010. C’est un gâchis pour les étudiants concernés, c’est un gâchis pour leur famille, c’est un gâchis pour la société française. Cette situation nous ne pouvons pas l’accepter.

Avec ce schéma Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, vous mettez clairement la priorité sur la réussite des étudiants :
– avec la mise en place de parcours de formation répondant aux besoins des acteurs économiques, qui permettront d’assurer des débouchés aux jeunes diplômés dans des secteurs pérennes, tout en offrant aux employeurs des compétences adaptées et reconnues ;
– avec l’augmentation du nombre d’apprentis dans le supérieur,
– avec les expérimentations intéressantes que nous allons mener en matière d’appui à la mobilité internationale pour les étudiants entrepreneurs ou les étudiants en fin de cursus. Auvergne-Rhône-Alpes est en pointe pour les moyens consacrés aux bourses de mobilité, elle l’est aussi pour faire en sorte que cette mobilité soit plus que jamais un atout pour l’insertion professionnelle.

Cette relation gagnant-gagnant avec le monde économique, le schéma la favorise aussi avec la coopération entre les entreprises et les acteurs académiques, notamment les laboratoires de recherche. Il y a en Auvergne-Rhône-Alpes une véritable excellence avec plus de 35 000 chercheurs. Ce doit être une ressource pour les acteurs économiques, y compris les PME. Cela d’autant plus que nous sommes, avec notre objectif de devenir la Silicon Valley européenne, dans une démarche de soutien spécifique à l’innovation, autour des priorités définies dans le SRDEII, en totale cohérence stratégique. (…)

Il y a une autre qualité dont nous tenons, Monsieur le Président, et Monsieur le vice-président, à vous féliciter. Il s’agit, via les contrats d’objectifs et de moyens, du soutien aux universités et grandes écoles de tous les territoires, y compris en dehors des sites majeurs que sont Lyon/Saint-Étienne, Grenoble-Alpes et Clermont-Ferrand. Les 15 sites universitaires de la Région, qui ont tous quelque chose à apporter, sont reconnus et seront soutenus. Un soutien bienvenu, sur une compétence choisie, après un quinquennat présidentiel qui n’a pas tenu ses promesses, sur le sujet de l’enseignement supérieur comme sur les autres.

Ce soutien, ce sont tous les 300 000 étudiants de notre belle et grande région qui vont en profiter pour leur qualité d’étude et leur qualité de vie. L’effort est là pour le logement, avec un objectif de doublement des constructions, de la santé, de la culture, du sport, de la prise en compte du handicap…

Plus de 180 Millions d’euros sur la durée du mandat, c’est le montant que la Région consacrera à l’enseignement supérieur.

Ce schéma a aussi l’avantage d’être souple. Ce n’est pas un carcan administratif mais bien une feuille de route stratégique. Dans le monde d’aujourd’hui, particulièrement en matière de connaissance, il faut savoir être agile. La souplesse, c’est utile.

La pertinence de ce schéma Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, il faut le dire, c’est aussi le résultat d’une large concertation dans laquelle vous vous êtes investis : avec les acteurs académiques, avec les étudiants, avec les acteurs économiques, avec les agglomérations… Les auditions et les échanges dans le cadre de la commission ont rythmé les douze derniers mois.

Cette concertation, elle va se poursuivre tout au long du mandat avec une conférence régionale annuelle au plus haut niveau.

Pour toutes ces raisons, c’est avec enthousiasme, Monsieur le Président, Monsieur le vice-président, que le groupe Les Républicains, Divers droite et Société civile approuve le Schéma régional d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation.

Réussite des étudiants, grande région de la connaissance et de l’innovation, il est un élément clé de l’ambition que nous portons pour Auvergne-Rhône-Alpes.”

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

jan 08

ConfluenceVoilà un an que notre nouvelle majorité régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, conduite par Laurent Wauquiez, est au travail.

A l’issue de cette première année, voilà ce qui a été réalisé en matière d’exemplarité des élus, de bonne gestion et de nouvelles orientations politiques.

Exemplarité des élus : les conseillers régionaux s’engagent à respecter une charte éthique. Un terme a été mis aux recrutements de complaisance au sein du personnel. Le Conseil régional a fortement réduit son train de vie, 50 véhicules de fonction ont par exemple été vendus. Dans ces temps difficiles où les Français font des efforts, les élus régionaux doivent aussi contribuer à cet effort : l’indemnité de fonction a été réduite de 10 %.

Une gestion rigoureuse : après deux mandats de Jean-Jack Queyranne marqués par une forte hausse de l’endettement et de la fiscalité, un virage a été accompli par une forte réduction de la dépense publique. 75 millions d’euros ont été économisés dès 2016, 300 le seront sur l’ensemble du mandat. Auvergne-Rhône-Alpes est la région française ayant effectué le plus gros effort, et ce dans le contexte pourtant très compliqué de baisse drastique des dotations de l’Etat. Cet effort se fait sans augmentation de la pression sur le contribuable régional : mieux, le tarif des cartes grises a été réduit.

Et gestion rigoureuse ne veut pas dire manque de volontarisme politique. Bien au contraire. Cette première année a aussi été une année d’action, en réalisation des promesses de campagne :

  • pour contribuer à la relance économique et donc à l’emploi, la priorité est donnée à l’investissement (+ 100 millions), notamment pour le soutien aux projets des territoires avec les nouveaux contrats Ambition Région,
  • la Région fait preuve d’initiative et mobilise toutes les possibilités d’action pour assurer une préférence régionale dans les marchés publics, qu’il s’agisse de travaux ou de fourniture des lycées,
  • Signal fort, elle valorise pleinement le Mérite en se substituant au Gouvernement défaillant pour attribuer une bourse aux lycéens ayant obtenu une mention “très bien” au baccalauréat,
  • la participation active de la Région à la sécurité est devenue réalité : elle finance les projets de sécurisation définis par les lycées (contrôle des entrées, fermeture des établissements, vidéoprotection) ainsi que les gares et les TER,
  • pour améliorer la qualité de vie des usagers quotidiens des TER et que chaque territoire puisse se développer, la Région renégocie fermement la convention avec la SNCF. Elle a par ailleurs débloqué des fonds pour sauver des petites lignes ferroviaires que la précédente mandature avait condamné à la fermeture.
  • les crédits pour l’ouverture de maisons de santé ont été doublés.

Un beau bilan de 1ère année… qui se prolonge d’ores et déjà en 2017 !

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

juil 06

Voici la vidéo de mon intervention en conseil municipal du 4 juillet 2016 sur l’offre de la Ville de Lyon en matière de salles pour les activités associatives et pour l’animation des quartiers, à l’occasion de la modification du règlement du Château Sans Souci.

Salles municipales par Ensemble_pour_Lyon

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , ,