déc 05

La vidéo de mon intervention lors de l’Assemblée plénière du Conseil régional du 30 novembre 2017, à propos du soutien de la Région à la filière micro-nanoélectronique.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,

nov 20

Le conseil des affaires générales de l’Union européenne a décidé aujourd’hui que Paris accueillera l’Autorité Bancaire Européenne, puisque celle-ci doit quitter Londres du fait du Brexit.

C’est une bonne nouvelle pour la France, l’ABE constituant un atout de plus pour la place financière parisienne.

Ceci dit, avec ce résultat, on comprend mieux pourquoi les derniers gouvernements, à la fin du mandat Hollande et sous la présidence Macron, ont été aussi peu engagés dans la défense de la candidature française pour l’accueil de l’autre agence qui doit quitter Londres, l’Agence Européenne des Médicaments. Il s’agissait sans doute de jouer l’Autorité Bancaire Européenne plutôt que l’Agence Européenne des Médicaments.

Pourtant cela aurait aussi été une très bonne nouvelle pour la France d’accueillir l’Agence Européenne des Médicaments, tout particulièrement à Lyon où elle serait venue couronner le formidable potentiel de l’agglomération et de la région en matière de Santé. L’enjeu était d’importance : 900 fonctionnaires internationaux, 3 000 emplois indirects, 36 000 visites d’experts par an, une image de marque…

L’Union européenne a fait ce soir le choix de relocaliser l’Agence Européenne des Médicaments à Amsterdam. Milan était aussi très bien placée. Comme je l’évoquais lors du dernier Conseil municipal, cela démontre que c’était moins la proximité de Londres qui était importante que l’importance du pôle de Santé et la densité économique de la ville d’accueil. Pourtant, les Gouvernements Cazeneuve et Philippe/Macron avaient mis en avant la proximité géographique de Londres pour justifier le choix de Lille aux dépens de Lyon, pour porter la candidature française.

Dans ce contexte, il faut aussi s’interroger sur le fait que le Maire de Lyon, le Président de la Métropole de Lyon et l’ancien Maire de Lyon, devenu Ministre d’Etat, ne se soient pas plus mobilisés pour porter la candidature lyonnaise à l’accueil de l’Agence Européenne des Médicaments.

Le Maire de Lyon et le Président de la Métropole surfent régulièrement sur les palmarès qui positionnent notre Ville dans le peloton de tête des villes françaises. Mais plus que les palmarès dans la presse, ce que les Lyonnais voudraient, c’est une concrétisation du leadership.

Comment la candidature de Lyon, pôle de médecine complet de grande renommée, pôle de compétitivité en infectiologie de niveau mondial, avec un tissu économique dense en industries de santé, avec l’atout supplémentaire de son cadre de vie, a-t-elle pu ne pas être retenue par les derniers gouvernements pour porter la candidature française ? Les responsables de la Ville et de la Métropole se sont-ils mobilisés à la hauteur du défi de l’accueil d’une agence européenne, pour porter une candidature solide ? Ont-ils été freinés ?

Pour ne pas rater les futures opportunités, il faudra bien répondre à ces questions, puisqu’il faut apprendre de ses échecs. En tous cas, il semble difficile d’en rester à la gêne discrète à laquelle on assiste sur ce sujet.

La vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 23 octobre via ce lien.

 

 

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fév 13

Après plusieurs mois de travail en liaison avec ma commission, le schéma régional de l’enseignement supérieur et de la recherche préparé par le Vice-Président Yannick Neuder a été adopté à une large majorité lors de la session du 9 février 2017 du Conseil régional.

La Région fait le choix d’intervenir en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Clairement, il s’agit de miser sur la connaissance, l’innovation et la formation des jeunes pour assurer leur insertion professionnelle. Ce schéma sera notre feuille de route pour cette politique pour les cinq prochaines années. Ci-dessous, la vidéo et le texte de mon intervention lors de l’adoption du schéma.


AP 9 février 2017 ● Intervention de Pierre… par elus_lr_dvd_sc

“Monsieur le Président,
Monsieur le vice-président Yannick NEUDER,
Chers collègues,

Trop longtemps, l’enseignement supérieur et la recherche ont été volontairement éloignés du monde de l’entreprise et de l’économie, le plus souvent pour des raisons purement idéologiques. Il est temps de rattraper le retard pris en la matière, pour répondre au mieux aux problématiques qui, aujourd’hui, se posent à nos universités, aux enseignants, aux chercheurs, et bien sûr aux étudiants.

La première problématique, et c’est celle qui est la priorité de notre majorité depuis le début du mandat, c’est l’emploi.

Si l’insertion professionnelle croît en fonction du niveau de diplômes des jeunes, nous savons que la situation des étudiants du supérieur n’est pas pour autant acceptable : échecs massifs dans les premiers cycles universitaires, débouchés professionnels ne correspondant pas aux projets des jeunes diplômés. La part des jeunes en emploi trois ans après leur diplôme de L3 ou M1 a baissé entre les générations 2004 et 2010. C’est un gâchis pour les étudiants concernés, c’est un gâchis pour leur famille, c’est un gâchis pour la société française. Cette situation nous ne pouvons pas l’accepter.

Avec ce schéma Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, vous mettez clairement la priorité sur la réussite des étudiants :
– avec la mise en place de parcours de formation répondant aux besoins des acteurs économiques, qui permettront d’assurer des débouchés aux jeunes diplômés dans des secteurs pérennes, tout en offrant aux employeurs des compétences adaptées et reconnues ;
– avec l’augmentation du nombre d’apprentis dans le supérieur,
– avec les expérimentations intéressantes que nous allons mener en matière d’appui à la mobilité internationale pour les étudiants entrepreneurs ou les étudiants en fin de cursus. Auvergne-Rhône-Alpes est en pointe pour les moyens consacrés aux bourses de mobilité, elle l’est aussi pour faire en sorte que cette mobilité soit plus que jamais un atout pour l’insertion professionnelle.

Cette relation gagnant-gagnant avec le monde économique, le schéma la favorise aussi avec la coopération entre les entreprises et les acteurs académiques, notamment les laboratoires de recherche. Il y a en Auvergne-Rhône-Alpes une véritable excellence avec plus de 35 000 chercheurs. Ce doit être une ressource pour les acteurs économiques, y compris les PME. Cela d’autant plus que nous sommes, avec notre objectif de devenir la Silicon Valley européenne, dans une démarche de soutien spécifique à l’innovation, autour des priorités définies dans le SRDEII, en totale cohérence stratégique. (…)

Il y a une autre qualité dont nous tenons, Monsieur le Président, et Monsieur le vice-président, à vous féliciter. Il s’agit, via les contrats d’objectifs et de moyens, du soutien aux universités et grandes écoles de tous les territoires, y compris en dehors des sites majeurs que sont Lyon/Saint-Étienne, Grenoble-Alpes et Clermont-Ferrand. Les 15 sites universitaires de la Région, qui ont tous quelque chose à apporter, sont reconnus et seront soutenus. Un soutien bienvenu, sur une compétence choisie, après un quinquennat présidentiel qui n’a pas tenu ses promesses, sur le sujet de l’enseignement supérieur comme sur les autres.

Ce soutien, ce sont tous les 300 000 étudiants de notre belle et grande région qui vont en profiter pour leur qualité d’étude et leur qualité de vie. L’effort est là pour le logement, avec un objectif de doublement des constructions, de la santé, de la culture, du sport, de la prise en compte du handicap…

Plus de 180 Millions d’euros sur la durée du mandat, c’est le montant que la Région consacrera à l’enseignement supérieur.

Ce schéma a aussi l’avantage d’être souple. Ce n’est pas un carcan administratif mais bien une feuille de route stratégique. Dans le monde d’aujourd’hui, particulièrement en matière de connaissance, il faut savoir être agile. La souplesse, c’est utile.

La pertinence de ce schéma Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, il faut le dire, c’est aussi le résultat d’une large concertation dans laquelle vous vous êtes investis : avec les acteurs académiques, avec les étudiants, avec les acteurs économiques, avec les agglomérations… Les auditions et les échanges dans le cadre de la commission ont rythmé les douze derniers mois.

Cette concertation, elle va se poursuivre tout au long du mandat avec une conférence régionale annuelle au plus haut niveau.

Pour toutes ces raisons, c’est avec enthousiasme, Monsieur le Président, Monsieur le vice-président, que le groupe Les Républicains, Divers droite et Société civile approuve le Schéma régional d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation.

Réussite des étudiants, grande région de la connaissance et de l’innovation, il est un élément clé de l’ambition que nous portons pour Auvergne-Rhône-Alpes.”

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jan 08

ConfluenceVoilà un an que notre nouvelle majorité régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, conduite par Laurent Wauquiez, est au travail.

A l’issue de cette première année, voilà ce qui a été réalisé en matière d’exemplarité des élus, de bonne gestion et de nouvelles orientations politiques.

Exemplarité des élus : les conseillers régionaux s’engagent à respecter une charte éthique. Un terme a été mis aux recrutements de complaisance au sein du personnel. Le Conseil régional a fortement réduit son train de vie, 50 véhicules de fonction ont par exemple été vendus. Dans ces temps difficiles où les Français font des efforts, les élus régionaux doivent aussi contribuer à cet effort : l’indemnité de fonction a été réduite de 10 %.

Une gestion rigoureuse : après deux mandats de Jean-Jack Queyranne marqués par une forte hausse de l’endettement et de la fiscalité, un virage a été accompli par une forte réduction de la dépense publique. 75 millions d’euros ont été économisés dès 2016, 300 le seront sur l’ensemble du mandat. Auvergne-Rhône-Alpes est la région française ayant effectué le plus gros effort, et ce dans le contexte pourtant très compliqué de baisse drastique des dotations de l’Etat. Cet effort se fait sans augmentation de la pression sur le contribuable régional : mieux, le tarif des cartes grises a été réduit.

Et gestion rigoureuse ne veut pas dire manque de volontarisme politique. Bien au contraire. Cette première année a aussi été une année d’action, en réalisation des promesses de campagne :

  • pour contribuer à la relance économique et donc à l’emploi, la priorité est donnée à l’investissement (+ 100 millions), notamment pour le soutien aux projets des territoires avec les nouveaux contrats Ambition Région,
  • la Région fait preuve d’initiative et mobilise toutes les possibilités d’action pour assurer une préférence régionale dans les marchés publics, qu’il s’agisse de travaux ou de fourniture des lycées,
  • Signal fort, elle valorise pleinement le Mérite en se substituant au Gouvernement défaillant pour attribuer une bourse aux lycéens ayant obtenu une mention “très bien” au baccalauréat,
  • la participation active de la Région à la sécurité est devenue réalité : elle finance les projets de sécurisation définis par les lycées (contrôle des entrées, fermeture des établissements, vidéoprotection) ainsi que les gares et les TER,
  • pour améliorer la qualité de vie des usagers quotidiens des TER et que chaque territoire puisse se développer, la Région renégocie fermement la convention avec la SNCF. Elle a par ailleurs débloqué des fonds pour sauver des petites lignes ferroviaires que la précédente mandature avait condamné à la fermeture.
  • les crédits pour l’ouverture de maisons de santé ont été doublés.

Un beau bilan de 1ère année… qui se prolonge d’ores et déjà en 2017 !

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mai 29

Alors que le pays, en quête de cap, est toujours au bord du blocage du fait d’un projet de loi “ni fait, ni à faire”, qu’une partie de la jeunesse, confrontée à un malaise bien réel, me semble se tromper de voie dans sa contestation, j’ai participé jeudi dernier à deux événements que je trouve particulièrement porteurs d’optimisme.

Annecy-le-Vieux-20160526-01045Le matin, je suis allé visiter à Annecy le Job dating de l’alternance pour les filières de l’enseignement supérieur, organisé par l’Université Savoie Mont Blanc, le Club des entreprises de l’Université et Formasup Pays de Savoie. Il s’agit d’une manifestation d’ampleur qui permet à 100 entreprises du territoire de rencontrer 500 étudiants candidats pour leur proposer des missions dans le cadre de l’alternance (contrats d’apprentissage et de professionnalisation).

L’alternance est une voie d’avenir, y compris dans le supérieur, du fait de son gagnant-gagnant : l’étudiant renforce ainsi son employabilité et l’entreprise peut recruter des jeunes diplômés répondant parfaitement à ses attentes.

Ce que je trouve remarquable dans ce job dating, c’est le volume d’opportunités qu’il propose, du fait de la fédération des formations et de la forte mobilisation des entreprises : elles étaient jeudi dernier une centaine, grands groupes, ETI et PME. Une mobilisation qui illustre clairement l’atout que représente l’existence d’un bassin économique structuré pour organiser ce type d’échange.

De retour à Lyon, j’ai représenté Laurent Wauquiez et Yannick Neuder, Vice-président, à la 13ème édition du Campus Création, manifestation dont la Région est partenaire. Cette opération, organisée par la Fondation pour l’Université de Lyon et Beelys, consiste à récompenser d’une part des équipes pluridisciplinaires d’étudiants qui ont planché sur un projet entrepreneurial et, d’autre part, des étudiants qui ont récemment créé leur entreprise (Concours Jeune Entrepreneur de l’Année). Ils étaient 900 au Palais de la bourse, porteurs de beaucoup d’enthousiasme, de créativité et de projets pour l’avenir. Parmi les projets présentés qui m’ont marqué : un biocide pour lutter contre la peste à Madagascar, une application robotique pour la peinture, une application pour aider à l’orientation professionnelle…

CampusLe succès de cette opération confirme le dynamisme de l’esprit d’entreprendre parmi les étudiants. Selon une récente enquête, 48 % des étudiants pourraient créer ou reprendre une entreprise au cours de leur carrière et 95 % des étudiants entrepreneurs sont optimistes pour leur avenir professionnel. C’est l’une des trop rares bonnes nouvelles pour notre société !

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