juil 19

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 17 juillet 2017 sur la disparition de la Maison de l’enfance du 3e Ouest et le devenir du tènement du 1 rue Desaix ; l’occasion d’inviter le nouveau Maire de Lyon à infléchir l’approche urbanistique du projet Part-Dieu.

 

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mar 31

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 27 mars 2017 à propos du programme prévisionnel des équipements publics de la ZAC Part-Dieu Ouest. Le manque d’ambition de ce programme démontre bien que la Part-Dieu nouvelle n’est pas vue comme un quartier à vivre par la majorité municipale.

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jan 31
L'immeuble construit avenue Lacassagne là où aurait pu être créée une belle vue sur le futur parc.

L’immeuble construit avenue Lacassagne là où aurait pu être créée une belle vue sur le futur parc.

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil d’arrondissement de janvier 2016 à propos de la création du nouveau parc sur le tènement RVI ; une position plusieurs fois affirmée ces dernières années.

“Nous allons bien sûr voter favorablement ce rapport. Je pense qu’effectivement lorsque que nous voyons la description du parc, cela sera un beau parc. Je me félicite de la décision du maintien d’un bassin puisque c’était un des points en débat. Il manque d’eau dans cette ville, c’est donc une bonne chose que nous profitions de cette opération pour en voir plus.

Par contre, ce parc est tellement beau que je regrette que nous ne le voyions pas depuis l’avenue. Je renouvelle et je le redis que nous avons raté une opportunité d’ouvrir l’avenue Lacassagne à cet endroit là sur ce parc. Nous aurions pu marquer la porte d’entrée de Montchat de belle façon, si nous avions permis à tous les gens qui passent avenue Lacassagne d’avoir une vision sur ce grand parc que nous allons créer.

Le choix a été fait de construire un immeuble à la place, le long du parc. Premier inconvénient, cela va encadrer le parc d’immeubles et cela va le cacher à la vue de tout le monde, et en termes d’espaces public cela n’est jamais très bon. Par ailleurs à cet endroit là, cela renforce l’effet tunnel de l’avenue Lacassagne, alors que nous aurions pu créer une belle ouverture.

Tout cela m’amène à regretter qu’en termes de concertation, nous ne fassions pas confiance aux citoyens habitants pour discuter des grands choix d’urbanisme. Très souvent, nous nous rendons compte que la Ville pose sur la table des choix structurants. Ce choix de construire l’immeuble en bordure de l’avenue Lacassagne, à mon avis, est un choix structurant qui n’a pas été discuté. Vous demandez après aux citoyens, dans l’accompagnement, dans le détail, de se concerter et de donner des idées. Il faudrait leur faire plus confiance pour qu’ils puissent se prononcer plus globalement sur ces opérations et voir la physionomie qu’ils veulent pour leur quartier. C’est le cas sur la friche RVI, c’était aussi le cas lors de la réunion d’hier sur la Part Dieu où finalement des choix ont été faits, structurants et lourds, sans trop d’explications. La concertation est ouverte uniquement sur des questions secondaires et je le regrette, les habitants peuvent s’exprimer sur des grands choix d’urbanisme.

Nous sommes très contents de ce parc et nous voterons le rapport avec le regret qu’il soit caché et que nous n’ayons pas bénéficié de l’opération pour créer une belle entrée au quartier de Montchat.” 

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déc 11

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Voici le texte de mon intervention lors du Conseil de la Métropole du 10 décembre 2015 sur le projet de ZAC Part-Dieu Ouest

“Monsieur le Président,

Notre groupe ne peut pas approuver cette délibération sur la création de la ZAC Part-Dieu Ouest.

Certes, nous sommes favorables à l’engagement de la collectivité pour qu’un projet d’urbanisme ambitieux permette une renaissance de la Part-Dieu :

Rénovation des abords de la gare pour la qualité de vie des habitants et l’image de notre Métropole.

  • Création des conditions du développement/renouvellement de la Part-Dieu en tant que centre d’affaires, jouant un rôle clé dans notre rayonnement économique.
  • Renouveau du cadre urbain pour conforter la Part-Dieu en tant que quartier à vivre, et d’abord pour ses 30 000 habitants.

Certes, nous approuvons le principe d’une ZAC pour mener ce projet, ainsi que sa concession à la SPL Part-Dieu. Sur ce sujet de la méthode, nous nous interrogeons toutefois sur le périmètre retenu pour la ZAC ; un périmètre insuffisant qui n’intègre pas la porte Est de la gare. Il y a là le risque d’incohérences.

Mais nous ne pouvons pas approuver votre projet pour la Part-Dieu, sous forme de ZAC, car il comprend des aspects que nous ne partageons pas. Nous l’avons déjà plusieurs fois évoqué :

  1. Une réorganisation irresponsable de la voirie :
  • La réduction à deux fois une voie de l’avenue Pompidou sous les voies ferrées. Ce nouveau verrou pour la circulation va encore dégrader l’accessibilité de la gare – les études l’ont démontré – et va isoler un peu plus le quartier Villette Paul Bert,
  • Le détournement de la circulation qui passait sous la Part-Dieu, du fait de la fermeture de l’accès à la rue Servient. Cet aménagement couteux va se traduire par du trafic automobile supplémentaire dans des rues résidentielles – Mazenod, André Philip – bordées d’équipements publics (résidence pour personnes âgées, école).

2. Une densification urbaine excessive, incompatible avec un quartier à vivre. Le développement/renouvellement du centre d’affaires doit se faire de façon maîtrisée et cohérente. On ne peut pas, comme vous le projetez, semer ici et là des tours, sans cohérence, ou uniquement pour constituer une sky line rappelant la chaîne des Alpes. La Part-Dieu est un quartier où résident 30 000 Lyonnais. Nous devons pouvoir continuer à vivre dans ce quartier, à y vivre bien, à y vivre mieux. Le commissaire-enquêteur, lors de la dernière enquête publique, avait pointé ce manque de cohérence.

3. Nous voulons plus de garanties pour l’avenir des Lyonnais qui vivent actuellement à la Part-Dieu. Nous déplorons toujours que l’on débute ce projet urbain en programmant la démolition de centaines de logements, en mettant des centaines de propriétaires et locataires dans une grande incertitude.

4. Pour créer un quartier à vivre, nous pensons qu’il faut créer un environnement convivial, avec des espaces verts, des équipements de proximité, et qu’il faut favoriser le tissu de petits commerces. Mais cela ne peut se faire uniquement par une action sur le toit du centre commercial.

Toutes ces raisons sont autant de mauvais choix ou de lacunes dans votre projet. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons approuver le lancement de la ZAC sur ces bases. Pas plus que nous ne pouvons approuver le traité de concession, porteur des mêmes erreurs.

Quant au bilan de la concertation préalable, je dirais les choses suivantes.

Oui beaucoup d’habitants ont participé à l’opération. Ont-ils pour autant le sentiment d’avoir été concertés ? Je ne le crois pas. Les actions menées ont surtout été des actions d’information, et même parfois de promotion.

Nous ne partageons pas la lecture quantitative que vous avez des expressions recueillies. Oui certaines expressions étaient favorables, avec des commentaires semblant assez répétitifs. Pour autant, je ne crois pas que ces expressions traduisaient une approbation dans le détail.

Enfin, nous ne pouvons que nous étonner du manque d’explications quant aux évolutions du projet résultant de cette concertation. Quelle réalité de cette prise en compte ? La délibération est d’une grande pauvreté en la matière, comme l’a souligné votre Vice-Présidente Madame Vessilier en commission.

Pour toutes ces raisons, nous souhaitons un vote par division pour la délibération 2015-917. Nous votons contre le 1e) relatif à l’approbation du bilan de la concertation, et nous nous abstenons sur l’approbation de la ZAC Part-Dieu Ouest.”

 

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juil 09

Restaurant_scolaireNous avons débattu lors du Conseil municipal de ce jeudi soir de la programmation pluriannuelle d’investissement de la Ville de Lyon, la fameuse PPI que nous attendions depuis 15 mois. Quelques mots pour expliquer les raisons pour lesquelles il n’est pas possible d’approuver cette programmation.

Le vote d’une PPI est un élément marquant puisqu’il s’agit de décider du programme d’investissements sur la durée du mandat. En gros, ce qui est dans la PPI a des chances d’être réalisé d’ici 2020, ce qui ne l’est pas a peu de chances de l’être. Le sujet occupe logiquement une bonne place dans l’actualité politique.

Une précision importante tout d’abord. Il y a le vote d’une PPI par la Métropole, pour toutes les communes du “Grand Lyon”, sur les compétences de la Métropole (voirie, aménagement urbain, développement économique, collèges…). Et il y a une PPI de la Ville de Lyon, votée par le Conseil municipal de Lyon et qui porte sur les compétences de la Ville : écoles, parcs et jardins, équipements sportifs et culturels, sécurité et tranquillité publique. Je le précise car Gérard Collomb et Thierry Philip aiment à mélanger les deux, notamment pour mettre en avant à Lyon des projets d’aménagement qui relèvent en fait de la Métropole, voire du SYTRAL pour les transports. Certes, il peut y avoir une articulation entre les PPI, mais il s’agit bien de programmations distinctes, votées par des conseils différents. La démocratie gagne déjà à bien positionner les choses.

Concernant la PPI de la Ville de Lyon donc, on peut noter tout d’abord qu’elle maintient un bon niveau d’investissement. Nous le reconnaissons et nous approuvons cet effort d’investissement. D’abord parce qu’il faut laisser à la Ville la capacité de gérer son développement. Ensuite, parce que dans le contexte d’atonie économique que nous connaissons, l’investissement public est particulièrement utile au soutien de l’activité économique, notamment celle du BTP qui souffre beaucoup actuellement.

Maintenant, il faut aussi se poser la question de la pertinence des choix d’investissement, puisqu’une PPI consiste à prioriser les investissements. Et c’est là que le projet de Gérard Collomb est largement perfectible. Une PPI est censée répondre aux besoins d’équipements nouveaux pour faire face aux évolutions démographiques de la ville… et l’on sait qu’à Lyon il y a croissance de la population.

Le constat que l’on peut faire c’est que ce projet de PPI comporte peu de grands projets confortant une Ville à vivre, et que dans les arrondissements, on est loin du compte en termes d’équipements pour la population, alors que des projets moins prioritaires comme une nouvelle salle de danse sont retenus.

Dans notre 3e arrondissement, secteur qui poursuit son développement, avec le cap des 100  000 habitants qui sera dépassé pendant ce mandat, les lacunes de la PPI sont évidentes.

En matière de bâtiments scolaires, la seule extension prévue sera celle du groupe Léon Jouhaux. Rien sur la partie Est de l’arrondissement pourtant en phase de densification urbaine, comme le montre l’actualité de l’Ecole Louise à Montchat. Quelques autres écoles sont citées, mais il s’agira de petits travaux d’amélioration.

Autre manque flagrant, les équipements sportifs. Les lieux sportifs de l’arrondissement sont déjà saturés et il faut s’attendre à un afflux de candidats à des activités sportives. Mais aucun équipement nouveau ne figure à la PPI et les nécessaires améliorations de gymnases, pourtant promises, ne sont pas au rendez-vous.

Et puis il y a aussi la sécurité et la tranquillité publique. Alors que les besoins dans nos quartiers sont évidents, il n’y aura pas d’ouverture de poste de police municipale, qui aurait permis d’assurer une présence de proximité… pas plus qu’il n’y a d’extension de la vidéoprotection aux secteurs sensibles !

La logique que nous dénonçons depuis des mois se poursuit. Gérard Collomb et Thierry Philip mènent une politique de densification urbaine affirmée, mais ils n’adaptent pas l’équipement des quartiers en fonction. Il ne pourra en résulter que dégradation du service public et désagréments pour les Lyonnais.

On peut aussi bien sûr pointer les projets promis lors de la campagne qui ont disparu de la programmation… Dans sa présentation, Thierry Philip mentionne ces “oublis” en rouge. Pas la peine de jouer avec les couleurs, il suffit de dire que ce sont des promesses non tenues.

Tout cela nous amène à nous abstenir sur cette PPI. Certes nous validons le maintien de l’effort d’investissement, certes il y a dans les choix réalisés des projets que nous soutenons totalement, mais nous ne pouvons approuver une programmation qui répond aussi mal aux besoins de la population, actuels et à venir dans les prochaines années. L’intérêt des Lyonnais nous amène à ce vote… et à le dire clairement !

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