jan 08

ConfluenceVoilà un an que notre nouvelle majorité régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, conduite par Laurent Wauquiez, est au travail.

A l’issue de cette première année, voilà ce qui a été réalisé en matière d’exemplarité des élus, de bonne gestion et de nouvelles orientations politiques.

Exemplarité des élus : les conseillers régionaux s’engagent à respecter une charte éthique. Un terme a été mis aux recrutements de complaisance au sein du personnel. Le Conseil régional a fortement réduit son train de vie, 50 véhicules de fonction ont par exemple été vendus. Dans ces temps difficiles où les Français font des efforts, les élus régionaux doivent aussi contribuer à cet effort : l’indemnité de fonction a été réduite de 10 %.

Une gestion rigoureuse : après deux mandats de Jean-Jack Queyranne marqués par une forte hausse de l’endettement et de la fiscalité, un virage a été accompli par une forte réduction de la dépense publique. 75 millions d’euros ont été économisés dès 2016, 300 le seront sur l’ensemble du mandat. Auvergne-Rhône-Alpes est la région française ayant effectué le plus gros effort, et ce dans le contexte pourtant très compliqué de baisse drastique des dotations de l’Etat. Cet effort se fait sans augmentation de la pression sur le contribuable régional : mieux, le tarif des cartes grises a été réduit.

Et gestion rigoureuse ne veut pas dire manque de volontarisme politique. Bien au contraire. Cette première année a aussi été une année d’action, en réalisation des promesses de campagne :

  • pour contribuer à la relance économique et donc à l’emploi, la priorité est donnée à l’investissement (+ 100 millions), notamment pour le soutien aux projets des territoires avec les nouveaux contrats Ambition Région,
  • la Région fait preuve d’initiative et mobilise toutes les possibilités d’action pour assurer une préférence régionale dans les marchés publics, qu’il s’agisse de travaux ou de fourniture des lycées,
  • Signal fort, elle valorise pleinement le Mérite en se substituant au Gouvernement défaillant pour attribuer une bourse aux lycéens ayant obtenu une mention “très bien” au baccalauréat,
  • la participation active de la Région à la sécurité est devenue réalité : elle finance les projets de sécurisation définis par les lycées (contrôle des entrées, fermeture des établissements, vidéoprotection) ainsi que les gares et les TER,
  • pour améliorer la qualité de vie des usagers quotidiens des TER et que chaque territoire puisse se développer, la Région renégocie fermement la convention avec la SNCF. Elle a par ailleurs débloqué des fonds pour sauver des petites lignes ferroviaires que la précédente mandature avait condamné à la fermeture.
  • les crédits pour l’ouverture de maisons de santé ont été doublés.

Un beau bilan de 1ère année… qui se prolonge d’ores et déjà en 2017 !

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

nov 15

Le jour même où le Progrès publiait un dossier sur les abus de taxation de la Ville de Lyon sur la publicité extérieure des commerces, nous avons débattu en Conseil municipal du 14 novembre d’une nouvelle classification des rues pour la redevance sur l’occupation du domaine public. Une nouvelle classification qui aboutit à une forte hausse de cette redevance sur les étalages et terrasses, par exemple pour les commerces de la rue Garibaldi ou de la rue Paul Bert dans notre arrondissement. Ci-dessous la vidéo et le texte de mon intervention dénonçant cette hausse masquée et expliquant notre opposition.

“Monsieur le Maire, mes cher(e)s collègues,
Le groupe des élus Les Républicains et apparentés vote contre la classification des rues que vous proposez, car contrairement à la présentation subtile qui en est faite, elle va aboutir à plus de taxation pour certains commerces. Or nous pensons que le petit commerce doit plutôt être soutenu que pressuré une fois de plus.
Vous allez nous dire que votre politique globale permet le développement du commerce. Mais le commerce, ce n’est pas seulement toujours plus de centres commerciaux dans et autour de la ville. Le nirvana commercial ce n’est pas non plus des commerces ouverts 7/7 jours et en nocturne dans les gares, avec des effets d’asséchement autour. La vie commerciale d’une ville, même métropole, c’est aussi et d’abord tous ses commerces indépendants qui animent nos rues, de l’hyper-centre, des centres de quartiers et ailleurs.
Vous allez aussi peut-être nous dire que les hausses programmées ne représentent que quelques centaines d’euros. Mais ne raisonnez pas selon une logique de grands groupes, pour certains petits commerces, quelques centaines d’euros font ou pas le bénéfice, et donc la survie à terme.
Il se trouve que ce petit commerce est économiquement très éprouvé et fragilisé. Selon les derniers chiffres de la Banque de France, le chiffre d’affaires du 3e trimestre est en recul de 1,4 % (- 3 % dans l’habillement, – 2,4 % pour la presse).
Si tout a été fait pour le masquer, votre nouvelle classification des rues se traduit par des augmentations pour certains commerces. Il y a d’abord des rues qui passent de catégorie 3 à 2. Pour leurs commerces, un équipement accessoire sur le domaine public, c’est + 89 %, pour une terrasse saisonnière c’est + 69 %. Et puis il y a des rues qui passent de la catégorie 3 ancienne à la catégorie 3 nouvelle pour lesquelles c’est + 45 % et + 34 %.
Quand j’ai pointé le problème en conseil d’arrondissement, vos élus majoritaires m’ont répondu qu’il ne concernait pas le 3e arrondissement. Pas de chance, il y a bien deux cas assez illustratifs.
La rue Garibaldi qui passe de catégorie 3 à 2 au motif des aménagements urbains en cours. Quid des commerces, même peu nombreux, qui se trouvent dans la section qui sera aménagée on ne sait trop quand. Double peine, ils vont subir les travaux qui se déroulent en amont mais n’embellissent pas leur rue et payer en plus un surcoût.
2e cas, la rue Paul Bert, qui subit l’augmentation de la nouvelle catégorie 3. Vous reconnaitrez qu’avec une rue de 2,6 km, comportant des dizaines de commerces, ce n’est pas un détail. Et qui peut dire que cette rue a été requalifiée…
Ces deux cas ne sont pas isolés. Il y en a plusieurs dizaines, y compris hors de l’hyper-centre dans le 4e, 6e, 7e ou 8e.
Je voudrais évoquer aussi sur une question de principe. Vous établissez une classification pour fixer la redevance que payent les commerces pour occuper l’espace public. Mais êtes-vous sûrs que cet espace public soit partout maintenu par la Ville et la Métropole comme il devrait l’être ?
Dit autrement, je pense que dans certaines rues dégradées, des tarifs même stables, ne sont guère admissibles pour les petits commerces, alors que leur propre rôle est fondamental pour l’animation et la qualité de vie. Nous devrions tous le savoir.
Nous votons donc contre votre projet qui se traduit par des tarifs en forte hausse pour certains commerces, alors que le commerce est déjà économiquement fragilisé. Encore une fois, quelques centaines d’euros, cela peut changer un bilan, sachant que les commerces subissent déjà la hausse des bases de fiscalité locale, vos ajustements de taux et encore la taxe locale sur la publicité extérieure que vous avez fixée au montant maximal. Le petit commerce de nos quartiers n’est pas une vache à lait.”

écrit par Pierre BERAT \\ tags:

mar 19

Nous avons eu jeudi dernier le premier débat d’orientation budgétaire (DOB) de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. La stratégie budgétaire exposée par Laurent Wauquiez et Etienne Blanc, 1er vice-président, traduit notre volontarisme pour redresser la Région en respectant les engagements de la campagne.

Alors qu’elles ont augmenté en moyenne de 6 % par an depuis 2005, les dépenses de fonctionnement vont reculer pour la 1ère fois, dès cette année avec – 75 millions d’euros. Sur la durée du mandat, la baisse sera de 4 % en moyenne par an.

Cette logique vertueuse permettra de restaurer la capacité d’autofinancement de la Région, et donc d’accroître l’investissement. Plus d’investissement, ce sera bon pour nos territoires et bon pour la croissance. Entre 2016 et 2020, ce sont ainsi 4 milliards d’euros d’investissements qui seront possibles.

Cette stratégie budgétaire est particulièrement volontariste, puisqu’elle intervient dans un contexte de forte baisse des dotations de l’Etat et qu’elle intègre la promesse de ne pas augmenter la fiscalité.

Le plan d’économies de 300 millions d’euros sur le mandat est un vrai défi. Il intègre la réduction du train de vie des élus, voté dès la première session de l’Assemblée régionale : baisse des indemnités, réduction de la commission permanente… La réduction des moyens généraux (cf. ci-dessous) doit aussi y contribuer grandement. Et il faudra réviser les politiques régionales, pour plus d’efficience, en faisant notamment en sorte que la fusion des régions réalise bien l’objectif de réduction de la dépense publique.

Volontarisme politique et changement complet d’approche de l’utilisation des “impôts et taxes” versés par chacun de nous. Car ce débat d’orientation budgétaire a aussi été l’occasion de revenir sur des chiffres calamiteux de l’ancienne majorité : 170 000 euros par an de frais de taxi !… alors qu’il y avait en plus 150 voitures de fonction (qui seront ramenées à 90). 780 000 euros de prestations pour l’organisation des expositions au siège de Confluence ! Il faut clairement rompre avec ces pratiques de gaspillage des fonds publics.

Il faudra enfin mieux contrôler l’usage des fonds publics par les organismes subventionnés par la Région. La session de jeudi dernier a aussi été l’occasion de présenter le rapport de la CRC sur la Villa Gillet. Ce dossier illustre bien le laxisme de la gestion socialiste, du côté de la Région “Queyranne”… mais aussi de la Ville de Lyon, Gérard Collomb n’hésitant pas à déclarer en Conseil municipal qu’il n’est responsable de rien dans les dérapages puisque la Région était le principal financeur… La Ville de Lyon contribuait quand même à hauteur de 220 000 euros par an. Pour Gérard Collomb, 220 000 euros, c’est donc une dépense accessoire, qui n’est pas à surveiller !

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jan 04

 

fondations 22015, année nouvelle. Pour l’UMP, et donc pour la Droite et le Centre-droit, elle sera effectivement une année forte. Avec l’élection de son nouveau président, Nicolas Sarkozy, une organisation rassemblant les différentes “familles” et personnalités et deux élections locales (départementales et régionales) qui doivent lui permettre de renouer pleinement avec les territoires, ce doit être une année fructueuse pour notre Mouvement.

Alors 2015, année de renouveau pour l’UMP ? Mieux, ce doit être une année de refondation !

Le renouveau, cela me semble un peu limité pour la situation que nous connaissons en France. Avec quelque chose d’artificiel aussi. Quant au renouvellement, cela sonne fortement “marketing”, avec l’image du renouvellement d’une gamme de produits, avec un peu d’innovation et pas mal de “relooking”. La nouveauté peut ne pas suffire. Cela présente par ailleurs le risque de croire que l’on peut apporter des réponses aux besoins de nos concitoyens en surfant sur les modes et concepts du moment.

C’est une vraie refondation qu’il nous faut réussir ; une refondation qui nous fasse renouer avec certains fondamentaux et qui nous permette de promouvoir nos valeurs dans des temps nouveaux.

Renouer avec les fondamentaux – et c’est valable pour toutes les formations politiques -, c’est d’abord revenir à la base de la responsabilité politique. Certes le but, c’est de faire gagner ses idées ; mais pour in fine œuvrer pour la collectivité, en profondeur, proche des réalités, pour changer, ou rétablir ce qui doit l’être. Les postures, l’opportunisme des idées, la transparence du fond, ne sont ni souhaitables, ni fructueux. Quelques photos dans la presse People ne suffisent pas à tracer un chemin.

Et puis la refondation, c’est bien sûr le chantier des idées et propositions.

Les Français n’en peuvent plus de François Hollande. Mais dans la France de 2015, ils nous feront confiance, et surtout ils adhéreront à notre projet, que si la feuille de route que nous proposons est claire et puissante. C’est pourquoi je me félicite que Nicolas Sarkozy fixe, parmi les objectifs 2015, l’élaboration d’un socle programmatique avec dix propositions phares.

C’est là que la refondation a tout son sens. Il nous faut des réponses fortes aux aspirations des Français. Des réponses qui soient profondes, en adéquation avec ce que nous sommes. Des réponses qui tiennent compte des réalités nouvelles, mais sans nous éloigner de nos valeurs fondamentales, et en refusant le diktat des “plus de 50 % de l’opinion pensent que”. Si les sujets sont difficiles, la pédagogie et la force de conviction doivent être d’autant plus fortes.

Pour ma part, je pense qu’il nous faut traiter des sujets suivants.

  • Quels sont les droits et devoirs attachés à la citoyenneté française, dont il nous faut assurer en priorité l’effectivité ?
  • La situation des comptes publics et sociaux nécessite encore des efforts. Comment assurer leur équité et limiter leur impact sur l’esprit d’entreprendre ?
  • Quand les produits qui se consomment dans le monde impliquent de nombreux Etats dans leur production, le protectionnisme “de papa” a peu de sens. Faut-il pour autant renoncer au patriotisme économique ? Quelle défense moderne de nos intérêts économiques ?
  • En matière de contribution à la construction européenne et dans le contexte géopolitique que nous connaissons, quels sont les droits et devoirs fondamentaux des Etats membres dans la Maison commune “Europe” ?
  • Comment faire pour que nous ayons moins de règles, mais que celles que nous conservons soient respectées ?
  • Que faire pour promouvoir la responsabilité individuelle, et donc faire reculer le “je compte sur le collectif pour résoudre les problèmes”, en matière d’éducation, de parcours de formation, de protection de l’environnement…

En tous cas, en voilà un chantier motivant !

 

 

écrit par Pierre BERAT

nov 15

MirabilisFidèles à la ligne que nous nous sommes donnée pour ce mandat, lors du Conseil du 3e arrondissement du 12 novembre, nous avons adopté les positions suivantes.

Budget

Dans le cadre de la préparation du budget 2015, à l’occasion de l’examen de l’état spécial d’arrondissement (délibération budgétaire relative aux dépenses de l’arrondissement), je me suis étonné du fait que ce document ne traduise aucun volontarisme en termes de réduction de la dépense publique. Le débat avait plutôt bien commencé puisque l’élue chargée de présenter ce budget rappelait que dans notre contexte de dérapage de la dépense publique “tout le monde devait faire des efforts”. Visiblement, Thierry Philip, le Maire du 3e n’est pas tout le monde puisque ses dépenses de communication et de réception sont inchangées par rapport à l’année dernière, voire en augmentation de 3,6 % pour certaines publications.

Nous savons bien que ces budgets d’arrondissement sont très limités et que ce ne sont pas les économies réalisées à ce niveau qui permettront seules de faire face au défi budgétaire de la Ville de Lyon. Mais elles peuvent contribuer à l’effort global : les petits ruisseaux font les grandes rivières. Sans compter qu’il y a aussi un aspect d’exemplarité : la réduction des dépenses d’apparat en fait partie !

Les élus du groupe UMP et apparentés n’ont donc pas voté cette proposition de budget.

Projet éducatif de territoire

Les problèmes concernant les nouveaux rythmes scolaires n’étant toujours pas réglés (manque de sécurité, qualité des activités, coût pour les familles…), et malgré l’autosatisfaction des élus en charge, nous n’avons pas approuvé ce projet éducatif. Et ce d’autant plus que nous avons eu la confirmation que la majorité municipale n’entendait pas associer l’opposition à l’évaluation de ces nouveaux rythmes scolaires, ni au niveau ville, ni en arrondissement. La commission municipale de suivi, mise en avant par l’adjointe Anne Brugnera, sans statut formel, ne constitue pas une réponse satisfaisante.

Projet de modernisation de l’Hôpital Edouard Herriot

Sylvie Pendarias a indiqué le soutien de notre groupe à ce projet. Elle a proposé que ce projet associe plus les habitants du 3e arrondissement. Elle a aussi demandé une action rapide pour nettoyer le mur d’enceinte, au niveau de la Chapelle de l’Hôpital.

Crèche Mirabilis

J’ai interrogé l’équipe municipale du 3e arrondissement sur son action pour contribuer au sauvetage de la crèche Mirabilis (située dans l’immeuble Terra Mundi, Part-Dieu Villette). Alors que notre ville manque toujours de places pour accueillir tous les enfants, il serait consternant que cette crèche soit fermée. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un établissement unique, offrant une solution de garde la nuit ou pour des horaires atypiques. J’ai souligné le fait que si cette crèche ferme, cela mettra de nombreux parents dans une situation très grave, compte tenu de leurs impératifs professionnels.

Découpage électoral de la Métropole

J’ai interrogé le Maire du 3e arrondissement sur le projet visant à créer les futures circonscriptions électorales pour les prochaines élections à la Métropole. Ce projet, qui doit être arrêté prochainement, n’est pas acceptable car il est préparé dans la précipitation, sans travail de fond et encore moins de concertation. Les circonscriptions proposées sont artificielles et très inégales. Ce “charcutage” électoral risque notamment de conduire à couper le 3e arrondissement en deux. Pour les prochaines élections, vous voterez pour une liste municipale “3e arrondissement” et pour des listes métropolitaines différentes selon que vous habitez à l’Est ou l’Ouest des voies ferrées ! Et on nous dit que l’on cherche à simplifier et à rapprocher les élus des électeurs…

Je voulais connaître l’avis officiel donné par le Maire sur le charcutage de son arrondissement. Il a répondu que le débat s’était fait via les groupes politiques du Grand Lyon… J’en déduis donc qu’il n’a pas fait connaître de position au Préfet. Faut-il en déduire qu’il se désintéresse de l’intégrité de son arrondissement ou que ce charcutage l’arrange ?

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , ,