mar 31

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 27 mars 2017 à propos du programme prévisionnel des équipements publics de la ZAC Part-Dieu Ouest. Le manque d’ambition de ce programme démontre bien que la Part-Dieu nouvelle n’est pas vue comme un quartier à vivre par la majorité municipale.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

avr 23

Dans un précédent post, j’ai évoqué la nécessaire maîtrise de la densification urbaine. Aspect complémentaire : qui dit croissance de la population, doit prévoir le développement des équipements pour garantir, au moins, une qualité de vie constante.

Dans sa contribution à la préparation du nouveau Plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLUH), la Mairie du 3e arrondissement promet d’inscrire dans ce nouveau PLUH des emplacements réservés pour de futurs équipements. Il s’agit d’identifier des terrains sur lesquels, en cas de mutation, la collectivité sera prioritaire pour y réaliser des équipements ou aménagements (école, espace vert, place, voirie…). C’est effectivement l’une des fonctions du PLUH.

Reste que ces futurs emplacements réservés ne se concrétiseront qu’à un horizon de 10 ans… alors que dans notre arrondissement, compte tenu de la croissance démographique ces dernières années, c’est dès maintenant qu’il y a besoin notamment d’équipements sportifs et d’au moins une école. La Mairie du 3e, dans sa contribution, mentionne ainsi que de nombreux groupes scolaires sont complets, qu’il y a notamment des besoins à la Part-Dieu et à Montchat, secteur route de Genas, et qu’il faut veiller à ne pas trop faire grossir les groupes scolaires existants.

Le site de l'ancienne MJC qui vient d'être vendu par la Ville

Le site de l’ancienne MJC qui vient d’être vendu par la Ville

Si les intentions sont bonnes, les réalisations à court terme font défaut. Deux exemples : le projet Part-Dieu est une opportunité pour créer une nouvelle école, qui amènerait “de la vie” dans la nouvelle Part-Dieu. Mais Ville de Lyon et Métropole ont fait le choix à court terme d’agrandir encore le groupe scolaire Léon Jouhaux. Autre illustration flagrante des contradictions : la Mairie du 3e nous dit que le secteur Montchat Nord est tendu au plan scolaire, mais elle vend dans le même temps le terrain de l’ancienne MJC qui aurait pu accueillir un équipement.

Fait aggravant, la Ville abandonne par ailleurs une réserve dans le secteur Villette Nord, à la limite de Villeurbanne, malgré des acquisitions de terrains qui avaient déjà été effectuées.

Soulignons par ailleurs encore le manque d’équipements sportifs dans notre arrondissement, dès maintenant.

Conclusion de ces deux premiers posts sur le nouveau PLUH : la majorité municipale veut aller trop loin en matière de densification et en plus, elle ne prend pas ses responsabilités en matière de nouveaux équipements.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

juil 09

Restaurant_scolaireNous avons débattu lors du Conseil municipal de ce jeudi soir de la programmation pluriannuelle d’investissement de la Ville de Lyon, la fameuse PPI que nous attendions depuis 15 mois. Quelques mots pour expliquer les raisons pour lesquelles il n’est pas possible d’approuver cette programmation.

Le vote d’une PPI est un élément marquant puisqu’il s’agit de décider du programme d’investissements sur la durée du mandat. En gros, ce qui est dans la PPI a des chances d’être réalisé d’ici 2020, ce qui ne l’est pas a peu de chances de l’être. Le sujet occupe logiquement une bonne place dans l’actualité politique.

Une précision importante tout d’abord. Il y a le vote d’une PPI par la Métropole, pour toutes les communes du “Grand Lyon”, sur les compétences de la Métropole (voirie, aménagement urbain, développement économique, collèges…). Et il y a une PPI de la Ville de Lyon, votée par le Conseil municipal de Lyon et qui porte sur les compétences de la Ville : écoles, parcs et jardins, équipements sportifs et culturels, sécurité et tranquillité publique. Je le précise car Gérard Collomb et Thierry Philip aiment à mélanger les deux, notamment pour mettre en avant à Lyon des projets d’aménagement qui relèvent en fait de la Métropole, voire du SYTRAL pour les transports. Certes, il peut y avoir une articulation entre les PPI, mais il s’agit bien de programmations distinctes, votées par des conseils différents. La démocratie gagne déjà à bien positionner les choses.

Concernant la PPI de la Ville de Lyon donc, on peut noter tout d’abord qu’elle maintient un bon niveau d’investissement. Nous le reconnaissons et nous approuvons cet effort d’investissement. D’abord parce qu’il faut laisser à la Ville la capacité de gérer son développement. Ensuite, parce que dans le contexte d’atonie économique que nous connaissons, l’investissement public est particulièrement utile au soutien de l’activité économique, notamment celle du BTP qui souffre beaucoup actuellement.

Maintenant, il faut aussi se poser la question de la pertinence des choix d’investissement, puisqu’une PPI consiste à prioriser les investissements. Et c’est là que le projet de Gérard Collomb est largement perfectible. Une PPI est censée répondre aux besoins d’équipements nouveaux pour faire face aux évolutions démographiques de la ville… et l’on sait qu’à Lyon il y a croissance de la population.

Le constat que l’on peut faire c’est que ce projet de PPI comporte peu de grands projets confortant une Ville à vivre, et que dans les arrondissements, on est loin du compte en termes d’équipements pour la population, alors que des projets moins prioritaires comme une nouvelle salle de danse sont retenus.

Dans notre 3e arrondissement, secteur qui poursuit son développement, avec le cap des 100  000 habitants qui sera dépassé pendant ce mandat, les lacunes de la PPI sont évidentes.

En matière de bâtiments scolaires, la seule extension prévue sera celle du groupe Léon Jouhaux. Rien sur la partie Est de l’arrondissement pourtant en phase de densification urbaine, comme le montre l’actualité de l’Ecole Louise à Montchat. Quelques autres écoles sont citées, mais il s’agira de petits travaux d’amélioration.

Autre manque flagrant, les équipements sportifs. Les lieux sportifs de l’arrondissement sont déjà saturés et il faut s’attendre à un afflux de candidats à des activités sportives. Mais aucun équipement nouveau ne figure à la PPI et les nécessaires améliorations de gymnases, pourtant promises, ne sont pas au rendez-vous.

Et puis il y a aussi la sécurité et la tranquillité publique. Alors que les besoins dans nos quartiers sont évidents, il n’y aura pas d’ouverture de poste de police municipale, qui aurait permis d’assurer une présence de proximité… pas plus qu’il n’y a d’extension de la vidéoprotection aux secteurs sensibles !

La logique que nous dénonçons depuis des mois se poursuit. Gérard Collomb et Thierry Philip mènent une politique de densification urbaine affirmée, mais ils n’adaptent pas l’équipement des quartiers en fonction. Il ne pourra en résulter que dégradation du service public et désagréments pour les Lyonnais.

On peut aussi bien sûr pointer les projets promis lors de la campagne qui ont disparu de la programmation… Dans sa présentation, Thierry Philip mentionne ces “oublis” en rouge. Pas la peine de jouer avec les couleurs, il suffit de dire que ce sont des promesses non tenues.

Tout cela nous amène à nous abstenir sur cette PPI. Certes nous validons le maintien de l’effort d’investissement, certes il y a dans les choix réalisés des projets que nous soutenons totalement, mais nous ne pouvons approuver une programmation qui répond aussi mal aux besoins de la population, actuels et à venir dans les prochaines années. L’intérêt des Lyonnais nous amène à ce vote… et à le dire clairement !

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , ,

juil 07

Mon intervention lors du Conseil municipal du 7 juillet 2014 à propos des Lions du sport.

“Monsieur le Maire,

Cette délibération vise à attribuer les 2e Lions du sport 2014 et définit les modalités de ce soutien financier aux clubs sportifs pour 2014. Elle prévoit ainsi un net recul de ce soutien puisque 3 Lions du sport sont prévus cette année, alors qu’il y en a eu 5 auparavant, soit une baisse de 40 %.

Il est vrai que le temps doit être aux économies budgétaires. Nous en avons même débattu très concrètement lors du dernier Conseil municipal. Néanmoins, nous pensons que les Lions du sport ne sont pas le dispositif prioritaire dans lequel il faut « tailler ».

D’abord compte tenu de son objet : apporter un soutien financier aux associations sportives de proximité. Nous connaissons le rôle rempli par ces clubs sportifs au profit de la collectivité : développement de la pratique sportive, enseignement – ô combien salutaire – de l’éthique sportive, prise en charge – ô combien utile – de nombreux jeunes, contribution souvent déterminante à la convivialité de nos quartiers…

Les critères d’attribution de ces aides ponctuelles sont en eux-mêmes une reconnaissance :

  • Récompense à des résultats notoires : cela souligne la qualité de la formation sportive et le rôle de passerelle joué par les clubs vers le sport de haut niveau.
  • Soutien à une initiative pertinente : cela souligne l’énergie des associations de proximité.
  • Réponse à un besoin ponctuel : cela rappelle que ces associations, qui reposent sur les bénévoles, peuvent être fragilisées, et que la Ville doit être là dans les coups durs (cf. le Lion de sport que nous attribuons à Lyon Glace Patinage en raison des travaux de la patinoire Baraban).

Par ailleurs, les Lions du sport sont un bon exemple de l’intérêt d’une action municipale de proximité puisque les arrondissements jouent pleinement leur rôle dans l’identification des associations qu’il convient d’appuyer.

Réduire les Lions du sport, c’est faire reculer la capacité de réponse des arrondissements aux besoins des Lyonnais. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans le contexte de mise en place de la Métropole, qui présente le risque, et je dis bien le risque et non l’assurance, d’un éloignement de la décision et d’une gestion trop technocratique. Les Mairies d’arrondissement n’ont de sens que si elles ont cette capacité d’action, bénéfique en termes de contact de proximité.

J’ai bien entendu les explications de l’adjoint aux sports Yann Cucherat en commission, assurant que même s’il y a moins de Lions du sport, il pourra toujours intervenir ponctuellement pour soutenir dans l’urgence un club sportif. Pour ma part, une approche centralisée, même dans l’écoute, ne remplacera jamais une action de proximité, en phase avec les quartiers.

Les Lions du sport, aide ciblée aux clubs sportifs de proximité, est ancienne, bien ancrée dans nos quartiers. Beaucoup de Lyonnais ne comprendraient pas que l’on cherche à réduire ce dispositif.

Réduire les Lions du sport, c’est déséquilibrer encore le soutien entre les clubs de proximité et le sport professionnel.

Oui des économies sont nécessaires, mais sachons être sélectifs dans les réductions budgétaires. Vos économies annuelles sur les Lions du sport sont de  36 000 euros. Rien que lors de ce conseil, 800 000 euros de subventions sont attribués, sans parler des sommes consacrées à la réforme des rythmes scolaires, réforme « ni faite ni à faire » dans le contexte lyonnais.

Nous allons voter cette attribution des 2e Lions du sport 2014 et nous vous demandons de revenir sur la réduction du soutien aux clubs sportifs de proximité que vous avez programmée.”

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

juin 26

Alors que les doutes sur la sincérité du vote des conseils d’école ne font que grandir, Gérard Collomb et son adjointe Anne Brugnera poursuivent à marche forcée la mise en place de leur réforme des rythmes scolaires, nouvelle organisation qui va coûter aux familles, coûter aux finances publiques, désorganiser la vie des familles, des écoles, des associations proposant des activités le mercredi, des professionnels dans le domaine de l’enfance… alors même que cela changera peu de choses pour améliorer l’apprentissage des enfants !

Je rencontre de nombreux parents révoltés ou consternés par cette situation et j’ai proposé à l’un d’entre eux de publier son « témoignage ». Rien de tel que du vécu pour dénoncer les aberrations !

« En tant que parent, je ne comprends pas et je n’accepte pas l’organisation des rythmes scolaires proposée par Monsieur Gérard Collomb le 14 mai dernier suite au décret Hamon.

En effet, il me semble important de rappeler les fondements de cette réforme centrée sur l’intérêt de l’enfant et sur sa bonne prise en charge tout au long de la semaine scolaire : l’objectif est de mieux répartir le temps d’apprentissage sur la semaine en assurant une grande régularité dans les apprentissages (respect des rythmes d’apprentissage et de repos).

Le choix fait par Gérard Collomb et son équipe ne va pas dans ce sens. Choisir de regrouper toutes les activités  sur une demi- journée – et pas n’importe laquelle – le vendredi n’est pas synonyme de régularité mais plutôt de weekend de 2,5 jours (pour les enseignants, pour les parents pouvant facilement caler leurs absences professionnelles sur celles de leur enfant).

Le choix du mercredi matin travaillé et du vendredi après midi réservé à des activités périscolaires facultatives vont par ailleurs impacter dès la rentrée mes finances et mon organisation.

Je vais payer à mon assistante maternelle les 3 heures du mercredi matin pour pouvoir garantir son pouvoir d’achat et qu’elle puisse ainsi m’assurer la garde de mon enfant sur le temps du déjeuner, le soir après l’école, les mercredis après midi et les vacances scolaires. Qui a pris en compte les impacts organisationnels et financiers pour les assistantes maternelles ?  L’évolution de ce métier qui va tendre uniquement vers la garde d’enfants non scolarisés ?

Je vais payer l’activité périscolaire du vendredi 200 euros/an en m’engageant pour une année sur une activité non connue lors de la préinscription. Initialement, le montant était de 20 euros par an !

J’espère que l’activité « choisie » du mercredi matin sera planifiée le mercredi dans l’après midi et pas un soir de semaine pour que mon enfant puisse continuer à s’épanouir dans une activité qui lui plait.

Le mieux serait d’annuler cette réforme en raison de son coût pour la collectivité, pour les parents, pour l’économie. En effet, le mercredi matin depuis des années génère des revenus à l’Etat (ex : emploi des assistantes maternelles, écoles de musique, associations sportives et culturelles, professeurs de musique particuliers, orthophoniste, orthodontiste, station de ski, organisation du 4/5….). Comment ces impacts ont il été mesurés ? Est-ce que toutes ces activités pourront être réalisées le samedi ou le soir sans fatiguer plus nos enfants?

Le moins pire à Lyon serait d’étudier une répartition des activités sur deux demi journées (mardi et jeudi) pour répondre aux critères initiaux de la réforme et non une demi-journée le vendredi pour faciliter la gestion du personnel et des équipements de la ville. »

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,