juin 14

En cette période d’examens, je vous propose un petit problème qui, par la prise de conscience qu’il suscite, pourrait nous éviter de gros problèmes pour les 5 ans qui viennent !

  • Sachant que l’Assemblée nationale compte 577 députés et qu’il en faut 289 pour la contrôler (la majorité absolue),
  • Sachant que les prévisions pour le 2e tour annoncent au moins 415 députés “En marche”,
  • Sachant que les analyses d’un journal sérieux ont montré qu’au-delà de la propagande médiatique sur les candidats internet, 75 % des candidats “En marche” proviennent en fait de la gauche,

Est-il probable que la prochaine Assemblée nationale soit sous le contrôle absolu de la gauche ?

Facile je pose le problème :

415 * 75 %=311

Avec 311 députés En marche de gauche, la réponse est oui. Si les Français concrétisent ces prévisions dimanche, la gauche pourra bien contrôler, et largement, l’Assemblée nationale. Ce n’est donc pas à 1958 mais plutôt à mai 1981 que la situation ressemblerait. A bon entendeur…

Dans la 4e circonscription nous sommes au cœur de la problématique.

Dimanche 18 juin, le 2e tour va opposer Dominique Nachury à Anne Brugnera, candidate socialiste recyclée “En marche”. Cette dernière a terminé devant au 1er tour et sans remobilisation de la droite et du centre, elle peut gagner. Notre circonscription contribuera ainsi directement à cette majorité absolue de gauche. Anne Brugnera qui s’est ralliée début 2017 à “En marche”, avait en effet obtenu l’investiture PS fin 2016. Elle est toujours la présidente du groupe PS à la Métropole de Lyon. En 2012 elle était déjà candidate PS, appelant à donner une majorité à François Hollande. Elue depuis de nombreuses années, elle a toujours été PS. On ne l’a jamais entendu prendre ses distances avec la politique désastreuse de François Hollande. Mieux, en tant qu’adjointe aux affaires scolaires de la Ville de Lyon, elle a mis en place la douloureuse réforme des rythmes scolaires.

A l’heure où la question qui se pose est celle du risque d’une majorité “En marche” écrasante, sans partage, à l’heure où l’on peut se demander quelles voix il restera aux oppositions, est-il opportun que notre circonscription envoie à Paris une députée socialiste de plus ?

 

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , ,

juin 02

La personne qui serait partie sur Mars au début du quinquennat Hollande et viendrait de revenir dans notre 3e arrondissement trouverait une situation politique semblant bien changée.

La France a élu un nouveau Président. On ne sait pas trop ce qu’il a fait ces 5 dernières années… mais il est jeune, il parle bien et il est fort en symboles.

Par ailleurs, notre revenant de Mars apprendrait qu’un grand renouvellement est proposé à l’Assemblée nationale. Il entendrait ainsi sur tous les médias, du matin au soir, que des candidats “En marche” tout neuf vont tout changer au Parlement.

En regardant les tracts distribués sur les marchés il apprendrait que la candidate “En marche” pour le 3e Est est Mme Brugnera. Peu connue, il penserait qu’effectivement, il y a de la nouveauté dans cette candidature. Et il serait conforté dans cette idée en lisant que le Président d’un conseil de quartier soutient cette candidate… Si même la société civile soutient cette candidate, c’est vraiment que le renouveau est à l’œuvre…

Maintenant, si on veut bien lever le rideau, que constate-t-on ?

On essaye d’abord de se rappeler que le nouveau Président a en fait été le conseiller économique, puis le Ministre de l’économie de François Hollande, donc porteur d’une part importante de l’héritage du quinquennat passé.

Pour ce qui est de la candidate “En marche” sur le 3e Est, elle est en fait Présidente du groupe PS à la Métropole, même si elle se garde bien de le mentionner sur ses documents de campagne. Elle a déjà été candidate PS aux législatives de 2012 pour “Donner une majorité au changement avec Hollande” comme elle l’écrivait à l’époque ! Personne ne l’a jamais entendu exprimer de divergences avec la politique de François Hollande entre 2012 et 2017.

Quant à notre Président de Conseil de quartier qui n’hésite pas à afficher cette qualité pour soutenir la candidate “En marche”, on apprend qu’il était candidat sur la liste PS du 3e arrondissement pour les Municipales 2014 !

Vu comme cela, tout cela n’a plus la même allure ! On se demande bien à qui on parle de donner une chance !

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avr 09

MeetingParce que je ne fais pas partie de ceux qui croient que la France peut continuer “à s’en sortir” avec un tel niveau de dette publique. Il ne s’agit pas d’être fasciné par une politique rigoureuse, de demander des efforts pour les efforts. Il s’agit seulement d’avoir la détermination et l’ambition d’engager des réformes de structure, en tirant parti des mutations technologiques et sociales, pour que notre pays retrouve les marges de manœuvre qui lui permettront de rester maître de son destin. C’est important pour notre génération, c’est capital pour nos enfants. Et pour ceux qui veulent piloter à court terme, il faut déjà être conscient que la remontée des taux d’intérêt va faire que sans tarder, cette dette va se rappeler à notre bon souvenir.

Parce que je ne fais pas partie de ceux qui croient que la France est une île dans un monde globalisé et parce que je ne crois pas que l’avenir de notre pays puisse se limiter aux loisirs et à l’accueil de touristes, si nous voulons pouvoir disposer de suffisamment d’emplois. La France n’aura un avenir que si elle sait créer les conditions pour être aussi une terre d’industries, une terre d’agriculture, d’entrepreneuriat de façon générale et un lieu de développement du  numérique. Et pour cela, pour être en mesure de lutter face aux pays concurrents, il nous faudra encore regagner en compétitivité. Oui ce défi se gagnera par la formation des Français, par l’innovation, par une politique volontariste de soutien à des grands projets. Mais on ne peut pour autant s’exonérer d’un effort pour diminuer les charges et assurer la faisabilité du produire en France.

Parce que, si je ne crois pas que la France puisse se refermer sur elle-même ou abandonner un projet européen pour occuper toute sa place dans le monde qui vient, je souhaite pour autant que notre pays se retrouve, qu’il redonne son plein sens à la citoyenneté française, que ses règles soient respectées, qu’on y vienne y vivre que si l’on est prêt à partager son projet, qu’il ne se perde pas dans des luttes secondaires alors que tant de besoins premiers ne sont pas servis, qu’il soit fier de ce qu’il est et de ce que les Français ont accompli. Je trouve par exemple inconcevable qu’un candidat à la présidentielle considère que la présence française en Algérie a été un crime contre l’humanité, qui plus est depuis l’étranger.

Parce que je suis persuadé que face à ces défis, face à l’ampleur du redressement à opérer, la France a besoin d’une majorité cohérente et solide, pour les 5 ans du quinquennat, à l’Assemblée nationale. Le futur Président ne fera pas tout, tout seul. Il aura besoin d’un Gouvernement de combat et d’une majorité solide. Je suis persuadé que seule l’union LR-UDI-DVD peut constituer une telle majorité. Le programme du FN est bien trop ambivalent pour cela. Quant à Macron, oui il est toujours possible sur le papier de faire élire en juin une majorité de parlementaires “En marche”. Mais comment un cocktail de leaders Hue-Madelin-Cohn Bendit, allongé d’un tiers d’élus PS recyclés et d’un tiers de députés sélectionnés sur Internet, sans doute pour les parties de France qu’ils représentent, pourrait-il conduire une politique cohérente et surtout résister aux premiers vents contraires. Nous le savons bien, une telle majorité nouvelle ne serait qu’une phase transitoire avant un retour aux errements du Hollandisme. Nous Lyonnais sommes bien placés pour le voir venir, avec ces candidats probables aux législatives qui sont tous des piliers du PS local. J’invite par exemple chacun à reprendre les positions d’Anne Brugnera aux législatives de 2012.

Parce que si le futur Président ne fera pas tout tout seul, il faudra néanmoins que le titulaire de la fonction soit hautement expérimenté et très solide. Les années qui viennent seront celles des “discussions” avec Trump, Poutine, le Président chinois, le Gouvernement britannique… De telles discussions ne s’improvisent pas si l’on veut préserver nos intérêts.

Pour bien mesurer pourquoi François FILLON est le bon choix pour répondre intelligemment à ces enjeux, venez l’écouter mercredi 12 avril à 18H30 à Eurexpo.

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déc 09

dsc00763Pour faire face à l’augmentation du nombre d’enfants à scolariser à la Part-Dieu, la Ville de Lyon fait le choix de réaliser une extension du groupe scolaire Léon Jouhaux. Le conseil d’arrondissement du 28 novembre a examiné le lancement des études pour ce projet. Ce choix me semble être une double erreur, pédagogique et urbanistique.

C’est une erreur pédagogique car le groupe scolaire Léon Jouhaux est déjà une “grosse” école de 19 classes. Après l’extension, elle en comptera 23. Or chacun sait que les élèves étudient dans de meilleures conditions quand l’école est de taille limitée. L’adjointe aux affaires scolaires de la Ville de Lyon, Anne Brugnera, le reconnaissait d’ailleurs lors du conseil municipal de septembre : “au delà de 17 classes, c’est difficile de gérer” disait-elle ! Et le choix est d’autant plus inapproprié qu’il faudra créer une cour de récréation sur une partie de la place des Martyrs de la résistance, avec une rue à traverser…

C’est aussi une erreur urbanistique, car la logique voudrait que l’urbanisation de la Part-Dieu s’accompagne de la création d’une nouvelle école, au cœur même du projet urbain. Ce serait rendre un meilleur service aux nouveaux habitants, et ce serait amener de la “vie quotidienne” et de la convivialité au cœur de la nouvelle Part-Dieu. C’est en général ce qui se passe dans le cadre des ZAC : les constructions d’immeubles s’accompagnent d’équipements nécessaires à la vie des habitants. Prenez le nouveau quartier de la Buire. Que serait-il sans l’école Aimé Césaire et le Parc Jacob Kaplan ? Une zone à forte densité d’habitat, sans âme.

Or nous savons que l’une des faiblesses du quartier Part-Dieu, c’est qu’il manque de lieux de vie au quotidien. La Ville de Lyon laisse ainsi passer une occasion d’utiliser l’un des terrains en mutation pour y créer une école. Un choix d’autant plus regrettable que l’un des rares équipements existant, la Maison de l’enfance du 3e Ouest, va quitter la rue Desaix.

Certes, la construction d’une nouvelle école aurait couté plus cher. Mais cela aurait été un investissement confortant le projet urbain “Part-Dieu”.

Depuis des années, avec d’autres, je dénonce un projet urbain qui oublie les fonctions du quotidien, la qualité de vie, qui ne donne pas réellement leur place aux habitants. La promotion du projet a repris notre slogan de “quartier à vivre”, mais il manque toujours de contenu réel ! La Part-Dieu est d’abord faite pour l’activité économique et les visiteurs. Ce choix de ne pas créer une nouvelle école en est une illustration concrète.

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sept 27

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 26 septembre 2016 sur la réforme des rythmes scolaires ; l’occasion de dire à Mesdames Vallaud-Belkacem et Brugnera, que contrairement à ce qu’elles disent, cette réforme ne donne toujours pas satisfaction.

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