juil 06

Le redressement des comptes de la Région avait été un enjeu de la dernière campagne des élections régionales. Laurent Wauquiez s’était engagé à stopper la progression de la dette régionale, tout en relançant l’investissement et ce sans augmentation des impôts et taxes. Cela impliquait donc un grand volontarisme pour réduire les dépenses de fonctionnement.

Lors de la session du 29 juin, nous avons adopté le compte administratif de l’année 2016. Alors que le budget est une prévision de recettes budgétaires et une autorisation de dépenses, le compte administratif est la photo de la réalité financière. Ce compte administratif démontre donc la réalité financière de la première année de mandat de notre nouvelle majorité.

Première conclusion marquante : les dépenses de fonctionnement ont été réduites de 130 millions d’euros, alors que l’objectif était de 75 millions ! Auvergne-Rhône-Alpes est n°1 pour les économies de fonctionnement. Cette performance est réalisée grâce à la réduction du train de vie des élus (- 5,8 millions d’euros), la baisse des dépenses d’administration courante (290 000 euros gagnés par la vente de 67 véhicules) et la recherche d’économies dans les politiques régionales, en faisant en sorte notamment de simplifier le circuit administratif pour éviter les dépenses de fonctionnement intermédiaires, ce qui a pleinement occupé Etienne Blanc, Premier Vice-Président chargé des finances.

Cette réduction des dépenses de fonctionnement, malgré le contexte budgétaire très contraint lié à la baisse drastique des dotations de l’Etat, permet effectivement de maîtriser l’endettement et la remontée de l’épargne brute.

Dans le même temps, ces efforts ne sont pas récessifs, bien au contraire. 868 millions d’euros ont financé des investissements, soit + 21 % par rapport à 2015. Des investissements supplémentaires contribuant au mieux vivre des habitants de la région et au soutien de l’économie : création de maisons de santé, rénovation et sécurisation de gares et des lycées, contribution à la maintenance du réseau ferroviaire secondaire, aide au désenclavement routier…

Comme quoi le volontarisme politique c’est possible. Nous poursuivons sur ce chemin en 2017 !

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,

mar 19

Nous avons eu jeudi dernier le premier débat d’orientation budgétaire (DOB) de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. La stratégie budgétaire exposée par Laurent Wauquiez et Etienne Blanc, 1er vice-président, traduit notre volontarisme pour redresser la Région en respectant les engagements de la campagne.

Alors qu’elles ont augmenté en moyenne de 6 % par an depuis 2005, les dépenses de fonctionnement vont reculer pour la 1ère fois, dès cette année avec – 75 millions d’euros. Sur la durée du mandat, la baisse sera de 4 % en moyenne par an.

Cette logique vertueuse permettra de restaurer la capacité d’autofinancement de la Région, et donc d’accroître l’investissement. Plus d’investissement, ce sera bon pour nos territoires et bon pour la croissance. Entre 2016 et 2020, ce sont ainsi 4 milliards d’euros d’investissements qui seront possibles.

Cette stratégie budgétaire est particulièrement volontariste, puisqu’elle intervient dans un contexte de forte baisse des dotations de l’Etat et qu’elle intègre la promesse de ne pas augmenter la fiscalité.

Le plan d’économies de 300 millions d’euros sur le mandat est un vrai défi. Il intègre la réduction du train de vie des élus, voté dès la première session de l’Assemblée régionale : baisse des indemnités, réduction de la commission permanente… La réduction des moyens généraux (cf. ci-dessous) doit aussi y contribuer grandement. Et il faudra réviser les politiques régionales, pour plus d’efficience, en faisant notamment en sorte que la fusion des régions réalise bien l’objectif de réduction de la dépense publique.

Volontarisme politique et changement complet d’approche de l’utilisation des “impôts et taxes” versés par chacun de nous. Car ce débat d’orientation budgétaire a aussi été l’occasion de revenir sur des chiffres calamiteux de l’ancienne majorité : 170 000 euros par an de frais de taxi !… alors qu’il y avait en plus 150 voitures de fonction (qui seront ramenées à 90). 780 000 euros de prestations pour l’organisation des expositions au siège de Confluence ! Il faut clairement rompre avec ces pratiques de gaspillage des fonds publics.

Il faudra enfin mieux contrôler l’usage des fonds publics par les organismes subventionnés par la Région. La session de jeudi dernier a aussi été l’occasion de présenter le rapport de la CRC sur la Villa Gillet. Ce dossier illustre bien le laxisme de la gestion socialiste, du côté de la Région “Queyranne”… mais aussi de la Ville de Lyon, Gérard Collomb n’hésitant pas à déclarer en Conseil municipal qu’il n’est responsable de rien dans les dérapages puisque la Région était le principal financeur… La Ville de Lyon contribuait quand même à hauteur de 220 000 euros par an. Pour Gérard Collomb, 220 000 euros, c’est donc une dépense accessoire, qui n’est pas à surveiller !

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