avr 09

MeetingParce que je ne fais pas partie de ceux qui croient que la France peut continuer “à s’en sortir” avec un tel niveau de dette publique. Il ne s’agit pas d’être fasciné par une politique rigoureuse, de demander des efforts pour les efforts. Il s’agit seulement d’avoir la détermination et l’ambition d’engager des réformes de structure, en tirant parti des mutations technologiques et sociales, pour que notre pays retrouve les marges de manœuvre qui lui permettront de rester maître de son destin. C’est important pour notre génération, c’est capital pour nos enfants. Et pour ceux qui veulent piloter à court terme, il faut déjà être conscient que la remontée des taux d’intérêt va faire que sans tarder, cette dette va se rappeler à notre bon souvenir.

Parce que je ne fais pas partie de ceux qui croient que la France est une île dans un monde globalisé et parce que je ne crois pas que l’avenir de notre pays puisse se limiter aux loisirs et à l’accueil de touristes, si nous voulons pouvoir disposer de suffisamment d’emplois. La France n’aura un avenir que si elle sait créer les conditions pour être aussi une terre d’industries, une terre d’agriculture, d’entrepreneuriat de façon générale et un lieu de développement du  numérique. Et pour cela, pour être en mesure de lutter face aux pays concurrents, il nous faudra encore regagner en compétitivité. Oui ce défi se gagnera par la formation des Français, par l’innovation, par une politique volontariste de soutien à des grands projets. Mais on ne peut pour autant s’exonérer d’un effort pour diminuer les charges et assurer la faisabilité du produire en France.

Parce que, si je ne crois pas que la France puisse se refermer sur elle-même ou abandonner un projet européen pour occuper toute sa place dans le monde qui vient, je souhaite pour autant que notre pays se retrouve, qu’il redonne son plein sens à la citoyenneté française, que ses règles soient respectées, qu’on y vienne y vivre que si l’on est prêt à partager son projet, qu’il ne se perde pas dans des luttes secondaires alors que tant de besoins premiers ne sont pas servis, qu’il soit fier de ce qu’il est et de ce que les Français ont accompli. Je trouve par exemple inconcevable qu’un candidat à la présidentielle considère que la présence française en Algérie a été un crime contre l’humanité, qui plus est depuis l’étranger.

Parce que je suis persuadé que face à ces défis, face à l’ampleur du redressement à opérer, la France a besoin d’une majorité cohérente et solide, pour les 5 ans du quinquennat, à l’Assemblée nationale. Le futur Président ne fera pas tout, tout seul. Il aura besoin d’un Gouvernement de combat et d’une majorité solide. Je suis persuadé que seule l’union LR-UDI-DVD peut constituer une telle majorité. Le programme du FN est bien trop ambivalent pour cela. Quant à Macron, oui il est toujours possible sur le papier de faire élire en juin une majorité de parlementaires “En marche”. Mais comment un cocktail de leaders Hue-Madelin-Cohn Bendit, allongé d’un tiers d’élus PS recyclés et d’un tiers de députés sélectionnés sur Internet, sans doute pour les parties de France qu’ils représentent, pourrait-il conduire une politique cohérente et surtout résister aux premiers vents contraires. Nous le savons bien, une telle majorité nouvelle ne serait qu’une phase transitoire avant un retour aux errements du Hollandisme. Nous Lyonnais sommes bien placés pour le voir venir, avec ces candidats probables aux législatives qui sont tous des piliers du PS local. J’invite par exemple chacun à reprendre les positions d’Anne Brugnera aux législatives de 2012.

Parce que si le futur Président ne fera pas tout tout seul, il faudra néanmoins que le titulaire de la fonction soit hautement expérimenté et très solide. Les années qui viennent seront celles des “discussions” avec Trump, Poutine, le Président chinois, le Gouvernement britannique… De telles discussions ne s’improvisent pas si l’on veut préserver nos intérêts.

Pour bien mesurer pourquoi François FILLON est le bon choix pour répondre intelligemment à ces enjeux, venez l’écouter mercredi 12 avril à 18H30 à Eurexpo.

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nov 16

La Primaire de la Droite et du Centre était nécessaire. Je l’ai abordée avec précautions, car il faut d’abord éviter les affres de la division. L’essentiel, ce sera bien sûr l’élection présidentielle elle-même, avec une victoire à construire… en créant les conditions d’un quinquennat utile, pour redresser la France.

Pas plus qu’en d’autres circonstances, je n’ai abordé cette primaire avec un esprit de “groupie”. Cet esprit, le culte de la personnalité, n’ont pas de sens. Ce qui compte, c’est la bonne dynamique, pour un enjeu électoral donné. J’ai donc pris le temps de la réflexion avant l’été, lu les propositions des candidats, regardé les positionnements. J’ai alors fait le choix en juin de parrainer, en tant qu’élu, et de soutenir la candidature de François Fillon.

Il me semble l’homme de la situation pour cette élection présidentielle. Son authentique sérénité au service d’une vision forte, étayée par l’expérience, c’est ce dont a besoin notre pays. Des atouts qui me paraissent majeurs pour gagner en 2017, la présidentielle… puis les législatives, pour disposer d’une majorité claire… et cohérente. Et des atouts qui me paraissent aussi majeurs pour conduire la France pendant 5 ans. Car la victoire ne se suffit pas à elle-même. Elle n’a de sens que si elle permet au pays de reprendre sa marche en avant.

Et puis il y a, parmi les nombreuses et solides propositions du programme de François Fillon, certaines qui recueillent particulièrement mon adhésion :

  • pour relancer l’économie et permettre le développement de l’emploi, réaliser 40 milliards d’euros de baisse des charges sur les entreprises et 10 milliards d’euros d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages,
  • pour lutter contre le terrorisme, interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre dans les rangs terroristes et condamner lourdement les personnes coupables d’intelligence avec l’ennemi,
  • revenir à une réforme des collectivités territoriales simplifiant réellement le système, pour des politiques territoriales plus efficaces et moins coûteuses,
  • réduire le cumul des mandats, notamment pour faire en sorte que les députés et sénateurs jouent pleinement leur mission de parlementaire.

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sept 26

Primaire de la droite et du centre

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Dans le cadre de la campagne de la primaire de la droite et du centre, qui va permettre de désigner notre candidat à l’élection présidentielle, François FILLON tiendra un meeting à Lyon le 6 octobre prochain à l’espace Tête d’Or (103 boulevard de Stalingrad – Villeurbanne).

Quelques éléments importants à noter concernant les primaires :

  • 1er tour le 20 novembre, 2nd tour le 27 novembre
  • la primaire n’est pas réservée aux adhérents des partis politiques. Tout Français, inscrit sur les listes électorales et qui est prêt à signer la charte des valeurs de la droite et du centre, peut voter pour dire qui lui semble être le meilleur candidat.
  • chacun vote dans un bureau de vote (qui rassemble plusieurs bureaux de vote des élections habituelles), proche de son domicile. Les informations détaillées seront communiquées d’ici le vote.

fillon

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sept 04

Certains d’entre vous se sont étonnés de ne pas trouver sur ce blog de réactions aux odieuses attaques terroristes de juillet. Ni une priorité donnée aux vacances ni une “habitude” face à l’horreur n’en sont l’explication. Avec ces attentats, nous avons franchi un nouveau seuil dans la monstruosité et la lâcheté : d’une part un meurtre de masse à Nice, en sachant délibérément que de nombreux enfants seraient parmi les victimes, et d’autre part, l’assassinat barbare d’un homme de foi, et donc de paix, en plein office. Face à cela, c’était la sidération et d’abord la pensée pour les victimes et leur famille. J’ai pu constater combien ce sentiment était encore partagé à Nice, un mois après l’attaque, parmi les Français mais aussi parmi les visiteurs étrangers de la Ville.

Notre priorité doit bien être celle du que faire face à cette situation de guerre.

Il s’agit d’abord de mener une traque acharnée contre ceux qui sont prêts à commettre de tels actes terroristes. Nous voyons bien que face à des kamikazes, c’est d’abord l’action en amont qu’il faut mener, avec tous les moyens du renseignement, pour analyser les communications, infiltrer les réseaux, détecter tout comportement suspect quand bien même l’on se trompe… Il faut aussi adapter notre droit, pour être en mesure d’inculper toute personne qui prend contact avec les organisations terroristes, qu’il se rende ou pas en Syrie. Ainsi, par rapport au fichier “S”, cela permettrait de passer d’une logique de surveillance, dont on voit les limites, à une logique d’action. J’ai apprécié l’analyse qui a été celle de François Fillon cet été sur les possibilité que donne notre droit et sur les moyens qu’il propose de mobiliser pour cette guerre contre le terrorisme.

Et puis il y a une dimension des attentats qui m’a marqué. On a souvent parlé de “loups solitaires” activés à distance. La réalité qui apparaît est bien différente, avec souvent des complicités locales, certes diverses, depuis l’activation pour le compte d’un réseau jusqu’au refus de dénoncer un acte prévisible. Ces complicités jouent aussi un grand rôle. C’est la raison pour laquelle il nous faut aussi donner un “coup de pied dans la fourmilière”. Ces complicités, même les plus basiques, doivent être traitées à la hauteur du crime auquel elles participent. Pas question par exemple de traiter celui qui savait ou se doutait mais a préféré se taire, comme s’il s’agissait simplement d’éviter un larcin. La peine doit être lourde et il faut le faire savoir, pour que chacun prenne bien la mesure de ses actes. Cela repose d’ailleurs la question d’une déchéance de nationalité plus facile à actionner. On voit bien que ces complicités naissent dans des milieux de la délinquance ou chez des personnes qui résident en France par hasard ou intérêt mais ne partagent en rien le projet national. Face à cela, la France doit aussi annoncer et mettre à exécution la plus grande fermeté.

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mar 25

Mais taisez-vous donc !

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Au cours des 10 jours tragiques que nous venons de vivre, la consternation, le recueillement et la compassion pour les familles et proches des victimes se sont imposés. Depuis vendredi, je suis un peu choqué par les commentaires en boucle que l’on peut entendre sur les événements. Hier matin, j’entendais à la radio une interview d’un « commentateur renommé » qui analysait les événements en termes d’impact de la communication ; franchement, j’ai trouvé l’analyse « distanciée » qu’il développait choquante, et certains mots, indignes. Il y a aussi les polémiques sur l’intervention des forces de sécurité pour neutraliser le terroriste. Que de glose, alors que l’on parle de fonctionnaires qui ont risqué leur vie. Une chose est sûre : si le RAID avait abattu le tueur dès le début du “siège”, dans l’appartement, nous aurions pendant des mois, voire des années, entendu que l’on avait voulu l’éliminer délibérément pour éviter qu’il ne divulgue des « choses » gênantes. J’ai entendu aussi des critiques sur ce que n’aurait pas dit telle ou telle autorité morale pendant ces 10 jours dramatiques ; des critiques bien décalées par rapport à ce que l’on peut constater.

Bon sang mais taisez-vous donc !

Ce qui compte, c’est de se souvenir qu’avec ces drames, un nouveau pas a été franchi dans l’horreur et la barbarie. Il convient de penser d’abord à l’extrême douleur des familles et des proches.

Il convient ensuite de prendre en compte effectivement, avec la dimension « symbolique » de ces actes terroristes, que c’est notre République qui était visée. Et la préoccupation que nous devons avoir, c’est d’analyser, pour être en mesure de le contrer, comment une telle haine terroriste a pu être armée intellectuellement. Car quel que soit le profil du tueur, qu’il ait agi totalement seul ou pas, il a trouvé des inspirations quelque part. Cette préoccupation, nous savons qu’elle sera permanente, car cette menace change de forme constamment. Et c’est bien dans cette course permanente que sont engagées nos forces de sécurité.

Alors plutôt que d’écouter ces commentaires et analyses souvent déplacés, et parfois indignes même si c’est par maladresse, je vous invite à regarder la vidéo du discours du Premier ministre, prononcé vendredi, qui remet ce drame en perspective et rappelle nos fondamentaux (via le lien ci-dessous).

Et nous retiendrons aussi les moments forts d’unité nationale que nous venons de vivre, comme cette image marquante du rassemblement sur la place du Capitole.

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