juil 10

Lors du Conseil d’arrondissement du 27 juin 2017, j’ai posé la question écrite suivante à propos de la localisation des bureaux de vote.

“Les scrutins présidentiel et législatifs récents ont été l’occasion, une fois de plus, de rencontrer des électeurs se plaignant de la localisation de leur bureau vote, du fait notamment de l’éloignement du domicile ou de la complexité d’accès.

Si l’on peut admettre qu’un découpage ne donnera jamais satisfaction à tout le monde, il faut néanmoins constater que le dernier en date, qui a visé à équilibrer le nombre de votants par bureau, a été mené de façon sans doute trop systématique, sans tenir compte des réalités de nos quartiers.

Il en découle des situations illogiques. 

Quelques exemples :
– Les habitants du nord de la rue Bonnaud qui votent en bas de Montchat alors qu’ils sont en face d’un lieu de vote à Condorcet,
– Les habitants de la rue Feuillat ou de la rue Jules Verne qui votent dans le centre de Montchat alors qu’il y a un bureau de vote à l’école Jules Verne.
– Les habitants des secteurs Rebatel/Bonhomme qui votaient à l’école Rebatel et que l’on a envoyé à Nové Josserand, un centre de vote peu accessible.

Il y a aussi des secteurs qui se trouvent depuis longtemps éloignés des lieux de vote : place de Milan/Derruelle, cours Lafayette.

Il s’agit d’une question importante car cet éloignement, ou ces situations illogiques, peuvent favoriser l’abstention, ce que personne ne souhaite a priori.

Dans ces conditions, comme il n’y a pas de scrutin prévu avant 2019, est-il possible de retravailler la sectorisation des bureaux de vote de notre arrondissement ? Si oui, quelle est la méthode ?”

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , , , ,

fév 10

Fin janvier, s’est tenue une réunion d’information, ouvrant la concertation sur l’aménagement du futur parc Lacassagne, au nord du tènement RVI.

La réunion a été animée, des habitants demandant des explications sur l’aménagement urbain de tout le secteur impacté par les tènement RVI et Merck, et cherchant à obtenir des réponses aux problèmes qu’ils rencontrent.

Ce dossier est significatif de la lacune fondamentale de l’équipe PS qui gère cet arrondissement, en matière d’urbanisme et d’implication de la population. Nous nous trouvons ici avec un vaste morceau de ville, dont le cadre urbain a été fortement modifié ces dernières années, tènement par tènement. Mais ce changement de cadre urbain n’a donné lieu à aucune concertation globale avec la population sur le devenir de leur quartier. Seule une concertation résiduelle est “généreusement” accordée…. sur les aménagements internes du parc, dont le positionnement lui-même n’a pas été discuté. La façon dont s’engage le projet Part-Dieu est similaire. Ce n’est pas ma conception d’un urbanisme concerté ; la concertation doit débuter dès la définition de la vision pour l’espace urbain que l’on souhaite faire évoluer.

Les réactions et questions entendues lors de cette réunion montrent que les habitants du secteur sont demandeurs d’une telle vision d’ensemble, et qu’ils n’entendent pas supporter sans rien dire les conséquences des aménagements sur le cadre de vie, même s’ils ne se trouvent pas sur le tènement RVI. Rien que de très légitime. Et rien de très nouveau, cf. tout ce que j’ai pu dire sur ce dossier depuis les élections de 2008, et dans plusieurs posts que vous retrouverez sur ce blog dans la catégorie RVI.

Mais même si l’on s’en tient à la parcelle de concertation qui nous est accordée, il y a à dire sur ce futur parc. Espace vert conséquent (8000 m²) celui-ci est bien évidement une bonne chose pour notre arrondissement. Mais deux erreurs sont sur le point d’être commises.

La première est l’enclavement de ce parc : entouré par des habitations, existantes et nouvelles, il ne sera visible que depuis la rue Rochaix. Une occasion de constituer une respiration “verte” sur Lacassagne est ainsi perdue.

La deuxième, c’est la création d’un recoin important au fond du parc, à proximité des habitations. Une telle conception va nécessairement compliquer la surveillance et la maîtrise de l’utilisation du parc, notamment la nuit. Chronique de nuisances annoncées pour le voisinage…

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

sept 12

Grosse devinette de rentrée : que lance-t-on dans le 3e arrondissement, à la mi-juillet, en toute discrétion ? Des travaux dans les écoles ? Oui mais ça c’est normal. De multiples travaux de voirie qui bloquent la circulation ? Non, ça on préfère le faire dès le mois de juin, histoire de bien en profiter ! La campagne des primaires du PS ? Oui sans doute, mais on en parlera une autre fois.

Un indice : c’est en rapport avec l’urbanisme, dans un arrondissement dont le Maire, Thierry Philip, se dit champion en concertation et dont la devise est l’urbain et l’humain !

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la concertation préalable sur l’aménagement du tènement RVI qui a été lancée en pleine période de vacances, dans la plus complète discrétion ; une période tout à fait « idéale » quand le but de la démarche est d’écouter la population !

Un mot sur la procédure : il s’agit d’une concertation relevant de l’article L300-2 du Code de l’urbanisme, article qui dispose qu’une telle concertation est obligatoire pour toute opération d’aménagement, lorsque par son importance ou sa nature, cette opération modifie de façon substantielle le cadre de vie. Si ce n’est pas le cas pour le projet lui-même, la dimension urbanistique d’ampleur est au moins reconnue sur le plan de la procédure !

Le plus fort dans l’histoire, c’est qu’au moment même où cette « concertation » officielle était lancée, la Mairie du 3e éditait, avec votre argent, ses lettres de quartier. Cette publication, distribuée dans les boîtes, aurait été une bonne occasion d’annoncer à Montchat et Sans Souci comment il est possible de donner son avis sur le projet. Las, aucune information de ce type. Mais le (encore) plus fort, c’est que l’on trouve par contre un encart dans cette publication intitulé « RVI le planning » qui annonce ce qui va se faire. A quoi sert la concertation si tout est déjà ficelé ? Je ne peux m’empêcher de citer la définition de « concertation » dans le Robert : « politique de consultation des intéressés avant toute décision ».

Avec ce type de situation, n’atteint-on pas le summum d’aberration politico-administrative, pour ne pas parler d’hypocrisie ?

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , ,