juil 09

Restaurant_scolaireNous avons débattu lors du Conseil municipal de ce jeudi soir de la programmation pluriannuelle d’investissement de la Ville de Lyon, la fameuse PPI que nous attendions depuis 15 mois. Quelques mots pour expliquer les raisons pour lesquelles il n’est pas possible d’approuver cette programmation.

Le vote d’une PPI est un élément marquant puisqu’il s’agit de décider du programme d’investissements sur la durée du mandat. En gros, ce qui est dans la PPI a des chances d’être réalisé d’ici 2020, ce qui ne l’est pas a peu de chances de l’être. Le sujet occupe logiquement une bonne place dans l’actualité politique.

Une précision importante tout d’abord. Il y a le vote d’une PPI par la Métropole, pour toutes les communes du “Grand Lyon”, sur les compétences de la Métropole (voirie, aménagement urbain, développement économique, collèges…). Et il y a une PPI de la Ville de Lyon, votée par le Conseil municipal de Lyon et qui porte sur les compétences de la Ville : écoles, parcs et jardins, équipements sportifs et culturels, sécurité et tranquillité publique. Je le précise car Gérard Collomb et Thierry Philip aiment à mélanger les deux, notamment pour mettre en avant à Lyon des projets d’aménagement qui relèvent en fait de la Métropole, voire du SYTRAL pour les transports. Certes, il peut y avoir une articulation entre les PPI, mais il s’agit bien de programmations distinctes, votées par des conseils différents. La démocratie gagne déjà à bien positionner les choses.

Concernant la PPI de la Ville de Lyon donc, on peut noter tout d’abord qu’elle maintient un bon niveau d’investissement. Nous le reconnaissons et nous approuvons cet effort d’investissement. D’abord parce qu’il faut laisser à la Ville la capacité de gérer son développement. Ensuite, parce que dans le contexte d’atonie économique que nous connaissons, l’investissement public est particulièrement utile au soutien de l’activité économique, notamment celle du BTP qui souffre beaucoup actuellement.

Maintenant, il faut aussi se poser la question de la pertinence des choix d’investissement, puisqu’une PPI consiste à prioriser les investissements. Et c’est là que le projet de Gérard Collomb est largement perfectible. Une PPI est censée répondre aux besoins d’équipements nouveaux pour faire face aux évolutions démographiques de la ville… et l’on sait qu’à Lyon il y a croissance de la population.

Le constat que l’on peut faire c’est que ce projet de PPI comporte peu de grands projets confortant une Ville à vivre, et que dans les arrondissements, on est loin du compte en termes d’équipements pour la population, alors que des projets moins prioritaires comme une nouvelle salle de danse sont retenus.

Dans notre 3e arrondissement, secteur qui poursuit son développement, avec le cap des 100  000 habitants qui sera dépassé pendant ce mandat, les lacunes de la PPI sont évidentes.

En matière de bâtiments scolaires, la seule extension prévue sera celle du groupe Léon Jouhaux. Rien sur la partie Est de l’arrondissement pourtant en phase de densification urbaine, comme le montre l’actualité de l’Ecole Louise à Montchat. Quelques autres écoles sont citées, mais il s’agira de petits travaux d’amélioration.

Autre manque flagrant, les équipements sportifs. Les lieux sportifs de l’arrondissement sont déjà saturés et il faut s’attendre à un afflux de candidats à des activités sportives. Mais aucun équipement nouveau ne figure à la PPI et les nécessaires améliorations de gymnases, pourtant promises, ne sont pas au rendez-vous.

Et puis il y a aussi la sécurité et la tranquillité publique. Alors que les besoins dans nos quartiers sont évidents, il n’y aura pas d’ouverture de poste de police municipale, qui aurait permis d’assurer une présence de proximité… pas plus qu’il n’y a d’extension de la vidéoprotection aux secteurs sensibles !

La logique que nous dénonçons depuis des mois se poursuit. Gérard Collomb et Thierry Philip mènent une politique de densification urbaine affirmée, mais ils n’adaptent pas l’équipement des quartiers en fonction. Il ne pourra en résulter que dégradation du service public et désagréments pour les Lyonnais.

On peut aussi bien sûr pointer les projets promis lors de la campagne qui ont disparu de la programmation… Dans sa présentation, Thierry Philip mentionne ces “oublis” en rouge. Pas la peine de jouer avec les couleurs, il suffit de dire que ce sont des promesses non tenues.

Tout cela nous amène à nous abstenir sur cette PPI. Certes nous validons le maintien de l’effort d’investissement, certes il y a dans les choix réalisés des projets que nous soutenons totalement, mais nous ne pouvons approuver une programmation qui répond aussi mal aux besoins de la population, actuels et à venir dans les prochaines années. L’intérêt des Lyonnais nous amène à ce vote… et à le dire clairement !

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , ,

juin 27

Nous venons d’être frappés hier par une nouvelle tragédie avec l’attentat de Saint Quentin Fallavier. Ce matin, je pense d’abord au cadre d’entreprise lâchement et odieusement assassiné lors de cette action criminelle, je pense à la douleur de sa famille.

Au plan politique, s’il en était besoin après les tragédies de début d’année, ce nouveau crime confirme que nous sommes dans une situation de guerre et que la lutte contre ce terrorisme fondamentaliste est l’une des tops priorités de la politique de sécurité de la France. Les discours, les postures ne peuvent évidemment suffire, il faut concentrer des moyens adaptés sur la lutte contre cette menace, y compris par des mesures d’exception si nécessaire, comme je l’exprimais déjà en début d’année.

A un tout autre niveau de problématique et d’action (donc sans lien mais je ne pouvais m’exprimer sur ce blog sans faire référence aux derniers événements), voici le communiqué de presse que j’ai diffusé hier suite à la parution dans le Progrès du 25 juin d’un article sur la position de la Mairie du 3e arrondissement à propos de la sécurité et de la tranquillité publique à Villette Paul Bert (communiqué repris dans le Progrès du 26 juin).

                  La Mairie du 3e ne doit pas continuer à minimiser les problèmes d’insécurité et les atteintes graves à la tranquillité publique

 La Mairie du 3e communique ce jour sur une enquête qui indiquerait que les habitants de Villette-Paul Bert ne se sentent pas en insécurité. Cette conclusion est complètement décalée par rapport aux alertes lancées depuis plusieurs mois par les associations du quartier et aux témoignages d’habitants. En cherchant à minimiser les problèmes, le Maire du 3e arrondissement ne prend pas la voie de la recherche de solutions efficaces pour faire cesser les comportements qui nuisent fortement à la qualité de vie des habitants dans certains secteurs du quartier. Il y a quelques jours, lorsque j’ai suggéré l’implantation d’un poste de police municipale rue Baraban, Thierry Philip m’a répondu que les contraintes budgétaires ne le permettaient pas ; il s’agit en fait d’une question de choix, difficile à opérer quand on refuse de reconnaître les problèmes.

La Mairie du 3e dévoile ce jour dans le Progrès des résultats d’une enquête de proximité selon lesquels, une grande part des habitants du quartier Villette Paul Bert seraient satisfaits de la sécurité et de la tranquillité dans le quartier ; une conclusion sensible réalisée à partir de la collecte de 70 témoignages seulement…

Cette conclusion apparaît totalement décalée par rapport aux faits rapportés ces derniers mois par les associations locales : rodéos sur la chaussée ou les trottoirs, attroupements bruyants jusqu’à des heures tardives, menaces et invectives contre les personnes appelant à respecter la tranquillité publique, prise à partie des usagers de certains espaces publics… Lors d’une récente réunion publique, plusieurs habitants ont témoigné de ces nuisances importantes et de la dégradation de la situation.

En diffusant ainsi les résultats de cette enquête « légère », la Mairie du 3e cherche une fois de plus à minimiser les problèmes ce qui rend pessimiste quant aux solutions qui seront proposées. On peut ainsi pointer que la « sensibilisation sur l’utilisation des espaces publics » ne sera pas à la hauteur de la situation.

Pour faire cesser ces atteintes graves à la tranquillité publique et mieux prévenir la délinquance, je maintiens qu’il serait nécessaire d’implanter un poste de police municipale dans le 3e est, pour assurer une présence policière de proximité dont a besoin Villette-Paul Bert, mais aussi Montchat, quartier qui souffre quant à lui de vols et dégradations fréquents sur véhicules. Le Maire du 3e répond que les contraintes budgétaires ne le permettent pas : il faut en fait comprendre que ce n’est pas une priorité pour la Ville de Lyon.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

mai 27

A Montchat, l’inquiétude et le mécontentement montent face à la mutation du cadre urbain : démolition de maisons et de villas, densification avec la construction d’immeubles sur des terrains de petite taille… La Mairie cherche à nier ou minimiser le phénomène, parlant de six maisons démolies. Mais dans le même temps, on justifie les travaux sur le réseau électrique par la densification de l’habitat…

Nombreux sont les Montchatois à refuser cette urbanisation à marche forcée, non maîtrisée, qui porte atteinte à l’ambiance villageoise du quartier, à son âme.

J’ai organisé récemment une réunion dans le quartier pour échanger sur cette évolution. L’assistance était nombreuse, traduisant une mobilisation pour éviter la banalisation du quartier.

Parmi les dossiers sensibles du moment, il y a le projet de construction d’un immeuble de 7 étages au 12 rue Ferdinand Buisson, alors que dans le secteur le PLUH prévoit des constructions de 2 étages, en cohérence avec le profil de la plupart des bâtiments existants. La construction d’un tel immeuble est théoriquement possible d’une part parce qu’il s’agit d’un immeuble de logement social, et d’autre part, parce qu’elle vient s’accoler à un immeuble existant de la même hauteur. Chacun peut néanmoins constater sur la photo combien un tel immeuble de 7 étages, qui doit être édifié à la place du parking, va dégrader le cadre urbain du quartier, créant un effet tunnel sur la rue F. Buisson.

DSC00500Par ailleurs, cet immeuble, construit sur un parking privé, et présentant un déficit en places de stationnement en sous-sol, va créer des difficultés supplémentaires de stationnement dans le secteur.

Dans ces conditions, se pose la question de l’avis rendu par le Maire d’arrondissement sur la demande de permis de construire.

Lors du Conseil d’arrondissement d’avril, j’avais interpellé Thierry Philip sur le sujet.

Celui-ci, comme son adjointe à l’urbanisme, ont refusé de dire quel avait été leur avis au motif qu’un contentieux avait été ouvert sur ce projet de construction

Cet avis du Maire d’arrondissement, sur un tel projet, est essentiel. Car c’est bien le Maire d’arrondissement, en tant qu’élu de proximité, qui doit pouvoir alerter sur le fait qu’une construction, dans ce type de situation “d’exception”, n’est pas compatible avec les caractéristiques d’un quartier. Les orientations d’urbanisme du PLUH pour ce secteur de Montchat mentionnent ainsi une “ambiance si singulière à préserver”.

Eh bien, il faut savoir que cet avis “caché” du Maire d’arrondissement a été positif comme le montre le cliché ci-dessous. Une preuve de plus que malgré les discours, Thierry Philip et son équipe sont favorables à une densification urbaine à marche forcée à Montchat… même s’ils peinent à l’assumer.

DSC00514

 

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

avr 03

Depuis l’élection municipale de mars 2014, Thierry Philip et son équipe ont passé beaucoup de temps à se répartir les postes puis à changer plusieurs fois cette répartition. Le Conseil d’arrondissement a ainsi pris une allure de “Tournez manège” ! 

Pendant ce temps, les sujets de préoccupation perdurent.

En matière de sécurité, si la mobilisation des habitants, relayée par notre opposition, a conduit la Mairie à enfin reconnaitre les problèmes (place Gabriel Péri, Villette…), les solutions durables sont toujours attendues. Par ailleurs, des problèmes perdurent, comme par exemple les dégradations sur véhicules à Montchat.

La densification urbaine se poursuit à marche forcée : les habitants de la Part-Dieu découvrent toujours les projets de tours à l’issue du MIPIM ou autres salons immobiliers et l’ambiance village de Montchat est de plus en plus menacée.

Pour nos déplacements, l’offre des lignes C3, C9 et C13 reste inadaptée.

Quant à l’autosatisfaction du Maire sur les nouveaux rythmes scolaires, elle est bien décalée par rapport à ce que vivent les parents et les équipes éducatives…

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , ,

mar 17

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 16 mars 2015 à propos du projet de vente de deux terrains de la Ville de Lyon, impasse Victor Hugo et rue Bonnand (ancienne MJC) pour y construire des immeubles. L’occasion de revenir sur ma vision d’un développement maîtrisé de Montchat, préservant son âme. Réaction de Gérard Collomb : c’est une vision étriquée de la Ville…

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , , , ,