Juin 02

Voici la vidéo de mon intervention lors du Conseil municipal du 28 mai 2018, dans laquelle j’en appelle de nouveau à plus de volontarisme et de pertinence dans la lutte contre la délinquance. L’actualité nous en confirme tous les jours la nécessité.

écrit par Pierre BERAT

Mai 23

Chacun le ressent, les enjeux des élections européennes de 2019 sont d’importance. Il n’y a pas trop d’une année pour pouvoir aller au fond du débat. Et compte tenu de ces enjeux, il faut souhaiter que la campagne ne soit pas une caricature, qu’elle ne tombe pas dans le simplisme. Gardons-nous du basique “pour ou contre l’Europe”… mais gardons-nous aussi du slogan “Europe des Etats contre Europe fédérale”.

Car la réalité est plus complexe et c’est cette réalité de 2018, et celle des années qui viennent, à laquelle il faut répondre.

Je prends un exemple, celui de la lutte contre le terrorisme qui renvoie à la défense de nos valeurs et de notre projet de société. Chacun reconnaîtra après les drames que nous avons connus que ce n’est pas un sujet secondaire, qu’il en va des intérêts supérieurs du pays.

Les récents débats auxquels j’ai assisté m’ont confirmé que ce sujet ne peut s’aborder de façon simpliste.

D’abord, d’une façon ou d’une autre, la question se pose au niveau européen, que l’on s’interroge sur la liberté de circulation des personnes ou que l’on considère qu’on mène une lutte plus efficace à plusieurs que seul. J’ai entendu des experts expliquer comment, lors des récentes attaques terroristes, il y avait eu des insuffisances et des râtés dans la coopération européenne… des insuffisances et des râtés qui ne sont pas anecdotiques puisqu’ils se sont traduits par des actions de prévention qui n’ont pu être menées ou des arrestations qui ont été retardées.

Coopérer de façon opérationnelle, dans l’urgence qui s’impose sur ces dossiers, impose forcément une forme d’intégration. Rester bloqué sur l’Europe des Etats, sur ce type de problématique, c’est forcément un gage d’inefficacité. Comment espérer une réaction appropriée à une menace si à chaque fois il faut mettre en branle une machine inter-étatique entre les Etats concernés ?

Niveau supérieur de la problématique : si on vise une intégration opérationnelle en matière de lutte contre le terrorisme, encore faut-il que nous ayons une vision commune de cette menace, un ordre commun des priorités. Il y a donc une feuille de route de niveau politique à établir… ce qui est l’une des illustrations de l’impossibilité de voir la Turquie intégrer l’Union européenne.

La vraie question, c’est donc plutôt quels sont les domaines, les sujets, pour lesquels il y a un intérêt pour les peuples d’Europe à mettre en place des dispositifs intégrés ? La question, c’est de se centrer sur ce qui apporte une valeur ajoutée aux peuples d’Europe. Ainsi, apparaissent plus clairement les domaines pour lesquels une délégation de souveraineté est opportune… et en même temps, cela met en lumière les éléments actuels d’intégration qui ne se révèlent pas utiles compte tenu des besoins des Européens et de la diversité des situations.

Ce qui est vrai pour la lutte contre le terrorisme, l’est pour d’autres sujets : la défense des intérêts européens stratégiques dans le monde, le leadership à gagner dans les grandes percées technologiques, la promotion et la défense de nos intérêts commerciaux… Sur ce dernier sujet, alors que se déroulent sous nos yeux les grandes manœuvres américaines et chinoises, on voit bien que seule une Europe unie peut peser, mais que pour cela il faut qu’elle soit prête à s’imposer dans le bras de fer. Il faut donc là aussi une feuille de route “prête à l’emploi”. Sinon, il n’y a ni réactivité, ni efficacité. C’est bien ce que l’on constate ces derniers jours…

écrit par Pierre BERAT

Mai 17

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 16 MAI 2018

Part-Dieu quartier à vivre… mais Ville et Métropole de Lyon détournent le trafic automobile des grands axes vers les rues résidentielles… et pas que temporairement !

 Après la réduction de l’avenue Pompidou, la coupure du boulevard Vivier-Merle va générer une 2e incohérence du projet Part-Dieu : le trafic automobile sera dévié par des rues résidentielles. Cette incohérence sera un problème pendant les longs mois de travaux, mais plus grave encore, de façon structurelle et durable par la suite. Il est encore temps de changer les plans pour éviter cette atteinte à la qualité de vie.

Le 28 mai, le boulevard Vivier-Merle sera coupé à la circulation automobile au niveau de la rue Paul Bert, pour plusieurs années, le temps du chantier de l’extension du tunnel, créant une nouvelle difficulté majeure de circulation. La Métropole et la Ville de Lyon ont prévu des déviations : les rues André Philip et de Créqui serviront à contourner la Part-Dieu. Des aménagements provisoires ont été réalisés pour accueillir du trafic automobile supplémentaire. Ce choix est lourd car ce sont des rues résidentielles, bordées d’équipements scolaires et d’accueil de personnes âgées. Il faut limiter l’impact néfaste de cette situation ; je soutiens les propositions des acteurs du quartier tendant à ce que le contre-sens de la rue Garibaldi soit utilisé pour ce délestage.

Mais le plus grave sur ce dossier Part-Dieu, c’est que cette phase chantier n’est que la préfiguration de ce qui interviendra de façon structurelle et durable. Le choix de ne plus permettre aux véhicules venant de Vivier-Merle de passer sous la Part-Dieu, par la rue Servient, s’accompagne d’un futur itinéraire de contournement par la rue Bouchut prolongée, la rue Mazenod puis les rues André Philip ou Créqui vers Servient (voir plan au dos). Les responsables de la Mairie du 3e et de la Métropole démentent cela et pourtant… Pour ce faire, des aménagements de voirie sont prévus. Une délibération d’avril 2018 de la Métropole de Lyon, relative à la ZAC Part-Dieu, qualifie les rues Mazenod et André Philip d’ouvrages de dimension d’agglomération qui sont nécessaires pour accompagner la mutation urbaine de Part-Dieu. Les chiffres communiqués lors des enquêtes publiques font état d’un trafic qui serait multiplié par 5 rue Mazenod et doublé sur André Philip.

Le choix a ainsi été fait de transférer une partie du trafic automobile qui passait sous le centre commercial vers des rues résidentielles du quartier. Dès 2014/2015, à la Métropole puis au Conseil du 3e, j’ai alerté sur cette incohérence et m’y suis opposé. Il faut revenir sur ces choix et travailler sur des options alternatives.

On nous parle de Part-Dieu, quartier à vivre. Mais une fois de plus, avec ces choix de plans de circulation, provisoire puis permanent, on voit que seuls les grands équipements comptent et que peu importent les riverains des rues résidentielles qui seront directement impactés. Ce sont pourtant des centaines de Lyonnais qui vivent rues Mazenod, André-Philip et Créqui, des rues étroites pas adaptées à du trafic automobile intense. La tranquillité, la qualité de l’air, la sécurité (plusieurs équipements scolaires et de petite enfance) sont en jeu.

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Avr 12

Mobilisez-vous d’ici le 7 juin pour éviter les erreurs pour notre cadre de vie

Cadre de vie, Démocratie de proximité, Déplacements, Espaces verts, Montchat, Part-Dieu, Urbanisme Commentaires fermés sur Mobilisez-vous d’ici le 7 juin pour éviter les erreurs pour notre cadre de vie

Vous le constatez, depuis quelques années, certains secteurs du 3e arrondissement changent, pas toujours de façon positive :

  • A la Part-Dieu, on assiste à une densification, sans qu’il semble y avoir une logique dans l’implantation des immeubles de grande hauteur : cela crée des incohérences urbaines et dégrade les conditions de déplacement,
  • Cette densification à la Part-Dieu semble oublier les habitants, c’est-à-dire les personnes qui vivent au quotidien dans cet environnement : il y a peu de nouveaux espaces de respiration à proximité des lieux d’habitation et malgré la perspective de l’arrivée de nouveaux habitants, il n’est pas prévu de nouveaux équipements de proximité au cœur de la Part-Dieu. C’est une lacune du futur PLU-H qui ne prévoit aucun emplacement réservé pour des équipements publics au cœur de la Part-Dieu (école, mini-stade de proximité…).
  • A Montchat, des maisons caractéristiques sont remplacées par des immeubles, la bétonisation progresse, le quartier est moins vert, moins aéré. La circulation augmente, le stationnement devient difficile ce qui se comprend puisque la croissance de la population ne s’accompagne pas de nouveaux transports en commun performants pour desservir le cœur du quartier ou les hauts de Montchat (le nouveau T6 n’apporte pas d’amélioration pour gagner les pôles d’activité du cœur de Lyon). Et pourtant le nouveau PLU-H va permettre à la ville haute de gagner encore du terrain en augmentant les hauteurs constructibles, au début de la rue Ferdinand Buisson (côté sud), rue du Professeur Florence et rue Roux-Soignat. Sur le cours du Docteur Long les règles sont inchangées ; dès lors, les constructions hautes vont se poursuivre, renforçant “l’effet-tunnel” sur cet axe majeur pour le quartier.
  • Toujours à Montchat, le PLU-H est conçu pour permettre une forte urbanisation du terrain de la clinique Trarieux, dès le départ de celle-ci en 2019 : ces règles vont permettre la réalisation de 200 logements, avec des hauteurs autorisées de 13 m sur tout le terrain autour du bâtiment existant alors que pour ce secteur pavillonnaire caractéristique la hauteur de construction est à 7 m.

La Métropole de Lyon, en accord avec la Municipalité du 3e (En Marche-PS-PC-MODEM-Verts) veut ainsi amplifier cette mutation avec le nouveau Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat (PLU-H).

Vous pouvez dire votre opposition à cette dégradation du cadre de vie, pour que l’équipe municipale modifie le projet de PLU-H. Donnez votre avis dans le cadre de l’enquête publique qui se déroule du 18 avril au 7 juin 2018 à 12H.

Vous pouvez consulter le projet de PLU-H et exprimer vos observations et propositions :

  • En Mairie du 3e (18 rue François Garcin) ou à la Métropole de Lyon (20 rue du Lac)
  • En ligne directement sur https://www.registre-numerique.fr/pluh-grandlyon
  • Par courriel à l’adresse électronique : pluh-grandlyon@mail.registre-numerique.fr
  • En rencontrant un membre de la commission d’enquête, en Mairie du 3e : le mercredi 2 mai 2018 de 13h45 à 16h45 ou le samedi 2 juin 2018 de 9h à 12h (téléphonez en Mairie pour vous faire confirmer ces créneaux).

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Avr 08

Lors de l’Assemblée du 29 mars 2018 du Conseil régional je suis intervenu pour marquer le soutien du groupe Les Républicains, DVD et société civile au partenariat entre l’Etat et  le Conseil régional dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir 3, au service de l’innovation et du développement économique, et donc de l’emploi.

“Le groupe LR-DVD et apparentés se félicite de la délibération que vous nous présentez aujourd’hui, Monsieur le premier Vice-Président, Madame, Monsieur les Vice-Présidents. Nous nous en félicitons car il incarne, une fois de plus, les principes d’action de la nouvelle Région : volontarisme politique, préparation de l’avenir et simplification.

Volontarisme politique : dès le lancement des fonds régionalisés du Programme d’Investissement d’Avenir 3, vous avez marqué ce volontarisme en décidant de mobiliser l’enveloppe maximum proposée. C’est une vraie décision puisqu’elle conduit la Région à affecter 29 millions d’euros, pour un programme global de 58 millions d’euros.

Je me souviens d’un temps pas si lointain, dans cette enceinte, où au moment du lancement du Grand Emprunt, et de sa déclinaison pour l’enseignement supérieur et la recherche, le “volontarisme” des décideurs se bornait souvent à des lettres de soutien aux acteurs répondant aux appels à projet.

Préparation de l’avenir : ces 58 millions qui vont être engagés d’ici 2021 vont en effet contribuer à la préparation de l’avenir. Il s’agit d’abord, conformément à l’orientation politique forte que vous avez donnée, et qui s’est concrétisée ces dernières années, de financer de l’investissement. C’est important pour conforter les capacités de notre région, c’est important aussi sur le principe, car ne l’oublions pas, le PIA national est financé par l’emprunt, il est important que ses réalisations produisent leurs bénéfices aussi pour l’avenir, demain et après-demain, y compris pour notre jeunesse.

Les thématiques retenues balisent clairement ce futur :

  • La consolidation de nos filières d’activité économique, en liaison avec les domaines stratégiques que nous avons définis,
  • La croissance de nos entreprises, pour développer notamment le nombre d’ETI et de PME en forte croissance, par le soutien à l’innovation,
  • Le soutien à la qualification et à l’adaptation des compétences de la population active de notre région.

Simplification enfin : je tiens à souligner cet aspect dans cette explication de vote car il ne s’agit pas uniquement de tuyauterie administrative. Comme vous le faites pour l’ensemble de nos politiques, vous avez veillé dans le mode de sélection des projets à faire au plus simple dans la démarche administrative et à faire au plus réactif dans le processus. Cela n’est pas seulement de la tuyauterie administrative : c’est une nécessité pour les entreprises qui répondront aux appels à projet et c’est un atout pour motiver les projets les plus ambitieux.”

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