Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

25 ans de lien social

Lien social, engagement citoyen, bénévolat, vie de quartier, solidarité de proximité… autant de mots qui peuplent les discours politiques et qui paraissent parfois un peu désincarnés. Ce n’est pas le cas quand on évoque l’Oasis Sans Souci.

Nous fêtions vendredi soir à l’Hôtel de ville, les 25 ans de cette association, véritable institution du quartier Dauphiné Sans Souci. 25 ans d’animation du lieu de vie de la rue Saint Théodore, 25 ans de multiples activités proposées aux habitants du quartier, 25 ans d’actions solidaires avec l’aide au devoir ou l’initiation informatique.

Une association, créée pour occuper les jeunes, et qui a dû constamment s’adapter à une double évolution : celle des attentes des habitants en matière de loisirs et celle du quartier, car s’il est un quartier qui a muté depuis les années quatre-vingt c’est bien Sans Souci. Une mutation qui a ses aspects positifs, avec la rénovation urbaine et l’embellissement du cadre de vie. Mais une mutation qui s’est traduite également par un important « turn over » de la population, d’où la difficulté de maintenir des liens de proximité.

Pendant toute cette période, l’Oasis a été un repère et une âme pour un quartier en mouvement, qui a de nombreux atouts mais qui manque d’un centre de quartier bien identifié. Avec toutes les activités qu’il propose à plusieurs centaines d’adhérents, à son siège ou au Château Sans Souci, l’Oasis est un véritable centre culturel et de loisirs.

La nouvelle présidente de l’association, Mme Barreau, a évoqué vendredi soir ce que représentait l’exercice d’une telle mission : des heures de tâches administratives, une dynamique collective à créer et à faire durer, des plannings à gérer et à tenir, des activités à adapter en permanence à la demande des habitants, des comptes à équilibrer, des bénévoles à recruter… et tout cela justement dans le cadre du bénévolat. Une telle activité associative, c’est une mission d’intérêt général, mais c’est aussi un vrai projet d’entreprise.

Un tel rôle mérite bien un soutien appuyé et durable des collectivités locales, y compris bien sûr au plan financier. Le contraire serait choquant. On me dit parfois, à propos des conseils d’arrondissement, qu’ils ne servent qu’à voter des subventions. Croyez-moi, avec une association telle que l’Oasis, le soutien public est pleinement justifié.

Bon anniversaire à l’Oasis, bravo à ceux qui l’animent ou l’ont animé et à tous les bénévoles, et bon vent pour les (au moins) 25 ans à venir de production de lien social, ou pour être moins technocratique, de convivialité de quartier !

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1 Comment

  1. BURNIER

    Merci au nom de l’OASIS pour vos voeux pour les années qui viennent
    Il est certain que ce type d’association apporte beaucoup au quartier dans lequel elle est implantée
    Que les collectivités locales les aident sans esprit de retour car le bénévolat ne peut tout assurer tout en suppléant et complétant l’action des dites collectivités

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