Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Carnets de voyage

Un petit post de rentrée, non pas pour décrire mes vacances, mais pour faire part de quelques constats suite à un séjour à Malte. Le tourisme n’empêche pas de s’intéresser aux lieux de séjour !

 

Si l’objet de ce post n’est pas de parler vacances, j’en profite toutefois pour vanter les mérites de la magnifique île de Malte. Après l’avoir visitée trois fois, je ne peux que conseiller cette destination, idéale pour de courtes vacances pour ceux qui veulent découvrir d’étonnants paysages côtiers, se plonger dans les souvenirs de diverses grandes périodes historiques, et profiter de la mer, y compris en matière de plongée pour les amateurs. En ajoutant que les Maltais sont très sympathiques et que cette île a vraiment une âme. Un conseil toutefois : un séjour réussi à Malte implique de ne pas rester «bloqué » dans les stations touristiques mais de découvrir toutes les facettes de l’archipel, de la Valette à Gozo, en passant par M’dina.

 

En allant à Malte cette année, j’étais particulièrement intrigué de voir dans quelle mesure l’entrée dans l’Union européenne pouvait modifier ce petit pays (la population de Lyon sur un archipel long d’une quarantaine de km), même si cette entrée est encore très récente (2004).

 

L’adhésion de Malte à l’Union européenne a été une grande affaire pour cette île-Etat caractérisée par une vie politique intense – dans chaque localité de l’île on trouve ainsi des cafés « représentant » les partis politiques, qui accueillent aussi les touristes ! Après son indépendance, Malte a en effet adopté un positionnement « non aligné » en Europe, sachant qu’elle se trouve à un emplacement stratégique en Méditerranée. Il faut aussi savoir que si la société maltaise est le résultat de diverses influences, elle est riche d’une forte identité, forgée notamment dans la résistance (des chevaliers lors des tentatives de conquête ottomane, et plus récemment lors de la deuxième guerre mondiale, lorsqu’elle était un territoire isolé au milieu des forces de l’axe). Le projet d’intégrer l’Union européenne a été âprement discuté, suspendu, puis repris. En 2003, un référendum l’a approuvé à 53 %.

 

J’ai séjourné à trois reprises à Malte, en 1994, 2000 et donc 2009. Même si la vision est superficielle, il est toujours intéressant de visiter un pays à diverses périodes pour voir comment il évolue. J’ai constaté cet été le développement des infrastructures mais il me semble que Malte avait au moins autant changé entre 1994 et 2000 qu’entre 2000 et 2009. Et c’est avec une grande satisfaction que j’ai pu voir cette année, que Malte, Etat membre de l’Union européenne, conservait la force de son identité, même si comme partout, on retrouve des signes de l’uniformisation mondiale.

 

J’ai profité aussi de ce séjour pour m’intéresser au mode de scrutin en vigueur pour les élections législatives à Malte ; un mode de scrutin rare, particulièrement complexe. A tel point qu’il ne faut pas attendre les résultats à 20 H ! Mais il présente certains aspects intéressants ; il combine proximité, une certaine représentation proportionnelle, mais avec la possibilité de choix individuel des candidats (l’électeur ne se voit ainsi pas imposer des « têtes de liste ») et même celui de panachage entre formations politiques. Intéressant dans notre contexte de réflexion sur le bon mode de scrutin pour les futurs conseillers territoriaux qui pourraient résulter de la réforme des collectivités territoriales.

 

Pierre Bérat

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1 Comment

  1. sans souci

    Excellent ambassadeur de MALTE

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