Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Catégorie : Associations Page 1 of 7

Mesures d’urgence de la crise sanitaire Covid-19

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil municipal du 7 mai 2020 réalisé en Visioconférence.

“Monsieur le Maire,

Je commencerai par vous dire l’intérêt que nous avons, nous élus du groupe Les Républicains et apparentés, à pouvoir échanger sur les mesures d’urgence pour faire face à la crise sanitaire et à ses conséquences.

Cette crise est dramatique. Elle l’est en matière de santé et nous pensons aux victimes du Covid, à leur famille, aux malades qui sont en train de se battre. Nous pensons aux soignants, en 1ère ligne pour sauver des vies. Leur engagement est remarquable il doit nous amener à porter un autre regard sur notre système de santé et, plus largement, sur les priorités de l’action publique.

Cette crise est aussi dramatique par ses conséquences économiques et sociales.

Il est donc important que la démocratie puisse jouer son rôle et il faut quand même regretter que ce premier conseil municipal de l’après-covid se tienne près de 2 mois après l’entrée en confinement. Certes il faut de l’efficacité dans la réponse apportée et donc ne pas se perdre dans des débats stériles. Mais pour autant, il faut que les assemblées qui représentent la population puissent s’impliquer pour prendre en compte toutes les réalités sociales et pour fédérer toutes les forces, car bien sûr le combat que nous devons mener doit nous réunir. Mon intervention s’inscrit dans cette perspective.

Notre groupe Les Républicains et apparentés soutient les mesures d’urgence. La situation l’exige.

Ces mesures couvrent un vaste champ de sujets. Je l’ai dit, le temps n’est pas aux grands discours. Vous comprendrez donc que je ne passe pas en revue toutes nos approbations et que je me concentre sur nos propositions et les sujets qui posent question.

Je ne reviens pas sur les sujets importants de la distribution des masques aux Lyonnais et de la lutte contre les incivilités qui ont été abordés par des collègues de mon groupe.

Je commence avec le retour à l’école qui est le sujet d’actualité. Beaucoup de questions se posent encore et les maires portent un lourd fardeau. On voit bien sur ce sujet clé la limite du « en même temps ». Nous plaidons pour mieux associer les parents d’élèves et directeurs à la mise en place du dispositif. Pour conforter la confiance des élèves, parents et personnels, pourquoi la Ville ne propose-t-elle pas des tests de température à l’arrivée le matin et un test sérologique pour le personnel intervenant ? Et puisque l’un des objectifs est de favoriser le redémarrage du pays, il faut veiller à ce que cette reprise des cours soit adaptée à la reprise de l’activité par les parents.

Autre sujet clé, la solidarité avec les personnes fragiles qui se sont retrouvées dans des situations d’isolement et d’angoisse. Le CCAS a utilement réalisé des appels auprès des seniors de plus de 75 ans. Près de 9000 appels auraient été réalisés selon votre rapport. Mais cela reste peu si l’on considère les 39 000 Lyonnais de 75 ans et plus. Et puis il y a aussi toutes les personnes avec handicap et tous les malades, à l’immunité affaiblie. Personnellement, par les appels que j’ai pu réaliser, j’ai constaté que des personnes n’étaient pas touchés par le dispositif du CCAS. Par ailleurs, un service de livraison de paniers alimentaires a été mis en place au profit des détenteurs de la carte Senior, mais il est intervenu très tardivement.

Notre pays n’était pas prêt pour faire face à une telle crise sanitaire, je crois que la Ville ne l’était pas suffisamment pour assister rapidement les plus fragiles. Il me semble nécessaire de progresser sur les points suivants : compléter les fichiers de personnes fragiles, assurer un suivi des appels à Lyon en ligne, permettre plus facilement aux personnes de se signaler (pas d’information claire sur le site Internet) et augmenter les capacités d’appels téléphoniques de la Ville, quitte à redéployer des effectifs en période de crise, le télétravail offrant beaucoup de possibilités.

Dans une grande ville comme Lyon, l’assistance ne peut reposer uniquement sur les associations et la solidarité de voisinage, aussi remarquables soient-elles.

En matière de soutien à l’économie et aux entreprises, nous soutenons bien sûr toutes les mesures d’allégement de charges prévues. Il faut néanmoins être conscients que pour les entreprises sans terrasse ou qui ne font pas de publicité, l’avantage sera limité. Il faudra sans doute compléter les choses avec un dispositif plus général ; les commerçants ont posé la question de la suspension du stationnement payant.

Nous regrettons qu’il ait fallu attendre ces derniers jours pour que soient mis en place des dispositifs sécurisés permettant la réouverture de quelques marchés. Une action plus volontariste de la ville, avec des agents en soutien des forains, pourrait permettre d’ouvrir plus de marchés.

Il faut aussi nous mobiliser pour maximiser la reprise de l’activité. Il s’agit d’assurer un avenir aux entreprises et notamment aux TPE, en sachant que l’on parle ici de professionnels qui ont vu en quelques semaines leur affaire, dans laquelle ils ont engagé leurs ressources, être atteinte par l’absence de chiffre d’affaires. Il s’agit aussi de sauver les emplois liés à ces activités. Mais ne nous y trompons pas, il s’agit aussi de sauver le tissu d’entreprises qui est la source de la création de richesses et qui permet donc le financement de l’investissement public et des dispositifs de solidarité qui sont si utiles aujourd’hui.

Il faut donc une vraie stratégie de reprise économique. Au plan commercial, notre Ville avait déjà beaucoup souffert des mouvements sociaux, la crise sanitaire est un nouveau choc. Pour assurer l’attractivité commerciale, il est sans doute opportun et urgent de mettre un terme à la «guerre des bacs à fleurs » dans les rues du centre-ville et de ne pas asphyxier les accès à la Presqu’île.

Enfin, pour terminer, un autre sujet d’anticipation. Il apparaît de plus en plus probable que la période estivale sera encore marquée par des contraintes de déplacements. Nombreux seront les Lyonnais présents dans la ville, avec un légitime besoin de prendre l’air, de souffler, de se dépenser… dans ce contexte, il sera bien sûr d’autant plus inacceptable de voir des parcs, squares et jardins fermés pour éviter l’installation de campements sauvages. C’est la situation que nous avons connue ces derniers mois dans le quartier Villette de Lyon 3e. Merci de faire en sorte que la Ville, en liaison avec les services de l’Etat, assure la maîtrise de ces espaces verts pour que les Lyonnais puissent en bénéficier dès leur réouverture post-confinement et ceci tout l’été.

Voilà, nous approuvons donc ces mesures d’urgence et nous avançons les propositions suivantes pour les compléter : rassurer les enfants, parents et personnels en organisant des contrôles de température et des tests pour la reprise de l’école, développer les capacités de la Ville pour identifier et contacter toutes les personnes fragiles, réfléchir à une aide aux entreprises plus générale, faire preuve de plus de volontarisme pour la réouverture de marchés sécurisés, s’assurer que les parcs et jardins bénéficieront bien aux Lyonnais cet été.

Un jour, un colistier : Luis-Georges Quintelas

«Luis-Georges incarne parfaitement le vrai candidat de la société civile. Il y a encore deux mois il ne songeait pas à cette candidature. Nous sommes vraiment contents qu’il ait accepté cet engagement pour les élections métropolitaines des 15 et 22 mars. La Métropole de Lyon est en charge du développement économique, de l’emploi et de l’innovation. En tant que jeune entrepreneur qui a pris des risques pour créer sa société et qui l’a développée pour en faire une belle PME, qui agit aussi aujourd’hui pour soutenir des start-ups, l’expérience de Luis-Georges sera très utile pour inspirer et orienter les actions de la Métropole en faveur de l’emploi et des entreprises. Par ailleurs, Luis-Georges a toujours été un acteur engagé dans l’éducation en tant que représentant de parents d’élèves, dans les écoles et collèges du quartier Dauphiné-Sans Souci et en tant que président départemental d’une fédération de parents d’élèves. Là aussi, cette expérience est très précieuse pour la politique de la Métropole en matière de collèges et pour porter nos projets en faveur des collégiens et de la qualité de leurs études».

Un jour, un colistier : Anne-Marie Derozier

“Anne-Marie DEROZIER apporte beaucoup à notre liste sur tous les sujets de solidarité qui sont bien présents dans les compétences de la Métropole de Lyon depuis la fusion de la communauté urbaine et du département. Jeune grand-mère investie auprès de sa famille, Anne-Marie est aussi engagée dans la cause du handicap, notamment au sein d’une fondation qui oeuvre sur le sujet des maladies neuro-dégénératives. Exerçant son activité professionnelle dans le domaine de la communication et de l’événementiel en tant qu’indépendante, elle est aussi à l’écoute de nombreux acteurs de l’animation des territoires. Elle réside au coeur du quartier Villette-Paul Bert dont elle apprécie particulièrement la convivialité du tissu commercial et associatif.”

Un jour, un colistier : Fabien Vicente

Notre liste “Pour une Métropole Juste LYON EST” a été déposée ce lundi. Aussi, à partir d’aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter chacun de nos colistiers : des femmes et des hommes investis dans nos quartiers et qui incarnent le rassemblement de la droite, du centre et de la société civile pour représenter l’Est du 3e arrondissement à la Métropole de Lyon.

“Fabien VICENTE : nous sommes très contents que Fabien ait accepté de se présenter sur notre liste de LYON EST. Pour nous, compte tenu de l’ampleur des problèmes, la Métropole doit contribuer à la lutte contre l’insécurité et les incivilités. Agent de sûreté ferroviaire, Fabien est un professionnel de la sécurité, qui a l’expérience concrète des problèmes. Cette expérience nous sera très utile pour proposer et mettre en œuvre des actions efficaces. Par ailleurs, ses responsabilités dans un grand club de foot du 3e arrondissement lui donnent aussi une grande expérience de la formation de notre jeunesse à la pratique du sport et à son éthique. Là encore, ce sont des connaissances très utiles pour une collectivité qui est en charge de nombreuses compétences sociales et des collèges.”

Suggestions pour un dispositif “Trait d’union” plus pertinent

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil municipal du 21 janvier 2019 à l’occasion de l’adoption du nouveau dispositif de soutien aux clubs sportifs amateurs.

“Monsieur le Maire,

Notre Conseil municipal se prononce sur le nouveau dispositif « Trait d’union » dont l’objectif est de soutenir les initiatives des clubs sportifs.

Notre groupe des élus « Les Républicains et apparentés », qui rappelle constamment la nécessité d’appuyer dans leur action les près de 600 clubs sportifs amateurs de notre ville, aborde favorablement cette délibération.

Il y a quelques mois, votre majorité annonçait la fin, pour des raisons d’économies budgétaires, du dispositif de soutien « Les lions du sport ». J’avais alors dans cette assemblée contesté cette décision, car il n’est pas de bonne politique de faire des économies sur le dos des petits clubs sportifs. Heureusement, pendant cette période de retrait de la Ville, une autre collectivité, la Région, était toujours aux côtés des clubs avec son aide à l’équipement.

Avec « Trait d’union », vous proposez donc de reprendre un soutien aux clubs sportifs. Nous prenons acte de ce « retour à la raison », mais il nous semble que ce nouveau dispositif, tel que vous le proposez, nécessite des adaptations, pour mieux répondre aux besoins des clubs sportifs. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons, selon la logique constructive qui est la nôtre, différents amendements pour l’améliorer. Si l’élaboration de « Trait d’union » avait été mieux concertée, nous aurions pu faire ces propositions en amont.

Première suggestion. Pour sélectionner les clubs qui vont être soutenus financièrement, vous avez fixé des critères d’éligibilité, en lien avec de grandes politiques publiques : la mixité femmes/hommes, l’insertion des publics fragiles, la formation des bénévoles… Il s’agit bien sûr d’orientations positives. Mais nous soulignons que la première valeur ajoutée des clubs sportifs amateurs, leur première vocation, c’est de développer les activités sportives… Et ces activités sportives sont en elles-mêmes porteuses d’intérêt général, parce qu’elles contribuent à la forme physique, parce qu’elles diffusent une éthique, la valeur de l’effort, de l’engagement, du construire ensemble… Il faut donc aussi soutenir les clubs pour leurs initiatives de développement qui sont en lien direct avec leur finalité. Nous devons pouvoir récompenser des clubs tout simplement parce qu’ils sont performants dans leur sport, dans le développement de leur discipline.

C’est la raison pour laquelle nous proposons un amendement qui permettra de soutenir les clubs dans deux situations : lors de la période délicate où un club amateur, de par ses performances, accède à un niveau national de compétition. Il s’agit d’aider à cette montée en national ; et lorsqu’un club organise un événement majeur qui fait rayonner le sport lyonnais.

Toujours pour répondre aux vrais besoins des clubs, nous proposons de baisser le montant plancher de l’aide, de 2500 à 1500 euros. Avec le niveau de 2500 euros que vous aviez prévu, et la règle des 50 % de cofinancement au maximum, seuls les projets d’au moins 5000 euros étaient éligibles. C’est sans doute trop pour des petits clubs.

Notre deuxième remarque porte sur la proximité dans la gestion de Trait d’union. Lors de votre suppression des Lions du sport, nous avions regretté que vous coupiez ainsi un lien entre les arrondissements et la Mairie centrale, car les Lions du sport étaient l’un des rares exemples de forte implication des arrondissements.

Cette implication des arrondissements est importante, non pas pour des questions de « petits pouvoirs », mais parce que l’action en proximité permet tout simplement d’être au plus près des besoins des clubs, dans leur diversité, et parce qu’elle garantit qu’aucun club, aucun quartier, qui n’aurait pas ses « entrées au château », soit laissé sur le côté.

Dans votre délibération vous dites vouloir renforcer le lien avec les arrondissements, mais concrètement, il y a peu de garanties. Aussi, nous proposons deux compléments avec nos amendements : d’une part, une modification du règlement pour s’assurer que chaque arrondissement aura au moins un club soutenu chaque année si l’arrondissement le souhaite, et d’autre part, dans un souci de transparence, que la liste de tous les candidats soit présentée en conseil d’arrondissement une fois par an.

Nous espérons que vous prendrez en compte ces amendements pour faire en sorte que Trait d’union colle mieux aux besoins concrets des clubs, qu’il intègre pleinement la proximité et qu’il se déploie en toute transparence.”

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