Pierre Bérat

Conseiller municipal de Lyon 3e, Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

Catégorie : Cadre de vie Page 1 of 19

Développement durable : la Ville doit faire moins de communication et plus d’actions structurelles

Lors du Conseil municipal du 18 novembre 2019, j’ai exprimé la position de notre groupe sur le rapport annuel de la Ville sur son action en matière de développement durable. Ce rapport est censé présenter la démarche de la Ville pour progresser sur ce sujet.

Force est de constater que cette année encore, ce rapport est surtout un document de communication illustré par une collection d’actions, dont le caractère souvent positif n’est pas contesté. Mais on peut déplorer deux lacunes. D’abord il n’expose pas de stratégie claire sur certains objectifs fondamentaux, et encore moins d’indicateurs pour mesurer nos progrès. C’est le cas par exemple en matière d’efficacité énergétique des bâtiments ou d’insertion professionnelle des jeunes. D’autre part, ce rapport traduit un manque de volontarisme évident dans le domaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la délinquance, une dimension pourtant majeure pour un développement équilibré de la Ville.

Pour plus de détails, retrouvez la vidéo de mon intervention : https://www.youtube.com/watch?v=TYdxJ8jkuUU

Le temps n’est pas à la réflexion mais à l’action !

Lors du Conseil du 3e arrondissement du 5 novembre 2019, la Maire du 3e et sa majorité LREM-PS-EELV-PCF a refusé le vœu que je proposais (voir ci-dessous) pour plaider pour une intégration de la partie 3e de Guillotière dans le projet d’extension de la vidéoverbalisation.

La raison invoqué par Catherine Panassier a été qu’elle préférait s’inscrire dans la démarche du groupe de réflexion qui a été mis en place pour solutionner les problèmes du secteur Guillotière et qu’elle souhaitait une approche plus globale. Elle a aussi souligné qu’il fallait bien distinguer dans ce secteur insécurité et sentiment d’insécurité. Par ailleurs, elle a dit que la Ville serait vigilante aux effets de transfert des problèmes sur les rues avoisinantes si la surveillance était renforcée sur Gabriel Péri. Mais les problèmes du secteur Montebello sont bien déjà réels et cela depuis des années !

Je ne comprends pas ce vote négatif sur ce vœu. A partir du moment où l’adjoint à la sécurité de la Ville de Lyon a annoncé l’extension de la vidéoverbalisation à Guillotière, indépendamment du groupe de réflexion, c’est bien le moment pour concrètement peser dans la mise en œuvre de ce projet et faire en sorte que le 3e ne soit pas oublié. Par ailleurs, dans la réponse de Catherine Panassier, il n’y a aucune assurance sur le fait que les caméras nécessaires existent bien côté 3e pour pratiquer la vidéoverbalisation dans toutes les rues sensibles…

Lors du Conseil municipal du 18 novembre, je suis de nouveau intervenu sur le sujet pour demander la prise en compte du secteur Mutualité/Berges. La vidéo de mon intervention est accessible via l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=tEdZG7tDkc8

Le Vœu que j’ai présenté en Conseil d’arrondissement le 5 novembre 2019 :
“Depuis de nombreuses années, les habitants du secteur Mutualité/Augagneur subissent d’importantes nuisances, y compris la nuit, du fait de regroupements bruyants dans les rues, de stationnements sur la chaussée, à proximité de commerces aux larges amplitudes horaires. Les riverains n’en peuvent plus des incivilités permanentes et de situations sources d’insécurité.

Le 25 octobre dernier, l’adjoint au Maire de Lyon chargé de la sécurité a annoncé dans la presse le projet d’étendre à la Guillotière le dispositif de vidéo-verbalisation expérimenté en Presqu’île.

Afin que cette extension apporte une réponse à l’ensemble des problèmes, je vous prie de bien vouloir soumettre le vœu suivant au conseil du 3e arrondissement, dans le cadre de l’article 24 du règlement intérieur de notre assemblée.

VOEU

« Compte tenu des nuisances et incivilités subies par les habitants du secteur, le Conseil du 3e arrondissement demande que l’extension de la vidéo-verbalisation au quartier de la Guillotière intègre le secteur Mutualité/Augagneur dans le 3e arrondissement.

A cette fin, il demande à la Ville de Lyon, si cela est nécessaire pour assurer une couverture totale des rues, de compléter les équipements municipaux de vidéoprotection, sur le quai Augagneur et dans le secteur délimité par le cours Gambetta, la rue Jean Larrivé, la rue Aimé Collomb et le cours de la Liberté. »

Je suis revenu sur le sujet de la sécurisation du secteur Gabriel Péri lors du Conseil municipal du 18/11/2019, là encore pour souligner la nécessité d’intégrer aussi le secteur Mutualité dans le 3e arrondissement. La vidéo de cette intervention : https://www.youtube.com/watch?v=tEdZG7tDkc8

Soutien aux commerces de Gambetta/Mutualité

Voici le texte de mon intervention en Conseil municipal du 1er juillet 2019 à propos du soutien aux commerces du secteur Gambetta/Guillotière.

“Monsieur le Maire,

Avec cette délibération, vous nous proposez d’étendre à certains axes commerciaux du 3e et 7e arrondissements, fortement impactés par les manifestations du mouvement des Gilets jaunes, la mesure d’exonération exceptionnelle de la redevance d’occupation du domaine public votée par ce conseil en mai dernier pour les commerçants du 1er et du 2e arrondissement.

Cette mesure exceptionnelle est censée constituer une réponse aux difficultés économiques rencontrées par ces commerces du fait du mouvement social.

Ces difficultés économiques sont bien réelles du fait de la perte d’activité occasionnée par la perte de fréquentation commerciale les samedis, pendant un semestre, et notamment lors de la période clé des fêtes de fin d’année. Et cette perte directe de chiffre d’affaires se prolonge car beaucoup de personnes ont perdu l’habitude de fréquenter les commerces du centre-ville, une tendance encore renforcée par l’attentat de la rue Victor Hugo, la canicule et les restrictions de circulation. Les experts du cabinet PROCOS notent ainsi que « les consommateurs se sont détournés des centres-villes car ils craignaient d’être bloqués par des manifestations même si aucune n’était prévue ce jour-là ».

Alors oui il faut apporter une aide aux commerces dans cette période délicate, notamment aux petits commerces indépendants qui peuvent être très vulnérables.

Mais il me semble nécessaire de faire trois remarques.

La première, comme nous l’indiquions en mai dernier, c’est que cette exonération d’occupation du domaine public est une mesure bien limitée et qui plus est, peu équitable, puisque tous les commerces n’ont pas de terrasses sur la voirie. Un soutien plus fort et plus général serait possible avec, par exemple, comme vient de le faire la Ville de Valence, une exonération de la taxe locale sur la publicité extérieure.

2e remarque, il faut effectivement étendre le soutien au secteur Gambetta/Guillotière car il est souvent, bien trop souvent, impacté par les manifestations, avec les dégradations qui peuvent aller avec. Et on ne parle pas que des manifestations « gilets jaunes ». Il serait sans doute opportun d’intervenir auprès de la Préfecture pour que le cours Gambetta ne soit pas considérer comme le terrain systématique des manifestations ou l’arrière-cour des échauffourées à Bellecour.

3e remarque, les secteurs du 3e et du 7e arrondissement qui bordent le cours Gambetta ont aussi besoin d’un appui à la dynamisation commerciale. Il s’agit d’une porte vers le 3e arrondissement, il comporte de beaux cours et avenues avec des atouts pour en faire des axes de prestige. Mais force est de constater que la situation du tissu commercial s’est plutôt dégradée ces dernières années, sauf bien sûr pour le commerce illégal de la place Gabriel Péri et des rues attenantes, qui reste « une cour des miracles »…

Une action volontariste de la Ville est nécessaire pour dynamiser le tissu commercial, entretenir le cadre urbain, rétablir les règles du vivre ensemble et de l’activité commerciale normale, pour inciter à la fréquentation commerciale, faire venir les passants, les touristes, les consommateurs.

Je note que la Mairie du 3e arrondissement avait fait de la redynamisation du secteur Montebello/Mortier une priorité du mandat qui s’achève. Nous sommes loin du compte.

Alors notre groupe des élus Les Républicains et apparentés va voter cette exonération qui est un petit pas dans le bon sens. Mais il reste encore beaucoup à faire pour soutenir les commerces dans le secteur Gambetta/Guillotière.”

 

Avancées et limites du nouveau PLU-H

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nouveau PLU-H : après un combat de plusieurs années, deux avancées pour le cadre de vie de Montchat…

mais des insuffisances subsistent

 

Le quartier de Montchat (Lyon 3e) est une richesse pour la Ville, par son identité et la qualité de ses espaces ; des atouts fragilisés ces dernières années du fait d’une densification mal maîtrisée. Après le combat politique que j’ai mené depuis des années et grâce à la mobilisation des habitants, le nouveau PLU-H voté lundi par la Métropole réalise des avancées. Mais certaines dispositions demeurent regrettables.

Première avancée : l’inscription d’une trentaine de maisons à l’inventaire des éléments bâtis à préserver du fait de leurs caractéristiques architecturales. Dès 2012, lors de la dernière modification du PLU-H, j’avais proposé de débuter cette protection mais cela avait été écarté par la majorité municipale. Quelques années ont été perdues… Le nouveau PLU-H apporte enfin une protection pour les maisons remarquables qui font l’identité de Montchat.

Deuxième avancée, obtenue à l’arraché : l’inscription d’orientations d’aménagement et de programmation (OAP) qui donnent des garanties pour la mutation du site d’exception de l’ancienne clinique Trarieux. La modification du PLU de 2013, à laquelle je m’étais opposé, risquait de mener à une densification excessive, en portant la hauteur constructible à 13 mètres dans un quartier pourtant pavillonnaire. Dès 2016, je demandais en Conseil d’arrondissement une telle OAP pour maîtriser cette densification. L’équipe municipale et la Métropole n’avaient pas voulu le prévoir. Le combat politique que j’ai mené depuis 3 ans et la mobilisation des habitants ont amené la Commission de l’enquête publique à reconnaître la nécessité d’une OAP. C’est chose faite dans le projet final.

Je conteste par contre toujours l’augmentation des hauteurs constructibles à la « Porte ouest de Montchat » (rues Ferdinand Buisson, Professeur Florence et Roux-Soignat). Ainsi, la « ville haute » va encore gagner du terrain à Montchat. Ajouté à des hauteurs constructibles inchangées sur le cours du Dr Long, favorisant un effet « tunnel », cela va encore contribuer à la banalisation et à la densification urbaines du quartier, alors même qu’il reste mal desservi par les transports en commun en son cœur.

Comment maîtriser le déploiement des trottinettes en free floating ?

Ci-dessous mon intervention en Conseil municipal du 25 mars 2019 à propos du développement des trottinettes en free floating à Lyon.

En quelques mots, voici l’approche qui me semble être la bonne :

  • Les trottinettes, y compris les trottinettes électriques, ont une utilité en termes de mobilité et peuvent contribuer à la diminution de la pollution. Elles doivent donc trouver leur place dans notre stratégie de mobilité à Lyon.
  • Compte tenu de leur vitesse, il faut souhaiter que la future loi LOM permette de déterminer dans quel espace elles doivent circuler. Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas permettre la circulation sur les trottoirs. L’usage doit se faire sur les voies et bandes cyclables et sur la chaussée, à l’exclusion des grands axes.
  • Pour ce qui est des trottinettes en free floating, si la concurrence est bien sûr avantageuse, il faut néanmoins souhaiter que le marché trouve son équilibre pour éviter un trop grand nombre d’opérateurs, compte tenu des limites de l’espace public. Et les services en free floating doivent intégrer une redevance pour usage de l’espace public, comme toutes les activités économiques qui l’occupent.
  • En matière de stationnement, il faut veiller à ne pas faire perdre à ce moyen de déplacement l’atout du trajet de point à point. Si l’on va vers une obligation de stationner dans des zones délimitées, il faut donc que le maillage de ces zones soit très dense, pour offrir à chacun des possibilités de stationner et de trouver des trottinettes à proximité, et ce pas seulement dans le centre de la ville mais dans tous les quartiers. Cette exigence de maillage dense amène à évaluer au préalable le coût des aménagements. Il faut à mon avis aussi aborder la question sous l’angle de la responsabilisation des utilisateurs. Il n’est pas souhaitable de pénaliser tous les utilisateurs parce que certains manquent de civisme. Il faut donc miser sur les capacités d’innovation technologique pour faire en sorte qu’il soit possible de vérifier que chacun stationne l’engin correctement, avec pénalisation de l’usager/client si ce n’est pas le cas.

 

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