Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Catégorie : Collectivités territoriales Page 2 of 12

Valeurs respectées, promesses tenues

ConfluenceVoilà un an que notre nouvelle majorité régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, conduite par Laurent Wauquiez, est au travail.

A l’issue de cette première année, voilà ce qui a été réalisé en matière d’exemplarité des élus, de bonne gestion et de nouvelles orientations politiques.

Exemplarité des élus : les conseillers régionaux s’engagent à respecter une charte éthique. Un terme a été mis aux recrutements de complaisance au sein du personnel. Le Conseil régional a fortement réduit son train de vie, 50 véhicules de fonction ont par exemple été vendus. Dans ces temps difficiles où les Français font des efforts, les élus régionaux doivent aussi contribuer à cet effort : l’indemnité de fonction a été réduite de 10 %.

Une gestion rigoureuse : après deux mandats de Jean-Jack Queyranne marqués par une forte hausse de l’endettement et de la fiscalité, un virage a été accompli par une forte réduction de la dépense publique. 75 millions d’euros ont été économisés dès 2016, 300 le seront sur l’ensemble du mandat. Auvergne-Rhône-Alpes est la région française ayant effectué le plus gros effort, et ce dans le contexte pourtant très compliqué de baisse drastique des dotations de l’Etat. Cet effort se fait sans augmentation de la pression sur le contribuable régional : mieux, le tarif des cartes grises a été réduit.

Et gestion rigoureuse ne veut pas dire manque de volontarisme politique. Bien au contraire. Cette première année a aussi été une année d’action, en réalisation des promesses de campagne :

  • pour contribuer à la relance économique et donc à l’emploi, la priorité est donnée à l’investissement (+ 100 millions), notamment pour le soutien aux projets des territoires avec les nouveaux contrats Ambition Région,
  • la Région fait preuve d’initiative et mobilise toutes les possibilités d’action pour assurer une préférence régionale dans les marchés publics, qu’il s’agisse de travaux ou de fourniture des lycées,
  • Signal fort, elle valorise pleinement le Mérite en se substituant au Gouvernement défaillant pour attribuer une bourse aux lycéens ayant obtenu une mention “très bien” au baccalauréat,
  • la participation active de la Région à la sécurité est devenue réalité : elle finance les projets de sécurisation définis par les lycées (contrôle des entrées, fermeture des établissements, vidéoprotection) ainsi que les gares et les TER,
  • pour améliorer la qualité de vie des usagers quotidiens des TER et que chaque territoire puisse se développer, la Région renégocie fermement la convention avec la SNCF. Elle a par ailleurs débloqué des fonds pour sauver des petites lignes ferroviaires que la précédente mandature avait condamné à la fermeture.
  • les crédits pour l’ouverture de maisons de santé ont été doublés.

Un beau bilan de 1ère année… qui se prolonge d’ores et déjà en 2017 !

Ma semaine de conseiller régional

Retour sur mes activités de conseiller régional au cours de cette semaine, non pas parce que je pense que cela va en soi passionner les foules, mais pour montrer la face “cachée” de ce mandat, et de façon plus générale, de l’engagement politique.

Lundi, en conseil municipal, intervention sur la subvention de la Ville de Lyon à un projet de Maison médicale pluri-professionnelle (voir mon précédent post) : l’occasion de rappeler que la lutte contre les déserts médicaux est l’un de nos engagements de la campagne des Régionales.

Mardi : Conseil d’administration de la Maison de l’Emploi et de la Formation de Lyon. En tant que représentant de la Région au sein de ce GIP, j’ai pu échanger avec les autres partenaires sur le devenir des politiques territoriales de développement de l’emploi.

Mardi : passage au Conseil régional pour la réunion de travail sur les lycées organisée par la Vice-Présidente Béatrice Berthoux.

AFPIAMardi : Conseil de perfectionnement du Centre de Formation d’Apprentis AFPIA Sud-Est (Association pour la Formation Professionnelle dans les Industries de l’Ameublement). Intéressants échanges sur la meilleure façon d’assurer la promotion et le recrutement des formations en apprentissage et sur le nombre croissant d’étudiants qui se réorientent vers l’apprentissage. Puis visite des ateliers au cours de laquelle nous avons évoqué le coût croissant des équipements compte tenu de leur numérisation.

Mardi soir : réunion avec les militants du 3e au cours de laquelle je reviens sur les 100 premiers jours de nouvelle majorité à la Région.

Jeudi : Visite de l’Auberge de jeunesse “nouvelle génération” Slo Living Hostel, rue Bonnefoi dans le 3e, avec le Vice-Président au Tourisme Nicolas Daragon. Beau projet entrepreneurial primé en matière d’innovation et d’hospitalité.

Jeudi : Réunion avec le Vice-Président Yannick Neuder pour examiner les projets reçus en matière d’Allocations de recherche (dans le cadre des ARCs), de coopérations et mobilités internationales des doctorants/enseignants chercheurs et de soutien aux colloques scientifiques.

Jeudi soir : Installation du nouveau Comité syndical du Syndicat mixte des transports de l’aire métropolitaine lyonnaise. Laurent Wauquiez est élu à la présidence de ce syndicat dont l’objet est de coordonner les services de transport des autorités organisatrices des différentes agglomérations de l’aire métropolitaine (SYTRAL, Porte de l’Isère, ViennAgglo, Saint Etienne Métropole aux côtés de la Région). Je suis élu Vice-Président. Compte tenu de ce que j’ai pu lire sur Internet, je précise que cette fonction “annexe” au mandat de conseiller régional ne donne pas lieu -et c’est bien normal- à une indemnité spécifique.

Samedi matin : présence sur le marché de Montchat pour échanger avec ceux qui le souhaitent.

Eh oui, la fonction d’élu ce n’est pas (seulement) être en photo dans le journal pour des inaugurations diverses et variées !

Chiffres vertueux et chiffres calamiteux

Nous avons eu jeudi dernier le premier débat d’orientation budgétaire (DOB) de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. La stratégie budgétaire exposée par Laurent Wauquiez et Etienne Blanc, 1er vice-président, traduit notre volontarisme pour redresser la Région en respectant les engagements de la campagne.

Alors qu’elles ont augmenté en moyenne de 6 % par an depuis 2005, les dépenses de fonctionnement vont reculer pour la 1ère fois, dès cette année avec – 75 millions d’euros. Sur la durée du mandat, la baisse sera de 4 % en moyenne par an.

Cette logique vertueuse permettra de restaurer la capacité d’autofinancement de la Région, et donc d’accroître l’investissement. Plus d’investissement, ce sera bon pour nos territoires et bon pour la croissance. Entre 2016 et 2020, ce sont ainsi 4 milliards d’euros d’investissements qui seront possibles.

Cette stratégie budgétaire est particulièrement volontariste, puisqu’elle intervient dans un contexte de forte baisse des dotations de l’Etat et qu’elle intègre la promesse de ne pas augmenter la fiscalité.

Le plan d’économies de 300 millions d’euros sur le mandat est un vrai défi. Il intègre la réduction du train de vie des élus, voté dès la première session de l’Assemblée régionale : baisse des indemnités, réduction de la commission permanente… La réduction des moyens généraux (cf. ci-dessous) doit aussi y contribuer grandement. Et il faudra réviser les politiques régionales, pour plus d’efficience, en faisant notamment en sorte que la fusion des régions réalise bien l’objectif de réduction de la dépense publique.

Volontarisme politique et changement complet d’approche de l’utilisation des “impôts et taxes” versés par chacun de nous. Car ce débat d’orientation budgétaire a aussi été l’occasion de revenir sur des chiffres calamiteux de l’ancienne majorité : 170 000 euros par an de frais de taxi !… alors qu’il y avait en plus 150 voitures de fonction (qui seront ramenées à 90). 780 000 euros de prestations pour l’organisation des expositions au siège de Confluence ! Il faut clairement rompre avec ces pratiques de gaspillage des fonds publics.

Il faudra enfin mieux contrôler l’usage des fonds publics par les organismes subventionnés par la Région. La session de jeudi dernier a aussi été l’occasion de présenter le rapport de la CRC sur la Villa Gillet. Ce dossier illustre bien le laxisme de la gestion socialiste, du côté de la Région “Queyranne”… mais aussi de la Ville de Lyon, Gérard Collomb n’hésitant pas à déclarer en Conseil municipal qu’il n’est responsable de rien dans les dérapages puisque la Région était le principal financeur… La Ville de Lyon contribuait quand même à hauteur de 220 000 euros par an. Pour Gérard Collomb, 220 000 euros, c’est donc une dépense accessoire, qui n’est pas à surveiller !

Des ratés inadmissibles !

Beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment d’un laisser-aller dans nos institutions. On peut dire que la Mairie du 3e arrondissement contribue à ce sentiment, sur le sujet ô combien majeur pour notre République, de l’organisation des élections.

Lors des Municipales de 2014, de nombreux habitants du 3e n’avaient pu voter du fait de radiations abusives, suite à un problème de distribution des cartes électorales. Les personnes concernées habitaient bien à la bonne adresse, mais le courrier ayant été mal distribué, après avoir été retourné à la Mairie, les personnes avaient été radiées sans autre vérification. Elles n’avaient pas pu voter… Cela n’avait semble-t-il interpellé aucune des autorités en charge des élections. Un vrai scandale…

Nouveau problème pour les élections régionales : les bureaux de vote du 3e est (60 % de la population) ont été redécoupés, mais certains électeurs n’ont pas été informés, et ils ont passé du temps à chercher leur bureau de vote… Dans certain cas, leur nouveau lieu de vote était très éloigné, dans un autre quartier. J’ai moi-même rencontré de nombreuses personnes dans ce cas, las de devoir attendre pour savoir où aller, ou trop consternées pour repartir dans un autre lieu de vote. L’exaspération était telle que certains disaient vouloir renoncer à aller voter… La participation a pâti de cette situation : dans le bureau 340, elle a par exemple été sensiblement inférieure aux bureaux voisins.

Par ailleurs, ce redécoupage a été fait sans prendre en compte la réalité des quartiers, notamment les plans de circulation ou la topographie à Montchat. Une concentration de bureaux de vote a été réalisée dans un groupe scolaire peu accessible en voiture. Certains électeurs, résidant en face de leur ancien lieu de vote, doivent maintenant parcourir une distance importante. C’est cela le progrès, notamment pour les personnes qui ont des difficultés pour se déplacer ? Un redécoupage devrait nécessairement aboutir à une amélioration, pas à une dégradation de l’organisation.

Alors que tous les discours officiels plaident pour la participation citoyenne aux élections, les ratés en série de la Mairie du 3e sont inacceptables. Et les excuses après scrutin ou l’explication de l’erreur administrative ne peuvent suffire. Le Maire doit s’assurer que toute réorganisation est menée correctement et avec pertinence.

 

Une politique à repenser

UniversiteIntervention lors du Conseil métropolitain du 21 septembre 2015 sur le soutien à la Communauté d’universités et d’établissements de Lyon.

“Le groupe Les Républicains et apparentés va voter ce soutien à l’Université de Lyon. L’engagement en faveur de l’enseignement supérieur est une nécessité, quand on sait notamment que les jeunes diplômés du supérieur ont cinq fois moins de risques d’être au chômage.

On sait aussi que beaucoup reste à faire dans notre agglomération. L’académie de Lyon est ainsi qualifiée de « cancre » en matière de logement étudiant, et c’est à Lyon que le coût de la vie étudiante est le plus élevé après l’Ile-de-France.

Nous approuvons ce soutien mais nous en appelons à une réflexion sur cette politique compte tenu du nouveau contexte que nous connaissons. Avec la réduction de la dépense publique, il sera plus que jamais nécessaire de savoir qui fait quoi et de s’assurer que toutes les interventions vont bien dans le bon sens.

Se pose d’abord la question de l’engagement de l’Etat, qui a la responsabilité de l’enseignement supérieur et de la recherche. Sur ce sujet comme sur d’autres, François Hollande avait promis beaucoup à la jeunesse, et les résultats sont bien maigres. Les moyens consacrés aux universités stagnent, alors que les effectifs étudiants continuent d’augmenter : + 65 000 pour cette année universitaire. La France est à la traine pour l’investissement par étudiant : 14e rang seulement des pays de l’OCDE. Pire, le Gouvernement vient de « faire les poches » aux universités, prélevant de l’argent dans les fonds de roulement, au risque de menacer leurs projets. Des élections se profilant, on nous annonce un plan national de la vie étudiante : quelle sera sa réalité au-delà de l’effet d’affichage ?

Se pose ensuite la question de l’articulation avec la Région. La loi NOTRe confie clairement la responsabilité à la Région d’établir un schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, schéma définissant les priorités d’intervention, priorités qui devront être prises en compte par les autres collectivités. Est-il par exemple intelligent que Région et Ville de Lyon saupoudrent toutes les deux de petites aides aux colloques de quelques centaines d’euros ? Il faudra donc parler avec la Région. Nous savons que vous avez du mal à le faire actuellement. M. Bret et Mme Boudaoud doivent être les derniers socialistes à parler à M. Queyranne. Souhaitons qu’un nouveau souffle à la Région permette de dégager ces obstacles dès la fin de cette année !

Se pose enfin la question du territoire pertinent pour soutenir localement l’enseignement supérieur. La Communauté d’universités et d’établissements que nous soutenons est celle du pôle Lyon-Saint Etienne. La Métropole de Lyon n’est donc pas la seule concernée. Vous avez par ailleurs créé un pôle métropolitain avec l’agglomération de Saint-Etienne. On se demande parfois pourquoi ce pôle vient s’occuper de certains sujets ; on s’étonne par contre qu’il traite peu de l’enseignement supérieur alors que l’Université de Lyon réunit aujourd’hui Lyon et Saint-Etienne. Tout cela est décidément bien complexe, entremêlé. Cela manque un peu d’esprit cartésien pour rester dans le domaine du savoir. Certes, nous allons aussi approuver aujourd’hui la création d’un service commun entre la Ville de Lyon et la Métropole. Mais cette optimisation des moyens publics semble bien modeste par rapport aux clarifications à opérer.

Donc oui nous approuvons le soutien à l’Université de Lyon. Mais dans les temps compliqués que nous connaissons en matière d’investissement public, il faut nous assurer que nous faisons globalement au mieux pour que l’enseignement supérieur remplisse sa mission de transmission du savoir, pour que les étudiants aient de bons débouchés professionnels et pour qu’ils puissent étudier dans de bonnes conditions.

Il devient urgent de rappeler l’Etat à ses responsabilités et de débattre du qui doit soutenir quoi, entre les collectivités, pour une action conjointe optimale. Vous pouvez compter sur notre détermination, pour l’un comme pour l’autre.”

2008 - 2020 - Réalisé par Omma Services - Thème par Anders Norén