Pierre Bérat

Engagé pour une droite ouverte, européenne, qui ne se désintéresse pas des Métropoles. Elu régional et municipal de Lyon jusqu'en 2020/2021.

Catégorie : Déplacements Page 4 of 16

La desserte TCL en été n’est pas celle d’une Métropole

Hier 7 septembre 2018, la Présidente du SYTRAL et le Président de la Métropole de Lyon ont organisé une visite de presse promotionnelle pour évoquer notamment le développement du réseau de tram et de la capacité des rames de tram. A cette occasion, j’ai diffusé le communiqué suivant pour que ce soit aussi l’occasion de faire le bilan des horaires d’été des TCL.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Transports en commun à Lyon : l’augmentation future des capacités, c’est bien…

L’utilisation optimale des capacités présentes, ce serait bien aussi

 

 Aujourd’hui 7 septembre, parmi les opérations de promotion de rentrée, le SYTRAL et la Métropole organisent une visite de chantiers pour évoquer notamment les projets d’augmentation des capacités de transport du tramway. Souhaitons que ce soit aussi l’occasion de tirer, enfin, les leçons d’un service estival clairement sous-dimensionné.

Si le SYTRAL et la Métropole veulent progresser dans l’offre de transports en commun à Lyon, outre l’examen de nouvelles lignes et de nouvelles rames de plus grande capacité, il faudrait effectivement aussi réaliser un bilan de la desserte estivale en transports en commun.

Tout d’abord, il faut noter que du fait des nombreux travaux cet été, certains secteurs de la ville ont subi une importante perte de qualité de leur desserte. Dans le secteur Lafayette-Baraban-Bellecombe, mais aussi à Confluence, il fallait beaucoup d’investigations et de persévérance pour savoir où passaient les bus chaque jour.

Mais de façon plus structurelle, on ne peut que faire le constat, encore cette année, que la forte réduction des fréquences de desserte avec les « horaires d’été », y compris sur les lignes de métro et de trams, a été la cause de beaucoup d’inconfort pour les usagers : temps d’attente élevés, correspondances peu fluides, rames bondées, dans des conditions de grande chaleur…

Il est plus que temps de comprendre que Lyon n’est pas une sous-préfecture où le départ en vacances des scolaires fait chuter fortement la fréquentation des transports. Qui peut croire que les Lyonnais prennent deux mois de vacances ? Dans une métropole européenne, en juillet, mais aussi en août, il y a des personnes qui travaillent et qui aimeraient pouvoir le faire dans des conditions normales. Et puis chacun peut constater, et c’est une bonne chose, qu’il y a de plus en plus de touristes qui visitent notre ville. Ces derniers attendent aussi un bon niveau d’accessibilité pour leurs visites.

La fréquence estivale des dessertes dans notre métropole est d’autant plus un souci que cette dernière souffre toujours d’un manque de liaisons performantes entre ses grands pôles : Part-Dieu<>Hôtel de ville, Hôtel de ville<>Confluence, Part-Dieu<>Confluence.

Il faut enfin que nous puissions bénéficier d’une desserte en transport en communs digne d’une métropole, y compris en été.

Fermeture de Vivier-Merle : le non-dit du projet

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 16 MAI 2018

Part-Dieu quartier à vivre… mais Ville et Métropole de Lyon détournent le trafic automobile des grands axes vers les rues résidentielles… et pas que temporairement !

 Après la réduction de l’avenue Pompidou, la coupure du boulevard Vivier-Merle va générer une 2e incohérence du projet Part-Dieu : le trafic automobile sera dévié par des rues résidentielles. Cette incohérence sera un problème pendant les longs mois de travaux, mais plus grave encore, de façon structurelle et durable par la suite. Il est encore temps de changer les plans pour éviter cette atteinte à la qualité de vie.

Le 28 mai, le boulevard Vivier-Merle sera coupé à la circulation automobile au niveau de la rue Paul Bert, pour plusieurs années, le temps du chantier de l’extension du tunnel, créant une nouvelle difficulté majeure de circulation. La Métropole et la Ville de Lyon ont prévu des déviations : les rues André Philip et de Créqui serviront à contourner la Part-Dieu. Des aménagements provisoires ont été réalisés pour accueillir du trafic automobile supplémentaire. Ce choix est lourd car ce sont des rues résidentielles, bordées d’équipements scolaires et d’accueil de personnes âgées. Il faut limiter l’impact néfaste de cette situation ; je soutiens les propositions des acteurs du quartier tendant à ce que le contre-sens de la rue Garibaldi soit utilisé pour ce délestage.

Mais le plus grave sur ce dossier Part-Dieu, c’est que cette phase chantier n’est que la préfiguration de ce qui interviendra de façon structurelle et durable. Le choix de ne plus permettre aux véhicules venant de Vivier-Merle de passer sous la Part-Dieu, par la rue Servient, s’accompagne d’un futur itinéraire de contournement par la rue Bouchut prolongée, la rue Mazenod puis les rues André Philip ou Créqui vers Servient (voir plan au dos). Les responsables de la Mairie du 3e et de la Métropole démentent cela et pourtant… Pour ce faire, des aménagements de voirie sont prévus. Une délibération d’avril 2018 de la Métropole de Lyon, relative à la ZAC Part-Dieu, qualifie les rues Mazenod et André Philip d’ouvrages de dimension d’agglomération qui sont nécessaires pour accompagner la mutation urbaine de Part-Dieu. Les chiffres communiqués lors des enquêtes publiques font état d’un trafic qui serait multiplié par 5 rue Mazenod et doublé sur André Philip.

Le choix a ainsi été fait de transférer une partie du trafic automobile qui passait sous le centre commercial vers des rues résidentielles du quartier. Dès 2014/2015, à la Métropole puis au Conseil du 3e, j’ai alerté sur cette incohérence et m’y suis opposé. Il faut revenir sur ces choix et travailler sur des options alternatives.

On nous parle de Part-Dieu, quartier à vivre. Mais une fois de plus, avec ces choix de plans de circulation, provisoire puis permanent, on voit que seuls les grands équipements comptent et que peu importent les riverains des rues résidentielles qui seront directement impactés. Ce sont pourtant des centaines de Lyonnais qui vivent rues Mazenod, André-Philip et Créqui, des rues étroites pas adaptées à du trafic automobile intense. La tranquillité, la qualité de l’air, la sécurité (plusieurs équipements scolaires et de petite enfance) sont en jeu.

Remplacement du Maire de Lyon 3e : un retour aux urnes des habitants était nécessaire

Voici l’explication de notre décision de ne pas prendre part au vote pour l’élection du nouveau Maire de Lyon 3e, même si nous étions bien sûr présents à la séance de ce samedi 10 mars 2018.

 

A la suite de la démission de Thierry Philip, le Conseil du 3e arrondissement a élu, ce samedi 10 mars, Catherine Panassier pour lui succéder.

Il s’agit d’une élection faux-semblant. Malgré leurs fractures, malgré les divergences politiques de fond dans le nouveau paysage politique national, les conseillers issus de la liste Collomb de 2014 se sont entendus pour cette désignation car il y avait les postes d’adjoint à se répartir.

Suite à la démission de Thierry Philip, qui est aussi une traduction de ce malaise au sein de la coalition de 2014 (cf. son interview dans le Progrès du 10 mars), il aurait fallu que les habitants du 3e puissent revenir aux urnes, pour clarifier les choix politiques pour l’arrondissement. Dans ce contexte, les élus Les Républicains et apparentés du 3e ont choisi de ne pas prendre part à cette élection au sein du conseil.

Nous avons besoin de savoir comment va agir cet ensemble d’élus qui regroupe des PS traditionnels, des Verts assumés, des communistes historiques, des MODEMs, d’anciens socialistes devenus l’avant-garde du macronisme, des modérés de la société civile… Comment cet ensemble hétéroclite entend-il agir pour notre arrondissement pendant les deux prochaines années :

  • En matière de mobilité, partagent-ils la vision d’une écologie punitive et de la chasse systématique à la voiture, défendue avec acharnement par certains d’entre eux, comme nous le voyons sur la réduction des voiries ou la réforme du stationnement ?
  • Concernant les écoles, défendent-ils toujours la vision de M. Peillon/Hamon en matière de rythmes scolaires ou sont-ils finalement ralliés au retour à la situation antérieure ?
  • En matière de lutte contre la délinquance, sont-ils pour une action ferme pour mettre un terme aux comportements qui nuisent à la vie des gens ou bien confirment-ils qu’ils sont des adeptes du fatalisme et de l’excuse sociale ?
  • En matière de cadre de vie, sont-ils pour la densification de l’habitat, y compris à visée électoraliste, ou de vrais partisans de la qualité de vie en ville et de l’identité des quartiers ?
  • Concernant les migrants, sujet qui a été d’actualité dans le 3e, sont-ils d’accord avec les projets du Ministre de l’intérieur Gérard Collomb ou bien sont-ils sur une position de large accueil ?

C’est cela qui est en question, et il aurait été bon que les habitants puissent clarifier les choses.

Fermeture de l’avenue Pompidou

Voici mon communiqué à propos de la fermeture annoncée de l’avenue Georges Pompidou à compter du 5 mars 2018.

 

 

 

La Ville et la Métropole dépensent des millions d’euros pour ouvrir des voutes (Perrache, Confluence)… et des millions pour en fermer une autre !

Lundi prochain, l’avenue Pompidou sera fermée à la circulation pour le chantier des nouveaux accès à la gare, une coupure des circulations piétons/TC et voitures qui préfigure la réduction à 2×1 voie de cet axe majeur. Cet aménagement est l’une des incohérences du projet Part-Dieu que je dénonce depuis l’origine.

Constatant les effets néfastes pour la vie des quartiers et la circulation, la Métropole et la Ville de Lyon ont réalisé depuis quelques années de gros investissements pour ouvrir les « voutes » à Perrache ou à Confluence… mais à la Part-Dieu, avec la fermeture pendant le chantier des nouveaux accès à la gare, puis la réduction de 2×2 voies à 2×1 voie de l’avenue Pompidou, sous l’emprise SNCF, c’est une voute qui se ferme.

Cet aménagement, fortement poussé par la composante de la majorité municipale qui pratique la chasse à la voiture et l’écologie punitive, constitue l’une des incohérences du projet Part-Dieu. Après la conférence de presse de la Métropole de Lyon hier, il est important de rappeler/signaler les éléments suivants :

  • En restreignant fortement la circulation autour de la gare, l’aménagement va tout simplement limiter les fonctionnalités de cette dernière, que le projet PEM qui coute des centaines de millions d’euros vise pourtant à améliorer. L’accessibilité de la gare sera atteinte alors que les études de faisabilité estiment à + 18 % l’évolution du trafic automobile dans le secteur.
  • L’aménagement va encore compliquer les flux Est-Ouest, de part et d’autre de la gare, pénalisant des dizaines de milliers d’habitants résidant à Villette-Paul Bert. Ce quartier va être un peu plus enclavé. Les piétons, qui rencontrent déjà beaucoup de difficultés, devront tous passer par le hall bondé de la gare. Le bus C9, unique moyen de TC pour le centre de Villette et Ferrandière, verra sa qualité de desserte se dégrader encore. Et l’accessibilité au 3e Ouest en voiture sera très difficile.
  • La création délibérée de ce goulot d’étranglement va nécessairement détourner le trafic, et notamment vers l’Esplanade Mandela, pourtant promue comme poumon vert du secteur…

Depuis l’origine du projet, j’alerte sur cette incohérence et j’ai toujours refusé de soutenir cet aménagement au Conseil de la Métropole de Lyon ou au Conseil municipal de Lyon.

Il ne s’agit pas de critiquer pour critiquer, mais de rappeler que d’autres options étaient possibles pour ne pas « fermer cette voute » : créer de nouveaux accès à la gare, au Nord, près de Bonnel/Lafayette (accès C3), gagner le volume nécessaire aux nouveaux accès dans la butte pour ne pas réduire la voirie, préférer une passerelle aérienne. Le choix de la « facilité » et du moindre coût a été fait, au prix de l’incohérence préjudiciable à l’efficacité du Pôle d’échange et à la vie des quartiers autour de la gare.

Non à une tarification excessive du stationnement sur voirie

Voici la vidéo de mon interview sur LyonMag du 17 octobre 2017 et en-dessous les positions que j’ai défendues en conseil du 3e arrondissement.

 

Voici les positions que j’ai défendues lors du débat interne à notre groupe municipal et lors du Conseil du 3e arrondissement au cours duquel nous avons voté contre deux des trois délibérations portant sur la réforme par la Ville de Lyon de la tarification du stationnement sur voirie.

Tout d’abord, cette réforme propose une augmentation des coûts pour les usagers qui n’est pas acceptable, alors que tant de ménages ont du mal à boucler leurs fins de mois :

  • Il n’est pas acceptable de facturer la vignette résident : 40 euros/an pour la première et 60 euros pour la deuxième. 100 euros ce n’est pas rien. C’est d’autant plus inacceptable que cette vignette ne vient que certifier une situation, celle de riverain d’une zone à stationnement payant, qui donne droit à une réduction des tarifs.
  • Monter les “amendes” au maximum pour non paiement ou dépassement du temps à 35 et 60 euros selon les zones est également excessif, surtout dans le cas des petits dépassements. Cela en coutera autant que de déposer des déchets sur la voirie ou de frauder un péage ! La Ville de Lyon ferait mieux de contrôler plus fréquemment les zones et surtout, de pénaliser plus fortement les abus, à savoir le stationnement durable sans payer.

On voit bien l’objectif caché. Le Président Macron fait les poches des collectivités, alors celles-ci trouvent de nouvelles recettes. Les usagers du stationnement payant sur voirie ne sont pas des vaches à lait.

Par ailleurs, la réforme modifie les zones pour bénéficier de la vignette résident. Jusqu’à maintenant, elle permettait de bénéficier de tarifs réduits sur l’ensemble de l’arrondissement de résidence. Nous pouvons comprendre que le zonage soit réduit. Mais pour autant, il ne faut pas créer des zones trop petites car cela va pénaliser les riverains en recherche de places, notamment ceux qui habitent à la “frontière” des zones. Or il se trouve que dans le 3e, le découpage proposé comporte de trop petites zones, notamment dans le 3e ouest, avec par exemple une démarcation au niveau de la rue Garibaldi qui va pénaliser le secteur Part-Dieu Sud. Les élus de la Mairie du 3e ont paru peu informés sur cet aspect du dossier. Il est encore temps de revoir les choses.

Nous avons donc voté contre les délibérations, en demandant de ne pas facturer les vignettes résidents, en souhaitant une diminution du tarif des “amendes” et une révision du projet du zonage du “stationnement résident”.

Nous avons par contre approuvé la 3e délibération qui propose des tarifs bonifiés de stationnement pour les véhicules les plus “propres”.

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