Pierre Bérat

Conseiller municipal de Lyon 3e, Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

Catégorie : emploi Page 1 of 7

Un jour, un colistier : Jacques Rolland.

“Plâtrier-peintre, Jacques vient tout juste de prendre sa retraite. Il apporte à notre liste sa connaissance des métiers de l’artisanat. Les activités artisanales jouent un rôle essentiel dans notre tissu économique et pour la formation de nos jeunes, mais elles rencontrent de plus en plus de difficultés pour s’exercer dans nos quartiers de centre-ville. Leur prise en compte dans la politique de soutien aux entreprises et de l’emploi de la Métropole est donc essentielle. Jacques ROLLAND est engagé au sein des Républicains depuis plusieurs années. Né dans le 3e, il connaît très bien Montchat où il a vécu 30 ans.”

Un jour, un colistier : Luis-Georges Quintelas

«Luis-Georges incarne parfaitement le vrai candidat de la société civile. Il y a encore deux mois il ne songeait pas à cette candidature. Nous sommes vraiment contents qu’il ait accepté cet engagement pour les élections métropolitaines des 15 et 22 mars. La Métropole de Lyon est en charge du développement économique, de l’emploi et de l’innovation. En tant que jeune entrepreneur qui a pris des risques pour créer sa société et qui l’a développée pour en faire une belle PME, qui agit aussi aujourd’hui pour soutenir des start-ups, l’expérience de Luis-Georges sera très utile pour inspirer et orienter les actions de la Métropole en faveur de l’emploi et des entreprises. Par ailleurs, Luis-Georges a toujours été un acteur engagé dans l’éducation en tant que représentant de parents d’élèves, dans les écoles et collèges du quartier Dauphiné-Sans Souci et en tant que président départemental d’une fédération de parents d’élèves. Là aussi, cette expérience est très précieuse pour la politique de la Métropole en matière de collèges et pour porter nos projets en faveur des collégiens et de la qualité de leurs études».

Développement durable : la Ville doit faire moins de communication et plus d’actions structurelles

Lors du Conseil municipal du 18 novembre 2019, j’ai exprimé la position de notre groupe sur le rapport annuel de la Ville sur son action en matière de développement durable. Ce rapport est censé présenter la démarche de la Ville pour progresser sur ce sujet.

Force est de constater que cette année encore, ce rapport est surtout un document de communication illustré par une collection d’actions, dont le caractère souvent positif n’est pas contesté. Mais on peut déplorer deux lacunes. D’abord il n’expose pas de stratégie claire sur certains objectifs fondamentaux, et encore moins d’indicateurs pour mesurer nos progrès. C’est le cas par exemple en matière d’efficacité énergétique des bâtiments ou d’insertion professionnelle des jeunes. D’autre part, ce rapport traduit un manque de volontarisme évident dans le domaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la délinquance, une dimension pourtant majeure pour un développement équilibré de la Ville.

Pour plus de détails, retrouvez la vidéo de mon intervention : https://www.youtube.com/watch?v=TYdxJ8jkuUU

Les grandes écoles dans le dispositif régional de formation

La Conférence des Grandes Ecoles a tenu son congrès national à Lyon les 3 & 4 octobre 2019. Lors de son accueil j’ai pu souligner le rôle des grandes écoles dans le dispositif régional de formation. Le thème du congrès était l’insertion professionnelle ; 89,5 % de leurs diplômés ont un emploi 6 mois après leur diplôme. J’ai souligné l’importance d’inciter ces jeunes à s’intéresser aussi aux PME.

La Métropole 2020 ne doit être ni un syndicat de communes, ni la IVe République

En créant la Métropole de Lyon, le législateur a prévu qu’après une période transitoire, les habitants désigneront directement en 2020, lors d’un scrutin dédié parallèle au scrutin municipal, le Conseil métropolitain. Cette nouveauté pour 2020 n’est pas une simple modalité électorale. Elle est la conséquence logique du fait que la Métropole est reconnue comme un territoire constituant une collectivité territoriale en tant que tel.

Clairement, il s’agit d’une avancée car cette élection dédiée est censée permettre aux habitants de s’exprimer sur les grands enjeux et ce au bon niveau. En effet, c’est bien au niveau du territoire métropolitain dans son ensemble que l’on peut sérieusement aborder les sujets suivants :

  • La voirie et les déplacements urbains,  pour assurer à la fois l’accessibilité de la Métropole et la mobilité interne : plus que jamais notre agglomération a besoin d’un plan d’ensemble pour assurer cohérence et équilibre dans les déplacements,
  • Une croissance bien répartie de la population et donc un effort partagé en matière de logements,
  • Les mesures de préservation de l’environnement, pour améliorer la qualité de l’air, maintenir des trames vertes, gérer la ressource en eau…,
  • La bonne gestion prévisionnelle de l’espace, pour assurer les équilibres entre zones d’habitations, espaces verts et lieux pour l’activité économique,
  • L’appui au développement économique et à l’innovation pour faire émerger et soutenir les pôles d’excellence qui apporteront création de richesses et emplois,
  • Le rapprochement entre demande et offre d’emplois

Sur tous ces sujets, les problèmes, les contraintes et les opportunités ne “respectent” pas les limites communales. Dès lors, les politiques ne peuvent se concevoir au niveau communal. C’est bien au niveau de la Métropole qu’il faut le faire, et encore peut-on faire le constat que les dynamiques débordent souvent des limites métropolitaines.

Les nouvelles règles pour 2020 ouvrent la possibilité d’avoir enfin une vraie élection métropolitaine : un programme et des propositions pour faire face aux enjeux au niveau de l’ensemble de la Métropole et des habitants qui se prononcent clairement sur ces enjeux métropolitains. Même si l’organisation des élections se fera dans le cadre de plusieurs circonscriptions et non d’une seule, c’est bien cela l’objectif à atteindre.

C’est la logique et le nouveau cadre posé par la loi mais encore faut-il que nous ne rations pas ce rendez-vous démocratique ? Car il subsiste un double risque important.

Celui du syndrôme “syndicat de communes”. Même si la loi a changé, il y a toujours le risque que le débat politique s’organise sur la base communale, pour préserver les différents “fiefs”. La campagne serait ainsi conduite sur la base des compétitions politiques habituelles, en fonction d’enjeux d’abord locaux avec un peu de vernis métropolitain. Pour la définition d’une vraie politique métropolitaine, si tant est qu’il puisse y en avoir une, il faudrait attendre l’après-élection, et les négociations entre représentants des territoires locaux… Autant dire que le résultat serait encore largement en deçà des besoins.

Pour faire le parallèle avec la Région, imagine-t-on que la ligne politique de cette importante collectivité soit construite après les élections, en fonction des résultats dans chacune des sections départementales ?

L’autre risque est celui du syndrôme “IVe République”. Il pourrait résulter d’une approche hautement politicienne des élections, avec la multiplication de tendances politiques espérant obtenir des sièges grâce au scrutin proportionnel. L’éclatement du conseil métropolitain actuel en de multiples groupes politiques, dont de nombreux micro-groupes, montre que ce n’est pas un risque théorique. Comme pour le scenario précédent, cela nuirait fortement à la mise en place d’une vraie vision métropolitaine, car les choix politiques seraient alors le résultat de tractations politiques pour constituer une majorité.

Dans l’un et l’autre des scenarios, la conclusion est prévisible : une Métropole au dynamisme entravé, alors que l’enjeu est celui d’une collectivité qui doit donner toute sa puissance dans le contexte européen.

Il est plus que temps d’entrer dans une vraie campagne métropolitaine !

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