Pierre Bérat

Conseiller municipal de Lyon 3e, Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

Catégorie : Espaces verts Page 1 of 8

Nos propositions pour LYON EST

COMMUNIQUE DE PRESSE : Rivalité Collomb – Kimelfeld : jusqu’où ira le ridicule ? 24/02/2020

Par un communiqué de ce jour, David Kimelfeld et Georges Képénékian appellent Gérard Collomb à reporter à l’après-élection la décision sur la demande de permis de construire pour le projet d’aménagement sur le terrain de la clinique Trarieux à Lyon 3e. Si j’approuve cette demande qui rejoint la position que je porte depuis des mois, je ne peux qu’exprimer ma consternation puisque l’équipe Kimelfeld s’est opposée à toutes les initiatives pour revoir cet aménagement. Il y a des limites à l’hypocrisie, même en période électorale !
Bien sûr qu’il est souhaitable de revoir ce projet. Je le dis depuis 2013, dès la première modification du PLU qui a permis le projet de constructions sur le terrain de l’ancienne clinique Trarieux. Il faut effectivement éviter une trop forte densification prévue sur le site et il faut éviter de détruire des parcelles de ce magnifique écrin de verdure pour y implanter des immeubles en plots. Alors que chacun se préoccupe du réchauffement climatique et de la qualité de l’air, il est effectivement aberrant qu’un projet vienne ainsi réduire l’un des derniers espaces de nature de notre ville.
Néanmoins, Messieurs Kimelfeld et Képénékian sont bien mal placés pour se présenter aujourd’hui, dans cette campagne électorale, comme les protecteurs de cet espace : 

Ils ont pleinement soutenu le projet de Gérard Collomb de modification du PLU en 2013 qui a commencé à permettre une élévation des hauteurs constructibles sur ce terrain qui est au cœur d’une zone pavillonnaire. 

Ils ont pleinement soutenu la nouvelle disposition du PLU-H récemment adopté permettant de construire des immeubles en plots dans le parc de la clinique. Malgré toutes mes demandes en Conseil du 3e arrondissement, la Maire du 3e Catherine Panassier, aujourd’hui n°2 sur les listes de David Kimelfeld et Georges Képénékian, a toujours refusé de porter le message tenant à éviter de construire de nouveaux immeubles dans le parc. Elle a plusieurs fois souligné la qualité du projet porté par le promoteur. 

Monsieur le Faou, Vice-Président chargé de l’urbanisme à la Métropole et autre candidat des listes Kimelfeld pour les prochaines élections, a rejeté l’été dernier le recours gracieux sur les dispositions du projet de PLU-H applicables au site Trarieux.
Alors quel crédit porter à ces déclarations du jour ? Soit Messieurs Kimelfeld et Képénékian trompent leur monde pour tenter de mieux revenir après les élections avec le projet qu’ils soutiennent depuis le début, soit ils se sont égarés toutes ces années en ayant, par leur vote sur les règles d’urbanisme, engagé le quartier de Montchat dans une mauvaise direction, mais alors qu’ils le disent clairement !
Quoi qu’il en soit, il est consternant de voir à quel point la rivalité entre les équipes Collomb et Kimelfeld/Képénékian est préoccupante pour la bonne marche de notre ville.

Pourquoi cacher un beau parc ?

L'immeuble construit avenue Lacassagne là où aurait pu être créée une belle vue sur le futur parc.

L’immeuble construit avenue Lacassagne là où aurait pu être créée une belle vue sur le futur parc.

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil d’arrondissement de janvier 2016 à propos de la création du nouveau parc sur le tènement RVI ; une position plusieurs fois affirmée ces dernières années.

“Nous allons bien sûr voter favorablement ce rapport. Je pense qu’effectivement lorsque que nous voyons la description du parc, cela sera un beau parc. Je me félicite de la décision du maintien d’un bassin puisque c’était un des points en débat. Il manque d’eau dans cette ville, c’est donc une bonne chose que nous profitions de cette opération pour en voir plus.

Par contre, ce parc est tellement beau que je regrette que nous ne le voyions pas depuis l’avenue. Je renouvelle et je le redis que nous avons raté une opportunité d’ouvrir l’avenue Lacassagne à cet endroit là sur ce parc. Nous aurions pu marquer la porte d’entrée de Montchat de belle façon, si nous avions permis à tous les gens qui passent avenue Lacassagne d’avoir une vision sur ce grand parc que nous allons créer.

Le choix a été fait de construire un immeuble à la place, le long du parc. Premier inconvénient, cela va encadrer le parc d’immeubles et cela va le cacher à la vue de tout le monde, et en termes d’espaces public cela n’est jamais très bon. Par ailleurs à cet endroit là, cela renforce l’effet tunnel de l’avenue Lacassagne, alors que nous aurions pu créer une belle ouverture.

Tout cela m’amène à regretter qu’en termes de concertation, nous ne fassions pas confiance aux citoyens habitants pour discuter des grands choix d’urbanisme. Très souvent, nous nous rendons compte que la Ville pose sur la table des choix structurants. Ce choix de construire l’immeuble en bordure de l’avenue Lacassagne, à mon avis, est un choix structurant qui n’a pas été discuté. Vous demandez après aux citoyens, dans l’accompagnement, dans le détail, de se concerter et de donner des idées. Il faudrait leur faire plus confiance pour qu’ils puissent se prononcer plus globalement sur ces opérations et voir la physionomie qu’ils veulent pour leur quartier. C’est le cas sur la friche RVI, c’était aussi le cas lors de la réunion d’hier sur la Part Dieu où finalement des choix ont été faits, structurants et lourds, sans trop d’explications. La concertation est ouverte uniquement sur des questions secondaires et je le regrette, les habitants peuvent s’exprimer sur des grands choix d’urbanisme.

Nous sommes très contents de ce parc et nous voterons le rapport avec le regret qu’il soit caché et que nous n’ayons pas bénéficié de l’opération pour créer une belle entrée au quartier de Montchat.” 

Nous ne pouvons approuver en l’état la ZAC Part-Dieu Ouest

pa040073

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil de la Métropole du 10 décembre 2015 sur le projet de ZAC Part-Dieu Ouest

“Monsieur le Président,

Notre groupe ne peut pas approuver cette délibération sur la création de la ZAC Part-Dieu Ouest.

Certes, nous sommes favorables à l’engagement de la collectivité pour qu’un projet d’urbanisme ambitieux permette une renaissance de la Part-Dieu :

Rénovation des abords de la gare pour la qualité de vie des habitants et l’image de notre Métropole.

  • Création des conditions du développement/renouvellement de la Part-Dieu en tant que centre d’affaires, jouant un rôle clé dans notre rayonnement économique.
  • Renouveau du cadre urbain pour conforter la Part-Dieu en tant que quartier à vivre, et d’abord pour ses 30 000 habitants.

Certes, nous approuvons le principe d’une ZAC pour mener ce projet, ainsi que sa concession à la SPL Part-Dieu. Sur ce sujet de la méthode, nous nous interrogeons toutefois sur le périmètre retenu pour la ZAC ; un périmètre insuffisant qui n’intègre pas la porte Est de la gare. Il y a là le risque d’incohérences.

Mais nous ne pouvons pas approuver votre projet pour la Part-Dieu, sous forme de ZAC, car il comprend des aspects que nous ne partageons pas. Nous l’avons déjà plusieurs fois évoqué :

  1. Une réorganisation irresponsable de la voirie :
  • La réduction à deux fois une voie de l’avenue Pompidou sous les voies ferrées. Ce nouveau verrou pour la circulation va encore dégrader l’accessibilité de la gare – les études l’ont démontré – et va isoler un peu plus le quartier Villette Paul Bert,
  • Le détournement de la circulation qui passait sous la Part-Dieu, du fait de la fermeture de l’accès à la rue Servient. Cet aménagement couteux va se traduire par du trafic automobile supplémentaire dans des rues résidentielles – Mazenod, André Philip – bordées d’équipements publics (résidence pour personnes âgées, école).

2. Une densification urbaine excessive, incompatible avec un quartier à vivre. Le développement/renouvellement du centre d’affaires doit se faire de façon maîtrisée et cohérente. On ne peut pas, comme vous le projetez, semer ici et là des tours, sans cohérence, ou uniquement pour constituer une sky line rappelant la chaîne des Alpes. La Part-Dieu est un quartier où résident 30 000 Lyonnais. Nous devons pouvoir continuer à vivre dans ce quartier, à y vivre bien, à y vivre mieux. Le commissaire-enquêteur, lors de la dernière enquête publique, avait pointé ce manque de cohérence.

3. Nous voulons plus de garanties pour l’avenir des Lyonnais qui vivent actuellement à la Part-Dieu. Nous déplorons toujours que l’on débute ce projet urbain en programmant la démolition de centaines de logements, en mettant des centaines de propriétaires et locataires dans une grande incertitude.

4. Pour créer un quartier à vivre, nous pensons qu’il faut créer un environnement convivial, avec des espaces verts, des équipements de proximité, et qu’il faut favoriser le tissu de petits commerces. Mais cela ne peut se faire uniquement par une action sur le toit du centre commercial.

Toutes ces raisons sont autant de mauvais choix ou de lacunes dans votre projet. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons approuver le lancement de la ZAC sur ces bases. Pas plus que nous ne pouvons approuver le traité de concession, porteur des mêmes erreurs.

Quant au bilan de la concertation préalable, je dirais les choses suivantes.

Oui beaucoup d’habitants ont participé à l’opération. Ont-ils pour autant le sentiment d’avoir été concertés ? Je ne le crois pas. Les actions menées ont surtout été des actions d’information, et même parfois de promotion.

Nous ne partageons pas la lecture quantitative que vous avez des expressions recueillies. Oui certaines expressions étaient favorables, avec des commentaires semblant assez répétitifs. Pour autant, je ne crois pas que ces expressions traduisaient une approbation dans le détail.

Enfin, nous ne pouvons que nous étonner du manque d’explications quant aux évolutions du projet résultant de cette concertation. Quelle réalité de cette prise en compte ? La délibération est d’une grande pauvreté en la matière, comme l’a souligné votre Vice-Présidente Madame Vessilier en commission.

Pour toutes ces raisons, nous souhaitons un vote par division pour la délibération 2015-917. Nous votons contre le 1e) relatif à l’approbation du bilan de la concertation, et nous nous abstenons sur l’approbation de la ZAC Part-Dieu Ouest.”

 

Communiqué de presse

Nous venons d’être frappés hier par une nouvelle tragédie avec l’attentat de Saint Quentin Fallavier. Ce matin, je pense d’abord au cadre d’entreprise lâchement et odieusement assassiné lors de cette action criminelle, je pense à la douleur de sa famille.

Au plan politique, s’il en était besoin après les tragédies de début d’année, ce nouveau crime confirme que nous sommes dans une situation de guerre et que la lutte contre ce terrorisme fondamentaliste est l’une des tops priorités de la politique de sécurité de la France. Les discours, les postures ne peuvent évidemment suffire, il faut concentrer des moyens adaptés sur la lutte contre cette menace, y compris par des mesures d’exception si nécessaire, comme je l’exprimais déjà en début d’année.

A un tout autre niveau de problématique et d’action (donc sans lien mais je ne pouvais m’exprimer sur ce blog sans faire référence aux derniers événements), voici le communiqué de presse que j’ai diffusé hier suite à la parution dans le Progrès du 25 juin d’un article sur la position de la Mairie du 3e arrondissement à propos de la sécurité et de la tranquillité publique à Villette Paul Bert (communiqué repris dans le Progrès du 26 juin).

                  La Mairie du 3e ne doit pas continuer à minimiser les problèmes d’insécurité et les atteintes graves à la tranquillité publique

 La Mairie du 3e communique ce jour sur une enquête qui indiquerait que les habitants de Villette-Paul Bert ne se sentent pas en insécurité. Cette conclusion est complètement décalée par rapport aux alertes lancées depuis plusieurs mois par les associations du quartier et aux témoignages d’habitants. En cherchant à minimiser les problèmes, le Maire du 3e arrondissement ne prend pas la voie de la recherche de solutions efficaces pour faire cesser les comportements qui nuisent fortement à la qualité de vie des habitants dans certains secteurs du quartier. Il y a quelques jours, lorsque j’ai suggéré l’implantation d’un poste de police municipale rue Baraban, Thierry Philip m’a répondu que les contraintes budgétaires ne le permettaient pas ; il s’agit en fait d’une question de choix, difficile à opérer quand on refuse de reconnaître les problèmes.

La Mairie du 3e dévoile ce jour dans le Progrès des résultats d’une enquête de proximité selon lesquels, une grande part des habitants du quartier Villette Paul Bert seraient satisfaits de la sécurité et de la tranquillité dans le quartier ; une conclusion sensible réalisée à partir de la collecte de 70 témoignages seulement…

Cette conclusion apparaît totalement décalée par rapport aux faits rapportés ces derniers mois par les associations locales : rodéos sur la chaussée ou les trottoirs, attroupements bruyants jusqu’à des heures tardives, menaces et invectives contre les personnes appelant à respecter la tranquillité publique, prise à partie des usagers de certains espaces publics… Lors d’une récente réunion publique, plusieurs habitants ont témoigné de ces nuisances importantes et de la dégradation de la situation.

En diffusant ainsi les résultats de cette enquête « légère », la Mairie du 3e cherche une fois de plus à minimiser les problèmes ce qui rend pessimiste quant aux solutions qui seront proposées. On peut ainsi pointer que la « sensibilisation sur l’utilisation des espaces publics » ne sera pas à la hauteur de la situation.

Pour faire cesser ces atteintes graves à la tranquillité publique et mieux prévenir la délinquance, je maintiens qu’il serait nécessaire d’implanter un poste de police municipale dans le 3e est, pour assurer une présence policière de proximité dont a besoin Villette-Paul Bert, mais aussi Montchat, quartier qui souffre quant à lui de vols et dégradations fréquents sur véhicules. Le Maire du 3e répond que les contraintes budgétaires ne le permettent pas : il faut en fait comprendre que ce n’est pas une priorité pour la Ville de Lyon.

Page 1 of 8

2008 - 2020 - Réalisé par Omma Services - Thème par Anders Norén