Mai 17

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 16 MAI 2018

Part-Dieu quartier à vivre… mais Ville et Métropole de Lyon détournent le trafic automobile des grands axes vers les rues résidentielles… et pas que temporairement !

 Après la réduction de l’avenue Pompidou, la coupure du boulevard Vivier-Merle va générer une 2e incohérence du projet Part-Dieu : le trafic automobile sera dévié par des rues résidentielles. Cette incohérence sera un problème pendant les longs mois de travaux, mais plus grave encore, de façon structurelle et durable par la suite. Il est encore temps de changer les plans pour éviter cette atteinte à la qualité de vie.

Le 28 mai, le boulevard Vivier-Merle sera coupé à la circulation automobile au niveau de la rue Paul Bert, pour plusieurs années, le temps du chantier de l’extension du tunnel, créant une nouvelle difficulté majeure de circulation. La Métropole et la Ville de Lyon ont prévu des déviations : les rues André Philip et de Créqui serviront à contourner la Part-Dieu. Des aménagements provisoires ont été réalisés pour accueillir du trafic automobile supplémentaire. Ce choix est lourd car ce sont des rues résidentielles, bordées d’équipements scolaires et d’accueil de personnes âgées. Il faut limiter l’impact néfaste de cette situation ; je soutiens les propositions des acteurs du quartier tendant à ce que le contre-sens de la rue Garibaldi soit utilisé pour ce délestage.

Mais le plus grave sur ce dossier Part-Dieu, c’est que cette phase chantier n’est que la préfiguration de ce qui interviendra de façon structurelle et durable. Le choix de ne plus permettre aux véhicules venant de Vivier-Merle de passer sous la Part-Dieu, par la rue Servient, s’accompagne d’un futur itinéraire de contournement par la rue Bouchut prolongée, la rue Mazenod puis les rues André Philip ou Créqui vers Servient (voir plan au dos). Les responsables de la Mairie du 3e et de la Métropole démentent cela et pourtant… Pour ce faire, des aménagements de voirie sont prévus. Une délibération d’avril 2018 de la Métropole de Lyon, relative à la ZAC Part-Dieu, qualifie les rues Mazenod et André Philip d’ouvrages de dimension d’agglomération qui sont nécessaires pour accompagner la mutation urbaine de Part-Dieu. Les chiffres communiqués lors des enquêtes publiques font état d’un trafic qui serait multiplié par 5 rue Mazenod et doublé sur André Philip.

Le choix a ainsi été fait de transférer une partie du trafic automobile qui passait sous le centre commercial vers des rues résidentielles du quartier. Dès 2014/2015, à la Métropole puis au Conseil du 3e, j’ai alerté sur cette incohérence et m’y suis opposé. Il faut revenir sur ces choix et travailler sur des options alternatives.

On nous parle de Part-Dieu, quartier à vivre. Mais une fois de plus, avec ces choix de plans de circulation, provisoire puis permanent, on voit que seuls les grands équipements comptent et que peu importent les riverains des rues résidentielles qui seront directement impactés. Ce sont pourtant des centaines de Lyonnais qui vivent rues Mazenod, André-Philip et Créqui, des rues étroites pas adaptées à du trafic automobile intense. La tranquillité, la qualité de l’air, la sécurité (plusieurs équipements scolaires et de petite enfance) sont en jeu.

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Mar 10

Voici l’explication de notre décision de ne pas prendre part au vote pour l’élection du nouveau Maire de Lyon 3e, même si nous étions bien sûr présents à la séance de ce samedi 10 mars 2018.

 

A la suite de la démission de Thierry Philip, le Conseil du 3e arrondissement a élu, ce samedi 10 mars, Catherine Panassier pour lui succéder.

Il s’agit d’une élection faux-semblant. Malgré leurs fractures, malgré les divergences politiques de fond dans le nouveau paysage politique national, les conseillers issus de la liste Collomb de 2014 se sont entendus pour cette désignation car il y avait les postes d’adjoint à se répartir.

Suite à la démission de Thierry Philip, qui est aussi une traduction de ce malaise au sein de la coalition de 2014 (cf. son interview dans le Progrès du 10 mars), il aurait fallu que les habitants du 3e puissent revenir aux urnes, pour clarifier les choix politiques pour l’arrondissement. Dans ce contexte, les élus Les Républicains et apparentés du 3e ont choisi de ne pas prendre part à cette élection au sein du conseil.

Nous avons besoin de savoir comment va agir cet ensemble d’élus qui regroupe des PS traditionnels, des Verts assumés, des communistes historiques, des MODEMs, d’anciens socialistes devenus l’avant-garde du macronisme, des modérés de la société civile… Comment cet ensemble hétéroclite entend-il agir pour notre arrondissement pendant les deux prochaines années :

  • En matière de mobilité, partagent-ils la vision d’une écologie punitive et de la chasse systématique à la voiture, défendue avec acharnement par certains d’entre eux, comme nous le voyons sur la réduction des voiries ou la réforme du stationnement ?
  • Concernant les écoles, défendent-ils toujours la vision de M. Peillon/Hamon en matière de rythmes scolaires ou sont-ils finalement ralliés au retour à la situation antérieure ?
  • En matière de lutte contre la délinquance, sont-ils pour une action ferme pour mettre un terme aux comportements qui nuisent à la vie des gens ou bien confirment-ils qu’ils sont des adeptes du fatalisme et de l’excuse sociale ?
  • En matière de cadre de vie, sont-ils pour la densification de l’habitat, y compris à visée électoraliste, ou de vrais partisans de la qualité de vie en ville et de l’identité des quartiers ?
  • Concernant les migrants, sujet qui a été d’actualité dans le 3e, sont-ils d’accord avec les projets du Ministre de l’intérieur Gérard Collomb ou bien sont-ils sur une position de large accueil ?

C’est cela qui est en question, et il aurait été bon que les habitants puissent clarifier les choses.

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Déc 09

Lors du Conseil du 3e arrondissement du 5 décembre 2017, le projet de nouveau Plan Local d’Urbanisme et du Logement de la Métropole de Lyon était à l’ordre du jour. Les élus LR et apparentés n’ont pas donné d’avis favorable à ce projet compte tenu de certaines dispositions qui ne sont pas favorables à notre arrondissement, notamment à la Part-Dieu et à Montchat. Ci-dessous, les motifs de ce vote :

“L’urbanisation future du tènement de la clinique Trarieux est un point clé. Il y a quelques années, vous aviez fait voter une modification du PLU permettant de densifier les constructions sur ce tènement, en montant notamment les hauteurs sur la rue des Peupliers. Cette évolution n’était pas favorable puisqu’elle conduisait à une densification dans un secteur pavillonnaire, dont les infrastructures (voiries, équipements…) n’étaient pas adaptées. Nous l’avions combattue et les habitants du secteur ont exprimé leurs craintes. Mais rien n’a changé dans le nouveau PLU-H.

Pourtant, pour encadrer le renouvellement urbain de ce tènement d’exception, vous auriez pu établir des Orientations d’Aménagement de Programmation (OAP) qui guideraient le projet d’aménagement, en ménageant par exemple des traversées, en encadrant les hauteurs en fonction du voisinage, en organisant les futures constructions, et cela dans l’intérêt du quartier. Vous l’avez bien prévu pour le tènement Félix-Faure/Meynis/Paul Bert, donc c’est possible.

Lors de la réunion de bilan de mi-mandat à Montchat, vous avez dit ne rien pouvoir faire pour le tènement Trarieux puisque vous êtes contraint d’accorder les permis de construire respectant les règles. Mais la vraie question, c’est celle des règles que l’on pose. Et nous constatons que vous ne voulez rien modifier avec le nouveau PLU. Ainsi, vous organisez vous-même votre impuissance. Nous avons bien compris que votre objectif est de laisser carte blanche au promoteur.

Autre problème, l’entrée Sud de Montchat. Vous aviez déjà validé un permis de construire pour un immeuble de 7 étages rue Ferdinand Buisson, utilisant une double exception. Mme Panassier qualifiait elle-même cette opération de « peu glorieuse » lors de la dernière réunion de Montchat. Et pourtant dans le nouveau PLU-H, vous validez une augmentation des hauteurs à 13m, des deux côtés du début de la rue Ferdinand Buisson. Ainsi, ce changement peut conduire à terme à une continuité d’immeubles hauts au début de cette rue, avec un zonage prioritaire pour du logement social. Dans le même temps vous montez aussi les hauteurs à l’Est de la rue Professeur Florence. Par ces modifications la ville haute et dense gagne sur la partie résidentielle de Montchat.

Autre constat, vous maintenez inchangées les hauteurs sur le cours du Docteur Long. Ainsi, la mutation de ces dernières années va continuer, avec à terme un continuum d’immeubles hauts, créant un effet tunnel sur un cours qui n’est pas très large. Il faudrait adapter un peu les règles pour ménager des ruptures, des ouvertures, afin d’éviter cet effet tunnel, et assurer ainsi que ce cours restera un atout pour le quartier, et non un axe banalisé de la métropole.

Hors Monchat, on note également une densification importante rue Guy à Sans Souci.

A la Part-Dieu, les dispositions problématiques adoptées ces dernières années demeurent dans le nouveau PLU, posant toujours les questions de la cohérence de l’implantation des tours et de la place des habitants dans ce quartier.

Nous constatons même que la Ville de Lyon, dans l’avis qui nous est présenté ce soir, entend amplifier la densification, en suscitant une mutation de l’îlot Garibaldi/Moncey/Lafayette.

Enfin, le projet de PLU-H est dépourvu d’emplacements réservés au cœur de la Part-Dieu pour de nouveaux espaces verts de proximité ou pour de futurs équipements répondant aux besoins d’une population qui va croître.

En conclusion, certaines mauvaises orientations du nouveau PLU posent question quant à la concrétisation de ses objectifs généraux, notamment en matière d’équilibre urbain, de qualité du cadre de vie et de préservation des spécificités des quartiers.

Le bilan menaces/avancées de ce projet de PLU pour le 3e arrondissement n’est pas positif. En l’état, nous ne pouvons approuver votre rapport.

Nous espérons que dans les prochains mois, avant le vote définitif à la Métropole, vous corrigerez les manques que j’ai listés : réalisation d’OAP pour le tènement Trarieux, abandon de l’augmentation des hauteurs sur Ferdinand Buisson, règles de construction affinées sur le cours Dr Long, vision prospective des équipements de proximité et schéma de cohérence de l’implantation des nouveaux immeubles à la Part-Dieu.”

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Oct 11

Voici la vidéo de mon interview sur LyonMag du 17 octobre 2017 et en-dessous les positions que j’ai défendues en conseil du 3e arrondissement.

 

Voici les positions que j’ai défendues lors du débat interne à notre groupe municipal et lors du Conseil du 3e arrondissement au cours duquel nous avons voté contre deux des trois délibérations portant sur la réforme par la Ville de Lyon de la tarification du stationnement sur voirie.

Tout d’abord, cette réforme propose une augmentation des coûts pour les usagers qui n’est pas acceptable, alors que tant de ménages ont du mal à boucler leurs fins de mois :

  • Il n’est pas acceptable de facturer la vignette résident : 40 euros/an pour la première et 60 euros pour la deuxième. 100 euros ce n’est pas rien. C’est d’autant plus inacceptable que cette vignette ne vient que certifier une situation, celle de riverain d’une zone à stationnement payant, qui donne droit à une réduction des tarifs.
  • Monter les “amendes” au maximum pour non paiement ou dépassement du temps à 35 et 60 euros selon les zones est également excessif, surtout dans le cas des petits dépassements. Cela en coutera autant que de déposer des déchets sur la voirie ou de frauder un péage ! La Ville de Lyon ferait mieux de contrôler plus fréquemment les zones et surtout, de pénaliser plus fortement les abus, à savoir le stationnement durable sans payer.

On voit bien l’objectif caché. Le Président Macron fait les poches des collectivités, alors celles-ci trouvent de nouvelles recettes. Les usagers du stationnement payant sur voirie ne sont pas des vaches à lait.

Par ailleurs, la réforme modifie les zones pour bénéficier de la vignette résident. Jusqu’à maintenant, elle permettait de bénéficier de tarifs réduits sur l’ensemble de l’arrondissement de résidence. Nous pouvons comprendre que le zonage soit réduit. Mais pour autant, il ne faut pas créer des zones trop petites car cela va pénaliser les riverains en recherche de places, notamment ceux qui habitent à la “frontière” des zones. Or il se trouve que dans le 3e, le découpage proposé comporte de trop petites zones, notamment dans le 3e ouest, avec par exemple une démarcation au niveau de la rue Garibaldi qui va pénaliser le secteur Part-Dieu Sud. Les élus de la Mairie du 3e ont paru peu informés sur cet aspect du dossier. Il est encore temps de revoir les choses.

Nous avons donc voté contre les délibérations, en demandant de ne pas facturer les vignettes résidents, en souhaitant une diminution du tarif des “amendes” et une révision du projet du zonage du “stationnement résident”.

Nous avons par contre approuvé la 3e délibération qui propose des tarifs bonifiés de stationnement pour les véhicules les plus “propres”.

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Oct 03

Voici le courrier que j’ai adressé à Thierry Philip, Maire du 3e, pour corriger les incohérences qui existent dans le découpage de certains bureaux de vote de l’arrondissement.

Monsieur le Maire,

A la suite des élections du printemps, je vous ai alerté en Conseil d’arrondissement sur certaines incohérences du découpage des bureaux de vote qui obligent les habitants à un parcours peu pratique pour aller voter.

Vous m’avez demandé de faire des propositions pour corriger ces incohérences. Je vous prie de les trouver ci-dessous :

  • Faire voter au groupe scolaire Condorcet les deux côtés de la rue Alfred de Vigny, le côté impair de la rue Bonnaud (à partir du 11) et de la rue Bellevue,
  • Faire voter au groupe scolaire Jules Verne les habitants résidant dans le périmètre Feuillat-Lacassagne-Courbet-Jeanne d’Arc,
  • Faire voter, comme ce fut le cas, à l’Ecole Rebatel les électeurs du bureau 341 (au moins ceux qui habitent entre les rues Koehler-Saint Marc et la rue Bonhomme),
  • Trouver un lieu de vote à proximité pour les habitants du secteur Vivier-Merle/Place de Milan et au nord de l’actuel bureau 319.

Comme il n’y a pas d’élection d’ici 2019, la Ville a le temps d’apporter ces correctifs qui permettraient aux habitants de voter près de chez eux, parfois dans une école dont ils sont voisins.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.”

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