Pierre Bérat

Conseiller municipal de Lyon 3e, Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

Catégorie : Jeunesse Page 1 of 10

Une nouvelle stratégie pour la CSTI

Lors de son assemblée de fin décembre, le Conseil régional a voté sa nouvelle stratégie de soutien à la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI). Voici mon intervention à cette occasion, cette stratégie ayant été concertée et travaillée ces derniers mois dans le cadre de la commission que je préside.

« Notre groupe « Les Républicains, Indépendants et Apparentés » se félicite de la stratégie régionale de culture scientifique, technique et industrielle que vous proposez à notre assemblée régionale d’adopter. Nous nous en félicitons pour ses objectifs, pour la façon dont elle sera concrétisée et aussi pour son mode d’élaboration.

Pour ce qui est des objectifs, nous partageons pleinement le choix qui est fait de mobiliser les moyens au profit de la culture scientifique, technique et industrielle en priorité pour diffuser des messages essentiels au développement et à la cohésion de notre société :

  • La promotion des avancées de la Science, notamment sur les questions de santé,
  • La mobilisation de la population autour de l’enjeu climatique, mais aussi pour saisir les opportunités du développement numérique et de l’intelligence artificielle,
  • La promotion des carrières scientifiques, pour combler le manque d’attractivité constaté dans notre pays, notamment auprès des jeunes femmes,
  • Le soutien à l’attractivité des métiers de l’industrie, et plus généralement aux métiers technologiques, en cohérence avec l’ADN de notre région et en s’appuyant sur les filières d’excellence de nos territoires.

Nous soutenons aussi pleinement la volonté de déployer la CSTI en s’appuyant sur les atouts de chacun des territoires de notre région et en donnant la priorité à l’itinérance, pour que chaque habitant de la région puisse en bénéficier et y contribuer, quels que soient son lieu de vie ou sa situation sociale.

Nous soulignons l’avancée de cette stratégie, qui sera dorénavant déclinée par un plan d’action sur 3 ans, de 2020 à 2022, ce qui donnera la visibilité attendue aux acteurs de la CSTI dans les départements, tout en prévoyant une concertation régulière avec la Région pour faire converger les objectifs.

Nous saluons enfin la démarche concertée qui a permis l’élaboration de cette stratégie : écoute des structures départementales porteuses d’actions de la CSTI sur leurs besoins, réunion plénière de concertation avec ces structures et échanges réguliers au sein de notre commission régionale. Il résulte de tout cela une stratégie ambitieuse et partagée. Nous la soutenons pleinement. »

Développement durable : la Ville doit faire moins de communication et plus d’actions structurelles

Lors du Conseil municipal du 18 novembre 2019, j’ai exprimé la position de notre groupe sur le rapport annuel de la Ville sur son action en matière de développement durable. Ce rapport est censé présenter la démarche de la Ville pour progresser sur ce sujet.

Force est de constater que cette année encore, ce rapport est surtout un document de communication illustré par une collection d’actions, dont le caractère souvent positif n’est pas contesté. Mais on peut déplorer deux lacunes. D’abord il n’expose pas de stratégie claire sur certains objectifs fondamentaux, et encore moins d’indicateurs pour mesurer nos progrès. C’est le cas par exemple en matière d’efficacité énergétique des bâtiments ou d’insertion professionnelle des jeunes. D’autre part, ce rapport traduit un manque de volontarisme évident dans le domaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la délinquance, une dimension pourtant majeure pour un développement équilibré de la Ville.

Pour plus de détails, retrouvez la vidéo de mon intervention : https://www.youtube.com/watch?v=TYdxJ8jkuUU

Gonflé et malsain

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans son édition du 17 novembre, le Progrès consacre un article aux insuffisances du gardiennage dans plusieurs équipements sportifs du 3e arrondissement : sont en cause le nettoyage des vestiaires, la surveillance des accès, la remise des clés… des problèmes importants pour l’activité des clubs sportifs utilisateurs de ces équipements.

L’adjoint aux sports du 3e arrondissement a réagi publiquement à cet article, exprimant sa « déception vis-à-vis de l’AS Montchat », l’une des associations qui fait remonter ces dysfonctionnements. Abdel Achache explique cette déception d’une part par le fait qu’il faut laisser du temps pour apporter les réponses et d’autre part parce que l’association alerte sur ces dysfonctionnements alors qu’elle va bénéficier d’un agrandissement de son terrain du stade Foe.

Je trouve cette réaction gonflée et malsaine.

Gonflée car réclamer (encore) un peu de patience alors que ces problèmes durent depuis très longtemps n’est pas une réponse acceptable. La Ville doit gérer ses équipes de façon beaucoup plus réactive. L’action municipale ne peut être durablement tributaire de mutations de personnels ou de réorganisation du service.

Cette réaction de la Ville est aussi malsaine car elle résonne comme un avertissement aux associations : si vous voulez notre soutien financier, si vous voulez des investissements, soyez dociles avec la Mairie… Il n’y a en effet aucun rapport entre l’extension du stade Foe et les dysfonctionnements signalés. C’est d’autant plus malsain que lors du conseil d’arrondissement du 12 novembre, Catherine Panassier, Maire du 3e avait déjà lourdement insisté sur l’investissement réalisé par la Ville pour l’extension du stade, en suggérant là encore que l’AS Montchat devrait être reconnaissante. Et l’adjoint aux sports de la Ville de Lyon, Yann Cucherat, a tenu le même discours en Conseil municipal. Les élus municipaux ne doivent pas considérer les associations comme des obligés dociles. Elles sont des partenaires qui aident la Ville en proposant des activités au bénéfice de la population.

Les grandes écoles dans le dispositif régional de formation

La Conférence des Grandes Ecoles a tenu son congrès national à Lyon les 3 & 4 octobre 2019. Lors de son accueil j’ai pu souligner le rôle des grandes écoles dans le dispositif régional de formation. Le thème du congrès était l’insertion professionnelle ; 89,5 % de leurs diplômés ont un emploi 6 mois après leur diplôme. J’ai souligné l’importance d’inciter ces jeunes à s’intéresser aussi aux PME.

De nouvelles bases entre les partenaires des Cités scolaires

Voici mon intervention lors de l’Assemblée plénière du Conseil régional du 17 octobre 2019.

” Monsieur le Président,

Je voudrais aborder trois points sur cette délibération.

Tout d’abord, même si le sujet est technique, c’est un sujet d’importance puisqu’il concerne 34 de nos lycées régionaux, soit un nombre conséquent de lycéens, de familles et de personnels. Les cités mixtes associent sur un même site un collège et un lycée. Elles sont ainsi pleinement inscrites dans le paysage de l’enseignement régional.

Il faut aussi souligner que les trois établissements dits internationaux, à Lyon, Grenoble et Ferney-Voltaire sont des cités mixtes, et l’on connaît le rôle qu’ils jouent pour l’attractivité et l’ouverture internationale de la région.

Enfin, dans la période de restriction des moyens budgétaires que nous connaissons, il faut considérer les cités mixtes pour ce qu’elles sont, des structures de mutualisation entre la Région et les Départements ou la Métropole de Lyon. Même si elles peuvent répondre à des logiques de sites, elles sont censées mutualiser certaines dépenses et donc réaliser des économies.

Le 2e point, c’est pour se féliciter de l’actualisation de la convention-cadre sur laquelle se fondent les liens entre la Région et les Départements, pour chacune des Cités mixtes.

Si ces dernières permettent d’utiles mutualisations, il n’est bien sûr pas toujours simple d’établir les principes, contributions financières et règles de gestion entre les partenaires, que ce soit pour le fonctionnement ou pour conduire des travaux d’extension et de modernisation. De plus avec le temps, certaines règles avaient pu mal vieillir, ce qui pouvait créer des dysfonctionnements.

Il faut donc saluer le travail de la Vice-Présidente aux lycées pour établir cette convention-cadre qui permet à la fois d’harmoniser l’approche entre les deux anciennes régions et d’apporter des actualisations et clarifications aux anciennes dispositions.

Les partenariats qui permettent le fonctionnement des cités scolaires pourront ainsi partir sur de nouvelles bases solides en 2020, avec la déclinaison locale de cette convention.

Enfin, 3e point, malgré les anciennes dispositions qui avaient pu mal vieillir, il faut souligner que cela n’avait pas empêché la Région, en tant que collectivité pilote, de faire les efforts pour que ces cités scolaires soient pleinement intégrées dans les plans d’investissement depuis 2016. Je cite deux exemples que je connais bien de ce volontarisme :

  • la rénovation des locaux et des investissements d’efficacité énergétique à la Cité scolaire Lacassagne de Lyon 3e,
  • les investissements de sécurisation de la Cité scolaire internationale de Lyon, investissements qui étaient très attendus du fait à la fois de la nature de l’établissement et des caractéristiques du site.”

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