Mai 13

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nouveau PLU-H : après un combat de plusieurs années, deux avancées pour le cadre de vie de Montchat…

mais des insuffisances subsistent

 

Le quartier de Montchat (Lyon 3e) est une richesse pour la Ville, par son identité et la qualité de ses espaces ; des atouts fragilisés ces dernières années du fait d’une densification mal maîtrisée. Après le combat politique que j’ai mené depuis des années et grâce à la mobilisation des habitants, le nouveau PLU-H voté lundi par la Métropole réalise des avancées. Mais certaines dispositions demeurent regrettables.

Première avancée : l’inscription d’une trentaine de maisons à l’inventaire des éléments bâtis à préserver du fait de leurs caractéristiques architecturales. Dès 2012, lors de la dernière modification du PLU-H, j’avais proposé de débuter cette protection mais cela avait été écarté par la majorité municipale. Quelques années ont été perdues… Le nouveau PLU-H apporte enfin une protection pour les maisons remarquables qui font l’identité de Montchat.

Deuxième avancée, obtenue à l’arraché : l’inscription d’orientations d’aménagement et de programmation (OAP) qui donnent des garanties pour la mutation du site d’exception de l’ancienne clinique Trarieux. La modification du PLU de 2013, à laquelle je m’étais opposé, risquait de mener à une densification excessive, en portant la hauteur constructible à 13 mètres dans un quartier pourtant pavillonnaire. Dès 2016, je demandais en Conseil d’arrondissement une telle OAP pour maîtriser cette densification. L’équipe municipale et la Métropole n’avaient pas voulu le prévoir. Le combat politique que j’ai mené depuis 3 ans et la mobilisation des habitants ont amené la Commission de l’enquête publique à reconnaître la nécessité d’une OAP. C’est chose faite dans le projet final.

Je conteste par contre toujours l’augmentation des hauteurs constructibles à la « Porte ouest de Montchat » (rues Ferdinand Buisson, Professeur Florence et Roux-Soignat). Ainsi, la « ville haute » va encore gagner du terrain à Montchat. Ajouté à des hauteurs constructibles inchangées sur le cours du Dr Long, favorisant un effet « tunnel », cela va encore contribuer à la banalisation et à la densification urbaines du quartier, alors même qu’il reste mal desservi par les transports en commun en son cœur.

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Mar 15

Quelles avancées pour le projet de PLU-H à Montchat ?

Cadre de vie, Intervention en conseil d'arrondissement, Montchat, Urbanisme Commentaires fermés sur Quelles avancées pour le projet de PLU-H à Montchat ?

Nous sommes toujours dans la période entre la remise du rapport de la commission d’enquête sur le projet de Plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU-H) et l’adoption de ce nouveau PLU-H par la Métropole. C’est la période au cours de laquelle la Métropole, en liaison avec la Ville, peut modifier le projet de PLU-H pour tenir compte des conclusions de l’enquête publique et donc de l’expression des habitants.

C’est la raison pour laquelle, j’ai posé les questions suivantes lors du Conseil du 3e arrondissement du 11 mars 2019, afin de connaître les positions portées par la Mairie d’arrondissement sur des sujets clés pour le quartier de Montchat.

Ci-dessous les questions, les éléments de réponse de Catherine Panassier et mon commentaire sur ces réponses.

“Madame le Maire,

A l’issue de l’enquête publique sur le projet de PLU-H qui a vu de très nombreux Montchatois s’exprimer pour la préservation du cadre de vie et de l’identité du quartier, le rapport de la Commission d’enquête a tiré des conclusions et exprimé des recommandations.

S’il revient maintenant à la Métropole de Lyon de prendre en compte ces conclusions pour améliorer le projet définitif de PLU-H, nous savons que les communes peuvent donner leur point de vue. Je souhaite donc avoir votre position sur les éléments suivants.

  1. La commission d’enquête a constaté que pour les habitants, le quartier de Montchat correspond à un territoire beaucoup plus vaste que celui qui est considéré comme le cœur de Montchat dans le PLU-H. Par ailleurs, la commission d’enquête  reconnaît que la densification de l’habitat en cours dans le quartier pose la question des aménagements et équipements nécessités par la croissance de la population. Dans ce contexte, et alors que la construction en cours d’un immeuble haut au 12 rue Ferdinand Buisson (voir photo) frappe par son incohérence urbanistique, allez-vous finalement demander à la Métropole de renoncer à augmenter les hauteurs constructibles autorisées au début de cette rue qui constitue une porte d’entrée dans le quartier ?

Réponse de la Maire du 3e : confirmation que la hauteur constructible va passer de 10 à 13 mètres sur les 100 premiers mètres de la rue Ferdinand Buisson, mais il s’agit de hauteurs maximales. Le zonage du PLU prévoit des constructions discontinues, donc il pourra y avoir différentes hauteurs et un effet de transition urbaine.

Ma réaction : on peut faire le constat sur le quartier que les volumes constructibles sont en général utilisés au maximum. Par ailleurs, la construction en cours au 12 rue Ferdinand Buisson montre bien que l’on est en train de constituer un alignement haut, qui va créer un nouvel effet tunnel. Il est regrettable que le nouveau PLU-H ne maîtrise pas mieux cette évolution.

2. Pour le terrain de la clinique Trarieux, la commission d’enquête recommande d’intégrer au PLU-H des OAP (Orientations d’Aménagement et de Programmation) pour maîtriser la mutation urbaine de ce terrain d’exception et veiller à la bonne intégration des projets immobiliers dans ce secteur pavillonnaire. Je soutiens cette approche depuis des années, compte tenu de la nature remarquable du site. Soutenez-vous finalement l’intégration d’OAP dans le PLU-H pour le tènement Trarieux et quels éléments défendez-vous auprès de la Métropole pour limiter les hauteurs des nouvelles constructions, pour tenir compte notamment du dénivelé du terrain et pour assurer la meilleure intégration possible des constructions dans le paysage ? Par ailleurs, quelles orientations proposez-vous pour assurer une continuité verte avec Chambovet ?

Réponse de la Maire du 3e : elle revient sur sa position précédemment exprimée pour dire que suite aux conclusions de la Commission d’enquête il y aura bien des OAP pour le tènement Trarieux. Dans un article du Progrès du 15 mars elle indique que ces OAP pourraient limiter les hauteurs constructibles à 10 m en limite de propriété, alors qu’elles seraient de 13 m en zone centrale et à l’entrée. La végétalisation serait renforcée en continuité de Chambovet.

Ma réaction : satisfaction de voir la Mairie revoir sa position avec l’intégration d’OAP dans le PLU-H alors que jusqu’à maintenant, elle avait poussé pour une hauteur constructible de 13 m pour tout le terrain (pour les nouvelles constructions). Ainsi le PLU-H encadrera mieux l’urbanisation du tènement, qui ne résultera pas uniquement d’un accord entre le vendeur et l’acheteur. Mon combat politique ces dernières années et la mobilisation des habitants ont fait bouger les lignes. Néanmoins, il faudra voir dans le détail quelles seront ces orientations. Et on peut déjà ne pas approuver une hauteur de 13 m en haut de la butte, puisque la pente va accentuer l’effet “plots”. Donc à suivre…

3. Pour le Parc Chaussagne, êtes-vous finalement disposée à adapter le nouveau zonage envisagé pour que l’implantation d’activités économiques dans le périmètre reste prohibée, compte tenu de l’intérêt patrimonial de ce dernier ?”

Réponse de la Maire du 3e : l’existence d’un périmètre d’intérêt patrimonial dans le PLU-H est protecteur quant à l’implantation d’activités économiques.

Ma réaction : là encore, je trouve cette position un peu naïve car l’existence de périmètres d’intérêt patrimoniaux dans d’autres secteurs de Montchat n’a pas empêché ces dernières années des constructions complètement décalées par rapport aux caractéristiques du quartier. Les garanties sont beaucoup plus fortes quand les règles sont clairement exprimées.

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Fév 06

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le rapport de l’enquête publique sur le projet de PLU-H de la Métropole de Lyon confirme une forte expression des Montchatois pour mieux préserver l’identité et le cadre de vie du quartier. Alors que de nombreux Français souhaitent être mieux écoutés, il convient maintenant que la Métropole de Lyon, avec la Mairie du 3e arrondissement, adapte le projet de PLU-H pour répondre à ces attentes, comme la commission d’enquête l’y invite.

Le rapport de la commission d’enquête sur le projet de PLU-H, qui vient d’être publié, confirme une forte mobilisation des habitants de Lyon 3e dans le cadre de cette enquête : près de 300 contributions et 600 observations. C’est beaucoup pour ce type de procédure qui apparaît complexe pour les habitants. Je suis très satisfait de cette mobilisation dont je ne doutais pas compte tenu des échanges que j’avais pu avoir avec les habitants ces derniers mois.

Les Montchatois ont fortement souhaité une meilleure préservation du cadre de vie et de l’identité du quartier, par une densification mieux maîtrisée. La commission d’enquête l’a entendu et souhaite « que la plus grande vigilance soit accordée à la cohérence entre les constructions autorisées et le niveau des équipements. Elle tient à souligner l’importance des études préalables, quant à l’insertion architecturale… ». Concernant l’urbanisation du terrain à enjeux de la clinique Trarieux, la commission d’enquête se prononce en faveur de l’édiction dans le PLU-H d’orientations d’aménagement et de programmation, pour aboutir à un projet plus harmonieux en termes d’insertion urbaine et de hauteur des bâtiments. Je m’en félicite car je demande une telle approche à la Mairie du 3e depuis des années.

Alors que le mouvement des Gilets jaunes montre un désir des citoyens d’être mieux associés aux décisions, il convient maintenant que la Métropole de Lyon, en liaison avec la Mairie du 3e arrondissement, prenne en compte ces aspirations pour éviter les excès de densification. Il ne s’agit pas d’empêcher le développement de la ville et la construction de logements, mais bien de suivre une démarche équilibrée, garante du développement durable de la Cité. Je suis bien sûr prêt à contribuer à ces améliorations du projet dans les semaines qui viennent, en espérant que le Conseil d’arrondissement sera consulté.

Pour consulter le cahier Lyon 3 du rapport de la Commission d’enquête du projet de PLU-H c’est ici :

https://www.grandlyon.com/services/la-revision-generale-du-plu-h.html

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Juil 03

Innovation dans l’éclairage public à Montchat : oui mais n’oublions pas la tranquillité publique

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Voici le texte de mon intervention, lors du Conseil municipal de Lyon du 2 juillet 2018.

“Monsieur le Maire,

Cette délibération vise à autoriser, pour un montant de 1,9 million d’euros, la mise en place d’un dispositif de pilotage de l’éclairage public sur le quartier de Montchat. Ce dispositif consiste, pour toutes les rues en dehors des grands axes, à graduer l’intensité lumineuse en 2e partie de soirée ou à allumer les lampadaires uniquement lors du passage d’une voiture, grâce à des détecteurs en début de rue.

Compte tenu de la finalité, qui est de faire des économies d’énergie, le groupe Les Républicains et apparentés aborde cette démarche favorablement.

Nous demandons toutefois à ce qu’elle soit bien étudiée, et mise en œuvre avec pragmatisme, en se gardant de se laisser aveugler par le culte de la technologie, comme nous avons pu le constater dans certaines interventions en conseil d’arrondissement.

S’il faut saisir cette opportunité de réduire la consommation électrique non nécessaire par l’éclairage public, il faut en effet prendre en compte la sécurité et la tranquillité publique des habitants.

Mon propos sera peut-être un peu technique mais la problématique n’est pas anecdotique.

Il se trouve qu’à Montchat, dans la plupart des rues concernées par le projet, il y a un éclairage unique, d’un côté de la rue, pour éclairer la chaussée et ses abords, dont le trottoir. Cela veut dire que si vous réduisez l’intensité lumineuse, ou si vous éteignez les lampadaires en l’absence de circulation, vous supprimez l’éclairage sur la chaussée mais aussi dans les abords (trottoirs, délaissés qui bordent la rue…).

Or il se trouve que des secteurs de Montchat, comme dans d’autres quartiers, souffrent de certains attroupements en soirée, qui occupent l’espace public et « pourrissent » la vie des riverains… il n’y a pas d’autres mots. Sans approche fine, votre dispositif risque ainsi de plonger dans le noir, des parties de l’espace public qui ne doivent pas l’être, surtout aux heures avancées de la nuit.

Il faut être d’autant plus vigilant à Montchat que je le rappelle, c’est un quartier dépourvu d’une présence policière permanente, du fait de votre choix politique assumé, alors même que ce quartier est très éloigné des postes de police municipale et nationale.

J’ai évoqué notre préoccupation en commission et on m’a répondu que tout est sous contrôle. Je préfère insister sur le sujet et vous lister tous les endroits où peuvent se produire les situations que j’évoquais : place de la Reconnaissance, rue Bonnand, rue Antoinette, rue Camille, rue de la Balme, secteur Trarieux/Eugénie, hauts de Montchat, débouché du cours Long sur la place Henri, parking nord du parc Bazin…

Nous sommes donc favorables à la recherche d’économie d’énergie par le pilotage de l’éclairage public, mais nous soulignons la nécessité de prendre en compte la dimension sécurité et tranquillité publique, en déployant le dispositif avec discernement, pour prendre en compte les zones à risque qui ne peuvent rester dans le noir.”

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Fév 11

La sécurité au quotidien… pour tout le monde ?

Cadre de vie, Montchat, Mutualité Préfecture, Part-Dieu, Sécurité Commentaires fermés sur La sécurité au quotidien… pour tout le monde ?

Le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a lancé cette semaine la nouvelle police de sécurité du quotidien. Elle se traduit d’une part par une expérimentation, dans certains quartiers prioritaires, du renforcement des forces de l’ordre, sous forme de brigades spécialisées de terrain, et par une orientation visant à décharger les forces de police des lourdeurs de la procédure pénale pour renforcer les capacités d’action. On verra à l’usage quels sont les résultats de ces expérimentations et quelle est la réalité de l’allégement des procédures… sans oublier bien sûr le meilleur fonctionnement de la justice, sans lequel il est illusoire de vouloir rétablir la sécurité ; à quoi bon multiplier les arrestations si les délinquants sont aussitôt libérés sans peine réelle ! On le verra aussi en gardant à l’esprit les errements de la “police de proximité” de l’ère Jospin.

A Lyon, le quartier Mermoz dans le 8e arrondissement est l’un des quartiers retenus pour l’expérimentation, qualifié de quartier de reconquête républicaine… l’intitulé donne une idée de l’ampleur des problèmes. Car il faut effectivement bouger en matière de lutte contre la délinquance et l’insécurité au quotidien. Les faits de délinquance sur la voie publique sont ainsi en hausse de 5,4 % en 2017 pour la Métropole de Lyon (près déjà + 9 % en 2016). Et on notera que les vols dans les véhicules bondissent de 24 %.

Il demeure une question. Tous les territoires du pays et tous les quartiers de nos villes auront-ils l’opportunité de bénéficier d’une meilleure sécurité au quotidien. Pour prendre l’exemple du 3e arrondissement, deux secteurs font l’objet de toutes les attentions : la Part-Dieu, compte tenu du nombre énorme de passages et les Berges du Rhône, pour lesquelles on apprend que si l’insécurité y a reculé, c’est au prix d’un énorme investissement public. Ceux qui portent le succès des Berges en étendard oublient de dire les risques qui ont été pris, sciemment, en matière de sécurité et de tranquillité publique.

Mais qu’en est-il pour les autres quartiers de notre arrondissement, qui ne sont ni des secteurs d’hyper-centre, ni des secteurs de “jungle urbaine” il est vrai. Force est de constater qu’ils sont un peu délaissés, et pourtant les problèmes existent. Prenons le 3e Est : 60 000 habitants sans aucun poste de police, ni nationale, ni municipale (ce qui n’a pas été le cas dans le passé quand il y avait un commissariat annexe avenue Lacassagne et une antenne de la police municipale cours Long). Quels que soient l’engagement et la réactivité des forces de police, on sait bien que quand il faut venir de loin, c’est moins facile de dissuader, de surveiller et d’intervenir rapidement.

Et pourtant, il y a des problèmes dans le 3e Est : des trafics en plusieurs lieux, des dégradations de véhicules à répétition, des tapages réguliers qui nuisent à la tranquillité des riverains, des cambriolages notamment dans les secteurs pavillonnaires de Montchat. On peut aussi constater que Chambovet, qui devrait incarner la tranquillité, est régulièrement le lieu d’incendies de véhicules…

Pour une vraie sécurité au quotidien pour tout le monde, il faut nécessairement un maillage de proximité des forces de police. En la matière, il y a des progrès à réaliser à Lyon et notamment dans notre arrondissement.

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