Déc 19

Beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment d’un laisser-aller dans nos institutions. On peut dire que la Mairie du 3e arrondissement contribue à ce sentiment, sur le sujet ô combien majeur pour notre République, de l’organisation des élections.

Lors des Municipales de 2014, de nombreux habitants du 3e n’avaient pu voter du fait de radiations abusives, suite à un problème de distribution des cartes électorales. Les personnes concernées habitaient bien à la bonne adresse, mais le courrier ayant été mal distribué, après avoir été retourné à la Mairie, les personnes avaient été radiées sans autre vérification. Elles n’avaient pas pu voter… Cela n’avait semble-t-il interpellé aucune des autorités en charge des élections. Un vrai scandale…

Nouveau problème pour les élections régionales : les bureaux de vote du 3e est (60 % de la population) ont été redécoupés, mais certains électeurs n’ont pas été informés, et ils ont passé du temps à chercher leur bureau de vote… Dans certain cas, leur nouveau lieu de vote était très éloigné, dans un autre quartier. J’ai moi-même rencontré de nombreuses personnes dans ce cas, las de devoir attendre pour savoir où aller, ou trop consternées pour repartir dans un autre lieu de vote. L’exaspération était telle que certains disaient vouloir renoncer à aller voter… La participation a pâti de cette situation : dans le bureau 340, elle a par exemple été sensiblement inférieure aux bureaux voisins.

Par ailleurs, ce redécoupage a été fait sans prendre en compte la réalité des quartiers, notamment les plans de circulation ou la topographie à Montchat. Une concentration de bureaux de vote a été réalisée dans un groupe scolaire peu accessible en voiture. Certains électeurs, résidant en face de leur ancien lieu de vote, doivent maintenant parcourir une distance importante. C’est cela le progrès, notamment pour les personnes qui ont des difficultés pour se déplacer ? Un redécoupage devrait nécessairement aboutir à une amélioration, pas à une dégradation de l’organisation.

Alors que tous les discours officiels plaident pour la participation citoyenne aux élections, les ratés en série de la Mairie du 3e sont inacceptables. Et les excuses après scrutin ou l’explication de l’erreur administrative ne peuvent suffire. Le Maire doit s’assurer que toute réorganisation est menée correctement et avec pertinence.

 

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Avr 03

Depuis l’élection municipale de mars 2014, Thierry Philip et son équipe ont passé beaucoup de temps à se répartir les postes puis à changer plusieurs fois cette répartition. Le Conseil d’arrondissement a ainsi pris une allure de “Tournez manège” ! 

Pendant ce temps, les sujets de préoccupation perdurent.

En matière de sécurité, si la mobilisation des habitants, relayée par notre opposition, a conduit la Mairie à enfin reconnaitre les problèmes (place Gabriel Péri, Villette…), les solutions durables sont toujours attendues. Par ailleurs, des problèmes perdurent, comme par exemple les dégradations sur véhicules à Montchat.

La densification urbaine se poursuit à marche forcée : les habitants de la Part-Dieu découvrent toujours les projets de tours à l’issue du MIPIM ou autres salons immobiliers et l’ambiance village de Montchat est de plus en plus menacée.

Pour nos déplacements, l’offre des lignes C3, C9 et C13 reste inadaptée.

Quant à l’autosatisfaction du Maire sur les nouveaux rythmes scolaires, elle est bien décalée par rapport à ce que vivent les parents et les équipes éducatives…

 

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Sep 20

Quelle rentrée ! Pratiquement chaque  jour la « majorité » gouvernementale repousse les limites de l’incroyable. Même le scenariste de l’excellente série Borgen n’imaginerait pas de tels rebondissements. Et pendant ce temps là, la France s’enfonce dans le déclin moral et économique, comme le démontrent chaque mois les enquêtes de conjoncture, avec une France à la traîne en Europe… ou bien l’intervention complètement décalée du Président lors du sommet de l’OTAN. Et ce ne sont pas les oraux de rattrapage de mardi et jeudi dernier qui changent le triste constat…

Ce qui me frappe aussi en cette période, c’est l’hypocrisie de cette « majorité ».

Comment peut-elle se parer des habits du courage, du redressement et de la réforme alors qu’elle vient de gâcher plus de deux années de pouvoir, détricotant des mesures du précédent quinquennat, asphixiant l’économie française par sa pression fiscale et bureaucratique et égarant les Français dans des voies sociétales sans issue ?

Comment le Premier ministre a-t-il pu venir nous alerter sur un danger de crise politique majeure alors que c’est sa famille politique qui depuis 2012, par ses mesures, et même avant, par son attitude irresponsable, a trompé et exaspéré les Français ? Plutôt qu’une alerte, nous attendons au moins une reconnaissance des erreurs commises.

Quant aux « surprenantes » affaires Strauss-Kahn, Cahuzac et Thevenoud…, chaque fois, c’est la stupéfaction sur ces « histoires » qui sont bien sûr des histoires individuelles. Mais comment ne pas se poser la question des logiques collectives qui ont laissé cela arriver au sommet de l’Etat.

Mais cette hypocrisie n’est pas que « parisienne ». Et toute proportion gardée, elle me semble aussi à l’œuvre dans notre arrondissement comme nous venons de le constater à propos des capacités d’expression laissées à l’opposition municipale. Nous pouvons faire le constat que les socialistes locaux, grands donneurs de leçons démocratiques (cf. les déclarations de Thierry Philip lors de son élection en 2008), ne se gênent pas pour brider notre expression : volonté d’interdire aux élus d’assister aux réunions des conseils de quartier, interdiction faite aux élus de participer au débat du CICA, refus d’examiner des vœux en conseil d’arrondissement…

Ils font aussi des choix « surprenants » quant aux tribunes d’opposition dans le journal d’arrondissement Vision 3e. Ce n’est certes pas l’affaire du siècle, il y a bien sûr des choses plus importantes, mais pour autant, il y a des questions de principe à ne pas laisser passer.

Le Maire du 3e et son équipe viennent ainsi sciemment d’augmenter de 25 % l’espace de la tribune d’opposition pour un élu non inscrit, ce qui profite au Front national. Comprenons-nous bien, le Front national, comme tout parti qui obtient des élus lors des élections municipales, a droit à un espace d’expression. Mais par contre, il n’y a aucune raison pour qu’en termes d’expression, un élu FN soit équivalent à 3,4 élus UMP ! Il convient de tenir compte des scores réalisés. C’est pourtant ce qu’ont imposé les socialistes.

Hypocrisie ? C’est en tous cas la confirmation de ce que nous avons déjà dénoncé, à savoir les intérêts électoraux convergents du PS et du FN. Dans ces conditions, que le Maire du 3e nous épargne au moins ses grandes tirades !

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Juin 05

Voici le texte de mon intervention lors du Conseil d’arrondissement du 2 juin sur l’organisation des rythmes scolaires proposée par Gérard COLLOMB et Anne BRUGNERA.

« Enfin, nous abordons le sujet des rythmes scolaires, c’est un sujet très important et on sait combien il préoccupe les parents et les enseignants.

Nous allons voter contre cette délibération comme nous l’avons expliqué en conseil municipal.

La première raison est le défaut de concertation et l’absence de débat démocratique sur la question, cela mérite un vote négatif. Il est consternant de constater que c’est le 2 juin, à deux semaines de la fin des cours et à quelques mois de la rentrée, avec les vacances au milieu, que les parents d’élèves connaissent les modalités de l’organisation de la semaine, ce qui leur pose d’énormes problèmes.

Gérard COLLOMB avait décidé de se donner un an de plus pour donner le temps à la réflexion ; cette année n’a servi à rien car il n’y a pas eu de concertation ni de débat démocratique alors que la campagne municipale aurait dû être l’occasion de débattre de ce sujet. Vous avez fait preuve d’un évitement permanent sur la question. Il était répondu aux parents dans les conseils d’école que nous ne pouvions pas aborder le sujet étant en campagne électorale, ce qui est un comble puisque nous étions là au cœur du débat municipal.

Il y a eu mensonge en plus puisque Gérard COLLOMB, dans la seule information qu’il avait pu donner, avait annoncé un coût pour les familles de 2 à 19 euros par an et que, quelques jours après les élections, c’est devenu un coût de 2 euros à 20 euros par mois ce qui, en termes de déontologie démocratique, pose un problème. Comment peut-on se renier ainsi en quelques jours ? Vous avez inventé l’école publique payante ! C’est tromper les Lyonnais que d’avoir fait ce type de fausse information.

Pour toutes ces raisons, cela méritait déjà de marquer le coup par un vote négatif.

Le deuxième point c’est sur le fond de la réforme ; nous avons complètement perdu de vue l’objectif de départ de cette réforme. Je rappelle pour Madame BRUGNERA, qui n’est pas là ce soir, mais qui l’a dit largement dans les médias, l’objectif n’est pas de rendre le planning lisible pour les élèves, ni de ne pas compliquer l’organisation dans les établissements scolaires mais, l’objectif est bien d’alléger le temps scolaire pour que les enfants puissent mieux apprendre à l’école. En la matière, il y a des besoins.

Aujourd’hui, vous nous proposez de basculer les heures d’apprentissage du vendredi après-midi sur le mercredi matin, on est bien loin de l’objectif de l’allègement puisque le rythme va rester soutenu pendant une bonne partie de la semaine pour les enfants.

Je souscris assez à la formule « tout ça pour ça » parce qu’il n’était pas utile de se lancer dans un tel “barnum” pour aboutir à un résultat finalement aussi marginal.

Votre proposition est habile parce que finalement, elle va arranger beaucoup de monde et nous retrouvons le modèle lyonnais de Gérard COLLOMB, c’est « socialo-démago » car  en faisant ça, on ne bouscule pas trop les choses et on va se mettre « dans la poche » un certain nombre de personnes. Le problème, c’est que cette réforme, qui ne change rien sur le fond,  a un coût, pour la collectivité et pour les familles. Il est estimé entre 8 et 9 millions d’euros par an. Dans le contexte actuel, c’est une somme significative, c’est une nouvelle école par an en termes d’investissement.

Il s’agit donc d’une réforme a minima, qui ne change pas grand-chose, mais qui va obérer nos capacités budgétaires dans un contexte que l’on sait déjà très contraint.

La troisième raison, dont on a peu parlé – mais en politique il faut avoir des positions fermes et les assumer -, c’est qu’il y a un très mauvais signal politique qui est donné car, derrière, c’est le weekend de 2 jours ½ qui est proposé. Aujourd’hui où l’on est plutôt dans une logique où il faudrait que la France travaille plus, pour nous sortir des difficultés dans lesquelles nous sommes, par le biais de cette réforme, vous allez donner un encouragement au week-end de 2 jours ½. En termes philosophiques ou d’organisation de la société, ce n’est pas un bon message mais il est cohérent avec votre logique socialiste que vous avez développée depuis quelques années. Par ailleurs, une telle interruption n’est pas bonne pour les rythmes scolaires !

Pour ces trois raisons et, face à cette réforme qui s’avère être un fiasco, à la fois national et local, puisqu’encore une fois, cette réforme ne débouche pas sur grand-chose pour un coût important, nous allons voter contre cette délibération. Aujourd’hui, la meilleure solution serait d’annuler cette réforme ; reste à espérer que la raison l’emporte et qu’au niveau national, face au résultat que l’on va obtenir, le Gouvernement revienne sur ce sujet. Nous manifesterons samedi, devant le Rectorat, pour demander l’annulation de cette réforme car, nous sommes nombreux à nous y opposer en l’état.

Nous sommes devant une réforme malmenée qui perd ses objectifs de départ et qui est moins favorable que ce que nous pouvions avoir.  Merci. »

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Mai 05

Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention, lors de l’installation du Conseil d’arrondissement pour le mandat 2014-2020.

“Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous n’avons pas présenté de candidature au poste de Maire parce que nous prenons acte du résultat de cette élection qui conduit finalement à un statu quo dans la composition de ce Conseil d’Arrondissement ; si ce n’est le remplacement d’un élu du Centre par un élu du Front National. Nous en prenons acte, de même que nous aimerions que soit prit acte du fait qu’au niveau de la Métropole, l’union de la Droite et le Centre l’emporte avec 20 000 voix. Nous espérons que mercredi,  l’issue démocratique constatera cette majorité au niveau de la Métropole, qui vous le savez est pour nous et nos affaires locales, demain, la collectivité politique d’avenir.

Nous vous adressons bien évidemment nos félicitations républicaines pour cette élection. Je voudrais aussi saluer l’élection de Monsieur Kepenekian au poste de 1er Adjoint de la Ville de Lyon. Je pense que ses qualités humaines et sa « rondeur » seront un atout pour un mandat, dont nous savons tous, et notamment vous dans la majorité, qu’il sera sans doute éprouvant.

Je voudrais également remercier les 10 259 électeurs qui ont choisi notre liste de l’union de la Droite et du Centre au 2ème tour et je salue tous les colistiers et tous les sympathisants qui nous ont accompagnés dans ce combat électoral et qui ont fait preuve de beaucoup d’ardeur. Je pense que cela a été noté sur le terrain, un grand remerciement à tous !

Je voudrais aussi exprimer un certain regret du fait d’une campagne qui a été, je pense, d’une certaine manière escamotée. Nous avons été face à une non-campagne au niveau de la Ville et de cet arrondissement. L’une des conséquences que vous avez évoquée, c’est le niveau très élevé de l’abstention, 43,4% sur notre arrondissement, c’est nettement plus qu’au plan national. De ce résultat nous ne pouvons pas tirer un grand soutien pour le modèle lyonnais que Gérard Colomb souhaite incarner. Je voudrais puisque l’on parle abstention, déplorer aussi le fait que de trop nombreux Lyonnais n’aient pas pu voter pour cette élection du fait de radiations abusives. J’ai rencontré des Lyonnais en colère, des Lyonnaises en colère notamment, qui repartaient d’un bureau de vote dans l’impossibilité de voter et qui n’auront même pas la possibilité de se réinscrire dans cette année électorale. Cette situation est bien sûr totalement inacceptable, priver quelqu’un de son droit de vote est un grave problème. Je dis que cela l’est d’autant plus que c’était “chronique d’une colère annoncée” car nous en avons souvent débattu ici. Nous savions qu’il y avait eu des radiations à la « hache », des cas de personnes qui n’auraient pas dû être radiées. Cela pose un problème démocratique, et je constate que nous n’avons toujours pas d’explications rationnelles de ce raté démocratique.

Campagne escamotée car je pense qu’effectivement pendant toutes ces semaines de campagne, nous avons fait face à un non débat, une stratégie d’évitement. Cela a été vrai pour la Ville de Lyon avec Gérard Collomb, cela a été vrai dans le 3ème arrondissement. Je donne juste quelques exemples. Grand étonnement  de voir que sur la question des rythmes scolaires, question fondamentale pour la Ville, question fondamentale pour les parents, question fondamentale pour les familles, il n’a pas été possible de débattre de cette question. J’ai été consterné des propos qui m’ont été rapportés par des représentants de parents d’élèves, à qui on a dit en conseil d’école, quand ils posaient la question de ce qu’il allait advenir à la rentrée, que « nous ne pouvons pas vous en parler nous sommes en campagne municipale ». Si l’on ne peut pas évoquer dans une campagne municipale les sujets clés de la Ville, là aussi il y a un problème démocratique.

Nous aurions aimé aussi pouvoir débattre, mais l’occasion médiatique n’a pas été au rendez-vous, des problèmes de sécurité et de tranquillité publique qui se posent dans cet arrondissement. En matière de sécurité et de tranquillité publique, je constate que l’on a laissé pourrir, je pèse mes mots, certaines situations. On a vu autour de certains espaces publics, et on a vu sur certains camps à Montchat, et on a vu le long des berges du Rhône, une exaspération monter dans la population. Cette exaspération on l’a laissé monter et cette exaspération a eu sa traduction électorale que bien évidemment vous avez dénoncée dans votre discours. Je dis que logiquement quand on laisse les gens s’exaspérer, que l’on n’apporte pas de solutions, cela a cette traduction électorale. On nous a beaucoup attaqués dans cette campagne sur le système UMPS, mais ce que je vois aujourd’hui ce sont les effets de la convergence d’intérêts FN-PS. J’invite chacun à regarder les résultats électoraux dans le 3ème et vous verrez, la géographie de ce vote, comment elle recoupe très précisément, les problèmes au bord des berges du Rhône, les problèmes autour de la place de la Reconnaissance, les problèmes autour du boulevard Pinel.

Vous avez évoqué vos scores sur Montchat, et je corrige votre propos Monsieur le Maire, certes vous êtes en tête dans un contexte de triangulaire, mais il y a de nombreux bureaux de vote où vous êtes minoritaires, vous n’avez pas atteint la majorité absolue. Nous avions un contexte de triangulaire dans cette élection, bien sûr que cela a cassé la dynamique, bien sûr que cela a facilité la réélection de la liste de gauche. Nous ne sommes pas obligés de ne pas le dénoncer et je voulais quand même le signaler et que chacun en tire les leçons pour l’avenir et pour l’efficacité de son vote.

Enfin en termes de débat, nous aurions aimé pouvoir débattre avec vous des questions d’urbanisme. Pouvoir confronter nos projets sur la Part-Dieu, il n’y a pas de caricatures, il y a des projets alternatifs, on aurait aimé pouvoir en parler. Sur Montchat, nous aurions aimé pouvoir vous entendre, sur comment vous pouvez de nouveau promettre des choses en 2014 alors que ce que vous aviez promis en 2008 n’a été suivi d’aucun effet, puisque nous n’avez rien fait en matière de PLU pour changer la situation.

Campagne escamotée, campagne tronquée également, puisque vous vous êtes présentés à la tête d’une coalition rose-verte. Nous avions vu toute la fin du dernier mandat le début de vos divergences, puisqu’il y avait dans les interventions de vos adjoints, deux interventions parallèles. Vous vous êtes présentés au 1er tour, avec deux listes distinctes, en nous expliquant qu’il y avait des divergences qui motivaient le fait qu’il y ait deux listes. Entre les deux tours, dans l’urgence, vous vous êtes “rabibochés”, puisqu’il fallait constituer les listes. Vous vous êtes présentés au 2e tour avec une liste unique, vous avez gagné les élections et quelques jours après en conseil municipal Monsieur Etienne Tête nous a dit qu’il faisait un constat que vous n’étiez pas d’accord sur les objectifs et que donc, il n’y aurait pas de participation des Verts à l’exécutif. Alors je vous pose une question toute simple, pour quel programme ont voté les électeurs, les 15 752 électeurs qui ont voté pour vous au 2ème tour, puisque aujourd’hui vos alliés Verts font le constat que vous n’êtes pas d’accord sur les objectifs. Cela pose là aussi un problème de transparence politique. Là ce que je souhaite c’est que cela ne soit pas comme à la Région, un mandat de paralysie qui s’ouvre, parce qu’effectivement vous avez trop de divergences pour mener une politique qui ait des bienfaits pour les Lyonnais.

Cette campagne escamotée, cette campagne tronquée, encore une fois nous en admettons les résultats, mais c’est maintenant que tout commence, parce qu’il va falloir maintenant être clair et transparent sur ce que vous voulez faire. Je vous dirais bien évidemment que nous, le mandat qui nous est donné, est un mandat d’opposition, que nous mènerons cette opposition de façon ouverte et constructive, mais de façon totalement déterminée. Et, je dis aux habitants du 3ème arrondissement quels qu’ils soient, de droite ou de gauche, que nous serons comme nous l’avons été les six dernières années, des veilleurs attentifs, pour dénoncer notamment toutes les choses qui vont dans le mauvais sens, je fais référence aux démolitions Part-Dieu, aux problèmes d’urbanisme à Montchat, aux problèmes de sécurité qui ne sont pas traités. Nous sommes à leur disposition pour porter leurs messages et pour qu’ils soient entendus dans le sens de l’intérêt général.” 

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