Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Catégorie : Mutualité Préfecture Page 3 of 5

Place Gabriel Péri : ne pas se tromper de diagnostic

Je vous invite à prendre connaissance du texte de mon intervention lors du Conseil du Grand Lyon du 10 juillet 2014 à propos de travaux sur l’immeuble “Le Clip” ; l’occasion d’avoir la confirmation que le Maire de Lyon fait une analyse erronée sur cet espace public. Dès lors, on comprend mieux pourquoi la situation est chaotique dans le secteur.

“Monsieur le Président, il ne s’agit pas que d’un petit dossier technique qui consiste à remplacer les vitres d’un immeuble puisqu’il y en a pour un peu plus de 4 M€ ! Je voudrais dire que le groupe UMP va voter cette délibération parce qu’en effet, il est plus que nécessaire de rénover cet immeuble de la place Gabriel Péri pour résoudre les problèmes de chutes d’éléments de cet immeuble, pour sécuriser le site et je dirais pour « libérer » les habitants occupant ces immeubles qui se trouvent aujourd’hui derrière des filets, vous le savez, depuis quelques années, dispositif qui pénalise également l’activité des commerces en rez-de-chaussée. Cette rénovation va aussi permettre l’embellissement du cadre urbain dans le secteur ; je vais y revenir juste après.

Je voudrais d’abord faire trois remarques techniques sur la délibération :

– la première, c’est que l’on peut s’étonner de l’écart de chiffrage entre les deux expertises dans le rapport pour la rénovation de CLIP 2 puisque l’une a abouti à 150 000 € alors que l’autre a abouti à 3,5 M€ ;

– deuxième remarque, c’est qu’il faut regretter bien sûr que le recours porté par la SACVL pour malfaçon ait été déposé hors délai, ce qui occasionne aujourd’hui des coûts pour notre collectivité ;

– enfin, troisième remarque, puisque le Grand Lyon se voit contraint d’acquérir les commerces en pied d’immeuble, il faut souhaiter que cela donne la possibilité à notre collectivité de bien maîtriser les lieux dans le cadre du devenir de la place.

Je disais donc que cette rénovation arrivait au moment opportun pour rénover le cadre urbain de la place Gabriel Péri qui en a bien besoin et vous savez que le CLIP est un immeuble emblématique des lieux.

Mais cette rénovation ne suffira pas à elle seule à changer l’image du secteur et à restaurer un cadre agréable pour les habitants et les visiteurs de cette place Gabriel Péri qui est, avec le bout du cours Albert Thomas, une entrée du troisième arrondissement. Elle ne suffira pas car les besoins de rénovation urbaine sont colossaux et je voudrais à ce propos exprimer une suggestion, un regret et un rappel.

La suggestion, c’est d’avoir une approche urbanistique qui intègre cette place Gabriel Péri. Pendant la campagne électorale, vous avez promis de réaliser la diagonale Moncey. Je pense que ce projet manquera de cohérence s’il s’arrête derrière le CLIP et n’intègre pas une requalification de la place Gabriel Péri qui -je le redis- est l’élément-clé de l’une des portes du troisième arrondissement.

Le regret, pour ne pas dire la consternation, c’est de constater qu’alors même que les besoins sont énormes, ce secteur du troisième arrondissement (Moncey-Voltaire) ne sera plus considéré comme un quartier prioritaire de la politique de la ville du fait des choix de votre Gouvernement socialiste. L’histoire retiendra que c’est la Ministre Najat Vallaud-Belkacem, encore élue du troisième arrondissement, qui aura fait sortir ce quartier de la politique de la ville et qui considère donc que ce quartier ne doit pas bénéficier d’une action renforcée des pouvoirs publics.

Le rappel, c’est que le développement urbain du quartier, comme pour tous les quartiers en difficulté, ne peut se réaliser sans que l’ordre public soit assuré ; c’est un préalable. Et, là encore, les besoins sont criants, comme on l’a vu avec certains comportements qui se sont déroulés sur cette place et comme une actualité récente l’a démontré. Je fais référence aux après-matchs de l’équipe d’Algérie qui se sont déroulés dans le secteur Guillotière et qui ont montré que cette place avait été un point dur des graves débordements que nous avons connus ; et je dois dire que j’ai été un peu choqué de recevoir des sms de relations à divers endroits de France me disant “Ton troisième arrondissement de Lyon, c’est plutôt chaud !”. Effectivement ! Et je dirais que le début de l’émeute que nous avons connue en marge du marché du Ramadan cette semaine doit aussi nous interpeller.

Oui, monsieur le Président, la collectivité, Ville et Grand Lyon, doit avoir une action forte en termes de bâti comme nous allons le voter avec cette délibération mais il faut aussi un développement urbain d’ensemble, avec une approche urbanistique globale et ne pas oublier les notions d’ordre public et de sécurité, qui relèvent bien évidemment de l’Etat mais pour lesquelles la Ville de Lyon et la Métropole doivent aussi apporter leur contribution.”

Intervention de début de mandat

Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention, lors de l’installation du Conseil d’arrondissement pour le mandat 2014-2020.

“Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous n’avons pas présenté de candidature au poste de Maire parce que nous prenons acte du résultat de cette élection qui conduit finalement à un statu quo dans la composition de ce Conseil d’Arrondissement ; si ce n’est le remplacement d’un élu du Centre par un élu du Front National. Nous en prenons acte, de même que nous aimerions que soit prit acte du fait qu’au niveau de la Métropole, l’union de la Droite et le Centre l’emporte avec 20 000 voix. Nous espérons que mercredi,  l’issue démocratique constatera cette majorité au niveau de la Métropole, qui vous le savez est pour nous et nos affaires locales, demain, la collectivité politique d’avenir.

Nous vous adressons bien évidemment nos félicitations républicaines pour cette élection. Je voudrais aussi saluer l’élection de Monsieur Kepenekian au poste de 1er Adjoint de la Ville de Lyon. Je pense que ses qualités humaines et sa « rondeur » seront un atout pour un mandat, dont nous savons tous, et notamment vous dans la majorité, qu’il sera sans doute éprouvant.

Je voudrais également remercier les 10 259 électeurs qui ont choisi notre liste de l’union de la Droite et du Centre au 2ème tour et je salue tous les colistiers et tous les sympathisants qui nous ont accompagnés dans ce combat électoral et qui ont fait preuve de beaucoup d’ardeur. Je pense que cela a été noté sur le terrain, un grand remerciement à tous !

Je voudrais aussi exprimer un certain regret du fait d’une campagne qui a été, je pense, d’une certaine manière escamotée. Nous avons été face à une non-campagne au niveau de la Ville et de cet arrondissement. L’une des conséquences que vous avez évoquée, c’est le niveau très élevé de l’abstention, 43,4% sur notre arrondissement, c’est nettement plus qu’au plan national. De ce résultat nous ne pouvons pas tirer un grand soutien pour le modèle lyonnais que Gérard Colomb souhaite incarner. Je voudrais puisque l’on parle abstention, déplorer aussi le fait que de trop nombreux Lyonnais n’aient pas pu voter pour cette élection du fait de radiations abusives. J’ai rencontré des Lyonnais en colère, des Lyonnaises en colère notamment, qui repartaient d’un bureau de vote dans l’impossibilité de voter et qui n’auront même pas la possibilité de se réinscrire dans cette année électorale. Cette situation est bien sûr totalement inacceptable, priver quelqu’un de son droit de vote est un grave problème. Je dis que cela l’est d’autant plus que c’était “chronique d’une colère annoncée” car nous en avons souvent débattu ici. Nous savions qu’il y avait eu des radiations à la « hache », des cas de personnes qui n’auraient pas dû être radiées. Cela pose un problème démocratique, et je constate que nous n’avons toujours pas d’explications rationnelles de ce raté démocratique.

Campagne escamotée car je pense qu’effectivement pendant toutes ces semaines de campagne, nous avons fait face à un non débat, une stratégie d’évitement. Cela a été vrai pour la Ville de Lyon avec Gérard Collomb, cela a été vrai dans le 3ème arrondissement. Je donne juste quelques exemples. Grand étonnement  de voir que sur la question des rythmes scolaires, question fondamentale pour la Ville, question fondamentale pour les parents, question fondamentale pour les familles, il n’a pas été possible de débattre de cette question. J’ai été consterné des propos qui m’ont été rapportés par des représentants de parents d’élèves, à qui on a dit en conseil d’école, quand ils posaient la question de ce qu’il allait advenir à la rentrée, que « nous ne pouvons pas vous en parler nous sommes en campagne municipale ». Si l’on ne peut pas évoquer dans une campagne municipale les sujets clés de la Ville, là aussi il y a un problème démocratique.

Nous aurions aimé aussi pouvoir débattre, mais l’occasion médiatique n’a pas été au rendez-vous, des problèmes de sécurité et de tranquillité publique qui se posent dans cet arrondissement. En matière de sécurité et de tranquillité publique, je constate que l’on a laissé pourrir, je pèse mes mots, certaines situations. On a vu autour de certains espaces publics, et on a vu sur certains camps à Montchat, et on a vu le long des berges du Rhône, une exaspération monter dans la population. Cette exaspération on l’a laissé monter et cette exaspération a eu sa traduction électorale que bien évidemment vous avez dénoncée dans votre discours. Je dis que logiquement quand on laisse les gens s’exaspérer, que l’on n’apporte pas de solutions, cela a cette traduction électorale. On nous a beaucoup attaqués dans cette campagne sur le système UMPS, mais ce que je vois aujourd’hui ce sont les effets de la convergence d’intérêts FN-PS. J’invite chacun à regarder les résultats électoraux dans le 3ème et vous verrez, la géographie de ce vote, comment elle recoupe très précisément, les problèmes au bord des berges du Rhône, les problèmes autour de la place de la Reconnaissance, les problèmes autour du boulevard Pinel.

Vous avez évoqué vos scores sur Montchat, et je corrige votre propos Monsieur le Maire, certes vous êtes en tête dans un contexte de triangulaire, mais il y a de nombreux bureaux de vote où vous êtes minoritaires, vous n’avez pas atteint la majorité absolue. Nous avions un contexte de triangulaire dans cette élection, bien sûr que cela a cassé la dynamique, bien sûr que cela a facilité la réélection de la liste de gauche. Nous ne sommes pas obligés de ne pas le dénoncer et je voulais quand même le signaler et que chacun en tire les leçons pour l’avenir et pour l’efficacité de son vote.

Enfin en termes de débat, nous aurions aimé pouvoir débattre avec vous des questions d’urbanisme. Pouvoir confronter nos projets sur la Part-Dieu, il n’y a pas de caricatures, il y a des projets alternatifs, on aurait aimé pouvoir en parler. Sur Montchat, nous aurions aimé pouvoir vous entendre, sur comment vous pouvez de nouveau promettre des choses en 2014 alors que ce que vous aviez promis en 2008 n’a été suivi d’aucun effet, puisque nous n’avez rien fait en matière de PLU pour changer la situation.

Campagne escamotée, campagne tronquée également, puisque vous vous êtes présentés à la tête d’une coalition rose-verte. Nous avions vu toute la fin du dernier mandat le début de vos divergences, puisqu’il y avait dans les interventions de vos adjoints, deux interventions parallèles. Vous vous êtes présentés au 1er tour, avec deux listes distinctes, en nous expliquant qu’il y avait des divergences qui motivaient le fait qu’il y ait deux listes. Entre les deux tours, dans l’urgence, vous vous êtes “rabibochés”, puisqu’il fallait constituer les listes. Vous vous êtes présentés au 2e tour avec une liste unique, vous avez gagné les élections et quelques jours après en conseil municipal Monsieur Etienne Tête nous a dit qu’il faisait un constat que vous n’étiez pas d’accord sur les objectifs et que donc, il n’y aurait pas de participation des Verts à l’exécutif. Alors je vous pose une question toute simple, pour quel programme ont voté les électeurs, les 15 752 électeurs qui ont voté pour vous au 2ème tour, puisque aujourd’hui vos alliés Verts font le constat que vous n’êtes pas d’accord sur les objectifs. Cela pose là aussi un problème de transparence politique. Là ce que je souhaite c’est que cela ne soit pas comme à la Région, un mandat de paralysie qui s’ouvre, parce qu’effectivement vous avez trop de divergences pour mener une politique qui ait des bienfaits pour les Lyonnais.

Cette campagne escamotée, cette campagne tronquée, encore une fois nous en admettons les résultats, mais c’est maintenant que tout commence, parce qu’il va falloir maintenant être clair et transparent sur ce que vous voulez faire. Je vous dirais bien évidemment que nous, le mandat qui nous est donné, est un mandat d’opposition, que nous mènerons cette opposition de façon ouverte et constructive, mais de façon totalement déterminée. Et, je dis aux habitants du 3ème arrondissement quels qu’ils soient, de droite ou de gauche, que nous serons comme nous l’avons été les six dernières années, des veilleurs attentifs, pour dénoncer notamment toutes les choses qui vont dans le mauvais sens, je fais référence aux démolitions Part-Dieu, aux problèmes d’urbanisme à Montchat, aux problèmes de sécurité qui ne sont pas traités. Nous sommes à leur disposition pour porter leurs messages et pour qu’ils soient entendus dans le sens de l’intérêt général.” 

Que fait la ville en matière de tranquillité publique ?

J’ai interpellé le Maire du 3e arrondissement lors du Conseil d’arrondissement de mardi dernier à propos des atteintes à la tranquillité publique cet été en de multiples lieux de notre arrondissement.

Vous trouverez ci-dessous le texte de cette intervention.

Vous pourrez lire les réponses de Thierry Philip dans le compte-rendu officiel qui sera mis en ligne sur le site de la Mairie du 3e à la mi-octobre. Parmi ces éléments de réponse, un élément d’un ridicule avéré : “c’est la faute à Nicolas Sarkozy”. Par ailleurs, il a affirmé que la police municipale ne faisait que de la prévention. C’est pas l’impression que j’ai en matière de stationnement et peut-être faudrait-il voir les choses différemment.

« Je souhaite revenir sur les questions de tranquillité publique que l’on a pu connaitre dans l’arrondissement cet été et traduite médiatiquement, surtout sur la Place du Château de Montchat, pour laquelle j’ai lu le compte-rendu de la réunion que vous avez tenue samedi dans le Progrès.

Je suis un peu étonné de la réponse tardive aux problèmes, puisque nous sommes au 15 septembre et que les problèmes ont duré 2 mois, selon les échos que j’ai entendus sur le marché.

Je souhaite également dire que nous avons été  de nouveau confrontés à un aménagement qui a été mal conçu à l’origine, puisqu’il est dit dans l’article, qu’il va y avoir un aménagement complémentaire. Cela rappelle l’aménagement du parc Kaplan, pour lequel il a fallu corriger des dysfonctionnements dès son ouverture.

Quand nous discutons avec les habitants du 3ème, nous nous rendons compte que la situation était compliquée à plusieurs endroits. Certes ce n’est que de la tranquillité publique, mais pour les personnes restées chez elles cet été, cela a été des nuisances pendant 2 mois, qui, à répétitions, peuvent créer un réel sentiment de malaise. On rencontre des gens  prêts à quitter leur quartier parce qu’ils n’en peuvent plus. Pour citer quelques exemples, sur la Place de la Reconnaissance, le square est occupé jusqu’à 2 heures du matin, le square Jussieu est un problème qui subsiste, le square Kaplan qui a été difficile également et la Place Sainte-Anne. Au-delà de ce que vous avez annoncé sur la Place du Château, quelle réponse pouvons-nous donner sur l’occupation du domaine public, du respect des règles de vie en société et de la quiétude des habitants ? Nous avons l’impression d’être dans une incapacité de réponse, ne voyant pas de solution arriver. Du coup, cela crée chez nos concitoyens, un sentiment de frustration et une baisse de croyance en la politique. Nous avons un bel outil avec la police municipale et plutôt que de faire certaines tâches, ne pourrait-elle pas intervenir pour remettre les choses en ordre ? »

Les promesses non tenues : sécurité et tranquillité publique (omissions III)

Poursuivons notre revue du bilan de mandat de la Mairie PS du 3e arrondissement. Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, voir omissions I et II. Toujours sur la base de l’appréciation du Maire “on a presque tout fait et même plus”, intéressons-nous au “presque” en matière de sécurité et de tranquillité publique.

Lors de la campagne de 2008, Thierry Philip et Najat Vallaud-Belkacem avaient fait campagne conjointe (municipale et cantonale) à Montchat en promettant notamment la mise en place d’un garde-champêtre. C’était la façon “politiquement correcte” pour les représentants d’une “gauche moderne” de parler de tranquillité publique. Chacun peut se souvenir des envoyés de Mme Belkacem, parcourant les trottoirs du quartier avec leur carte postale, vantant notamment cette promesse. Cinq ans plus tard, le garde-champêtre ne montre toujours pas ses guêtres. Cette approche folklorique du bilan de la Mairie PS n’a cependant rien de réjouissant, car cela veut surtout dire que les questions de sécurité ont mal été prises en compte. Les vagues de cambriolages, des braquages, les occupations de l’espace public provoquant des nuisances, les bagarres aux abords des établissements scolaires montrent que la sécurité et la tranquillité publique sont mal assurées. J’ai évoqué récemment la regrettable place qu’occupe notre arrondissement au palmarès des cambriolages.

Cette promesse non tenue est d’autant plus critiquable qu’il faut rappeler que dans le même temps, l’antenne de la Police nationale de l’avenue Lacassagne a été fermée. Il faut aussi rappeler que dès 2001, la gauche avait refusé d’apporter les bonnes solutions pour le 3e Est. La mémoire collective est courte ; il faut donc rappeler qu’à son arrivée à la Mairie de Lyon, Gérard Collomb avait annulé le projet d’implantation d’un poste de Police municipale rue Professeur Florence, à la jonction de Montchat et de Sans Souci, alors que les locaux étaient prêts. A la place une permanence de la police municipale avait été instaurée cours Docteur Long. Le service n’était pas à la hauteur des besoins et il sera quoi qu’il en soit supprimé quelques années plus tard.

Le bilan de la gauche en matière de sécurité dans le 3e Est, c’est donc l’inaction délibérée.

Le 3e Ouest serait-il mieux traité ? Pas vraiment. Chacun peut constater que les alentours de la Part-Dieu (gare et centre commercial) restent problématiques, des faits divers sordides l’ont rappelé.

Les soirées des Berges du Rhône restent toujours une calamité pour les riverains. Nous avons pu constater souvent un fatalisme dans les propos des élus PS, compte tenu de la nature des lieux. Faut-il rappeler les avertissements que le groupe Ensemble pour Lyon avait formulé lors de la conception de l’aménagement ?

Enfin pour terminer cet épisode, il faut évoquer le secteur Gabriel Péri. J’ai été consterné de lire dans le bilan de mandat paru dans Vision 3e : “nous sommes fiers du retour à la tranquillité, en particulier sur les places Ballanche et Gabriel Péri”. Quelle définition notre maire donne-t-il à tranquillité ? Chacun peut constater les trafics en tout genre qui subsistent dans ce secteur, la prostitution dont la presse s’est récemment fait l’écho. Une situation qui ne mérite certainement pas l’autosatisfaction du Maire.

Les concepts et les réalités

Notre Dame des Landes ? Le quai du port de Fos-sur-Mer ? Non, non, c’est le Nord de l’Esplanade Dauphiné-Villette, ou plutôt de ce qui aurait dû être une esplanade verte ! La réalité est bien différente : c’est en fait devenu un damier de voies de tram pour connecter au réseau les quais du terminus pour le Grand stade.

Nous avions dénoncé en son temps cet aménagement, décidé en toute discrétion. On nous avait répondu à l’époque qu’il s’agirait d’un petit aménagement, “consommant” qu’une petite partie du terrain destiné à l’origine à un espace vert. La réalité est toute autre : du béton, des rails, du béton, des rails… Il y a bien eu changement de projet pour cette pointe de l’Esplanade Villette à l’angle de la rue Paul Bert et de la rue Flandin.

Tout cela doit nous inciter à la plus grande prudence quant au projet Part-Dieu 2020. D’un côté il y a les mots, les belles images et les concepts dont on nous rebat les oreilles. De l’autre, il y a des projets plus gênants dont on nous cache les réalités.

En la matière, la concertation sur le projet Part-Dieu 2020 qui s’est ouverte est assez significative. Le dossier de concertation peut être consulté en Mairie du 3e, du 6e ou au Grand Lyon. L’approche conceptuelle occupe la majeure partie du dossier. Pour le “dur”, le “concret”, il faut aller aux vues de la fin du dossier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’approche n’est pas d’une grande transparence. Problème complémentaire : le périmètre de la concertation se limite au coeur de la Part-Dieu alors que l’on sait bien que l’impact du projet, en termes de déplacements notamment, débordera largement sur Villette, Voltaire et Préfecture. Vigilance, vigilance…

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