Juin 12

Oasis4Ces derniers jours, deux belles associations de notre arrondissement ont fêté leurs 30 ans ! Un bel âge pour ces deux associations remarquables du 3e arrondissement.

Le premier anniversaire a été celui de l’Oasis Sans Souci. Cette association propose de multiples activités de loisirs pour tous les âges, ainsi que du soutien scolaire. Chaque année, ses portes ouvertes permettent de mesurer la richesse de son offre. L’Oasis joue un rôle clé pour le quartier Sans Souci, où elle est le principal pôle d’animation, jouant un peu le rôle d’une MJC/centre social ; un équipement porté et animé par des bénévoles.

 

 

Oasis3

La soirée d’anniversaire a été l’occasion d’une célébration émouvante de la mémoire de Madame Forasté qui fut l’une des grandes présidentes de cette association.

C’est avec un grand plaisir que Dominique Nachury et moi-même  avons participé à cette belle soirée d’anniversaire.


Quelques jours plus tard, c’était ADOS, Association pour le Dialogue et l’Orientation Scolaire, qui fêtait ses 30 ans. Basée dans le 3e ouest, la mission première de cette association est d’accueillir les enfants et les jeunes, notamment pour les aider à réussir à l’école. Elle a été fondée par des Frères qui ont tenu à ce que cette mission soit remplie dans un contexte de laïcité. La présidente Claude Ulrich a rappelé les fondements de cette association qui joue un rôle clé de cohésion sociale dans les quartiers populaires du 3e Ouest.

Voilà donc deux belles trentenaires qui illustrent à merveille la contribution des associations au bien vivre ensemble… et l’importance de l’engagement des bénévoles pour les faire vivre dans la durée. Bon anniversaire et bravo !

ADOS

écrit par Pierre BERAT \\ tags: ,

Fév 04

Dans cette campagne municipale, la majorité socialiste sortante met en avant son bilan. C’est vrai pour l’ensemble de la ville, c’est vrai aussi pour le 3e arrondissement. Cela mérite donc de revenir un instant sur ce qui est avancé. D’autant plus que l’exercice des élus sortants ne manque pas d’emphase…

Je commence en disant que bien évidemment, tout n’est pas négatif dans ce bilan. Je me félicite du début de réalisation de la rue Garibaldi nouvelle (nous le demandons depuis 2000) et nous sommes bien sûr favorables à la poursuite du projet, même si nous réexaminerons certains choix en fonction de notre vision pour la Part-Dieu. Je me félicite aussi du “nouveau foyer de Montchat”, l’Espace Elsa Triolet, un équipement là encore attendu depuis quinze ans. Je maintiens néanmoins, à propos de cet équipement, qu’il n’est pas normal qu’un tel investissement ne permette pas de répondre à tous les besoins du quartier en termes d’animation.

Je trouve également très bien le Salon du livre pour ados et jeunes adultes, qui a été lancé pendant ce mandat et qui s’est tenu ce week-end. Je l’ai visité avec intérêt et c’est une manifestation qui aura notre soutien pour l’avenir.

Tout n’est pas négatif mais pour autant, ce bilan de l’équipe PS n’est pas satisfaisant, et c’est bien pour cela que nous proposons une alternative. Il n’est pas satisfaisant et il ne mérite certainement pas les qualificatifs employés par le Maire PS sortant Thierry Philip dans son auto-évaluation : un 3e réenchanté, un 3e métamorphosé, un 3e valorisé.

Un 3e valorisé ? Thierry Philip nous donne quelques exemples de bâtiments publics mis en valeur. Mais à côté de cela, la majorité sortante a fait preuve d’une inaction évidente pour préserver l’urbanisme traditionnel de Montchat, préférant viser une banalisation du quartier (cf. les positions que j’ai développées sur ce blog). Et valoriser le 3e, ce devrait être aussi valoriser les personnes qui font vivre l’arrondissement. Et en la matière, force est de constater que nos clubs sportifs n’ont pas toujours reçu l’appui attendu, que nos institutions culturelles auraient pu être mieux promues et que les associations de commerçants auraient aussi pu être mieux soutenues.

Un 3e métamorphosé ? Le Petit Robert nous dit qu’une métamorphose est un changement de forme, de nature ou de structure, si considérable que la chose qui en est l’objet n’est plus reconnaissable. Une métamorphose peut donc être positive ou négative. Le maire PS sortant cite les grandes opérations urbaines réalisées ou lancées depuis 2008 : l’aménagement des tènements Merck-RVI, le nouveau quartier de la Buire, la Part-Dieu 2020. A mon avis, ces projets sont autant d’exemples d’une mutation de la ville qui pose problème car elle ne prend pas suffisamment en compte les habitants et pêche par défaut d’urbanisme, c’est-à-dire qu’il s’agit d’opérations développées sans chercher à en faire bénéficier les quartiers autour. Part-Dieu 2020 l’illustre clairement : les moteurs du projet sont l’agrandissement de la gare et la construction “aléatoire” de tours. Pour le reste, les quartiers d’habitation qui entourent le cœur de la Part-Dieu sont des variables d’ajustement, qui doivent subir les nuisances en termes de densification et d’engorgement de la circulation. Les constructions nouvelles ne constituent pas une métamorphose positive si elles sont déconnectées de la vie urbaine.

Un 3e réenchanté ? Rien que cela ! Je ne vois pas d’enchantement en termes d’urbanisme quand on construit une gare de triage pour trams à la place de l’extension de l’Esplanade Dauphiné-Sans Souci, ou quand le bâti de certaines portions des rues Baraban ou Paul Bert reste dans le même état de délabrement. Je ne vois pas d’enchantement quand on ferme dans la précipitation la résidence pour personnes âgées Constant, malgré le stress provoqué chez les résidents, pour finalement créer une friche sociale pour plusieurs années. Pas d’enchantement non plus quand on programme des démolitions de résidences à la Part-Dieu sans même que les occupants soient personnellement informés dès le lancement du projet. Comment encore peut-on parler d’enchantement quand la tranquillité publique n’est pas assurée dans tant de lieux de notre arrondissement, que les abords de la gare Part-Dieu sont une cour des miracles, théâtre de délits à répétition, ou qu’une prostitution sordide se déroule autour de la place Gabriel Péri ?

On est cependant content d’apprendre que les élus PS ne s’occupent pas uniquement du marketing de leur bilan, mais qu’ils s’intéressent aussi à notre campagne ! La preuve en photo via ce lien (j’espère que le bleu du bandeau de mon blog n’aura pas trop juré avec le rose du chèche du maire sortant !).

 

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Juin 22

Après quelques posts “régionaux” et “nationaux”, reprenons notre revue du bilan de mandat de la gauche plurielle dans le 3e arrondissement.

Alors que ces jours, le Maire du 3e et d’autres élus socialistes se permettent, une fois de plus, de venir décerner bons et mauvais points au sein de notre famille politique, je m’interroge sur cette Gauche donneuse de leçons, y compris au plan local.

Trop souvent, les élus de gauche se croient les étendards des valeurs humanistes et sociales ; la politique d’une majorité de gauche serait pas définition la plus humaine et la plus sociale ! Et à l’arrivée de Thierry Philip à la Mairie du 3e arrondissement, nous en avons eu un bel exemple : à l’entendre, après son élection en 2008, l’arrondissement allait enfin connaître les “Lumières” !

Cinq ans plus tard, je dois dire que deux dossiers m’ont choqué, tant ils ont montré à mon sens un manque de considération pour les “gens”. L’un des piliers de l’action du Maire du 3e, à entendre son discours d’investiture, était pourtant “pragmatisme et humanisme”.

Le premier de ces dossiers a été la fermeture de la Résidence pour personnes âgées Constant, dans l’urgence, en raison du projet d’ouverture d’un EHPAD (établissement pour personnes âgées dépendantes) sur le terrain. Alors que le dossier administratif de cet EHPAD n’était pas encore totalement monté (le dossier est complexe pour ce type de projet du fait de la multiplicité des intervenants et des financements à mobiliser), la Ville a tout fait pour opérer une fermeture rapide de la résidence pour personnes âgées. Les résidents ont été pressés de partir pour d’autres établissements, alors qu’ils étaient profondément ancrés à Montchat, dans un établissement exemplaire pour ses liens avec le quartier. La logique gestionnaire l’a clairement emporté sur une solution plus progressive qui aurait été compatible avec le calendrier de réalisation de l’EHPAD. On connait le résultat : une friche “sociale” pendant plusieurs années, dans l’attente de l’EHPAD, et des résidents qui ont été “déracinés”.

Le deuxième dossier est lié au projet Part-Dieu 2020. Ce grand projet de développement urbain de la gare et du quartier de la Part-Dieu, va comporter un certain nombre d’opérations immobilières à plus ou moins long terme. Selon le plan, l’une des premières réalisations sera la démolition de résidences (copropriétés et HLM) à côté de la gare de la Part-Dieu, pour construire à la place des immeubles de bureaux. On peut déjà s’étonner que pour un projet qui prétend promouvoir le “Vivre à la Part-Dieu”, on commence par démolir de l’habitat… Mais la façon de faire est aussi inacceptable. Alors que des sommes importantes sont dépensées dans la promotion de “Part-Dieu 2020”, ce sont des habitants déterminés et vos élus d’opposition de proximité qui ont “levé le lièvre” de ces démolitions, et des conséquences pour les habitants concernés. Un tel projet, sous réserve de la vérification de sa pertinence, devrait passer impérativement par une information complète, personnalisée et le plus en amont possible auprès des habitants et propriétaires qui vont perdre leur logement du fait d’une démolition, et par leur accompagnement. Car là encore, cela impacte des projets de vie qui ne sont pas que sur le papier, théoriques ! Engager une telle démolition, cela veut dire que l’on impacte des projets de personnes, qui ont investi dans un appartement, parfois depuis peu de temps, et qui se sont ancrés dans ce coin de centre-ville. Et cela, à un moment où la conjoncture de l’immobilier n’est pas la plus favorable.

Les projets urbanistiques doivent être abordés avec beaucoup de considération pour les personnes, tout simplement parce que l’urbain doit effectivement être au service de l’humain.

Bien évidemment, ma question titre “C’est quoi cette Gauche ?” gagnerait à être remplacée par l’affirmation toujours d’actualité “la Gauche n’a pas le monopole de l’approche humaine et sociale” ou par celle-ci “ce ne sont pas ceux qui en parlent le plus qui en font le plus” !

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Mai 12

Un dernier billet pour rappeler encore des promesses non tenues par Thierry Philip ; il ne marque pas pour autant la fin de notre série sur le vrai bilan de la Mairie PS du 3e arrondissement. Nous le poursuivrons dans les prochaines semaines avec d’autres aspects de notre vie municipale.

Je reviens donc encore sur l’autojugement du Maire du 3e arrondissement sur ses promesses de campagne “on a presque tout fait et même plus”.

Dans ce “presque”, on trouve un certain nombre de projets promis en matière d’animation et de vie culturelle. Certes, sur ces sujets, la Gauche sait “faire de la mousse”, persuadée qu’elle-seule est en mesure de porter une ambition culturelle… Nos conseils d’arrondissement ressemblent ainsi parfois à la réunion d’accueil dans un club vacances, quand les GO vous présentent les activités de la semaine. Je l’ai fait remarquer au Premier adjoint lors du dernier Conseil, et il n’a pas apprécié, m’accusant de dénigrer l’action culturelle. Agir en matière culturelle, c’est bien, glauser, on peut s’en passer. Mon propos était juste de faire remarquer qu’avant de présenter dans le détail la programmation culturelle, il y avait d’autres sujets à traiter dans une assemblée délibérante, comme les questions de sécurité, de transport, de fermeture de résidences pour personnes âgées… Mais bon, c’est comme cela, il faut se pamer devant les réalisations culturelles de la Mairie d’arrondissement. Il y a pourtant à dire. Ainsi, on peut se demander où sont passées les promesses en la matière : le projet de Salon de l’art, de festival inter-culturel de spectacle vivant, l’installation d’oeuvres d’art sur l’espace public, mais aussi la promesse d’extension de la Maison pour Tous (Salle des Rancy), dans un secteur pourtant en mutation en termes d’habitat.

En matière de déplacements également, deux projets pourtant à forte orientation “développement durable” resteront des souvenirs de campagne électorale : la station de tramway de la rue Feuillat, qui aurait pourtant vocation à desservir plusieurs établissements scolaires et d’apprentissage, et la navette TCL de Montchat, qui faciliterait les liaisons entre le centre de Montchat et les lignes fortes Métro et Tram se trouvant en périphérie du quartier, tout en facilitant grandement les déplacements des personnes âgées. On nous répond qu’il faut bien étaler les projets compte tenu des contraintes financières. Rappelons que des projets non prévus ont été dans le même temps lancés au cours de ce mandat par le SYTRAL.

En matière de cadre urbain, la encore, dans le “presque tout réalisé”, on trouve des oublis qui ne sont pas des broutilles. On nous avait ainsi promis la rénovation de la place du Château, celle de la place Guichard en synergie avec une rédynamisation de la rue de Créqui, et encore la mise en valeur de l’entrée Guillotière/Paul Bert….

Comme je l’ai indiqué en introduction, la série continue. A venir dans quelques jours : c’est quoi cette concertation ?

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Oct 24

Vendredi dernier, le Maire de Lyon a organisé un voyage de presse dans quatre résidences pour personnes âgées pour promouvoir les travaux de rénovation qui y ont été menés. Accompagné des médias, Gérard Collomb a ainsi visité quatre Etablissements d’hébergement (EHPA) de la ville.

Heureusement que cette opération de communication ne s’est pas déroulée la semaine précédente ! Quand on sait comment Gérard Collomb a « mobilisé » la ville pour soutenir François Hollande dans le cadre des primaires, nous aurions pu craindre que ces visites en résidences pour personnes âgées soient fortement influencées…

Ce promo-tour n’est pas passé par Montchat… et pour cause. Non seulement la résidence pour personnes âgées du quartier, qui était une véritable institution locale, n’a pas été rénovée, mais elle a été fermée, ainsi que le foyer-restaurant. Ainsi, depuis maintenant de longs mois, c’est une « friche sociale » qu’a créé la Ville de Lyon rue Constant. Une friche qui peut constituer, avec l’Hôtel Dieu, l’Internat du Serverin, le village d’enfants de Bachat-Bouloud, quelques foyers-restaurants, un élément d’un circuit des ambitions perdues de la Ville de Lyon en matière de solidarité et de lien social.

Le site de la rue Constant est certes destiné à la réalisation d’un futur EHPAD, établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Mais une question de bon sens demeure : pourquoi avoir démantelé dans l’urgence la résidence Constant, avec ce que cela a impliqué en termes de coupure de lien social pour les pensionnaires, alors que le site reste une friche ?

La version municipale « officielle », qui relève du classique « c’est la faute à l’Etat » qu’affectionne particulièrement la gauche, est de dire que le projet n’attend que le feu vert gouvernemental.

Il convient encore et toujours de rétablir la vérité et de rappeler que cette période de latence est liée à une mauvaise ingénierie du projet par la Ville : celui-ci a été lancé sans tenir compte du processus incontournable de décision collective, du fait de la diversité des institutions impliquées dans les EHPAD, en termes de missions, de responsabilités et de financement. Tous les projets envisagés dans les communes du Rhône ont ainsi fait l’objet d’un classement, en toute transparence, en fonction de critères de priorisation. Si les élus en charge, en Mairies centrale et d’arrondissement, avaient tenu compte de ce contexte, le dossier aurait été mieux défendu, son planning aurait été connu, et la résidence Constant aurait ainsi pu continuer d’offrir son service tant apprécié à de nombreux résidents pendant plusieurs années. Mais cela, il vaut mieux l’occulter dans un promo-tour.

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