Jan 22

Suggestions pour un dispositif “Trait d’union” plus pertinent

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Voici le texte de mon intervention lors du Conseil municipal du 21 janvier 2019 à l’occasion de l’adoption du nouveau dispositif de soutien aux clubs sportifs amateurs.

“Monsieur le Maire,

Notre Conseil municipal se prononce sur le nouveau dispositif « Trait d’union » dont l’objectif est de soutenir les initiatives des clubs sportifs.

Notre groupe des élus « Les Républicains et apparentés », qui rappelle constamment la nécessité d’appuyer dans leur action les près de 600 clubs sportifs amateurs de notre ville, aborde favorablement cette délibération.

Il y a quelques mois, votre majorité annonçait la fin, pour des raisons d’économies budgétaires, du dispositif de soutien « Les lions du sport ». J’avais alors dans cette assemblée contesté cette décision, car il n’est pas de bonne politique de faire des économies sur le dos des petits clubs sportifs. Heureusement, pendant cette période de retrait de la Ville, une autre collectivité, la Région, était toujours aux côtés des clubs avec son aide à l’équipement.

Avec « Trait d’union », vous proposez donc de reprendre un soutien aux clubs sportifs. Nous prenons acte de ce « retour à la raison », mais il nous semble que ce nouveau dispositif, tel que vous le proposez, nécessite des adaptations, pour mieux répondre aux besoins des clubs sportifs. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons, selon la logique constructive qui est la nôtre, différents amendements pour l’améliorer. Si l’élaboration de « Trait d’union » avait été mieux concertée, nous aurions pu faire ces propositions en amont.

Première suggestion. Pour sélectionner les clubs qui vont être soutenus financièrement, vous avez fixé des critères d’éligibilité, en lien avec de grandes politiques publiques : la mixité femmes/hommes, l’insertion des publics fragiles, la formation des bénévoles… Il s’agit bien sûr d’orientations positives. Mais nous soulignons que la première valeur ajoutée des clubs sportifs amateurs, leur première vocation, c’est de développer les activités sportives… Et ces activités sportives sont en elles-mêmes porteuses d’intérêt général, parce qu’elles contribuent à la forme physique, parce qu’elles diffusent une éthique, la valeur de l’effort, de l’engagement, du construire ensemble… Il faut donc aussi soutenir les clubs pour leurs initiatives de développement qui sont en lien direct avec leur finalité. Nous devons pouvoir récompenser des clubs tout simplement parce qu’ils sont performants dans leur sport, dans le développement de leur discipline.

C’est la raison pour laquelle nous proposons un amendement qui permettra de soutenir les clubs dans deux situations : lors de la période délicate où un club amateur, de par ses performances, accède à un niveau national de compétition. Il s’agit d’aider à cette montée en national ; et lorsqu’un club organise un événement majeur qui fait rayonner le sport lyonnais.

Toujours pour répondre aux vrais besoins des clubs, nous proposons de baisser le montant plancher de l’aide, de 2500 à 1500 euros. Avec le niveau de 2500 euros que vous aviez prévu, et la règle des 50 % de cofinancement au maximum, seuls les projets d’au moins 5000 euros étaient éligibles. C’est sans doute trop pour des petits clubs.

Notre deuxième remarque porte sur la proximité dans la gestion de Trait d’union. Lors de votre suppression des Lions du sport, nous avions regretté que vous coupiez ainsi un lien entre les arrondissements et la Mairie centrale, car les Lions du sport étaient l’un des rares exemples de forte implication des arrondissements.

Cette implication des arrondissements est importante, non pas pour des questions de « petits pouvoirs », mais parce que l’action en proximité permet tout simplement d’être au plus près des besoins des clubs, dans leur diversité, et parce qu’elle garantit qu’aucun club, aucun quartier, qui n’aurait pas ses « entrées au château », soit laissé sur le côté.

Dans votre délibération vous dites vouloir renforcer le lien avec les arrondissements, mais concrètement, il y a peu de garanties. Aussi, nous proposons deux compléments avec nos amendements : d’une part, une modification du règlement pour s’assurer que chaque arrondissement aura au moins un club soutenu chaque année si l’arrondissement le souhaite, et d’autre part, dans un souci de transparence, que la liste de tous les candidats soit présentée en conseil d’arrondissement une fois par an.

Nous espérons que vous prendrez en compte ces amendements pour faire en sorte que Trait d’union colle mieux aux besoins concrets des clubs, qu’il intègre pleinement la proximité et qu’il se déploie en toute transparence.”

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , ,

Jan 06

Fermeture de la Bourse du travail

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Bourse du travail : une fermeture qui interroge sur les priorités de la Ville de Lyon en matière d’investissements

 

La fermeture soudaine de la Bourse du travail interpelle tant il s’agit d’un équipement culturel majeur pour notre Ville. Si la sécurité impose effectivement de ne prendre aucun risque, cet événement confirme qu’une partie du patrimoine de la Ville de Lyon n’est pas suffisamment entretenue.

Comme de nombreux Lyonnais, je suis surpris d’apprendre la fermeture soudaine de la Bourse du travail pour des raisons de sécurité liées aux défaillances du système anti-incendie. La salle de spectacle de la Bourse du travail est en effet un équipement majeur et apprécié pour la vie culturelle et l’animation de notre cité. J’ai une pensée bien sûr pour les compagnies qui ont été contraintes de renoncer à une représentation et bien sûr à leur public, privé de leur spectacle dans une période festive.

Il faut néanmoins être clair et responsable. Si le système anti-incendie ne peut garantir la sécurité des spectacles, il est logique que cet arrêté de fermeture soit pris. En la matière, aucun risque ne peut être pris, l’actualité nous montre régulièrement ce à quoi peuvent aboutir les négligences.

Il demeure que cette fermeture soudaine, non anticipée, conforte le sentiment qu’une partie du patrimoine de la Ville de Lyon n’est pas maintenue comme elle le devrait. D’un côté, la Ville et la Métropole communiquent sur de nouveaux projets, sur des réalisations clinquantes, mais de l’autre, des équipements très importants (salles de spectacle, gymnases…) sont délaissés. Le dernier rapport « Développement durable » de la Ville de Lyon démontre d’ailleurs l’insuffisance des investissements quand on constate les mauvais résultats en matière d’efficacité énergétique, ce que nous avons souligné en Conseil municipal.

écrit par Pierre BERAT \\ tags:

Juil 07

Mon intervention lors du Conseil municipal du 7 juillet 2014 à propos des Lions du sport.

“Monsieur le Maire,

Cette délibération vise à attribuer les 2e Lions du sport 2014 et définit les modalités de ce soutien financier aux clubs sportifs pour 2014. Elle prévoit ainsi un net recul de ce soutien puisque 3 Lions du sport sont prévus cette année, alors qu’il y en a eu 5 auparavant, soit une baisse de 40 %.

Il est vrai que le temps doit être aux économies budgétaires. Nous en avons même débattu très concrètement lors du dernier Conseil municipal. Néanmoins, nous pensons que les Lions du sport ne sont pas le dispositif prioritaire dans lequel il faut « tailler ».

D’abord compte tenu de son objet : apporter un soutien financier aux associations sportives de proximité. Nous connaissons le rôle rempli par ces clubs sportifs au profit de la collectivité : développement de la pratique sportive, enseignement – ô combien salutaire – de l’éthique sportive, prise en charge – ô combien utile – de nombreux jeunes, contribution souvent déterminante à la convivialité de nos quartiers…

Les critères d’attribution de ces aides ponctuelles sont en eux-mêmes une reconnaissance :

  • Récompense à des résultats notoires : cela souligne la qualité de la formation sportive et le rôle de passerelle joué par les clubs vers le sport de haut niveau.
  • Soutien à une initiative pertinente : cela souligne l’énergie des associations de proximité.
  • Réponse à un besoin ponctuel : cela rappelle que ces associations, qui reposent sur les bénévoles, peuvent être fragilisées, et que la Ville doit être là dans les coups durs (cf. le Lion de sport que nous attribuons à Lyon Glace Patinage en raison des travaux de la patinoire Baraban).

Par ailleurs, les Lions du sport sont un bon exemple de l’intérêt d’une action municipale de proximité puisque les arrondissements jouent pleinement leur rôle dans l’identification des associations qu’il convient d’appuyer.

Réduire les Lions du sport, c’est faire reculer la capacité de réponse des arrondissements aux besoins des Lyonnais. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans le contexte de mise en place de la Métropole, qui présente le risque, et je dis bien le risque et non l’assurance, d’un éloignement de la décision et d’une gestion trop technocratique. Les Mairies d’arrondissement n’ont de sens que si elles ont cette capacité d’action, bénéfique en termes de contact de proximité.

J’ai bien entendu les explications de l’adjoint aux sports Yann Cucherat en commission, assurant que même s’il y a moins de Lions du sport, il pourra toujours intervenir ponctuellement pour soutenir dans l’urgence un club sportif. Pour ma part, une approche centralisée, même dans l’écoute, ne remplacera jamais une action de proximité, en phase avec les quartiers.

Les Lions du sport, aide ciblée aux clubs sportifs de proximité, est ancienne, bien ancrée dans nos quartiers. Beaucoup de Lyonnais ne comprendraient pas que l’on cherche à réduire ce dispositif.

Réduire les Lions du sport, c’est déséquilibrer encore le soutien entre les clubs de proximité et le sport professionnel.

Oui des économies sont nécessaires, mais sachons être sélectifs dans les réductions budgétaires. Vos économies annuelles sur les Lions du sport sont de  36 000 euros. Rien que lors de ce conseil, 800 000 euros de subventions sont attribués, sans parler des sommes consacrées à la réforme des rythmes scolaires, réforme « ni faite ni à faire » dans le contexte lyonnais.

Nous allons voter cette attribution des 2e Lions du sport 2014 et nous vous demandons de revenir sur la réduction du soutien aux clubs sportifs de proximité que vous avez programmée.”

 

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

Juin 26

Alors que les doutes sur la sincérité du vote des conseils d’école ne font que grandir, Gérard Collomb et son adjointe Anne Brugnera poursuivent à marche forcée la mise en place de leur réforme des rythmes scolaires, nouvelle organisation qui va coûter aux familles, coûter aux finances publiques, désorganiser la vie des familles, des écoles, des associations proposant des activités le mercredi, des professionnels dans le domaine de l’enfance… alors même que cela changera peu de choses pour améliorer l’apprentissage des enfants !

Je rencontre de nombreux parents révoltés ou consternés par cette situation et j’ai proposé à l’un d’entre eux de publier son « témoignage ». Rien de tel que du vécu pour dénoncer les aberrations !

« En tant que parent, je ne comprends pas et je n’accepte pas l’organisation des rythmes scolaires proposée par Monsieur Gérard Collomb le 14 mai dernier suite au décret Hamon.

En effet, il me semble important de rappeler les fondements de cette réforme centrée sur l’intérêt de l’enfant et sur sa bonne prise en charge tout au long de la semaine scolaire : l’objectif est de mieux répartir le temps d’apprentissage sur la semaine en assurant une grande régularité dans les apprentissages (respect des rythmes d’apprentissage et de repos).

Le choix fait par Gérard Collomb et son équipe ne va pas dans ce sens. Choisir de regrouper toutes les activités  sur une demi- journée – et pas n’importe laquelle – le vendredi n’est pas synonyme de régularité mais plutôt de weekend de 2,5 jours (pour les enseignants, pour les parents pouvant facilement caler leurs absences professionnelles sur celles de leur enfant).

Le choix du mercredi matin travaillé et du vendredi après midi réservé à des activités périscolaires facultatives vont par ailleurs impacter dès la rentrée mes finances et mon organisation.

Je vais payer à mon assistante maternelle les 3 heures du mercredi matin pour pouvoir garantir son pouvoir d’achat et qu’elle puisse ainsi m’assurer la garde de mon enfant sur le temps du déjeuner, le soir après l’école, les mercredis après midi et les vacances scolaires. Qui a pris en compte les impacts organisationnels et financiers pour les assistantes maternelles ?  L’évolution de ce métier qui va tendre uniquement vers la garde d’enfants non scolarisés ?

Je vais payer l’activité périscolaire du vendredi 200 euros/an en m’engageant pour une année sur une activité non connue lors de la préinscription. Initialement, le montant était de 20 euros par an !

J’espère que l’activité « choisie » du mercredi matin sera planifiée le mercredi dans l’après midi et pas un soir de semaine pour que mon enfant puisse continuer à s’épanouir dans une activité qui lui plait.

Le mieux serait d’annuler cette réforme en raison de son coût pour la collectivité, pour les parents, pour l’économie. En effet, le mercredi matin depuis des années génère des revenus à l’Etat (ex : emploi des assistantes maternelles, écoles de musique, associations sportives et culturelles, professeurs de musique particuliers, orthophoniste, orthodontiste, station de ski, organisation du 4/5….). Comment ces impacts ont il été mesurés ? Est-ce que toutes ces activités pourront être réalisées le samedi ou le soir sans fatiguer plus nos enfants?

Le moins pire à Lyon serait d’étudier une répartition des activités sur deux demi journées (mardi et jeudi) pour répondre aux critères initiaux de la réforme et non une demi-journée le vendredi pour faciliter la gestion du personnel et des équipements de la ville. »

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , ,

Fév 27

Je vous propose de retrouver la vidéo (lien ci-dessous) de mon interview du jour sur Lyon Capitale qui m’a permis d’aborder la dynamique de campagne, la liste Génération Lyon 3e et ma vision pour mieux vivre dans le 3e arrondissement.

 

Interview de campagne

écrit par Pierre BERAT \\ tags: