Pierre Bérat

Engagé pour une droite ouverte, européenne, qui ne se désintéresse pas des Métropoles. Elu régional et municipal de Lyon jusqu'en 2020/2021.

Catégorie : Sport Page 2 of 6

Ne pénalisons pas nos clubs sportifs de proximité

Mon intervention lors du Conseil municipal du 7 juillet 2014 à propos des Lions du sport.

“Monsieur le Maire,

Cette délibération vise à attribuer les 2e Lions du sport 2014 et définit les modalités de ce soutien financier aux clubs sportifs pour 2014. Elle prévoit ainsi un net recul de ce soutien puisque 3 Lions du sport sont prévus cette année, alors qu’il y en a eu 5 auparavant, soit une baisse de 40 %.

Il est vrai que le temps doit être aux économies budgétaires. Nous en avons même débattu très concrètement lors du dernier Conseil municipal. Néanmoins, nous pensons que les Lions du sport ne sont pas le dispositif prioritaire dans lequel il faut « tailler ».

D’abord compte tenu de son objet : apporter un soutien financier aux associations sportives de proximité. Nous connaissons le rôle rempli par ces clubs sportifs au profit de la collectivité : développement de la pratique sportive, enseignement – ô combien salutaire – de l’éthique sportive, prise en charge – ô combien utile – de nombreux jeunes, contribution souvent déterminante à la convivialité de nos quartiers…

Les critères d’attribution de ces aides ponctuelles sont en eux-mêmes une reconnaissance :

  • Récompense à des résultats notoires : cela souligne la qualité de la formation sportive et le rôle de passerelle joué par les clubs vers le sport de haut niveau.
  • Soutien à une initiative pertinente : cela souligne l’énergie des associations de proximité.
  • Réponse à un besoin ponctuel : cela rappelle que ces associations, qui reposent sur les bénévoles, peuvent être fragilisées, et que la Ville doit être là dans les coups durs (cf. le Lion de sport que nous attribuons à Lyon Glace Patinage en raison des travaux de la patinoire Baraban).

Par ailleurs, les Lions du sport sont un bon exemple de l’intérêt d’une action municipale de proximité puisque les arrondissements jouent pleinement leur rôle dans l’identification des associations qu’il convient d’appuyer.

Réduire les Lions du sport, c’est faire reculer la capacité de réponse des arrondissements aux besoins des Lyonnais. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans le contexte de mise en place de la Métropole, qui présente le risque, et je dis bien le risque et non l’assurance, d’un éloignement de la décision et d’une gestion trop technocratique. Les Mairies d’arrondissement n’ont de sens que si elles ont cette capacité d’action, bénéfique en termes de contact de proximité.

J’ai bien entendu les explications de l’adjoint aux sports Yann Cucherat en commission, assurant que même s’il y a moins de Lions du sport, il pourra toujours intervenir ponctuellement pour soutenir dans l’urgence un club sportif. Pour ma part, une approche centralisée, même dans l’écoute, ne remplacera jamais une action de proximité, en phase avec les quartiers.

Les Lions du sport, aide ciblée aux clubs sportifs de proximité, est ancienne, bien ancrée dans nos quartiers. Beaucoup de Lyonnais ne comprendraient pas que l’on cherche à réduire ce dispositif.

Réduire les Lions du sport, c’est déséquilibrer encore le soutien entre les clubs de proximité et le sport professionnel.

Oui des économies sont nécessaires, mais sachons être sélectifs dans les réductions budgétaires. Vos économies annuelles sur les Lions du sport sont de  36 000 euros. Rien que lors de ce conseil, 800 000 euros de subventions sont attribués, sans parler des sommes consacrées à la réforme des rythmes scolaires, réforme « ni faite ni à faire » dans le contexte lyonnais.

Nous allons voter cette attribution des 2e Lions du sport 2014 et nous vous demandons de revenir sur la réduction du soutien aux clubs sportifs de proximité que vous avez programmée.”

 

Les nouveaux rythmes scolaires en pratique…

Alors que les doutes sur la sincérité du vote des conseils d’école ne font que grandir, Gérard Collomb et son adjointe Anne Brugnera poursuivent à marche forcée la mise en place de leur réforme des rythmes scolaires, nouvelle organisation qui va coûter aux familles, coûter aux finances publiques, désorganiser la vie des familles, des écoles, des associations proposant des activités le mercredi, des professionnels dans le domaine de l’enfance… alors même que cela changera peu de choses pour améliorer l’apprentissage des enfants !

Je rencontre de nombreux parents révoltés ou consternés par cette situation et j’ai proposé à l’un d’entre eux de publier son « témoignage ». Rien de tel que du vécu pour dénoncer les aberrations !

« En tant que parent, je ne comprends pas et je n’accepte pas l’organisation des rythmes scolaires proposée par Monsieur Gérard Collomb le 14 mai dernier suite au décret Hamon.

En effet, il me semble important de rappeler les fondements de cette réforme centrée sur l’intérêt de l’enfant et sur sa bonne prise en charge tout au long de la semaine scolaire : l’objectif est de mieux répartir le temps d’apprentissage sur la semaine en assurant une grande régularité dans les apprentissages (respect des rythmes d’apprentissage et de repos).

Le choix fait par Gérard Collomb et son équipe ne va pas dans ce sens. Choisir de regrouper toutes les activités  sur une demi- journée – et pas n’importe laquelle – le vendredi n’est pas synonyme de régularité mais plutôt de weekend de 2,5 jours (pour les enseignants, pour les parents pouvant facilement caler leurs absences professionnelles sur celles de leur enfant).

Le choix du mercredi matin travaillé et du vendredi après midi réservé à des activités périscolaires facultatives vont par ailleurs impacter dès la rentrée mes finances et mon organisation.

Je vais payer à mon assistante maternelle les 3 heures du mercredi matin pour pouvoir garantir son pouvoir d’achat et qu’elle puisse ainsi m’assurer la garde de mon enfant sur le temps du déjeuner, le soir après l’école, les mercredis après midi et les vacances scolaires. Qui a pris en compte les impacts organisationnels et financiers pour les assistantes maternelles ?  L’évolution de ce métier qui va tendre uniquement vers la garde d’enfants non scolarisés ?

Je vais payer l’activité périscolaire du vendredi 200 euros/an en m’engageant pour une année sur une activité non connue lors de la préinscription. Initialement, le montant était de 20 euros par an !

J’espère que l’activité « choisie » du mercredi matin sera planifiée le mercredi dans l’après midi et pas un soir de semaine pour que mon enfant puisse continuer à s’épanouir dans une activité qui lui plait.

Le mieux serait d’annuler cette réforme en raison de son coût pour la collectivité, pour les parents, pour l’économie. En effet, le mercredi matin depuis des années génère des revenus à l’Etat (ex : emploi des assistantes maternelles, écoles de musique, associations sportives et culturelles, professeurs de musique particuliers, orthophoniste, orthodontiste, station de ski, organisation du 4/5….). Comment ces impacts ont il été mesurés ? Est-ce que toutes ces activités pourront être réalisées le samedi ou le soir sans fatiguer plus nos enfants?

Le moins pire à Lyon serait d’étudier une répartition des activités sur deux demi journées (mardi et jeudi) pour répondre aux critères initiaux de la réforme et non une demi-journée le vendredi pour faciliter la gestion du personnel et des équipements de la ville. »

Interview de campagne

Je vous propose de retrouver la vidéo (lien ci-dessous) de mon interview du jour sur Lyon Capitale qui m’a permis d’aborder la dynamique de campagne, la liste Génération Lyon 3e et ma vision pour mieux vivre dans le 3e arrondissement.

 

Interview de campagne

L’enfance dans le 3e arrondissement

Je vous propose de découvrir la video du Café pour l’enfance du 3e arrondissement, débat qui m’a permis d’exposer ma vision et mes projets pour l’enfance dans notre arrondissement. La video est visible via ce lien.

Compte tenu de la longueur du débat, quelques indications sur le moment où ont été traités les différents thèmes : l’accueil de la petite enfance (14e minute), la vie des familles (44e), les nouveaux rythmes scolaires (57e), la théorie du genre (1H18 minutes), le sport (1H 45 minutes), le handicap (1H 59 minutes), la sécurité (2H et 6 minutes).

Compte tenu des thèmes traités lors de ce débat, je ne comprends pas que Thierry Philip, candidat du PS pour les élections municipales, se soit dérobé !

Réenchantement ?

Dans cette campagne municipale, la majorité socialiste sortante met en avant son bilan. C’est vrai pour l’ensemble de la ville, c’est vrai aussi pour le 3e arrondissement. Cela mérite donc de revenir un instant sur ce qui est avancé. D’autant plus que l’exercice des élus sortants ne manque pas d’emphase…

Je commence en disant que bien évidemment, tout n’est pas négatif dans ce bilan. Je me félicite du début de réalisation de la rue Garibaldi nouvelle (nous le demandons depuis 2000) et nous sommes bien sûr favorables à la poursuite du projet, même si nous réexaminerons certains choix en fonction de notre vision pour la Part-Dieu. Je me félicite aussi du “nouveau foyer de Montchat”, l’Espace Elsa Triolet, un équipement là encore attendu depuis quinze ans. Je maintiens néanmoins, à propos de cet équipement, qu’il n’est pas normal qu’un tel investissement ne permette pas de répondre à tous les besoins du quartier en termes d’animation.

Je trouve également très bien le Salon du livre pour ados et jeunes adultes, qui a été lancé pendant ce mandat et qui s’est tenu ce week-end. Je l’ai visité avec intérêt et c’est une manifestation qui aura notre soutien pour l’avenir.

Tout n’est pas négatif mais pour autant, ce bilan de l’équipe PS n’est pas satisfaisant, et c’est bien pour cela que nous proposons une alternative. Il n’est pas satisfaisant et il ne mérite certainement pas les qualificatifs employés par le Maire PS sortant Thierry Philip dans son auto-évaluation : un 3e réenchanté, un 3e métamorphosé, un 3e valorisé.

Un 3e valorisé ? Thierry Philip nous donne quelques exemples de bâtiments publics mis en valeur. Mais à côté de cela, la majorité sortante a fait preuve d’une inaction évidente pour préserver l’urbanisme traditionnel de Montchat, préférant viser une banalisation du quartier (cf. les positions que j’ai développées sur ce blog). Et valoriser le 3e, ce devrait être aussi valoriser les personnes qui font vivre l’arrondissement. Et en la matière, force est de constater que nos clubs sportifs n’ont pas toujours reçu l’appui attendu, que nos institutions culturelles auraient pu être mieux promues et que les associations de commerçants auraient aussi pu être mieux soutenues.

Un 3e métamorphosé ? Le Petit Robert nous dit qu’une métamorphose est un changement de forme, de nature ou de structure, si considérable que la chose qui en est l’objet n’est plus reconnaissable. Une métamorphose peut donc être positive ou négative. Le maire PS sortant cite les grandes opérations urbaines réalisées ou lancées depuis 2008 : l’aménagement des tènements Merck-RVI, le nouveau quartier de la Buire, la Part-Dieu 2020. A mon avis, ces projets sont autant d’exemples d’une mutation de la ville qui pose problème car elle ne prend pas suffisamment en compte les habitants et pêche par défaut d’urbanisme, c’est-à-dire qu’il s’agit d’opérations développées sans chercher à en faire bénéficier les quartiers autour. Part-Dieu 2020 l’illustre clairement : les moteurs du projet sont l’agrandissement de la gare et la construction “aléatoire” de tours. Pour le reste, les quartiers d’habitation qui entourent le cœur de la Part-Dieu sont des variables d’ajustement, qui doivent subir les nuisances en termes de densification et d’engorgement de la circulation. Les constructions nouvelles ne constituent pas une métamorphose positive si elles sont déconnectées de la vie urbaine.

Un 3e réenchanté ? Rien que cela ! Je ne vois pas d’enchantement en termes d’urbanisme quand on construit une gare de triage pour trams à la place de l’extension de l’Esplanade Dauphiné-Sans Souci, ou quand le bâti de certaines portions des rues Baraban ou Paul Bert reste dans le même état de délabrement. Je ne vois pas d’enchantement quand on ferme dans la précipitation la résidence pour personnes âgées Constant, malgré le stress provoqué chez les résidents, pour finalement créer une friche sociale pour plusieurs années. Pas d’enchantement non plus quand on programme des démolitions de résidences à la Part-Dieu sans même que les occupants soient personnellement informés dès le lancement du projet. Comment encore peut-on parler d’enchantement quand la tranquillité publique n’est pas assurée dans tant de lieux de notre arrondissement, que les abords de la gare Part-Dieu sont une cour des miracles, théâtre de délits à répétition, ou qu’une prostitution sordide se déroule autour de la place Gabriel Péri ?

On est cependant content d’apprendre que les élus PS ne s’occupent pas uniquement du marketing de leur bilan, mais qu’ils s’intéressent aussi à notre campagne ! La preuve en photo via ce lien (j’espère que le bleu du bandeau de mon blog n’aura pas trop juré avec le rose du chèche du maire sortant !).

 

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