Pierre Bérat

Conseiller municipal de Lyon 3e, Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes

Catégorie : Villette Paul Bert Page 1 of 12

Un jour, un colistier : Anne-Marie Derozier

“Anne-Marie DEROZIER apporte beaucoup à notre liste sur tous les sujets de solidarité qui sont bien présents dans les compétences de la Métropole de Lyon depuis la fusion de la communauté urbaine et du département. Jeune grand-mère investie auprès de sa famille, Anne-Marie est aussi engagée dans la cause du handicap, notamment au sein d’une fondation qui oeuvre sur le sujet des maladies neuro-dégénératives. Exerçant son activité professionnelle dans le domaine de la communication et de l’événementiel en tant qu’indépendante, elle est aussi à l’écoute de nombreux acteurs de l’animation des territoires. Elle réside au coeur du quartier Villette-Paul Bert dont elle apprécie particulièrement la convivialité du tissu commercial et associatif.”

Un jour, un colistier : Fabien Vicente

Notre liste “Pour une Métropole Juste LYON EST” a été déposée ce lundi. Aussi, à partir d’aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter chacun de nos colistiers : des femmes et des hommes investis dans nos quartiers et qui incarnent le rassemblement de la droite, du centre et de la société civile pour représenter l’Est du 3e arrondissement à la Métropole de Lyon.

“Fabien VICENTE : nous sommes très contents que Fabien ait accepté de se présenter sur notre liste de LYON EST. Pour nous, compte tenu de l’ampleur des problèmes, la Métropole doit contribuer à la lutte contre l’insécurité et les incivilités. Agent de sûreté ferroviaire, Fabien est un professionnel de la sécurité, qui a l’expérience concrète des problèmes. Cette expérience nous sera très utile pour proposer et mettre en œuvre des actions efficaces. Par ailleurs, ses responsabilités dans un grand club de foot du 3e arrondissement lui donnent aussi une grande expérience de la formation de notre jeunesse à la pratique du sport et à son éthique. Là encore, ce sont des connaissances très utiles pour une collectivité qui est en charge de nombreuses compétences sociales et des collèges.”

De nouvelles bases entre les partenaires des Cités scolaires

Voici mon intervention lors de l’Assemblée plénière du Conseil régional du 17 octobre 2019.

” Monsieur le Président,

Je voudrais aborder trois points sur cette délibération.

Tout d’abord, même si le sujet est technique, c’est un sujet d’importance puisqu’il concerne 34 de nos lycées régionaux, soit un nombre conséquent de lycéens, de familles et de personnels. Les cités mixtes associent sur un même site un collège et un lycée. Elles sont ainsi pleinement inscrites dans le paysage de l’enseignement régional.

Il faut aussi souligner que les trois établissements dits internationaux, à Lyon, Grenoble et Ferney-Voltaire sont des cités mixtes, et l’on connaît le rôle qu’ils jouent pour l’attractivité et l’ouverture internationale de la région.

Enfin, dans la période de restriction des moyens budgétaires que nous connaissons, il faut considérer les cités mixtes pour ce qu’elles sont, des structures de mutualisation entre la Région et les Départements ou la Métropole de Lyon. Même si elles peuvent répondre à des logiques de sites, elles sont censées mutualiser certaines dépenses et donc réaliser des économies.

Le 2e point, c’est pour se féliciter de l’actualisation de la convention-cadre sur laquelle se fondent les liens entre la Région et les Départements, pour chacune des Cités mixtes.

Si ces dernières permettent d’utiles mutualisations, il n’est bien sûr pas toujours simple d’établir les principes, contributions financières et règles de gestion entre les partenaires, que ce soit pour le fonctionnement ou pour conduire des travaux d’extension et de modernisation. De plus avec le temps, certaines règles avaient pu mal vieillir, ce qui pouvait créer des dysfonctionnements.

Il faut donc saluer le travail de la Vice-Présidente aux lycées pour établir cette convention-cadre qui permet à la fois d’harmoniser l’approche entre les deux anciennes régions et d’apporter des actualisations et clarifications aux anciennes dispositions.

Les partenariats qui permettent le fonctionnement des cités scolaires pourront ainsi partir sur de nouvelles bases solides en 2020, avec la déclinaison locale de cette convention.

Enfin, 3e point, malgré les anciennes dispositions qui avaient pu mal vieillir, il faut souligner que cela n’avait pas empêché la Région, en tant que collectivité pilote, de faire les efforts pour que ces cités scolaires soient pleinement intégrées dans les plans d’investissement depuis 2016. Je cite deux exemples que je connais bien de ce volontarisme :

  • la rénovation des locaux et des investissements d’efficacité énergétique à la Cité scolaire Lacassagne de Lyon 3e,
  • les investissements de sécurisation de la Cité scolaire internationale de Lyon, investissements qui étaient très attendus du fait à la fois de la nature de l’établissement et des caractéristiques du site.”

Lyon en colère

Alors que l’actualité lyonnaise est rythmée par des atteintes répétées à la tranquillité publique et des faits délictuels inacceptables, voici mon intervention lors du Conseil municipal du 23 septembre 2019 sur le sujet.

“Monsieur le Maire,

Notre Conseil municipal se prononce sur des subventions à des associations qui organisent des chantiers loisirs ou éducatifs dans le cadre de la stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance.

Personne ne contestera ces chantiers de loisirs ou éducatifs qui aident des jeunes en difficulté à rester ou à revenir sur le bon chemin, en les inscrivant dans des projets collectifs qui travaillent le sens de l’effort, de la réalisation et de l’intérêt général.

Ce qui reste préoccupant par contre, c’est la modestie de l’engagement municipal dans la prévention de la délinquance. 75 000 euros sur l’année, soit 9 % du coût de l’expérimentation florale temporaire de la rue du Président Herriot ! On rappellera aussi l’information du dernier rapport développement durable de la Ville : pas plus de 15 jeunes délinquants chaque année concernés par les modules mis en place par la Ville pour une réparation pénale. Et pourtant, chacun mesure combien les besoins en matière de traitement de la délinquance sont colossaux et en augmentation dans notre ville. Une grande partie des Lyonnais ne se reconnaissent pas dans le bilan de baisse de la délinquance que vous avez brossé en début de conseil.

Nous venons de débattre de la situation déplorable la nuit en presqu’île et des pressions qui sont exercées sur les habitants. Beaucoup de choses ont été dites et de ce fait je modifie l’intervention prévue pour aborder deux points de votre propos en début de conseil.

1) Sur les points noirs de la délinquance. Il ne faudrait pas que cette actualité dans le 2e arrondissement occulte le fait que cela fait de nombreuses années que des Lyonnais voient leur cadre de vie se dégrader, la peur s’installer parce que des attitudes délinquantes deviennent la norme. Dans votre intervention, outre la rue Herriot, vous avez cité le bas des pentes et la place Gabriel Péri. Il y a bien d’autres points chauds. Quelques exemples qui illustrent ces réalités : courses de scooter dans les squares et tours de quads en grillant les feux à Villette Paul Bert, braquages et vols à répétition dans les commerces et nouvelle pétition des habitants excédés aux Charmilles à Montchat, trafics, consommation d’alcool et nuisances sonores au square Saint Michel dans le 7e, des rues voire des secteurs entiers où la réglementation n’est pas respectée par des commerces en termes d’horaires d’ouverture, de vente d’alcools…

Concernant la place Gabriel Péri, j’ai constaté récemment la présence de la police municipale sur la place, au milieu de la foule, pour faire cesser les divers débordements et délits qui s’y produisent. Il faut saluer l’engagement de ces agents qui prennent ainsi le sujet à bras-le-corps. Mais les problèmes dépassent largement la place et ce qu’exprime le collectif Guill’en colère, c’est un retour du droit et de la tranquillité dans l’ensemble du quartier côtés 3e et 7e. Et je ne suis pas sûr que l’étude sociologique que vous annoncez sur le secteur soit la réponse la plus attendue.

2) Votre constat M. le Maire d’une montée de l’intolérance mutuelle et votre appel à la concorde.

L’affaire de l’intrusion dans des immeubles du 2e a fait avec justesse beaucoup de bruit. Mais il y a bien longtemps dans d’autres secteurs de la ville que les habitants se gardent bien de s’exposer pour ne pas subir de représailles. Un état de fait inacceptable pour notre République.

La multiplication des collectifs met en pleine lumière cette situation.

Quand des groupes spontanés ou des bandes organisées veulent faire régner leur loi, imposer leur système ou leurs non-valeurs, il n’y a pas d’intolérance mutuelle et ce n’est plus la concorde civique qui est nécessaire, c’est la restauration de l’ordre public qui est nécessaire, avec les réponses à la hauteur des troubles.

En conclusion, l’action de la ville ne peut se limiter à quelques lieux emblématiques ou à quelques actions « coup de poing ». C’est bien d’action à grande échelle et permanente dont la ville a besoin, une action puissance 10 dans tous les lieux qui le nécessitent… ce qui veut dire une volonté politique implacable et des moyens au niveau pour les missions de tranquillité publique, y compris en amont, dans la prévention.

Tout cela n’est pas un sujet de la présidentielle de 2022 comme l’analyse Emmanuel Macron. C’est un sujet d’hier qui s’aggrave et pour lequel il faut des réponses maintenant.”

Voir aussi le compte-rendu du Conseil du 3e de juin 2019 où j’ai interpelé la Maire du 3e sur l’augmentation de l’insécurité à Montchat (pages 21-23). Lire

 

Fermeture de l’avenue Pompidou

Voici mon communiqué à propos de la fermeture annoncée de l’avenue Georges Pompidou à compter du 5 mars 2018.

 

 

 

La Ville et la Métropole dépensent des millions d’euros pour ouvrir des voutes (Perrache, Confluence)… et des millions pour en fermer une autre !

Lundi prochain, l’avenue Pompidou sera fermée à la circulation pour le chantier des nouveaux accès à la gare, une coupure des circulations piétons/TC et voitures qui préfigure la réduction à 2×1 voie de cet axe majeur. Cet aménagement est l’une des incohérences du projet Part-Dieu que je dénonce depuis l’origine.

Constatant les effets néfastes pour la vie des quartiers et la circulation, la Métropole et la Ville de Lyon ont réalisé depuis quelques années de gros investissements pour ouvrir les « voutes » à Perrache ou à Confluence… mais à la Part-Dieu, avec la fermeture pendant le chantier des nouveaux accès à la gare, puis la réduction de 2×2 voies à 2×1 voie de l’avenue Pompidou, sous l’emprise SNCF, c’est une voute qui se ferme.

Cet aménagement, fortement poussé par la composante de la majorité municipale qui pratique la chasse à la voiture et l’écologie punitive, constitue l’une des incohérences du projet Part-Dieu. Après la conférence de presse de la Métropole de Lyon hier, il est important de rappeler/signaler les éléments suivants :

  • En restreignant fortement la circulation autour de la gare, l’aménagement va tout simplement limiter les fonctionnalités de cette dernière, que le projet PEM qui coute des centaines de millions d’euros vise pourtant à améliorer. L’accessibilité de la gare sera atteinte alors que les études de faisabilité estiment à + 18 % l’évolution du trafic automobile dans le secteur.
  • L’aménagement va encore compliquer les flux Est-Ouest, de part et d’autre de la gare, pénalisant des dizaines de milliers d’habitants résidant à Villette-Paul Bert. Ce quartier va être un peu plus enclavé. Les piétons, qui rencontrent déjà beaucoup de difficultés, devront tous passer par le hall bondé de la gare. Le bus C9, unique moyen de TC pour le centre de Villette et Ferrandière, verra sa qualité de desserte se dégrader encore. Et l’accessibilité au 3e Ouest en voiture sera très difficile.
  • La création délibérée de ce goulot d’étranglement va nécessairement détourner le trafic, et notamment vers l’Esplanade Mandela, pourtant promue comme poumon vert du secteur…

Depuis l’origine du projet, j’alerte sur cette incohérence et j’ai toujours refusé de soutenir cet aménagement au Conseil de la Métropole de Lyon ou au Conseil municipal de Lyon.

Il ne s’agit pas de critiquer pour critiquer, mais de rappeler que d’autres options étaient possibles pour ne pas « fermer cette voute » : créer de nouveaux accès à la gare, au Nord, près de Bonnel/Lafayette (accès C3), gagner le volume nécessaire aux nouveaux accès dans la butte pour ne pas réduire la voirie, préférer une passerelle aérienne. Le choix de la « facilité » et du moindre coût a été fait, au prix de l’incohérence préjudiciable à l’efficacité du Pôle d’échange et à la vie des quartiers autour de la gare.

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