Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Catégorie : Villette Paul Bert Page 4 of 12

Un an pour quoi faire ?

Depuis l’élection municipale de mars 2014, Thierry Philip et son équipe ont passé beaucoup de temps à se répartir les postes puis à changer plusieurs fois cette répartition. Le Conseil d’arrondissement a ainsi pris une allure de “Tournez manège” ! 

Pendant ce temps, les sujets de préoccupation perdurent.

En matière de sécurité, si la mobilisation des habitants, relayée par notre opposition, a conduit la Mairie à enfin reconnaitre les problèmes (place Gabriel Péri, Villette…), les solutions durables sont toujours attendues. Par ailleurs, des problèmes perdurent, comme par exemple les dégradations sur véhicules à Montchat.

La densification urbaine se poursuit à marche forcée : les habitants de la Part-Dieu découvrent toujours les projets de tours à l’issue du MIPIM ou autres salons immobiliers et l’ambiance village de Montchat est de plus en plus menacée.

Pour nos déplacements, l’offre des lignes C3, C9 et C13 reste inadaptée.

Quant à l’autosatisfaction du Maire sur les nouveaux rythmes scolaires, elle est bien décalée par rapport à ce que vivent les parents et les équipes éducatives…

 

On le dit même si cela déplait au Maire du 3e

PA020079Le Conseil du 3e arrondissement du vendredi 12 décembre a été riche, abordant plusieurs dossiers importants pour notre arrondissement. Voici les positions que vos élus UMP ont défendu lors de ce conseil.

Un intéressant CICA a permis d’entendre les témoignages argumentés des CIL Villette et Mutualité/Préfecture sur les problèmes de sécurité et les atteintes à la tranquillité publique dans le quartier Villette Paul Bert et sur les Berges du Rhône. Alors que le Maire PS du 3e, Thierry Philip, balance sur ces sujets entre autosatisfaction et tentative de minimisation des problèmes, j’ai confirmé les difficultés rencontrées, dont m’ont témoignées de nombreux habitants. J’ai rappelé mon intervention sur la lutte contre la délinquance lors du Conseil municipal d’octobre, qui pointait déjà la situation dans certains secteurs de Villette Paul Bert. La réponse de l’Adjoint à la sécurité Sécheresse s’était alors limitée a des sarcasmes, de l’autosatisfaction et des propos indignes, un comble quand on traite en assemblée de la question des incivilités… Sur cette question de la délinquance, j’ai rappelé en conseil d’arrondissement que la mise en place de la Métropole devait être l’occasion de mieux articuler l’action des médiateurs sociaux et de la Police municipale.

Le CICA a aussi été l’occasion de la présentation d’une intéressante enquête sur l’inconfort de la ligne C13 par le CIL Sans Souci Dauphiné. Force est de constater que la situation décrite correspond à la réalité : bus bondés car sous-dimensionnés, engorgement du fait de l’obligation de monter par l’avant, d’où des retards importants… Là encore, la “non-réponse” du SYTRAL, communiquée par l’adjoint en charge, n’est pas satisfaisante.

En conseil, nous avons délibéré sur les objectifs triennaux que va se fixer la Ville en matière de production de logements sociaux. Des objectifs “sur-volontaristes” qui vont au-delà de ce que la loi exige, la Ville de Lyon compensant notamment des déficits de production dans d’autres communes du Grand Lyon. Après avoir rappelé que nous sommes favorables à la production de logements sociaux, nous avons néanmoins fait valoir les points suivants qui nous ont amenés à nous abstenir sur la délibération proposée par la Ville :

  • le niveau à atteindre en matière de logements sociaux (25 % maintenant) doit maintenant s’apprécier au niveau du Grand Lyon, avec l’avènement de la Métropole,
  • nous n’avons pas obtenu la répartition des objectifs par arrondissement,
  • nous n’avons de ce fait pas de vision sur l’accompagnement par la Ville de ces nouveaux logements, en termes d’équipements et de services publics,
  • la politique de création forcenée de logement social en diffus en centre-ville coûte très cher. Alors que l’on ne cesse de nous rappeler que la dépense publique doit se réduire drastiquement, il faut se demander si l’on peut continuer à produire des logements à un tel coût alors que l’on pourrait en offrir plus ailleurs.

Nous avons approuvé le prolongement d’un an du programme FISAC dans le quartier Moncey, qui vise à aider la rénovation et la redynamisation commerciale. J’ai toutefois demandé à ce que les élus puissent se prononcer suite aux résultats de l’étude en cours qui doit faire des propositions sur une nouvelle identité commerciale du quartier. J’ai aussi rappelé que si l’on souhaite soutenir l’activité commerciale dans le secteur, il faudrait commencer par éviter de concentrer les manifestations et après-matchs à risque cours Gambetta : les commerces de cette importante artère ont encore subi des dégradations inacceptables lors d’une récente manifestation.

Nous devions aussi nous prononcer sur l’acquisition par la Ville de locaux dans le cadre de la réalisation du futur parc RVI. Nous nous sommes abstenus sur cette acquisition. Sylvie Pendarias en a expliqué les raisons. D’une part, le coût est très élevé pour la Ville. D’autre part, cette position est cohérente avec la vision urbanistique que nous avons développée pour ce jardin : nous voulions un parc s’ouvrant sur l’avenue Lacassagne alors que la Mairie du 3e a fait le choix d’un relatif enclavement de ce jardin, en confortant l’effet tunnel des constructions sur cette avenue. Or ces acquisitions se font pour créer une entrée du Parc sur le côté, rue Rochaix.

 

Quelques rappels sur le projet Part-Dieu

Lyon-20130630-00119Voici le texte mon intervention lors du Conseil du Grand Lyon de lundi 3 novembre, à propos de l’ouverture d’une concertation sur une future zone d’aménagement concerté (ZAC) Part-Dieu Ouest, pour la réalisation du projet Part-Dieu 2020. Le périmètre de cette ZAC est délimité par le boulevard Deruelle, le boulevard Vivier-Merle, la rue Paul Bert et la rue Garibaldi.

“Monsieur le Président, Chers collègues,
La Part-Dieu nouvelle devra être un quartier à vivre, pour ses visiteurs, mais aussi pour ses habitants. Cette délibération, qui clôt une procédure de concertation et en ouvre une autre, est l’occasion de le réaffirmer.

Concernant le bilan de la concertation préalable, il faut effectivement souligner la forte mobilisation des habitants. Une mobilisation bien compréhensible puisqu’il s’agit, pour près de 200 familles, de la disparition programmée de leur logement. Un logement qui correspond bien souvent à un projet de vie, et dont la disparition, même à l’horizon 2020, crée pour eux une forte incertitude.
Mobilisation, et même émotion légitime des habitants concernés, puisque sur cette question du logement, votre projet Part-Dieu 2020 était mal engagé :
• Vous avez parlé de densifier l’habitat en centre-ville, mais parmi les premières réalisations, il y a des démolitions de dizaines de logements.
• Certains des habitants concernés l’ont appris lors de réunions publiques, en réponse à des questions de la salle !
• Et puis il y eut l’incroyable épisode du MIPIM 2011. C’est sur ce salon de l’immobilier à Cannes, que vous avez dévoilé en avant-première la maquette du projet envisageant d’autres démolitions. Les Lyonnais ont alors apprécié votre approche délocalisée de la démocratie de proximité. Face à la levée de boucliers, vous avez parlé d’intentions urbanistiques. Les habitants y ont vu des projets mal intentionnés.
Sans doute allez-vous me répondre que vous pensez au rayonnement de la ville. Nous aussi ! Mais nous ne concevons pas le rayonnement de la ville contre, ou sans ses habitants.

Les habitants sont aussi soucieux des conditions de circulation et d’accessibilité, en réaction notamment à la chronique d’un engorgement annoncé de l’avenue Pompidou, sous la gare. Redisons-le encore : cet aspect du projet pose la question de l’accessibilité à la gare, mais aussi celle de l’enclavement du quartier Villette-Paul Bert.

La délibération précise pudiquement que suite à la concertation, le plan de référence du projet Part-Dieu est davantage conforme aux attentes des riverains et usagers. C’est le cas sur le papier. Nous serons vigilants dans la réalisation. En tous cas, l’action des élus UMP du 3e, aux côtés des habitants, n’y est pas pour rien.

2e volet de la délibération : le lancement de la zone d’aménagement concerté (ZAC) Part-Dieu Ouest.

D’abord une question. Pourquoi limiter le périmètre de la ZAC à l’Ouest de la gare ?
Vous motivez la ZAC par la complexité du projet autour de la Gare. Pourquoi alors ne pas prendre en compte la porte Est de la gare ?
Je redis ici que la Part-Dieu nouvelle ne pourra être réussie au plan urbanistique si on ne prend pas en compte le périmètre de vie de la Part-Dieu, espace urbain de 30 000 habitants, avec leurs souhaits et leurs besoins.

Et j’ouvre à ce propos une parenthèse d’actualité. Avec le découpage de la future Métropole sur lequel vous travaillez, vous réussissez le tour de force d’éclater le quartier Part-Dieu en deux territoires électoraux. En 2020, l’habitant qui souhaiterait demander des comptes sur l’aménagement de la Part-Dieu, devrait le faire à des élus différents selon qu’il réside à l’Est ou à l’Ouest des voies ferrées.
Belle réalisation en termes de simplification et de transparence démocratique !

Quelques remarques enfin sur les objectifs de la concertation.
Votre délibération dit qu’il faut prendre en compte l’accessibilité en voiture. Je dirais qu’il faut surtout l’assurer en limitant les restrictions de voiries, qui n’auraient qu’un seul effet, celui de déplacer les flux de circulation vers des rues résidentielles.
Il faut aussi clairement assurer l’accessibilité pour les usagers de la gare. Vous devriez afficher plus clairement le projet de nouveau parking de la gare.
Le projet doit aussi rendre des espaces publics plus agréables. Attention à ne pas se limiter aux abords de la gare. Quid par exemple du petit centre commercial Moncey Nord, aujourd’hui largement délaissé ?
Enfin, si 2 000 nouveaux logements sont prévus, il faut assurer des conditions de relogement équivalentes aux habitants qui vont perdre le leur.

Le groupe UMP approuve bien sûr le lancement de la concertation sur la future ZAC Part-Dieu Ouest. Nous allons suivre les choses de près.
En 2009, déjà au salon du MIPIM, vous avez déclaré : « Plus qu’un quartier d’affaires, il s’agit aussi d’un quartier à vivre qui propose une offre de services pour les entreprises mais aussi pour leurs salariés ».
La Part Dieu doit être un quartier à vivre, pour ses visiteurs. Mais aussi pour les 30 000 personnes qui y habitent au quotidien !

Prévention de la délinquance : il faut recentrer l’action

Lyon-20140827-00407Voici mon intervention d’hier en Conseil municipal sur les subventions en matière de prévention de la délinquance ; intervention qui m’a valu les insultes de M. Sécheresse, l’Adjoint PS à la Sécurité, parlant de mon “cerveau encombré” et de “propos nauséabonds”. Je laisse chacun juger à la lecture du texte… Cette réaction permet de mieux comprendre les limites de la politique municipale de sécurité. Quant à l’indignité des propos de l’élu, cela interroge bien évidemment. Comment un tel personnel politique peut-il conduire une Métropole de niveau européen ?

“Monsieur le Maire,

Les temps sont durs. Dans la lutte contre la délinquance, vous ne pouvez pas continuer à agir à côté de la cible.

L’argent manque. Chaque euro dépensé doit financer des actions qui renforcent directement la sécurité.

Le groupe EPL-UMP s’abstient sur ce dossier. Une abstention « signal », pour vous inciter de nouveau à recentrer la politique lyonnaise de sécurité.

Qui peut vouloir lever le pied en matière de lutte contre la délinquance ?

  • Une récente enquête approfondie a montré que Lyon était, parmi les grandes villes françaises, celle avec le taux le plus élevé de coups et blessures volontaires.
  • 14 % des collégiens ne sont pas en sécurité. Peut-être considérez-vous que ce chiffre est faible ? Je pense qu’il est inacceptable.
  • Autre constat : les braquages de commerces sont fréquents, bien trop fréquents, comme va le rappeler le Maire du 6e suite à une nouvelle attaque de bijouterie ou comme nous venons de le constater encore samedi dernier avec un nouveau braquage de supérette dans le 3e arrondissement.

 Face à ces constats, il n’est plus possible que les actions subventionnées dans la cadre du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance soient trop souvent à côté de la cible. La Chambre régionale des comptes a déploré une juxtaposition d’actions sans cohérence. Nous vous avons de nouveau alerté en mai dernier. Mais vous poursuivez sur les mêmes chemins de traverse.

  • 25 % des crédits 2014 sont concacrés à des actions ayant un lien très indirect, voire lontain, avec la sécurisation des Lyonnais.
  • 25 % seulement vont à des actions de prévention de la délinquance chez les jeunes.
  • D’autres sont intéressantes mais tellement ponctuelles : que va changer une action sur 15 collégiens ? Quel peut être le résultat pour la Ville de ce saupoudrage ?

Que répondre aux Lyonnais avec lesquels j’ai été en contact cet été, dans le secteur Villette-Ferrandière, secteur qu’une bande considère comme son territoire, avec violences à la clé ? Faut-il répondre que la Ville est active, qu’elle finance un festival sur la violence, ainsi que des pièces de théâtre pour l’égalité garçons/filles ?

Ce qui s’est passé ces derniers jours place Gabriel Péri, suite à l’interpellation de notre groupe, prouve bien qu’il faut s’attaquer directement aux problèmes.

 Comprenons-nous bien. Mon propos n’est pas de mettre en cause les structures bénéficiaires des subventions. Il y a d’ailleurs des actions parfaitement ciblées comme ce que fait Lyon Aide aux Victimes dans nos écoles, sur les sujets du racket, du vol et des violences.

Pas de remise en cause, mais l’affirmation claire que les actions sans lien direct avec la lutte contre la délinquance doivent être financées – éventuellement -, par les politiques de solidarité, de lutte contre les discriminations…

Je note aussi un certain manque de transparence puisque les précisions demandées en conseil du 3e arrondissement sont restées sans suite.

Notre abstention est donc un signal. En ce moment de refonte de la politique de la ville, et où la Métropole change la donne avec le Département, nous vous demandons :

  • De présenter votre diagnostic de l’insécurité à Lyon, ici, ou mieux encore dans les arrondissements,
  • De revoir vos priorités dans la lutte contre la délinquance,
  • D’utiliser l’argent des Lyonnais pour des actions qui les sécurisent effectivement, notamment pour les plus vulnérables.”

Part-Dieu 2021 : regardons le concret

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Voici le texte de mon intervention lors du Conseil du Grand Lyon du 23 juin 2014 sur le programme d’infrastructures et d’aménagement d’espaces publics “Part-Dieu 2021” : le temps est venu d’examiner les implications concrètes des projets, sans en rester aux concepts à la mode…

“Nous, élus UMP, nous approuvons ce projet de développement du pôle d’échanges multimodal de la Part‑Dieu. Nous pensons qu’il y a besoin d’un projet d’ensemble qui permette effectivement d’assurer la bonne desserte ferroviaire de cette agglomération et donc notre accessibilité internationale, qui connecte cette gare à notre système de transports en commun et qui s’inscrive dans un projet d’urbanisme global qui va conforter le quartier d’affaires de la Part-Dieu mais qui n’oublie pas pour autant -et nous l’avons suffisamment dit dans la campagne- que la Part-Dieu est aussi un quartier à vivre.

Dans ce programme, vous nous proposez un certain nombre d’aménagements qui sont liés à ce pôle d’échanges multimodal. Sur certains de ces projets, nous sommes d’accord, je ne vais pas m’étendre sur ceux-là. Par contre, un certain nombre nous posent problème et je serai plus concret et un peu moins lyrique que mes collègues, mesdames Panassier et Bouzerda, dans leur présentation.

Se pose d’abord le problème de la réduction de cinq à deux voies de l’avenue Pompidou sous les voies ferrées. Cet aménagement va bien sûr poser un problème d’accessibilité majeur pour la gare parce que c’est un fonctionnement essentiel tout autour de cette gare qui est permis par cette voirie et c’est un problème d’accessibilité en plus pour le quartier Villette-Paul Bert qui se trouve juste derrière, qui est déjà un peu enclavé et que l’on va un peu plus fermer du reste de la ville. J’en parle ici parce que je pense que le Maire d’arrondissement n’a sans doute pas suffisamment défendu les intérêts de ce quartier. La concertation elle-même l’a évoqué : si vous avez lu le rapport de concertation, il est dit par beaucoup d’habitants et d’actifs qu’il ne faut pas réduire plus la voirie dans ce secteur au risque d’asphyxier complètement le quartier. Lors d’une réunion technique en août 2011 au Grand Lyon, il est d’ailleurs indiqué que votre projet va réduire de 15 % la capacité de voirie sur la Part-Dieu, donc c’est tout à fait significatif.

Vous allez me dire, monsieur le Président : “Mais vous avez d’autres solutions à nous proposer pour ces nouveaux accès à la gare de la Part-Dieu ?” Moi, je pense que l’option Bonnel n’a pas été suffisamment étudiée, qu’il y avait sans doute une possibilité de faire sans réduire la voirie Pompidou et j’ai quelques doutes sur les études qui ont justifié ce choix.

Deuxième dossier qui pose problème, c’est le détournement de la circulation de la rue Servient vers la rue Bouchut prolongée. La couverture de Servient va effectivement obliger à ce que la circulation automobile soit déviée en amont par la rue Bouchut. Le mail Bouchut aujourd’hui, que les cyclistes et les piétons connaissent bien, est l’un des rares endroits de la Part-Dieu relativement convivial.

J’ajoute que, sur la section de Vivier-Merle entre la rue Pompidou et la rue Servient, ce sont 600 véhicules par heure qui vont effectivement passer par la rue André Philip et la rue Mazenod ; on va détourner un trafic qui passait sous la Part-Dieu vers des rues résidentielles, ce qui est bien évidemment un problème.

On pourrait dire aussi que la densification du secteur Desaix n’est pas forcément une bonne idée, que l’aménagement de la place de Francfort a donné lieu a de multiples épisodes, on nous a présenté des projets puis ils ont été retirés et on nous en a présenté d’autres.

Je dirai que cela illustre une chose : c’est le caractère indigeste de notre millefeuille administratif au plan démocratique puisque de tels projets, on ne les discute pas dans cette enceinte, bien évidemment, on n’a pas le temps, on ne les discute pas en Conseil municipal de Lyon et on ne les discute même pas en Conseil du troisième arrondissement, ce qui veut dire que l’on impose, en fait, à 20 000 habitants des projets qu’ils n’ont pas vraiment l’occasion de débattre avec leurs élus.

Enfin, dernier point, le parking sous la place Béraudier. Oui il faut accroître les capacités de stationnement à proximité de la gare, c’est bien évident. Je ferai juste une remarque : il ne faudrait pas que ce parking, financé par des fonds publics, vienne servir à des tours dont vous autorisez la construction sans permettre de parking parce que, là, il y a bien évidemment un risque que ce parking public, qui a vocation à desservir la gare, ait un autre usage et je ne pense pas que ce soit aux fonds publics de financer de tels aménagements.

Le Maire du troisième arrondissement, votre Vice-Président, prétend souvent que son opposition UMP est dans la caricature sur Part-Dieu. Réduction de cinq à deux voies sur l’avenue Pompidou, circulation automobile que l’on détourne de dessous la Part-Dieu pour l’emmener vers des rues résidentielles, je pense que cette caricature a une drôle d’allure de réalité et qu’en termes de qualité de vie, il y a effectivement une dégradation. Rendre le sol facile, c’est bien, ne pas dégrader la vie des cœurs de quartier, c’est mieux, monsieur le Président. Je pense qu’il faut cesser de nous bercer de concepts, il faut prendre un peu à bras-le-corps certaines réalités.

Nous sommes donc favorables à la modernisation et au développement de la gare, nous sommes favorables à l’extension des capacités de stationnement à proximité de la gare, nous sommes favorables à la nouvelle place Béraudier, nous sommes favorables à la place de Francfort si elle est concertée. Par contre, nous sommes opposés aux restrictions et aux détournements de circulation que vous allez provoquer et à la dégradation des lieux de vie qui entourent la Part-Dieu. Vous disiez tout à l’heure que le Grand Lyon devait passer à l’acte ; sur ces derniers points, nous vous demandons de ne pas passer à l’acte.

C’est cet avis partagé qui nous amène à nous prononcer pour une abstention sur ce dossier qui n’est pas une abstention de retrait -vous l’avez compris- mais qui résulte de  la difficulté de faire la part entre les bons et les mauvais projets de votre délibération.”

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