Nous serons donc présents au 2e tour des élections municipale et métropolitaine dans le cadre d’une alliance entre nos listes de la « Droite et du Centre » et les listes « Un temps d’avance » de Gérard Collomb et Yann Cucherat. Pour la circonscription métropolitaine Lyon Est, cette liste fusionnée sera conduite par Carole Burillon et je serai 2e. Hélène Baronnier (3e), Fabien Vicente (6e) et Luis-Georges Quintelas (8e) seront aussi sur cette liste.

Quelques mots pour vous expliquer mon point de vue d’acteur alors que vous avez pu être surpris et que vous vous posez de légitimes questions.

Pour ce qui concerne les élections métropolitaines, en tant que tête de liste de la Droite et du Centre à Lyon Est, l’une des deux circonscriptions lyonnaises sur six où nous étions en position de nous maintenir au 2e tour, la question de cette alliance s’est posée directement et très concrètement.

Le plus facile aurait été de se présenter au 2e tour avec la même liste. D’abord parce que cela aurait été poursuivre la campagne avec les 9 candidats qui ont formé une très belle équipe pour le 1er tour ; cela évitait que certains d’entre eux ne soient plus candidats. Je tiens à remercier Anne-Marie Derozier, Virginie Reymond, Jacques Rolland, Brigitte Fontanez et Jean-Edouard Guillermard pour leur implication dans notre campagne. Plus facile aussi bien sûr car cela aurait été porter un projet inchangé, intégralement défini par notre famille politique.

Mais l’explication du choix de la fusion avec les listes « Un temps d’avance » est très simple.

Le contexte politique et les résultats du 1er tour montrent qu’il y a une réelle possibilité que les Verts, alliés au PS, au PCF et à l’extrême de gauche de France Insoumise l’emportent le 28 juin, à la Ville et à la Métropole.

Cette alliance Verte-Rouge a bien sûr le droit de défendre son projet et de vouloir exercer le pouvoir.

Mais on a aussi le droit de dire que l’on considère que ce projet mettrait en péril le développement de la ville et de notre métropole et qu’il faut absolument chercher à l’éviter. Nous voyons ce qu’a provoqué cette politique à Grenoble en quelques années.

C’est ce que je pense parce que cette coalition Verte-Rouge porte en étendard une écologie qui est d’abord une vision idéologique, avec des mesures punitives, pour jouer sur des symboles plutôt que de trouver des solutions systémiques. C’est ce que je pense parce que cette coalition est constamment tentée par des logiques de décroissance, qu’elle théorise, alors même que la crise économique profonde post-Covid que nous allons connaître exige au contraire de déployer toutes nos énergies. C’est ce que je pense parce que cette coalition est, par idéalisme, laxiste sur les questions de cohésion nationale, de sécurité, de justice. Notre société troublée a besoin de tout sauf de perte de repères encore plus profonde.

Notre alliance a pour vocation de rassembler sur un projet alternatif de développement pour notre territoire : un projet avec en son cœur le développement durable, comme vision vertueuse globale, car c’est une nécessité pour notre qualité de vie, celle de nos enfants, et pour l’équilibre de notre développement ; un projet qui crée les conditions du rebond économique pour sauver l’emploi ; un projet qui contribue à rétablir les équilibres dans notre société.

C’est une alliance pour Lyon et sa métropole, et non pas un accord d’appareils politiques, au niveau local ou national.

Cette alliance, nous avons cherché à la bâtir avec les forces politiques les plus proches de nous. Et si nous avons des divergences avec l’équipe de Gérard Collomb, si nous nous sommes opposés à certains de ses projets, force est de constater que ces dernières années, sur le fond, le clivage s’est plutôt réduit. Par ailleurs, sur ses listes du 1er tour, il y avait des forces politiques centristes, le MODEM et l’UDI, avec lesquelles nous travaillons déjà à la Région. Enfin, point important, Gérard Collomb a accepté de ne pas postuler à la présidence de la Métropole, ce qui était une condition posée. C’est un geste fort.

Enfin, sur Lyon Est, je constate que sur deux sujets que nous avons portés lors de la campagne, la liste de Gérard Collomb s’était rapprochée de nos positions dès avant le 1er tour. Sur la nécessité de mieux préserver le cadre de vie de nos quartiers, Gérard Collomb avait admis que l’on était sans doute aller trop loin en termes de densification. Et sur la problématique de la sécurité et de la tranquillité publique, sa liste nous avait rejoint dans la proposition de créer un poste de police de proximité pour le 3e Est.

Voilà donc quelle est la situation.

Nous allons avoir une campagne de 2e tour finalement très politique, avec deux visions très différentes proposées aux électeurs. Le projet que nous porterons ne sera pas totalement le même que celui que nous aurions défendu seuls, mais il est celui de la responsabilité et donc du rassemblement.

Maintenant, ce sera à chacun de se prononcer le 28 juin, en conscience, et ce choix sera d’importance. C’est bien le propre de la démocratie.