Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

La démocratie participative à pas de sénateur

La réunion d’hier du CICA a été l’occasion pour l’exécutif du 3e arrondissement de présenter les nouveaux conseils de quartier. Pas question de faire un procès d’intention. Nous verrons comment ces conseils de quartier vivront et je souhaite que les personnes qui se sont inscrites trouvent une satisfaction à leur engagement.

 

En tant que membre de l’opposition municipale, parce que c’est le rôle de cette dernière, je serai vigilant sur les points suivants qui me semblent fondamentaux : transparence et équilibre dans la désignation des structures d’animation des conseils de quartier, respect des CIL et autres comités d’habitant, moyens donnés aux conseils de quartier pour fonctionner et pour communiquer, et surtout, rôle effectif qui sera donné aux conseils en matière de concertation et de participation aux affaires locales.

 

A ce stade, on ne peut que souligner la grande lenteur avec laquelle sont mis en place les conseils de quartier dans le 3e arrondissement. Il a fallu attendre décembre pour annoncer leur constitution. Les réunions d’installation ne se tiendront pas avant janvier. Et encore, il faudra alors débattre de l’organisation des conseils. Autant dire que le travail sur les dossiers du 3e n’a pas encore débuté. C’est pourtant ce que les gens attendent. Pratiquement un an après les élections, les conseils de quartier n’auront pas encore pu commencer leur travail !… en ajoutant qu’un tel délai a sans doute porté atteinte à la dynamique des conseils de quartier du dernier mandat. 

 

Cette lenteur est d’autant plus gênante que nous venons d’apprendre (enfin) le projet de l’équipe municipale pour la Ville de Lyon (ce qui fera office de plan de mandat).Voilà donc les grands choix pour la Ville et les arrondissements, les grands arbitrages entre les projets, qui ont été opérés sans intervention des conseils de quartier. Cela aurait pourtant été du bon grain à moudre pour les conseils de quartier.

 

Après les élections de 2001, dès le mois d’octobre, nous avions tenu avec le nouveau Maire Christian Philip (le frère du Maire actuel), des réunions de concertation sur le plan de mandat dans tous les quartiers du 3e. C’est d’ailleurs à l’issue d’une de ces réunions que nous avions décidé de proposer la réalisation d’un skate parc de proximité…

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9 Comments

  1. Clémence

    C’est avec intérêt que je découvre votre regard vigilant mais constructif concernant le projet de mise en place des conseils de quartiers dans le troisième arrondissement…
    Savez-vous Monsieur Bérat que contrairement à ce qui été annoncé avec tambours et trompettes lors du Cica par l’Adjoint à la Démocratie participative, il n’y a eu à ce jour aucune démarche de concertation auprès des membres de conseils de quartiers sortants pour élaborer un projet de charte de fonctionnement ?

    C’est bien de rappeler que “personne n’a le monopole de la participation citoyenne et que tout le monde a une légitimité à participer à la vie de la cité” comme cela a été fait lors du Cica. Toutefois attendre un an pour s’engager à ce que la mairie soit “ouverte aux habitants” ce n’est pas très sérieux!

  2. BURNIER

    Je regrette de ne pas avoir pu participer au CICA, savez-vous s-il y aura un compte rendu ?
    La démocratie participative avance au même pas que notre maire de Lyon c’est un pas de sénateur.
    Trêve de plaisanteries, j’ai lu dans le PROGRES (où tout est vrai) le plande la municipalité dèjà ce n’est celui du mandat mais sur plus long terme ce qui signifie que certaines choses ne verront pas le jour (déjàle remnte vélo qui devait passer sous terre ne verra pas le jour et pour cause
    Je vous enverrai mes réflexions sur ces projets j’ai déjà un peu réflechi masi c’est incomplet car il y a beaucoup à dire
    A bientôt
    A.Burnier

  3. gaillard

    Je n’ai pu assister à ce CICA, mais constate que l’esprit du “participatif” issu du texte de 2002, n’est pas respecté. 9 mois pour se préoccuper de l’installation des Conseils de Quartier, avec de possibles actions 3 mois après. Actions, dont on doit attendre le doigt sur la couture du pantalon, les orientations. Car la “lettre de mandat” du Maire doit être relayée au nivau des arrondissements. Les actions s’inscriront donc dans un cadre déterminé : de “délibératifs” les C.Q. deviendront “subordonnés” à la stratégie du Maire. Cette dernière, quels que soient les désagréments constatés en “subsidiarité”, n’auront pas à être discutés.
    Que resterait-il aux C.Q., si ce n’est les “pots de fleurs” voire les “amas de feuiiles”. Rien n’est à dédaigner, à négliger pour le confort de nos concitoyens, mais celà réduit sérieusement un champ d’actions de “subsidiarité”.
    Le tissu d’actions, de relations des anciens C.Q. est donc nettoyé, balayé. Pour un mandarinat électoral.

  4. Nathacha Fleury

    La nouvelle équipe municipale du 3éme. se vantait d’avoir mener une campagne élèctorale” victorieuse , tonitruante, menée par Thierry Philip “au printemps 2008.
    Force est de constater que cette nouvelle équipe n’est pas à la hauteur.
    Un an de perdu pour les conseils de quartiers.
    Quand on sait que pour un nouveau projet,
    entre la décision et la réalisation ( appels d’offres, etc.) il faut compter 5 ans !
    Ce n’est pas “Aimer Lyon” mais “Arrière Lyon”.

  5. Guy CORAZZOL

    Bonjour,
    Je rectifie, sans volonté de polémique, le commentaire publié sur votre billet . Dès après mon installation, j’ai réuni chaque conseil de quartier existant du précédent mandat pour leur présenter la nouvelle politique que nous entendions mener. J’ai présenté à cette occasion la proposition de charte de conseil de quartier (Monsieur Bérat était présent à l’une de ces réunions) et j’ai demandé à tous les conseillers de me transmettre leur proposition d’amendement ce que certains ont fait. J’ai en parallèle publié sur le site internet cette charte pour recueillir aussi des avis et des internautes s’en sont saisis.
    Je suis d’accord sur le fait que “personne n’a le monopole de la participation citoyenne et que tout le monde a une légitimité à participer à la vie de la cité”, d’autant plus que nous avons ouvert aux habitants à titre individuel la possibilité de participer aux conseils de quartier au même titre que les associations ce que l’équipe précédente avait refusée de faire à l’instar des autres arrondissement tenue à l’époque par la droite.
    Enfin, le nombre important de personnes s’étant déplacées à ce CICA montrent, sans nul doute, l’intérêt qu’elles portent à la participation citoyenne : ce dont je me réjouis.
    Je vous concède enfin qu’organiser des conseils de quartiers avec 650 personnes est un peu plus compliqué qu’avec quelques représentants d’associations en terme logistique d’où le temps pris pour l’information, l’adhésion, l’organisation et en janvier de l’installation.
    Avec mes salutations
    Guy CORAZZOL
    PS : le titre du billet n’est pas très sympa pour les sénateurs

  6. admin

    Bonsoir Monsieur Corazzol,

    Je confirme qu’il y a bien eu une réunion de présentation de votre projet de charte aux membres des conseils de quartier sortants. Mais pour aller dans le sens de ce qu’écrit Clémence, c’est vrai que l’on peut s’interroger sur les suites données. Vous avez recueilli des avis, mais qu’en avez-vous fait ? A votre place, j’aurais organisé une deuxième réunion avec tous les membres pour exposer le résultat de la concertation. Pour l’instant, on reste dans le flou. La charte qui figure sur le site de la Mairie du 3e est-elle celle qui va être appliquée ? Quelle sera l’ampleur des modifications que pourront apporter les nouveaux conseils de quartier ? Si cette discussion se fait conseil de quartier par conseil de quartier, le résultat risque d’être une divergence de fonctionnement entre les quartiers.

    Je regrette de vous voir continuer à faire croire que les anciens conseils de quartier n’étaient pas ouverts à quiconque voulait participer. Je vous rappelle que l’ancienne charte des conseil de quartier prévoyait que tout habitant pouvait participer, sans aucun formalisme, aux groupes de travail. L’un de ces groupes de travail était d’ailleurs animé par un habitant ne représentant pas d’association. C’était le cas aussi pour l’un des deux représentants des conseils de quartier du 3e au sein du Conseil de développement… Rectification pour rectification…

    La vraie question est en fait celle du mode de désignation de la structure d’animation du conseil de quartier (ce que vous appelez le Bureau). Dans l’ancien système, elle était composée principalement par des représentants d’association, parce que nous avions pensé que cette représentation pouvait être un bon critère. Il y a d’autres systèmes, le tirage au sort ou l’élection, qui présentent à mon avis des inconvénients non négligeables. Nous verrons bien.
    Je persiste à dire aussi que l’essentiel, c’est le rôle du conseil de quartier. Quelle doit être concrètement son action ? Il ne faut pas que les débats théoriques sur la démocratie de proximité servent d’écran de fumée pour éviter d’entrer dans le concret ! A ce sujet, j’ai lu avec intérêt ce jour la tribune libre d’Eric Lafond, élu du MODEM, dans le journal Vision. Je suis d’accord avec ses propos.

    Enfin, d’accord aussi pour votre remarque sur le titre de mon post. Vous savez, il y a des expressions que l’on reprend parfois mécaniquement ! Vous avez d’autant plus raison que nos deux sénateurs UMP du Rhône sont particulièrement dynamiques.

    Avec mes meilleures salutations républicaines

    Pierre Bérat

  7. STEPHANE

    Après avoir pris connaissance de l’intervention de Mme BRUGNERA sur le SMA en conseil d’arrondissement, je suis assez étonné de ce discours quelque peu corporatiste qui se rapproche pour beaucoup aux tracts syndicalistes qui sont distribués aux enseignants pour encourager le forcing contre une politique dévouée à l’intérêt général. Je rappelle que le rôle d’un élu est de représenter l’ensemble des citoyens et non de défendre des idées corporatistes.
    Il semble qu’aucune solution ne souhaite être trouvée du côté socialiste. Ce serait perdre une partie de l’électorat…

  8. catelin

    Le participatif en France consiste à satisfaire des stratégies politiques : la proximité qui peut aller audelà de ces prérogatives politiques n’a pas lieu d’être. Si le déplacement des Halles put être aprement discuté sous la précédente municipalité, l’actuelle n’admet aucun débat sur l’opportunité et les impacts de la tour “Incity”.
    Dans bon nombre de démocraties occidentales, le participatif s’appelle concertation et non directive, sans appel chez nous.
    Si mécontentements, conflits, sont le lot étonnamment français,
    cherchez les “pourquoi” et les “comment”, sans maintenir et attiser des divisions.
    L’idée de Conseil de Quartier, de Conseil de Développement, idée socialiste, fut bonne. Mais au fil des années, l’on s’aperçoit que cela relève d’un quadrillage de volontés politiques utilisant la bonne foi populaire. Les structures citées furent un foyer d’idées et d’actions pragmatiques. Mais depuis l’élection du Maire actuel, puis des prises municipales d’arrondissements, c’est le “plan de mandat” qui doit être suivi. Et maintenant ce serait “la lettre de mandat”.
    Ce n’est plus du ” participatif”, mais de “l’exécutif” de proximité.
    Quand au tirage au sort des participants de ces C.Q. et la désignation de leur “Président” et “Vice Président”, faudrait-il encore connaître dossiers à traiter et compétences. Un C.Q. est comme une entreprise : on n’est pas pdg sans savoir, ce que l’on a dans ses bagages, ce que l’on va initier, traiter.
    La précédente municipalité avait laissé s’établir puis s’animer les C.Q.
    Ce fut une bonne initiative qui put maintenir un effectif fidèle et actif.
    Pourquoi la méthode fut changée ? La réponse est dans mon billet.

  9. BURNIER

    Dans le PROGRES de ce jour (17-12-08)on parle de la Résidence de la rue Constant et là encore on trouve un exemple frappant du manque de concertation et participation entre les interessés et les décideurs (La mairie centrale). Il est frappant de voir à quel point on se gargarise de participation citoyenne d’un côté et que l’on en fait fi dans kes décisions.

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