Pierre Bérat

Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Citoyen engagé de Lyon 3e

Nouvelles d’outre-Manche

Après quelques jours de suspens, David Cameron devient le nouveau Premier ministre de Grande-Bretagne, un accord de coalition ayant été trouvé avec les centristes Lib-Dem de Nick Clegg. Cette conclusion apparaît logique et salutaire : elle est conforme au vote des Britanniques. Ce changement politique n’est pas anodin. Voilà ce qu’il m’inspire.

Tout d’abord, c’est la fin du règne de 13 ans du « New Labour ». Au plan européen, ce n’est pas rien, tant le Blairisme a inspiré une « nouvelle gauche ». On avait d’ailleurs essayé de nous « vendre » un modèle similaire avec Ségolène Royal en 2007. Ce modèle a visiblement montré ses limites, comme l’ont signifié les Britanniques. On retiendra notamment l’échec du plan anti-crise de Gordon Brown reposant largement sur la relance par la consommation (baisse de la TVA) ; l’occasion de rappeler que le PS français défendait à l’époque la même approche, même s’ils sont plus discrets sur le sujet aujourd’hui… Avec le départ de Gordon Brown – qui ne manque d’ailleurs pas de dignité – c’est bien une page de la « nouvelle gauche » qui se tourne.

Le deuxième point qui retient mon attention, c’est la coalition « Tories-LibDem ». Après l’Allemagne, la Grande-Bretagne expérimente à son tour une coalition droite-centre-libérale. Dans un cas comme dans l’autre, la négociation a été dure. Gouverner dans le cadre de cette coalition ne sera sans doute pas un long fleuve tranquille, notamment sur la question européenne. Mais l’important, c’est l’accord qui a été scellé sur un programme courageux et ambitieux, centré sur le retour à la croissance et la résorption des déficits. Tout le contraire d’une union par la facilité.

Je retiens enfin la jeunesse des principaux acteurs de ce nouveau gouvernement britannique. David Cameron, le Premier ministre, Nick Clegg son vice-premier ministre, mais aussi d’autres ministres clés du gouvernement. Impressionnant !

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5 Comments

  1. sans souci

    God save the Queen and CAMERON England

  2. guyot

    La fin du bipartisme en Angleterre…. C’est bien la preuve qu’il est très difficile de gouverner sans rechercher le consensus pour toutes décisions importantes, le regret c’est qu’il n’y ai pas de ferveur pour l’Europe, alors que le sort de nos monnaies Livre sterling compris, dépend d’une vision économique plus réaliste pour tous les Etats de l’U.E
    Cela ne présume -t-il pas aussi la nécessité en France, du retour d’un centre droit ayant sa place hors U.M.P ?

  3. Pierre BERAT

    Monsieur Guyot, concernant votre question, je crois que l’essentiel, particulièrement dans ces temps difficiles, est d’arriver à s’entendre sur le principal, que ce soit au sein ou entre formations politiques. Cela rejoint le début de votre commentaire.

  4. Reste à espèrer que ces jeunes dirigeants se rapprochent plus de l’Europe que leurs prédécesseurs
    Mais chapeau pour cet accord entre deux partis rivaux et parfois opposés on aimerait que nos partis s’entendent entre eux un peu plus souvent et qu’en particulier le PS ne fasse pas son unité en tirant à boulets rouges sur tout ce qui bouge dans la majorité.

  5. Pierre BERAT

    Monsieur Burnier, j’ai entendu ce soir que c’est à Paris que le nouveau Premier Ministre effectuera sa première visite à l’étranger. C’est plutôt une bonne nouvelle et un signe intéressant.

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