Sep 25

Restaurant_scolaire

Nous devons tous être mobilisés dans la bataille de l’emploi, car en cette période de sortie de crise, il faut faire redescendre le niveau du chômage. L’emploi est la priorité, et pourtant, plusieurs familles lyonnaises, dont les deux parents travaillent, doivent actuellement faire face à l’impossibilité d’accueillir leur enfant à la cantine de l’école, dans plusieurs groupes scolaires de la Ville, dont Meynis et Charial. Ils doivent donc venir récupérer leur enfant à 11H20 – ce qui comme chacun sait, est très facile quand on travaille -, ou bien trouver le moyen de confier leur enfant à quelqu’un.

Les raisons : des cantines trop petites pour la demande de restauration et des critères pour prioriser les demandes qui placent les familles dont les deux parents travaillent au 4e rang en termes de priorités ! C’est faire peu de cas des contraintes des parents actifs ; un constat que l’on peut faire aussi devant le manque d’empressement de la Ville de Lyon à mettre en place, et à faire connaître, un service minimum d’accueil des enfants les jours de grève de qualité (sujet que nous avons déjà traité).

Que faut-il penser de cette situation aberrante ?

D’abord ces critères de priorisation sont aberrants. Lors du vote du règlement de restauration scolaire, qui fixe ces nouveaux critères, les élus « Ensemble pour Lyon » se sont opposés.

Ensuite, la cause du problème, c’est un défaut de prospective, une mauvaise prévision des besoins. Soyons réalistes, cette prévision n’est pas si facile que cela, tant la Ville change rapidement dans certains secteurs, avec de nouvelles constructions, mais aussi les changements de structure de la population. La vérité d’une année ne sera pas forcément celle de quatre années plus tard. On peut cependant s’étonner qu’une cantine comme celle de Charial, qui vient d’être rénovée, soit trop petite la rentrée suivant son inauguration.

Face à cette situation, la première exigence, c’est d’accélérer la réalisation des équipements permettant d’augmenter la capacité. Mais dans l’attente, il faut trouver des solutions temporaires de remplacement, et ce très rapidement. Même si ce n’est pas une obligation juridique, la Ville doit rendre ce service qui est vraiment un service fondamental pour les habitants.

La Ville de Lyon semble aujourd’hui compter sur les solidarités de proximité entre les parents pour résoudre le problème. Cette solidarité est bien évidemment une bonne chose, mais elle ne peut être érigée en système de gestion. La Ville doit faire face.

Notre mobilisation ne faiblit pas pour que la Ville assure ses responsabilités : le groupe municipal « Ensemble pour Lyon » reviendra sur le sujet en Conseil municipal et Dominique Perben, en tant que député, a de nouveau saisi Gérard Collomb du problème des écoles du quartier Villette.

écrit par Pierre BERAT \\ tags: , , , , , ,


9 commentaires pour “On marche sur la tête”

  1. 1. Burnier Dit:

    Politique de Gribouille comme dans bien des sujets

    La Démocratie Participative devrait aider nos élus municipaux majoritaires à mieux anticiper et prévoir les équipements nécessaire à la vie des écoles. Mais il y a loin de de la coupe aux lèvres et de l’idée génreuse à l’application

  2. 2. Catherine Dit:

    Je suis séparée de mon conjoint et je dois gérer seule l’école ainsi que la cantine pour mon fils. En temps normal, ce n’est déjà pas de la tarte! Mais d’apprendre cette décision aussi légère qu’arbitraire je ne sais plus comment faire.
    Heureusement qu’il y a des élus de terrain comme vous pour soulever l’incohérence de certaines décisions, tout en essayant de faire avancer les choses dans le bon sens dans un esprit constructif!

  3. 3. Sylvie Dit:

    La ville n’aide pas plus les épouses à trouver un travail quand elles suivent un conjoint qui a trouvé du travail sur Lyon. Il faut avoir un emploi pour prétendre à la créche ou à la cantine. Comment, alors, de rendre disponible pour les entretiens d’embauche? Pourtant, la vie en ville est chère et deux salaires sont incontournables

  4. 4. sans souci Dit:

    Depuis plusieurs années, la population du 3ème arrdt augmente de façon constante. Commander, diriger, c’est prévoir. C’était de prévoir des classes et cantines en nombre suffisant…..

  5. 5. Mrique Dit:

    J’approuve sans réserve, et je complète avec le problème des gardes périscolaires (“garderies”) qui s’arrêtent à Lyon à 17.45.

    18h30 est un minimum en ville dès lors que l’on sort à 18 h et que l’on a un tant soit peu de temps de trajet. J’ai réalisé une enquête par internet pour connaître les heures pratiquées dans les écoles à travers la FRANCE

    Les résultats sont édifiants, et sont consultables en direct sur ce lien :

    https://spreadsheets.google.com/ccc?key=0AsQvXjdNdVDedFhkY2t4QWoySUIxRWx6Q19PQVdCdFE&hl=fr&authkey=CN3toLQO

    Lyon semble être la seule ville importante à pratiquer ce type de service minimum en matière de garderie.

    Quand on ajoute le problème de cantine, le manque absolu de place en crèche, les mjc saturées, sans parler du conservatoire, des mercredis de lyon et des animations d’été, je peux vous dire que le service municipal en matière de petite enfance est totalement insuffisant, et hélas, il semble que l’initiative privée ne parvienne pas à proposer un service complémentaire de qualité…

  6. 6. Pierre BERAT Dit:

    @ Mrique, merci de ce témoignage argumenté. Un autre aspect qui m’a été évoqué ce week end ; il semblerait que dans certaines écoles, l’accueil des enfants de 3 ans l’après-midi soit limité du fait de l’insuffisance de places pour la sieste…

  7. 7. Thomas Dit:

    C’est peut-être vrai mais quelles sont vos propositions pour “trouver des solutions temporaires de remplacement” ?????

  8. 8. Pierre BERAT Dit:

    Eh bien par exemple d’organiser et d’accompagner le déplacement des enfants “en surnombre” vers les cantines d’autres écoles à proximité. Les écoles du quartier Villette sont très proches. Ou bien encore, utiliser des salles d’autres équipements municipaux avec une restauration “adaptée” à ces lieux. J’ai bien conscience que ce ne sont pas des solutions idéales. Mais ces solutions temporaires seraient toujours mieux que de “planter” les parents actifs.

  9. 9. Maman en colère Dit:

    Bonjour,
    Parents d’un petit garçon à l’école CHARIAL, notre fils vient d’être dé-inscrit de la cantine de façon arbitraire. Nous devons venir le récupérer dès aujourd’hui à 11h20 … travaillant tous les deux cela nous est bien évidement impossible. Nous sommes une fois de plus pris en otage et devons trouver une solution !évidement il y en a :
    – embaucher une personne qui ferait déjeuner notre fils à la maison (2 heures à 7,70€ de l’heure + le repas de la personne => faites le compte)
    – accepter les propositions de certaines familles dont les enfants ont été acceptés à la cantine et qui pour nous “dépanner” sont prêtres à s’occuper de notre enfant (moyennant finances bien évidement) …. mais où va t’on ne sommes nous pas en train de marcher sur la tête !
    Nous organisons une résistance, contraints et forcés et aujourd’hui notre fils de 4 ans va rester à l’école et déjeuneras d’un sandwich … ce n’est pas la solution idéale mais si nous ne faisons rien, nous n’obtiendrons rien …..
    Nous demandons pour cette année, la mise en place d’ 1 heure de garderie jusqu’à 12 h30 pour permettre aux parents impactés par cette décision (80 familles sur CHARIAL) et travaillant dans l’agglomération de venir récupérer leur enfant et à plus longue échéance un vrai travail de reforme sur l’accueil des enfants dans les cantines de la ville de LYON.
    Merci de votre soutien sur ce dossier ….